Touraine (AOC)

appellation de la vallée de la Loire

Un touraine[note 2] est un vin d'appellation d'origine contrôlée produit sur une partie des départements d'Indre-et-Loire et de Loir-et-Cher. Classé appellation d'origine contrôlée par le décret du , le vignoble s'étend sur environ 5 300 hectares (4 000 hectares déclarés en 2022-2024)[1] à l'intérieur des départements d'Indre-et-Loire et de Loir-et-Cher pour un total de 138 communes. Il appartient à la région viticole plus vaste du vignoble de la vallée de la Loire.

Touraine
Image illustrative de l’article Touraine (AOC)
Vignoble de Touraine en automne.

Appellation(s) principale(s) comprend cinq DGC : amboise, azay-le-rideau, mesland, chenonceaux et oisly
Type d'appellation(s) AOC / AOP
Reconnue depuis 1939 (1946 pour les mousseux)
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble de la vallée de la Loire
Sous-région(s) Touraine
Localisation Indre-et-Loire et Loir-et-Cher
Climat océanique dégradé
Ensoleillement
(moyenne annuelle)
1 884 heures (à Tours)
Sol argilo-calcaire
Superficie plantée 3 766 hectares (en 2023)[1]
Cépages dominants pinot gris G[note 1], pinot meunier N et pinot noir N
Vins produits 60 % blancs, 19 % rouges, 6 % rosés et 5 % mousseux
Production 274 004 hectolitres (en 2023)[1]
Pieds à l'hectare minimum de 4 500 ceps/ha[2]
Rendement moyen à l'hectare 66 hl/ha en blanc, 52 en rouge, 53 en rosé et 68 en mousseux (en 2023)[1]
Site web vintouraine.com

L'appellation a cinq dénominations géographiques distinctes : amboise, azay-le-rideau, mesland, chenonceaux et oisly[2], totalisant 11 % des superficies déclarées et 9 % de la production du touraine en 2024[1]. Anciennement dénomination géographique de l'AOC touraine, l'AOC touraine-noble-joué est une AOC à part entière depuis 2001.

Le touraine est produit en vins tranquilles blancs, rosés ou rouges (dans ce dernier cas, il peut être appelé « touraine-gamay » si le gamay en est le cépage principal), ainsi qu'en mousseux blancs ou rosés (dans la pratique, seul le blanc est produit en mousseux).

Histoire

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Antiquité

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Les origines du vignoble remontent à l’Antiquité, comme l’attestent des découvertes archéologiques, telles que celles d’atelier d’amphores sur le site de Mougon, dans la commune de Crouzilles[3]. La présence de la viticulture en Touraine, dès le premier siècle de notre ère, est liée au processus de romanisation des campagnes gauloises.

Moyen Âge

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Viticulture monastique
Moine goûtant son vin.

Au haut Moyen Âge, le plus ancien témoignage semble être celui de Grégoire de Tours qui décrit les dégâts causés à la vigne par le mauvais temps au printemps de l'année 587. Il fait état, à plusieurs reprises, des vignes de la Basilique Saint-Martin de Tours. À cette époque, la basilique possédait la villa de Nazelles, à proximité immédiate d'Amboise, mais il n'est pas possible de savoir si elle était déjà plantée de vignes[4].

À partir du XIe siècle, la plupart des monastères et abbayes qui s'échelonnent sur les rives de la Loire entreprennent la culture de la vigne, favorisée par les facilités offertes par le transport fluvial du vin. Une charte datée d'[5] fait état d'un accord conclu entre les religieuses du prieuré de Moncé à Limeray et une certaine « Johanne, dame de Mont-Evran », portant notamment sur de nombreux muids de vin, ce qui confirme la présence d'une activité viticole importante au cœur du territoire de l'AOC dès cette époque. La Loire facilitait alors le transport du vin, un texte décrit un clerc de Chinon utilisant ce moyen pour acheminer son vin jusqu'à Nantes[6].

Période moderne

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On doit à la prose truculente de Rabelais la popularité des vins de Touraine, à travers l'apologie de la « dive bouteille » :

 «...En la tant divine liqueur,
Qui est dedans tes flancs reclose,
Bacchus, qui fut d'Inde vainqueur,
Tient toute vérité enclose[7].

