Todisoa Andriamampandry
Andriamampandry Todisoa Manampy est un universitaire et homme politique malgache, né à Antananarivo. Enseignant-chercheur à l'Université d'Antananarivo et maître de conférences spécialisé en sociologie du développement et en gestion publique, il est élu député pour le 6e arrondissement d'Antananarivo en 2019, réélu en 2024 au sein du groupe parlementaire Firaisankina, mandat qu'il quitte en avril 2026 après sa nomination au gouvernement[1].
| Andriamampandry Todisoa Manampy | |
| Fonctions | |
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| Ministre de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle | |
| – (6 mois) |
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| Député du VIe arrondissement d'Antananarivo | |
| – (6 ans et 9 mois) |
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| Doyen de la Faculté EGS (Économie, Gestion, Sociologie) à l'Université d'Antananarivo | |
| – (2 mois) |
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| Adjoint au Maire à la Commune Urbaine d'Antananarivo | |
| – (8 mois) |
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| Directeur Général au sein du Ministère de l'Éducation Nationale (MEN) | |
| – (4 ans et 4 mois) |
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| Chef du Département de Sociologie | |
| – (3 ans) |
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| Directeur de la Formation Professionnalisante du Travail Social et Développement (FPTSD) au Ministère de l'Éducation Nationale | |
| – (2 ans) |
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| Adjoint au Maire à la Commune d'Itaosy | |
| – (6 ans et 5 mois) |
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| Biographie | |
| Nom de naissance | Andriamampandry Todisoa Manampy |
| Lieu de naissance | Antananarivo |
| Nationalité | Malgache |
| Parti politique | TIM |
| Profession | Enseignant-chercheur, maître de conférences à l'Université d'Antananarivo |
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En mars 2026, il est nommé ministre de l'enseignement technique et de la formation professionnelle (METFP) dans le gouvernement de la Refondation, placé sous l'autorité du président Michaël Randrianirina et du Premier ministre Mamitiana Rajaonarison[2].
Biographie
modifierOrigines et formation personnelle
modifierAndriamampandry Todisoa Manampy est issu d'une famille d'origine paysanne et modeste, ayant grandi dans le District du 6e arrondissement à Ambohimanarina. Affecté dans sa jeunesse par un bégaiement qui l'exposait à la moquerie et à l'exclusion sociale, il choisit de surmonter ce handicap par une démarche volontaire d'engagement associatif : associations de jeunes intellectuels, chorale, scoutisme. Ce travail sur lui-même fait de lui un orateur progressivement reconnu, capable de mener des kabary dès l'adolescence[3].
Parcours académique et diplômes
modifierAprès l'obtention de son baccalauréat série D avec mention, Todisoa Andriamampandry s'inscrit en 1996 à l'École supérieure de droit, d'économie, de gestion et de sociologie de l'Université d'Antananarivo[3].
Il y obtient un Diplôme d'études supérieures spécialisées en économie, option analyse et politique environnementales en 2005. Il intègre ensuite l'École nationale d'administration de Madagascar (ENAM) pour y décrocher un diplôme de 3e cycle en gestion publique en 2011, puis obtient un doctorat en Sociologie du développement à la faculté DEGS de l'Université d'Antananarivo en 2009, soutenu avec la mention Très honorable. Sa thèse porte sur la « dynamique d'un espace et son environnement dans le cadre du développement rural »[3].
À ces diplômes s'ajoutent de nombreuses certifications en management, commerce international (France, 2003), comptabilité informatisée (France, 2003), évaluation des politiques publiques (ENAM, 2009), Executive Management (INSCAE, 2008), ainsi que des formations en leadership et andragogie délivrées par le National Leadership Institute of Madagascar (NLIM), la Banque mondiale, la Friedrich-Ebert-Stiftung et d'autres institutions nationales et internationales.
Carrière professionnelle
modifierEnseignement et recherche
modifierEn 2007, Andriamampandry Todisoa Manampy devient l'un des plus jeunes enseignants-chercheurs à l'Université d'Antananarivo, à la faculté DEGS, filière Sociologie, à l'âge de 29 ans, avec le grade de maître de conférences[4]. Il occupe successivement les fonctions de Directeur de la Formation Professionnelle en Travail Social et Développement (FPTSD) à la Faculté DEGS (2011-2013), de Chef du Département de Sociologie (2013-2016), de Vice-Doyen (2017-2018) puis de Doyen de la Faculté EGS (2019)[3].
