Tourisme en Espagne

Survol du tourisme en Espagne

Le tourisme est un facteur économique important en Espagne. Dès 1962, le pays développe le tourisme de masse grâce à une campagne : « España es diferente ». Après la mort de Franco, l'Espagne devient la deuxième destination touristique au monde après la France. D'après l'organisation mondiale du tourisme, plus de 80 millions de touristes par an se rendent en Espagne. L'activité a généré 200.699 millions d'euros en 2024, soit 12,6% du PIB[1]. Cependant, elle se classe première en termes de séjours hôteliers, avec 299 millions de nuits. Certains grands évènements ont contribué à l'augmentation du tourisme dans les années 90: la célébration du cinq centième anniversaire de la découverte de l'Amérique (1492), les Jeux Olympiques de Barcelone y l'Exposition Universelle de Séville (1992).

Logotype "Sol de Miró", image représentative de la marque Espagne depuis 1983.

Les principales destinations touristiques en Espagne sont la Catalogne, suivie des îles Canaries et des îles Baléares, et des régions d' Alicante et Málaga[2]. Les villes qui attirent le plus de touristes sont Barcelone, Madrid, Valence et Séville. D’autres villes sont très visitées: Saint-Jacques-de-Compostelle, La Corogne, Vigo, Cordoue, Grenade, Cadix, Almería, Salamanque, Léon, Ségovie, Bilbao, Saint-Sébastien, Murcie, Oviedo, Gijón et Tolède.

Différentes formes de tourisme trouvent leur place en Espagne. Certains endroits sont surtout visités pour leurs plages et leur climat chaud et ensoleillé. La capacité touristique dans les zones côtières est importante, en termes d'hôtels, restaurants et locations saisonnières. C'est le cas de la Costa de la Luz et de la côte valencienne, ainsi que des îles Canaries et des Baléares.

Mais certaines régions plus fraîches attirent aussi pour leur beauté, comme les Rías Baixas, la côte cantabrique ou les Picos de Europa au nord de l'Espagne.

L’Espagne présente plus généralement un patrimoine historique et culturel riche[3]. Les randonneurs parcourent le chemin de Saint-Jacques, et de nombreux visiteurs sont attirés par des manifestations festives comme San Fermin à Pampelune. Quant au patrimoine culturel, historique, architectural, il est omniprésent sur tout le territoire espagnol et attire un nombre croissant de touristes, en particulier en Andalousie, Estrémadure, Castille-et-Léon et Castille-La Manche.

Le très riche patrimoine gastronomique contribue lui aussi à l'attrait touristique du pays, avec des plat typiques comme le gazpacho, la paella, le cocido madrileño, la fabada, le jambon ibérique, les fruits de mer et le poisson. L'huile d'olive, dont l'Espagne est le premier producteur mondial, est aussi très appréciée.

Histoire du tourisme en Espagne

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XXe siècle

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Le développement touristique de l'Espagne dans la seconde moitié du XXe siècle a été un facteur clé dans la transformation économique et sociale du pays. Entre les années 1950 et la fin du XXe siècle, l'Espagne est passée d'un pays essentiellement agricole, avec une économie fermée, à l'une des principales puissances touristiques du monde. Cela s'est fait en grande partie sous l'impulsion de l'État, pendant la dictature franquiste et les premières années de la démocratie. Le Ministère de l'Information et du Tourisme, créé en 1951 sous le régime de Franco, fut chargé de sa promotion. La création de l'image touristique de l'Espagne a réussi à mobiliser des touristes, au niveau national et international. Les pôles d'attraction touristiques ont été fixés dans des zones comme la Costa Brava ou la Costa del Sol en Andalousie, mais il y eut aussi une certaine activité touristique dans d'autres régions, comme les Asturies[4].

Ouverture vers l'extérieur (1957-1966)

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Plage de Benidorm vers 1960.

L'ouverture du secteur touristique espagnole a lieu dans le cadre de l'expansion économique européenne de l'après-guerre et, pour l'Espagne, la transition de l'autarcie à la libéralisation. La politique touristique est dotée d'un ministère de l'Information et du Tourisme en 1951, et en 1962 sont créés un sous-secrétariat au Tourisme et l'Institut d'Etudes Touristiques, afin de doter l'action publique d'un outil d'information et d'analyse systématique[5],[6],[7].