Parmi les vins de Touraine, le vin d'Amboise était particulièrement apprécié par le roi Louis XI, qui publia une charte ordonnant de vendre le vin d'Amboise avant tout autre sur le marché de Tours[8]. Il institua par ailleurs en 1477 une donation annuelle de cent muids de ce vin aux religieux de l'église de Cantorbéry[9]. C'était aussi le vin couramment servi à la table du roi François Ier, ce qui lui aurait fait dire : « Bien que je n’y naquis point, je fus élevé à Amboise et, ma vie durant, eu toujours souvenance du divin breuvage de cette belle cité de Touraine, si chère à mon cœur. »[10]


Jean-Baptiste Colbert.
Jugement concernant une absence de congé sur un transport de vin à Amboise en 1722.

Deux facteurs essentiels furent à l'origine du développement des vins tourangeaux dans la période allant du XVIe siècle au XVIIIe siècle. Le premier fut un arrêt du parlement de Paris, en date du , interdisant aux marchands de vin parisiens de s'approvisionner à moins de vingt lieues[note 3] de leur ville[note 4]. La vallée de la Loire étant facilement accessible par route depuis la capitale, la demande se développa rapidement sur l'Orléanais, puis sur la Touraine. L'attrait des Hollandais pour les vins blancs du Val de Loire fut le second facteur. Pour assurer leurs importations, ils installèrent leurs courtiers dans plusieurs comptoirs du Val de Loire.

En fait, les Hollandais étaient essentiellement des intermédiaires qui entreposaient et revendaient les productions françaises dans le monde entier, réalisant au passage des profits substantiels. Colbert tenta de leur enlever ce monopole en créant une compagnie de commerce pour exploiter directement leur marché. En représailles, les Hollandais frappèrent d'une surtaxe considérable divers articles de nos manufactures, mais aussi les eaux-de-vie et les vins[11]. Les exportations s'en trouvèrent freinées et il en résulta un développement de la quantité aux dépens de la qualité. Par ailleurs, les cultures céréalières furent souvent abandonnées au profit de la culture de la vigne, même sur des terrains inappropriés[12].

Période contemporaine

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Au début du XIXe siècle, la viticulture devint une des principales ressources économiques locale. C'était sans compter sur les ravages causés par le mildiou et le phylloxéra, fléaux qui apparurent dans la région en 1882. Les désastres furent d'autant plus considérables que les Tourangeaux commencèrent par refuser l'arrachage des vignes et essayèrent de les soigner en les traitant au sulfure de carbone, sans grands résultats.

« Quant au phylloxéra, les viticulteurs ont eu le tort, au début, de ne pas engager la lutte. Le mal a pris des proportions inquiétantes. Toutefois les syndicats de défense ont réussi, sur nombre de points, à maintenir le vignoble en pleine production. Dans la Touraine, par contre, rien de semblable à cette agitation. Le rapport du préfet au conseil général d'Indre-et-Loire est muet là-dessus. L'indifférence est profonde. Le tempérament tourangeau se prête mal à ces efforts ; d'autre part, les animosités politiques font oublier les maux réels du pays. Cependant la Touraine a déjà perdu beaucoup de vigne ; sur plus d'un point on peut constater les arrachages de ceps[13]. C'est une fortune immense qui s'en va »[14],[note 5].

Après un nouvel encépagement à partir de greffes sur des plants américains, le vignoble sera reconstitué entre 1901 et 1905. Malgré cela, le déclin sera progressif, avec des crises successives provoquées par l'effondrement des cours en 1906-1907 puis par la surproduction dans les années 1922-1923. Il faudra attendre le lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour voir la tendance s'inverser grâce à une amélioration de la qualité découlant de l'utilisation de cépages nobles et par l'attrait pour les vins effervescents de qualité, en alternative au champagne. Le développement du tourisme sera aussi déterminant pour faciliter l'écoulement des récoltes.

Le « Coteaux de Touraine » est officiellement reconnue comme une appellation d'origine contrôlée (AOC) par le décret du (ne concernant que les vins tranquilles)[16] ; l'aire d'appellation est modifiée en [17], les vins mousseux sont rajoutés en (sous l'appellation « Coteaux de Touraine mousseux »)[18], l'aire est de nouveau modifiée en [19], le nom est simplifié pour devenir l'AOC touraine en [20], enfin l'aire est modifiée en et [21]. Le cahier des charges de l'appellation est modifié en [22], en [23], puis en avril[24] et en [2].