Parallèlement, il enseigne à l'ENAM (Leadership, Psychologie, Sociologie appliquée, 2010-2014), à l'Université catholique de Madagascar (Sciences Politiques, 2015) et à l'Institut d'Études Politiques (Leadership et Culture d'Excellence, 2013).
Administration publique
modifierEntre 2014 et 2018, il assume les fonctions de Directeur Général de l'Éducation Fondamentale et de l'Alphabétisation (DGEFA) au sein du Ministère de l'Éducation Nationale[3].
Conseil et formation
modifierConsultant-formateur depuis 2000, il intervient notamment comme membre du pool de formateurs et concepteurs au National Leadership Institute of Madagascar (NLIM), facilitateur des premier et deuxième dialogues présidentiels, membre du pool de concepteurs du Madagascar Action Plan (MAP), formateur en leadership dans la région de Boeny (STD, CTD, société civile, secteur privé), formateur des 17 500 chefs fokontany et de l'ensemble des maires à Madagascar et consultant du PGDI auprès du BIANCO.
Carrière politique
modifierEngagement local
modifierSon engagement politique débute à l'échelle communale. Il est Adjoint au Maire de la Commune d'Itaosy de 2007 à 2014, puis Adjoint au Maire de la Commune urbaine d'Antananarivo, chargé des Finances et des Affaires socio-culturelles, de 2018 à 2019[3].
Député du VIe arrondissement d'Antananarivo (2019-2026)
modifierÉlu pour la première fois en juillet 2019 sous la bannière du parti Tiako i Madagasikara (TIM) dans la circonscription du VIe arrondissement d'Antananarivo[5], il préside lors de ce premier mandat la Commission de l'Économie et de la Planification[3].
Durant son mandat, il se distingue par un engagement social et caritatif dans sa circonscription, avec la distribution de matériel agricole aux paysans de la plaine de Betsimitatatra après le passage du cyclone Ana et des dons aux mpikabary d'Anosibe Zaivola[6], ainsi que par des initiatives d'aménagement urbain dans les quartiers d'Ambodivona Ambohimanarina et d'Ambodivonkely[7]. Il est reconduit en juillet 2024 sous la bannière de Firaisankina, siégeant aux commissions de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de l'Éducation nationale et de l'Évaluation des politiques publiques.
Au sein de l'Assemblée nationale, il se distingue comme un interlocuteur critique de l'exécutif sur les questions budgétaires et éducatives, défendant notamment une réforme cohérente du système d'enseignement[4].
Ministre de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (depuis mars 2026)
modifierEn mars 2026, il est nommé Ministre de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle dans le gouvernement de la Refondation. Il est décrit par la presse malgache comme « la seule figure politique dans la liste des treize nouveaux ministres »[2], sa nomination étant interprétée comme l'une des concrétisations de l'ouverture politique du président Michaël Randrianirina[8]. Mondafrique note qu'il est l'un des trois membres issus du parti TIM de l'ancien président Marc Ravalomanana à siéger dans le nouvel exécutif[9], une situation que Midi Madagasikara décrit comme délicate compte tenu des tensions latentes entre M. Ravalomanana et le président de la Refondation[10].
Une fois en fonction, il multiplie les déplacements pour évaluer les conditions de formation dans les établissements techniques, notamment à l'Institut national de promotion de la formation (INPF) d'Ivato[11] et au Lycée technique professionnel (LTP) et Centre de formation professionnelle (CFP) d'Ampasampito, où les échanges avec les apprenants mettent en lumière des insuffisances en équipements et en accès à l'eau[12]. Sous son mandat, le ministère annonce le recrutement de 606 enseignants vacataires et personnels ainsi que l'ouverture de quinze nouveaux établissements en un peu plus d'un mois, dont le Centre de formation professionnelle et de référence - Lycée technique professionnel (CFPR-LTP) de Moramanga[13].