Le tournant a été un résultat du Plan de Stabilisation de 1959, qui a ouvert l'économie à l'extérieur et facilité l'essor de ce qu'on a appelé le miracle économique espagnol. Entre 1951 et 1961, le nombre de visiteurs est passé de 1,26 à 7,45 millions, et en 1973 il a atteint 31,6 millions, avec un tourisme de masse basé sur la standardisation du produit et le développement des transports en charters.

Ces années-là ont vu se consolider un cadre juridique et administratif avec la Loi de compétences en matière de tourisme (1963), la Loi de Centres et Zones d'Intérêt Touristique National (1963) et le Statut ordonnateur des entreprises et activités touristiques privées (1965), fixant des règles communes pour le secteur[8],[9],[10].

Le modèle de croissance s'appuyait sur des formules vendues à l'origine par des tour opérateurs européens, avec un usage intensif des vols charters, ce qui a apporté une régularité de la demande et a permis des économies d'échelle; mais la commercialisation était très soumise à des intermédiaires. L'Administration a tenté d'endiguer le processus par des instruments de planification et par des campagnes de promotion à l'extérieur (comme le slogan "Spain is different", à partir de 1964). La littérature spécialisée souligne aussi des traits structurels de cette période, comme la saisonnalité et la concentration littorale de l'offre, en particulier dans les îles Baléares, la Costa Brava et la Costa del Sol[11],[12],[13].

Musée du Prado à Madrid.

La faiblesse du capitalisme espagnol, ainsi que le manque de confiance du secteur financier espagnol envers le tourisme, qu'ils considéraient comme un phénomène conjoncturel et dont ils sous-estimaient le potentiel, ont fait que les capitaux qui ont financé la croissance de l'offre hôtelière "soleil et plage" fussent en majorité étrangers, ce qui a amené une dépendance du tourisme envers les opérateurs touristiques étrangers. L'absence du capital financier espagnol dans le développement touristique de l'époque était criante. La seule préoccupation des acteurs économiques était l'obtention du plus gros volume possible de devises pour pouvoir mener à bien la modernisation industrielle de l'Espagne. Les coûts sociaux et environnementaux d'une croissance touristique extrêmement rapide, et le manque de planification ainsi que la quasi-absence de contrôle d'aucune sorte, sont des aspects négatifs qui ont pesé lourdement sur les côtes espagnoles. Le manque de contrôle de cette croissance s'est fait sentir également sur le développement touristique ultérieur, qui a présenté toutes les caractéristiques d'une exploitation de matières premières - dans ce cas le soleil et la plage - propres à une économie dépendante.

Développement (1964 - 1973)

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Le port d'Ibiza en 1965.

C'est à cette époque que se produit le développement de la législation touristique. On a appelé cela la "planification non planifiée". Comme l'objectif était de stimuler la croissance de l'offre pour attirer plus de touristes et, par conséquent, plus de devises, aucune autre considération n'a été prise en compte au-delà de celles strictement quantitatives de la croissance. Et pour y arriver les obstacles d'urbanisme qui freinaient ou limitaient l'accroissement de l'offre touristique ont été éliminés. La Loi du Sol en vigueur était un obstacle, et Fraga, ministre du Tourisme, a cherché une formule dans la Loi des Centres et Zones d'Intérêt Touristique[14]. Cette norme, qui a permis d'assouplir la réglementation et de stimuler les investissements nationaux ou étrangers dans des biens immobiliers à usage touristique, fut à son tour responsable des nombreux débordements urbanistiques commis dans ces années-là, avec notamment une bétonisation de la côte méditerranéenne.

Dans le domaine économique, cela a mené à une plus grande exploitation du tourisme balnéaire "sol y playa", qui ne fut pas aussi productive qu'elle aurait pu l'être à cause d'une forte dépendance de l'offre hôtelière espagnole des tour opérateurs étrangers. Les Lois des Côtes et Ports de Plaisance ont permis la privatisation du domaine public littoral. À la fin de la période, dans les années 70, apparaissent les premiers symptômes d'une timide réorientation territoriale de la politique touristique en vue de procéder à une certaine planification de l'espace; il s'agit d'une constatation des excès du passé qui commençaient à se faire sentir.