Vignoble

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Aire d'appellation

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Images externes
Carte des communes concernées
Cartes cadastrales de l'appellation
Orthophotos du parcellaire de l'AOC
Orthophotos de l'amboise
Orthophotos de l'azay-le-rideau
Orthophotos du mesland
Orthophotos de l'oisly
Orthophotos du chenonceaux

La zone géographique de l'aire d'appellation forme un plateau faiblement ondulé situé au sud-ouest du Bassin parisien, marqué par la confluence de la Loire avec le Cher, l'Indre et la Vienne. Le vignoble, développé sur près de 100 km d'ouest en est, s’organise principalement le long des vallées, à l’exception de la Sologne viticole implantée sur un plateau entre Cher et Loire. L’altitude dépasse rarement 100 à 120 m sur les 138 communes concernées :

Cinq dénominations géographiques complémentaires sont définies sur l’aire d'appellation : « Amboise » et « Mesland » au cœur du Val de Loire ; « Azay-le-Rideau » le long de la vallée de l’Indre ; « Chenonceaux » dans la vallée du Cher ; et « Oisly » sur le plateau oriental entre Loire et Cher.

Climatologie

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Géologie et pédologie

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Les parcelles viticoles sont délimitées selon les noyaux historiques de production et se répartissent entre trois grands types de sols[2] :

  • les « bournais perrucheux », dénomination locale pour des sols argileux mêlé de silex et de sables miocènes, caractéristique de certaines zones du Val de Loire ;
  • les « aubuis », dénomination locale pour des sols argilo-calcaires ou d’argiles à silex situés sur les côtes des vallées ; et
  • les sols graveleux reposant sur d’anciennes terrasses alluviales.

Encépagement

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Gamay de Touraine.

A noter que les dénominations géographiques complémentaires peuvent répondre à des règles d'encépagement différentes.

Rendements

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Les rendements fixés par le cahier des charges sont de 65 hl/ha pour les vins blancs tranquilles, 60 hl/ha pour les vins rouges et rosés, et de 72 hl/ha pour les vins mousseux. Les rendements butoirs sont quant à eux de 72 hl/ha pour les vins blancs tranquilles, 66 hl/ha pour les vins rouges et rosés, et de 78 hl/ha pour les vins mousseux[2].

Les rendements attendus des dénominations géographiques complémentaires sont plus bas.

Les données de production des années récentes, telles que publiées par le service des Douanes[1], sont :

touraine vins tranquilles
Annéeblanc rouge (total, gamay inclus)[note 6]hors dénominations géographiques complémentaires rosé
superficie (ha)production (hl)rendement (hl/ha) superficie (ha)production (hl)rendement (hl/ha) superficie (ha)production (hl)rendement (hl/ha)
20222 417123 8505184738 2794528413 73148
20232 304152 4876679641 2345227114 43353
20242 31392 1374074420 473282578 35132

et pour les vins mousseux :

touraine mousseux blanc
Année superficie (ha)production (hl)rendement (hl/ha)
202222712 40355
202323015 52168
20242137 12933

Titres alcoométriques volumiques

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Les titres alcoométriques volumiques (anciennement appelés degré du vin) minimal et maximal que doivent respecter les exploitants de cette appellation pour que leurs vins soient commercialisables sont les suivants[23] :

AOC Titre alcoométrique volumique
minimal maximal
touraine blanc et rosé10 %12,5 %
touraine rouge (dont gamay)10  %12,5 %
touraine mousseux9,5 %13 %

Dénominations géographiques complémentaires

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Cave en Touraine.

L'AOC touraine reconnait cinq dénominations géographiques complémentaires, qui doivent être produites dans des aires d'appellation limitées et respecter des critères de cahier des charges plus strictes que l'appellation générique :

