Touraine-mesland
Un touraine-mesland[note 2], ou plus simplement un mesland, est un vin produit autour de Mesland, dans le Loir-et-Cher. Il s'agit d'une dénomination géographique au sein de l'appellation d'origine contrôlée touraine[5].
| Touraine-mesland | |
Un verre de touraine-mesland rouge. | |
| Appellation(s) principale(s) | touraine |
|---|---|
| Type d'appellation(s) | dénomination au sein d'une AOP |
| Reconnue depuis | 1955 |
| Pays | |
| Région parente | vignoble de la vallée de la Loire |
| Sous-région(s) | Touraine |
| Localisation | Loir-et-Cher |
| Climat | océanique dégradé |
| Ensoleillement (moyenne annuelle) |
1 884 heures (sur la base de Tours) |
| Sol | argilo-siliceux, parsemés de sables anciens[1] |
| Superficie plantée | 69 hectares (en 2023)[2] |
| Nombre de domaines viticoles | ~10 exploitations[3] |
| Cépages dominants | gamay N[note 1], cabernet franc N, côt N et chenin B |
| Vins produits | 47 % rouges, 41 % rosés et 12 % blancs |
| Production | 2 903 hectolitres (en 2023)[2] |
| Pieds à l'hectare | minimum 4 500 ceps/ha[4] |
| Rendement moyen à l'hectare | 41 hl/ha en rouge, 45 en rosé et 35 en blanc (en 2023)[2] |
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Histoire
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Le village de Mesland et son vignoble alentour, tirent leur origine dans la fondation vers 1048 par les moines de l'abbaye de Marmoutiers, d'un prieuré situé dans le bourg de Mesland, au bas de l'actuelle église romane (XIIe siècle), non loin des rives de la petite Cisse. Le défrichage par les hommes du prieuré de la forêt de Blémars au XIe siècle qui délimitait la frontière entre le comté de Touraine devenu plus tard la province de Touraine et le comté de Blois aujourd'hui communément appelé le Blésois, marque le début de l'histoire de Mesland et de plusieurs communes limitrophes, ainsi que de celle du vignoble dont la culture fut introduite par les moines.
Le « Coteaux de Touraine » est reconnu comme une appellation d'origine contrôlée (AOC) en 1939[6], puis change son nom pour devenir le touraine en [7]. Le décret du autorise de rajouter le nom de Mesland à la suite de celui de l'appellation, créant ainsi le touraine-mesland[3]. Le cahier des charges de ce vin est donc celui commun à tous ceux de l'AOC touraine, tel que celui de [4].
Vignoble
modifierAire de production
modifier| Images externes | |
| Carte des communes concernées | |
| Orthophotos du parcellaire de la DGC | |
Au nord-est de l’aire de l’AOP touraine, la dénomination « touraine-mesland » est située sur le département de Loir-et-Cher sur la rive droite de la Loire, face au château de Chaumont-sur-Loire, en aval de Blois et en amont d'Amboise. Elle correspond à un rebord de plateau regardant la Loire au sud.
Elle peut être produite sur six communes : Mesland, Chambon-sur-Cisse, Chouzy-sur-Cisse, Molineuf, Monteaux et Onzain[4].
Géologie
modifierLes sols y sont unis par la présence de silex et de sables du Miocène.
Climatologie
modifierL'aire de production bénéficie d'un climat « océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France définie en 2010. Le climat reste océanique mais avec de belles dégradations. Les températures sont intermédiaires et les précipitations sont globalement assez faibles.
Vins
modifierLe touraine-mesland se décline en vins rouges, rosés et blancs. Les rouges et les rosés sont issus du cépage gamay N[note 1], majoritaire dans leur assemblage, auquel est associé une part de cabernet franc appelé localement « breton » et côt N (appelé malbec dans le bordelais) pour les rouges, accessoirement pour les rosés. Les vins blancs sont principalement issus du cépage chenin B appelé « pineau de la Loire » dans la région, mais aussi de sauvignon B[8].
Ces vins, peuvent dans les bonnes années être conservés cinq ans pour les rouges et certains blancs, les rosés sont de préférence à boire dans la fraicheur de leur jeunesse.
Volumes
modifierIl est produit de l'ordre de 5 000 hectolitres[Quand ?] ; la production est le fait d'une dizaine de vignerons.
Les données de production des années récentes, telles que publiées par le service des Douanes[2], sont :
| Année | touraine-mesland rouge | touraine-mesland rosé | touraine-mesland blanc | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| superficie (ha) | production (hl) | rendement (hl/ha) | superficie (ha) | production (hl) | rendement (hl/ha) | superficie (ha) | production (hl) | rendement (hl/ha) | |
| 2022 | 46,7 | 1 950 | 42 | 25,9 | 1 262 | 49 | 10,8 | 344 | 32 |
| 2023 | 33,7 | 1 377 | 41 | 26,3 | 1 182 | 45 | 9,6 | 344 | 35 |
| 2024 | 17,3 | 576 | 33 | 35,8 | 1 130 | 32 | 7,3 | 145 | 20 |
Notes et références
modifierNotes
modifier- 1 2 Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. « 2de édition de la liste des descripteurs OIV – couleur de la baie » [PDF] (consulté le ), p. 41.
- ↑ Le nom d'un vin est un nom commun, donc ne prend pas une majuscule, cf. les références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
Références
modifier- ↑ Guide Vert Solar : Vins de France. (Page n°264 sur Touraine-mesland)
- 1 2 3 4 « Open Data | Portail de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects », sur www.douane.gouv.fr (consulté le ).
- 1 2 « Tout sur Touraine Mesland », sur vinsdeloire.fr (consulté le ).
- 1 2 3 « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « TOURAINE » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
- ↑ Décret n° 2009-1253 du 16 octobre 2009 relatif à l'appellation d'origine contrôlée "Touraine", (lire en ligne)
- ↑ « Décret du 24 décembre 1939 portant délimitation de l'aire de production des vins « Coteaux de Touraine » », publié au JORF du .
- ↑ « Décret du 23 février 1953 portant sur l'appellation contrôlée « Coteaux de Touraine » remplacée par celle de « Touraine » », publié au JORF du .
- ↑ « Appellation Touraine-Mesland - Histoire du vignoble », sur www.vin-touraine-mesland.fr.