La transition politique (1974 - 1977)

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la Plaza de Cibeles à Madrid

Avec la transition vers la démocratie, une réorientation se produit. Le ministère de l'Information et du Tourisme est dissous (intégré dans le ministère du Commerce) et un Secrétariat d'État au Tourisme est créé. Ce changement administratif va de pair avec une nouvelle conception du tourisme, qui n'est plus instrumentalisé par la politique. Des "Territoires d'usage touristique préférentiel" sont déclarés, un règlement des agences de voyages est établi. Dans le domaine économique, on assiste à une libéralisation des investissements étrangers et à un soutien financier à la modernisation des entreprises, le jeu est dépénalisé et l'investissement étranger dans le jeu est régulé, des concours mixtes sont créés pour l'obtention de subventions et de crédits pour des groupes d'entreprises touristiques.

Face au constat de l'obsolescence et du manque de capitaux de l'infrastructure hôtelière, des Plans de modernisation hôtelière sont créés. Cette situation était liée à la dépendance du tourisme espagnol vis-à-vis des tour opérateurs étrangers. De nombreux lieux de vacances réputés faisaient face à des problèmes de saturation touristique. Malgré les difficultés, à cette période sont jetées les bases de la rénovation touristique espagnole, poursuivie ensuite par les gouvernements successifs et par certaines communautés autonomes dans les années suivantes. Cette nouvelle vision du tourisme donne la priorité aux problèmes du secteur: la nécessité de la rénovation de l'équipement et du renforcement des entreprises à travers l'amélioration de leurs structures organisationnelles et financières.

La construction de l'État des autonomies (1978-1985)

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Cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle (La Corogne, Galice)

Pendant cette période a lieu le transfert de compétences en matière touristique aux communautés autonomes, qui s'organisent en s'adaptant à leurs caractéristiques socio-culturelles, économiques et territoriales, avec l'inconvénient de la perte d'homogénéité de la législation en vigueur jusque là. En même temps une nouvelle administration touristique centrale est organisée, qui aborde la gestion du tourisme comme celle d'un secteur exportateur et, par conséquent, d'appui à son commerce extérieur, tout en éliminant les obstacles bureaucratiques qui avaient fini par corseter le fonctionnement du marché libre dans les différentes activités touristiques. L'Institut de Promotion du Tourisme en Espagne est créé et la législation du littoral commence à récupérer le domaine public. Les Pactes de la Moncloa incluent des mesures de soutien au tourisme.

À cette période apparaissent de nouveaux éléments de politique touristique comme réponse aux changements culturels observés dans le monde occidental et en Espagne. La qualité des infrastructures touristiques commence à prendre le pas sur la quantité, et une nouvelle préoccupation pour le patrimoine environnemental collectif (littoral, montagne ou vieux centres urbains) apparaît, avec une attention accrue portée à une jouissance touristique "ordonnée et judicieuse" de la nature.

L'entrée complète de l'Espagne dans la modernité (1986-actuellement)

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Une collaboration étroite se met en place entre les administrations publiques et le secteur privé. Une nouvelle structure de Secrétariat général au Tourisme et l'Institut national de promotion du tourisme apparaissent. L'activité des agences de voyages est dérégulée. Le domaine public littoral est définitivement récupéré et la coopération internationale en matière de tourisme est institutionnalisée. Un Plan cadre de compétitivité du tourisme espagnol est établi.

La répartition des compétences entre les communautés autonomes et le gouvernement central facilite le processus de professionnalisation des responsables administratifs du tourisme. Mais le transfert de compétences aux communautés autonomes induit de nouveaux problèmes qui exigent la création d'un organe de coordination, le Conseil de promotion du tourisme, à caractère consultatif.

Le Plan cadre de compétitivité du tourisme espagnol met en place une stratégie permanente d'adaptation au marché en soutenant la diversification, les nouveaux produits et l'amélioration de la compétitivité.

