Tomoko Akane
Tomoko Akane (赤根智子, Akane Tomoko) est une juriste japonaise et juge à la Cour pénale internationale (CPI), qu'elle préside depuis le .
| Présidente de la Cour pénale internationale | |
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| depuis le | |
| Juge à la Cour pénale internationale | |
| depuis le |
| Naissance | |
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| Nom dans la langue maternelle |
赤根 智子 |
| Nationalité | |
| Formation |
Université de Tokyo (Bachelor of Laws) Université d'État de Jacksonville (master de science en justice criminelle (d)) |
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| Organisation | |
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| A travaillé pour |
Université de Nagoya Research and Training Institute of the Ministry of Justice (d) Hakodate District Public Prosecutors Office (d) Supreme Public Prosecutors Office (d) Nagoya High Public Prosecutors Office (d) Université Chukyo Sapporo District Public Prosecutors Office (d) Cour pénale internationale |
Carrière professionnelle
modifierAprès avoir obtenu son diplôme universitaire, elle devient procureure en 1982. Au cours de sa carrière, elle occupe des postes à différents niveaux du système judiciaire[1]. Elle choisit de devenir procureure notamment en raison du manque d'opportunités que le secteur privé offrait aux femmes[2]. Elle est procureure en chef du district de Hakodate à Hokkaidō entre 2010 et 2012, et est élue procureure de la Cour suprême du Japon en 2012[3]. Elle est également professeure de pratique de la justice pénale à la fois à la faculté de droit de l'Université Chūkyō et à la faculté de droit de l'université de Nagoya entre 2005 et 2009[1]. À Nagoya, elle fait également des recherches dans le domaine de la réforme de la justice pénale entre 2005 et 2006[4]. Elle dirige le Département de la coopération internationale (ICD) du ministère japonais de la Justice entre 2009 et 2010[3]. Son implication dans les activités de l'Institut des Nations unies pour l'Asie et l'Extrême-Orient pour la prévention du traitement des délinquants (UNAFEI) a duré sept ans[3], et elle assume la direction de l'UNAFEI entre et [5].
Juge à la Cour Pénale Internationale
modifierElle est nommée candidate à la CPI en par le gouvernement du Japon[6] et élue juge de la CPI le par l'Assemblée des États parties à New York[7]. Elle prend ses fonctions en pour un mandat de neuf ans[2]. En tant que juge à la CPI, elle est principalement affectée à la phase préliminaire II[1].
En , elle est nommée présidente de la CPI, mandat d'une durée de trois ans[8].
Sanctions américaines
modifierLes États-Unis adoptent des sanctions à son égard le , au motif qu'elle a « participé directement aux efforts déployés par la CPI pour enquêter, arrêter, placer en détention ou poursuivre des responsables dont le gouvernement n’a pas accepté la compétence de la CPI », lui reprochant l’enquête de l'institution internationale sur les crimes israéliens à Gaza. Il lui est interdit l'entrée sur le territoire américain et de faire toute transaction immobilière ou financière avec les États-Unis[9],[10].
Le ministère japonais des Affaires étrangères réagit au lendemain de cette pénalité et déclare : « Le Japon a constamment soutenu la CPI (...) dans ses efforts visant à poursuivre et à punir les crimes les plus graves qui préoccupent la communauté internationale et à faire respecter l'État de droit. De ce point de vue, les mesures annoncées sont très regrettables »[11]. La réaction du gouvernement japonais, jugée très timorée, a fait polémique dans le pays[12].
Ces sanctions s'inscrivent dans le cadre du projet américain de démanteler la CPI[13].
Domaines concernés
modifierAu cours de sa carrière, elle dit apprendre qu'il est non seulement important de punir les criminels, mais aussi de les encourager à ne plus participer à des activités criminelles[14],[3]. Au cours de son travail pour l'UNAFEI, elle est envoyée à deux reprises au Kenya, où elle participe à la formation d'agents de probation[15].
Notes et références
modifier- 1 2 3 « Judge Tomoko Akane », www.icc-cpi.int, International Criminal Court (consulté le )
- 1 2 (ja) « Tomoko Akane », sur intlschoolnet (consulté le ).
- 1 2 3 4 (en) « Keynote Speeches Ms. Tomoko Akane | The 3rd WORLD CONGRESS on PROBATION Tokyo JAPAN 2017 », www.moj.go.jp, sur moj.go.jp (consulté le ).
- ↑ « Akane Tomoko », jglobal.jst.go.jp,
- ↑ (en) « Staff|About Us|éditeur=UNAFEI », www.unafei.or.jp, sur unafei.or.jp (consulté le ).
- ↑ « Japan state response », Coalitionforicc (consulté le )
- ↑ (en) « The Election of Ms. Tomoko Akane, Ambassador for International Judicial Cooperation and Public Prosecutor of Supreme Public Prosecutors Office of Japan as Judge of the International Criminal Court (ICC) (Statement by Foreign Minister Taro Kono) », Ministry of Foreign Affairs of Japan (consulté le )
- ↑ Agence Jiji, Akane Tomoko devient la première personne de nationalité japonaise à être nommée présidente de la Cour pénale internationale, Nippon.com (12 mars 2023).
- ↑ https://www.reuters.com/world/asia-pacific/us-sanctions-international-criminal-court-president-treasury-department-website-2026-08-18/
- ↑ « Les Etats-Unis sanctionnent la juriste Tomoko Akane, présidente de la CPI », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le Japon juge «très regrettables» les sanctions américaines contre la présidente de la CPI », sur RFI, (consulté le )
- ↑ Philippe Mesmer, « Au Japon, la faiblesse de la réaction du gouvernement aux sanctions américaines contre la présidente de la CPI ne passe pas », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Alain Guillemoles, « La moitié des juges de la CPI sous sanctions : les États-Unis poursuivent leur travail de sape de l’institution »
, sur La Croix, . - ↑ (en) « Newly elected Japanese ICC judge to start work in The Netherlands in March », sur Mainichi shinbun, Mainichi Daily News, (consulté le ).
- ↑ Akane, « Activities of and legal technical assistance by The United Nations Asia and Far East Institute for the Prevention of Crime and the Treatment of Offenders », ICD News, (consulté le )
Liens externes
modifier- Ressource relative à la recherche :