Sur le plan des partenariats internationaux, il pilote la coopération avec l'Union européenne à travers le programme « Compétences pour toutes et tous », doté d'une enveloppe de 35,5 millions d'euros[14], et signe un accord de coopération avec l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA) portant sur le développement des ressources humaines dans le secteur minier[15].
Pensée et positionnement intellectuel
modifierTodisoa Andriamampandry défend une vision du développement rural fondée sur l'organisation interne de la société rurale et l'appropriation locale des actions de développement. Il critique les approches exogènes qui ignorent les spécificités culturelles locales et s'éloignent des valeurs et pratiques traditionnelles malgaches, lesquelles, selon lui, constituent des ressources à valoriser et à enrichir par les apports modernes et internationaux, et non à remplacer[3].
Pour lui, la population rurale est le principal acteur de son propre développement : les interventions externes ne doivent être que des « stimulants » des dynamiques internes, jamais des substituts. Ce positionnement théorique, ancré dans une lecture de la sociologie malgache, irrigue directement son discours politique : défense des paysans, plaidoyer pour la décentralisation effective et le renforcement des collectivités territoriales.
Il place l'éducation au cœur de sa vision du développement national, la décrivant comme « le socle du développement », tout en articulant ce discours pédagogique avec une valorisation affirmée de l'identité malagasy comme dimension fondamentale de tout projet de développement[16].
Bibliographie
modifier- Andriamampandry Todisoa Manampy (2009). Dynamique d'un espace et son environnement dans le cadre du développement rural [Thèse de doctorat en Sociologie du développement, mention Très honorable]. Université d'Antananarivo, Faculté DEGS.
Notes et références
modifier- ↑ « Feno Ralambomanana et Todisoa Andriamampandry remplacés à l'Assemblée nationale », sur 2424.mg, (consulté en )
- 1 2 « Exécutif : treize nouveaux ministres nommés », sur L'Express de Madagascar, (consulté en )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 « Portrait : Pr Todisoa Manampy Andriamampandry, un intellectuel au service de son pays », sur Midi Madagasikara, (consulté en )
- 1 2 « Todisoa Andriamampandry : « Les mesures sanitaires appliquées sont toujours dérisoires » », sur Africa Press / Midi Madagasikara, (consulté en )
- ↑ « Fiche député – Todisoa Manampy Andriamampandry », sur Assemblée nationale de Madagascar (consulté en )
- ↑ « Todisoa Andriamampandry : des donations en faveur de l'agriculture et de la promotion culturelle », sur AllAfrica / Midi Madagasikara, (consulté en )
- ↑ « Todisoa Andriamampandry : « Le développement des quartiers est prioritaire » », sur Midi Madagasikara, (consulté en )
- ↑ « Madagascar : treize nouveaux ministres nommés », sur AllAfrica / L'Express de Madagascar, (consulté en )
- ↑ « Madagascar : un gouvernement sans surprise », sur Mondafrique, (consulté en )
- ↑ « Me Hanitra, Lily Rafaralahy, Todisoa Andriamampandry : Trois ministres dans l'embarras », sur Midi Madagasikara, (consulté en )
- ↑ « Todisoa Andriamampandry : Priorité à l'insertion des jeunes », sur Midi Madagasikara, (consulté en )
- ↑ « Todisoa Andriamampandry : Une descente axée sur les réalités des étudiants », sur Midi Madagasikara, (consulté en )
- ↑ « Todisoa Andriamampandry : Vers le recrutement de 606 enseignants vacataires et personnels par le METFP », sur Midi Madagasikara, (consulté en )
- ↑ « Todisoa Andriamampandry : Appel à l'Union européenne et aux PTF pour les assises nationales », sur Midi Madagasikara, (consulté en )
- ↑ « Trois lycées techniques et professionnels bénéficient de l'expertise japonaise dans le secteur minier », sur 2424.mg (consulté en )
- ↑ « Éducation et identité malgache au cœur du développement », sur Midi Madagasikara (consulté en )
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- « Fiche officielle à l'Assemblée nationale de Madagascar », sur assemblee-nationale.mg
- « Portrait : Pr Todisoa Manampy Andriamampandry », sur Midi Madagasikara
- « Exécutif : treize nouveaux ministres nommés », sur L'Express de Madagascar