La politique de protection de la nature se généralise, et le tourisme est utilisé comme secteur promotionnel dans la politique d'incitations régionales visant à corriger les déséquilibres inter-territoriaux. De nouvelles politiques de soutien au tourisme sont conçues et le tourisme se diversifie et adopte un nouveau modèle plus adapté aux nouvelles exigences du marché.

Le tourisme actuellement

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Teide à Tenerife. En 2016, il a été visité par 4 079 823 personnes, atteignant un niveau record[15],[16]. Il fait aussi partie du parc national le plus visité d'Espagne et d'Europe et actuellement neuvième dans le monde[17],[18].

Le tourisme est à l'heure actuelle une des activités les plus importantes de l'économie espagnole. C'est la principale activité qui soutient certaines zones comme le littoral méditerranéen ou les archipels canarien et baléare, qui ont subi une "touristisation" (d'autres activités économiques du secteur primaire ou secondaire ayant été déplacées à cause de leur faible rentabilité face au tourisme).

Pour cette raison, l'Espagne a été très affectée en 2020 par la pandémie de COVID-19), des activités comme l'hôtellerie ou d'autres secteurs liés aux loisirs ayant souffert d'une chute du tourisme.

Ces dernières années, les locations de vacances ont beaucoup augmenté, spécialement dans les zones côtières comme la Costa Blanca, la Costa del Sol ou les Islas Baléares. Ce modèle a été favorisé par des plateformes internationales et nationales spécialisées dans la gestion de logements touristiques.

Par ailleurs, le tourisme évolue en qualité: on observe une baisse du tourisme "sol y playa" et un accroissement du tourisme culturel[19].

Tourisme étranger

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L'Espagne a été le troisième pays au monde en nombre de touristes étrangers en 2025, derrière la France et les Etats-Unis, avec près de 97 millions de visiteurs et 134.712 millions d'euros de dépenses. Cela représente une augmentation de 3,2% par rapport à 2024 en nombre de visiteurs, et de 6,8% en dépenses[20]. Par ailleurs, l'Espagne arrive première en nombre de nuitées, avec 513,6 millions, devant l'Italie et la France[21].

Les principaux pays d'origine des touristes étrangers en Espagne sont le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne.

Les régions les plus visitées par les touristes étrangers sont, dans l'ordre, la Catalogne, les îles Baléares et les Canaries à égalité, l'Andalousie et la communauté de Valence, suivies de Madrid et sa communauté[22].

Principales régions d'accueil

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Plage de las Canteras à Las Palmas de Gran Canaria.

La Catalogne, les îles Baléares, les îles Canaries, l'Andalousie, et les régions d'Alicante, Málaga et Madrid sont, de loin, les régions qui reçoivent le plus de tourisme, aussi bien national qu'étranger[23]. La Catalogne est la première destination, en nombre de touristes (20,1 millions en 2025, soit 0,6% de plus que l'année précédente) comme en volume de dépenses (24.807 millions d'euros, soit une augmentation de 4,5%)[20].

Par villes, Madrid, Barcelone et Séville, dans cet ordre, sont les principales villes touristiques d'Espagne[24]. Elles possèdent une offre touristique importante, y compris pour des congrès et conventions.

Le Parc national des Picos de Europa est un parc naturel situé dans les Asturies, au nord-ouest de l'Espagne.

A l'inverse, certaines provinces peinent à attirer des touristes étrangers: à Zamora, Cuenca, Soria, Jaén ou Ciudad Real par exemple, les nuitées étrangères sont aujourd’hui inférieures à leur niveau de 2019, avant la crise du Covid[25].

Principaux pays d'origine des touristes étrangers

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Plus de 40% des touristes étrangers en Espagne en 2025 viennent de trois pays: le Royaume-Uni (19,71%), la France (13,19%) et l'Allemagne (12,45%)[26].

Les autres principaux pays d'origine, loin derrière, sont l'Italie, les Pays-Bas, les États-Unis, le Portugal, la Belgique, l'Irlande et la Suisse.