  • le touraine-amboise, dont l'aire d'appellation couvre onze communes situées en à proximité d'Amboise en Indre-et-Loire et Loir-et-Cher. Les vins blancs sont issus du chenin B, les vins rouges du côt N et les rosés du côt (cépage principal) et du gamay N (cépage accessoire). Les rendements fixés par le cahier des charges sont de 52 hl/ha pour les vins blancs et 55 hl/ha pour les vins rouges et rosés, le rendement butoir étant de 60 hl/ha ;
  • le touraine-mesland doit son nom à Mesland, petit village situé entre Amboise et Blois ; les vins sont produits à Mesland et sur cinq communes l'avoisinant, dans le Loir-et-Cher. Les vins blancs sont issus du chenin B (cépage principal), ainsi que du chardonnay B et du sauvignon B (cépages accessoires). Les vins rouges et rosés sont issus du gamay N (cépage principal) et des cabernet franc N et côt N (cépages accessoires). Les rendements fixés par le cahier des charges sont de 60 hl/ha pour les vins blancs et 55 hl/ha pour les vins rouges et rosés, les rendements butoirs étant de 70 et 67 hl/ha respectivement ;
  • le touraine-azay-le-rideau est produit autour du célèbre château sur huit communes de l'Indre-et-Loire. Les vins blancs sont issus du chenin B, les vins rouges du côt N et les vins rosés de grolleau N (cépage principal) et de gamay N, de cabernet franc N et de cabernet sauvignon N (cépages accessoires). Le rendement fixé par le cahier des charges est de 55 hl/ha pour les vins blancs et rosés, le rendement butoir étant de de 66 hl/ha ;
  • l'aire du touraine-chenonceaux est située sur 26 communes de l'Indre-et-Loir et du Loir-et-Cher. Les vins blancs sont issus du sauvignon B et les vins rouges du côt N (cépage principal) et du cabernet franc N (cépage accessoire). Les rendements fixés par le cahier des charges sont de 60 hl/ha pour les vins blancs et 55 hl/ha pour les vins rouges, les rendements butoirs étant de 60 hl/ha et 66 hl/ha respectivement ;
  • le touraine-oisly est produit sur neuf communes du Loir-et-Cher à proximité d'Oisly. Le vin blanc est issu du sauvignon B. Le rendement fixé par le cahier des charges est de 60 hl/ha pour les vins blancs, le rendement butoir étant de de 66 hl/ha.

Les données de production de ces dénominations géographiques complémentaires dont, en 2023[1] :

touraine - dénominations géographiques complémentaires
2022 2023 2024
dénominationvinsuperficie (ha)production (hl)superficie (ha) production (hl) superficie (ha) production (hl)
touraine-amboiseblanc43,62 15940,2 1 940 49,0 827
rouge125,01 84536,6 1 800 28,8 305
rosé3,81854,6 228 3,0 93
touraine-meslandblanc10,93449,7 344 7,3 146
rouge46,71 95133,8 1 377 17,3 577
rosé26,01 26226,4 1 183 35,9 1 131
touraine-azay-le-rideaublanc37,692729,5 1 014 24,1 545
rosé12,325812,3 481 5,8 137
touraine-chenonceauxblanc144,57 145128,6 7 871 144,8 5 628
rouge44,31 90735,7 1 784 39,1 810
touraine-oislyblanc55,62 25338,3 2 307 40,8 1 347

Appellations de la sous-région Touraine

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La Confrérie des vignerons des Coteaux du Cher, ambassadrice de l'AOC touraine.

Outre l'AOC touraine et ses dénominations géographiques complémentaires, le vignoble tourangeais inclut d'autres AOC, d'ouest en est :

De Saumur à Tours

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De Tours à Blois

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Le Vendômois

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Les vignobles du Vendômois et des bordures du Haut-Maine sont associés au vignoble de la Touraine (parfois comme « vignoble limitrophe ») dans certains sites et ouvrages de référence[25],[26],[27],[28], mais pas systématiquement[29]. Il est situé au nord de la Touraine, avec trois appellations :

L'Orléanais

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L'Orléanais est associé au vignoble de la Touraine (parfois comme « vignoble limitrophe ») dans certains sites et ouvrages de référence[30],[31],[32],[28], mais pas systématiquement[33],[34]. Il est situé à l'est de la Touraine, en amont de la Loire, avec :

Notes et références

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  1. 1 2 Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. « 2de édition de la liste des descripteurs OIV – couleur de la baie » [PDF] (consulté le ), p. 41.
  2. Le nom d'un vin est un nom commun, donc ne prend pas une majuscule, cf. les références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
  3. Avant 1674, il s'agissait de l'ancienne lieue de Paris, d'une longueur de 3 248 mètres, soit une distance d'environ 65 km.
  4. Interdiction annulée en 1776 par un édit royal.
  5. Il existe toutefois en Touraine une vigne, plantée vers 1850 et redécouverte en 1998, qui a résisté au phylloxéra et est probablement aujourd'hui, une des plus anciennes vignes de France[15].
  6. Le service des Douanes publie depuis 2023 l'ensemble de la production de touraines rouges sous la rubrique « touraine gamay ».