Tourisme et environnement

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Le sur-tourisme

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Dès le début des années 2000, l'Espagne souffre du sur-tourisme, phénomène qui s'est aggravé au début des années 2020. Le ras-le-bol des habitants de nombreux sites débordant de tourisme s'est traduit par des mouvements hostiles et manifestations, des Baléares aux Canaries en passant par Barcelone. Les problèmes posés par l'excès de touristes sont nombreux: pollution, nuisances sonores, impact sur l'environnement (y compris les ressources en eau), congestion des transports, modification de l'offre commerciale, plus tournée vers le tourisme au détriment des habitants, et difficultés d'accès au logement, notamment (pénurie et flambée des prix).

Face à ces problèmes, plusieurs régions ont pris des mesures ces dernières années, en particulier pour limiter les locations saisonnières dans les zones sous tension[27]. Le gouvernement lui-même a décidé d'agir, en mettant en place un registre des locations touristiques et saisonnières, pour en retirer environ 53.000 appartements touristiques, afin qu'ils deviennent des locations permanentes[28]. Mais la justice a annulé ce registre, arguant que les hébergements touristiques étaient une compétence des communautés autonomes[29]. Barcelone ne donne plus de licences de location touristique dans les zones de forte concentration, a prévu de supprimer complètement les locations de courte durée d'ici à 2028, et a réduit les arrivées de bateau de croisière dans le port. Madrid a décidé de ne plus donner de licences de location de courte durée dans le centre, et dans les autres quartiers ne les donne que s'il existe un accès indépendant au rez-de-chaussée ou au premier étage[30].

Manifestation contre le surtourisme à Donostia San Sebastián le 15 juin 2025.

Ces mesures restent toutefois très insuffisantes pour juguler le problème. Une manifestation a eu lieu en juin 2026 contre l'extension de l'aéroport de Barcelone annoncée par la généralité[31]. D'autres manifestations ont eu lieu en 2025 et 2026, notamment aux Canaries, aux Baléares, à Grenade[32].

Afin de promouvoir un tourisme durable, l'Espagne a décidé de mettre en oeuvre une politique volontariste, selon plusieurs axes: déconcentrer les destinations, en dirigeant les flux ailleurs que dans les régions déjà saturées; désaisonnaliser la demande, afin d'étaler les visites; et diversifier l'offre. La stratégie en est détaillée dans le Plan Espagne Tourisme 2030[33].

L'impact environnemental

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Le tourisme a un impact sur les milieux écologiques (désertification, espèces menacées, espèces invasives) et les paysages (tourisme de masse entrainant une urbanisation importante), participe aux émissions de gaz à effet de serre (responsables du dérèglement climatique), aux pollutions (air, sols, eaux), et à la sur-consommation de ressources vitales telles que l'eau.

L'impact du tourisme est multiforme, avec des effets à court, moyen et long terme, directs et indirects.

Dans certaines zones, les milieux naturels sont fortement dégradés par le passage trop important de véhicules ou la présence d'espèces allochtones. C'est le cas par exemple d'une partie des espaces ouverts et îles du Mar Menor, dans la région de Murcie, où beaucoup de travaux sont entrepris pour régénérer les milieux naturels.

Par ailleurs, dans les zones touristiques, l'augmentation des déchets pose des problèmes de capacité de traitement. La demande d'eau importante induit une surexploitation des rivières, avec une baisse de débit et parfois une pollution, et contribue également au processus de désertification à l'oeuvre en Espagne.

Patrimoine mondial de l'UNESCO

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L’Alhambra de Grenade vue depuis les jardins du Généralife.

L'Espagne est en 2025 le cinquième pays qui compte le plus de biens déclarés Patrimoine de l'humanité au monde, juste derrière la France[34]. Ils sont au nombre de 50: 44 biens culturels, 4 biens naturels, et 2 mixtes.

De plus, huit villes espagnoles ont le titre de centre historique inscrit au patrimoine mondial: Ávila, Cáceres, Cordoue, Cuenca, Saint-Jacques de Compostelle, Salamanque, Ségovie et Tolède. D'autres villes espagnoles sont protégées par l'Unesco au titre d'ensemble historico-artistique (une catégorie de bien d'intérêt culturel propre à l'Espagne): Ubeda et sa voisine Baeza, Covarrubias, ou ensemble archéologique, comme Mérida ou Tarragone.