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 « Open Data. Portail de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects », sur www.douane.gouv.fr (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « TOURAINE » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
  3. Leturcq, Samuel, et Adrien Lammoglia. « La viticulture en Touraine (Moyen Âge-xxe siècle). Dynamiques spatiales et commerciales du vignoble », Histoire & Sociétés Rurales, vol. vol. 49, no. 2, 2018, pp. 31-75.
  4. Grégoire de Tours, Histoire des Francs, édition des Belles lettres, collection « Classiques de l'Histoire », Paris, 1980
  5. Bulletin de la Société archéologique de Touraine, T6, 1883,1884,1885, L.Péricar, Tours, 1885, pp. 299-301Texte de la charte
  6. Issue de La vie et les miracles de saint Mexme XIe siècle, cité dans Les vins de Loire, Éditions Montalba, 1979, p.31
  7. Œuvres de Maître François Rabelais - Livre cinq - Jean de Bonnot - 1973 - extrait de la chanson de la dive bouteille - p139
  8. Cité par la Commanderie des Grands Vins d'Amboise sur son site officiel
  9. Jules Tardif, Archives nationales de France, 1977
  10. Citation figurant sur la contre étiquette des vins de la Prévôté, domaine de Serge et Pascal Bonnigal
  11. André Cochut, Le ministère de Colbert, Revue des Deux Mondes, T.15, 1846 Wikisource
  12. Robert de La Croix 1979, p. 36-37
  13. En fait près de la moitié des vignes seront arrachées
  14. Ardouin Dumazet, Voyage en France, Berger-Levrault, 1910
  15. Alain Sarraute, « La vieille vigne miraculeuse », sur lefigaro.fr, .
  16. « Décret du 24 décembre 1939 portant délimitation de l'aire de production des vins « Coteaux de Touraine » », publié au JORF du .
  17. « Décret du 5 janvier 1944 modifiant l'art. 1er du décret du 24-12-1939 relatif à l'aire de production des vins d'appellation contrôlée « Coteaux de Touraine » », publié au JORF du .
  18. « Décret no 46-2249 du 16 octobre 1946 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Coteaux de Touraine mousseux » », publié au JORF du .
  19. « Décret du 23 février 1949 portant modification de l'art. 1er du décret du 24-12-1939 relatif à l'appellation contrôlée « Coteaux de Touraine » », publié au JORF du .
  20. « Décret du 23 février 1953 portant sur l'appellation contrôlée « Coteaux de Touraine » remplacée par celle de « Touraine » », publié au JORF du .
  21. « Décret du 2 mars 1971 portant modification de la liste qui figure à l'art. 1er du décret du 24-12-1939 relatif à l'aire de production des vins d'appellation « Touraine » », publié au JORF du .
  22. « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « TOURAINE » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
  23. 1 2 « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « TOURAINE » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
  24. « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Touraine » », homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
  25. Le Guide Hachette des Vins 2026, Vanves, Hachette Livres, , 1213 p. (ISBN 978-2-017-31541-4), p. 1010-1011.
  26. Pierre Brunet, La sommellerie de référence : le vin et les vins au restaurant, Nanterre, Editions BPI, , 743 p. (ISBN 978-2-38622-060-9), p. 280.
  27. Jules Gaubert-Turpin, Adrien Grant Smith Bianchi et Charlie Garros, La Route des Vins s'il vous plaît : l'Atlas des vignobles de France, Vanves, Marabout, , 199 p. (ISBN 978-2-501-15643-1), p. 49.
  28. 1 2 « Les appellations », sur vinsvignesvignerons.com (consulté le ).
  29. « Vignoble Vallée du Loir. Vins de Loire », sur vinsdeloire.fr (consulté le ).
  30. Guide Hachette 2026, p. 1023-1024.
  31. Brunet 2024, p. 281.
  32. Gaubert-Turpin, Grant Smith Bianchi et Garros 2024, p. 41 (carte).
  33. « Vins de Loire », sur vinsdeloire.fr (consulté le ).
  34. Gaubert-Turpin, Grant Smith Bianchi et Garros 2024, p. 59.

Voir aussi

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Liens externes

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Articles connexes

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