Les monuments les plus visités sont l'Alhambra de Grenade, l'Alcazar de Séville et la Sagrada Familia de Barcelone.

Parcs nationaux

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Naranjo de Bulnes, dans le parc national des Picos de Europa

L'Espagne est le pays le plus montagneux d'Europe après la Grèce, mais possède une grande variété de paysages. Il existe en Espagne 16 parcs nationaux, 126 parcs naturels ou réserves naturelles et 25 parcs régionaux, répartis sur tout le territoire. Voici quelques-uns des plus connus:

Parcs de loisirs

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Plusieurs parcs d'attractions jalonnent l'Espagne. Le plus connu, PortAventura Park, figure parmi les premiers parcs européens. Plus anonymes sur le plan international, Parque Warner Madrid, Terra Mítica et Isla Mágica ne bénéficient qu'indirectement du tourisme. Leur réputation est, avant tout, régionale et péninsulaire. Enfin, d'autres parcs tels que Parque de Atracciones de Madrid ou Parque de Atracciones de Zaragoza relèvent d'une fréquentation locale d'essence urbaine.

Le pays compte également une multitude de parcs aquatiques (Siam Park, Aqualand, Aquópolis, etc.) et divers parcs zoologiques. À Albinyana, Aqualeón combine ces deux types d'activité.

Routes touristiques

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Il existe de nombreuses routes touristiques et chemins de randonnée. Certains ont une histoire particulière:

Monuments

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Parador de Plasencia.

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Voir aussi

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Liens internes

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  • Parador, mise en valeur du patrimoine architectural par des hôtels d'État (interwiki)

Références

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  1. ↑ (es) « Cuenta satélite del turismo de España. Serie 2021-2024 » (consulté le )
  2. ↑ (es) « Turismo en Málaga », sur soltransfer.com, (consulté le )
  3. ↑ (en-US) « 18 Most Beautiful Holiday Destinations in Spain », sur ArrestedWorld (consulté le )
  4. ↑ (es) « España 1940 - 60: crecimiento económico » (consulté le )
  5. ↑ (es) « Ministerio de Información y Turismo » (consulté le )
  6. ↑ (es) « Decreto 2298/1962, de 8 de septiembre, por el que se crea la Subsecretaría de Turismo dentro del Ministerio de Información y Turismo. » (consulté le )
  7. ↑ (es) « Decreto 2247/1962, de 5 de septiembre, por el que se constituye en el Ministerio de Información y Turismo el Instituto de Estudios Turísticos. » (consulté le )
  8. ↑ (es) « Ley 48/1963, de 8 de julio, sobre competencia en materia turística. » (consulté le )
  9. ↑ (es) « Ley 197/1963, de 28 de diciembre, sobre «Centros y Zonas de Interés Turístico Nacional». » (consulté le )
  10. ↑ (es) « Decreto 231/1965, de 14 de enero, por el que se aprueba el Estatuto ordenador de las Empresas y de las Actividades Turísticas Privadas. » (consulté le )
  11. ↑ (es) « Los Centros de Interés Turístico Nacional y el despegue del turismo de masas en España » (consulté le )
  12. ↑ (es) « Decreto 4297/1964, de 23 de diciembre, por el que se aprueba el Reglamento de la Ley sobre Centros y zona de interés turístico nacional. » (consulté le )
  13. ↑ (es) « TURISMO, DESARROLLO E INTEGRACIÓN INTERNACIONAL DE LA ESPAÑA FRANQUISTA » (consulté le )
  14. ↑ (es) « Ley 197/1963, de 28 de diciembre, sobre «Centros y Zonas de Interés Turístico Nacional». » (consulté le )
  15. ↑ (es) M. Plasencia, « El Teide bate récord de visitantes y supera los cuatro millones », sur laopinion.es, (consulté le )
  16. ↑ (es) « El Teide bate su récord de visitantes en 2016, con más de cuatro millones », sur europapress.es, (consulté le )
  17. ↑ « El Teide, el parque nacional más visitado de Europa » (consulté le )
  18. ↑ El Teide, el parque nacional más visitado de Europa y el noveno del mundo
  19. ↑ « Le tourisme espagnol sort du tout “sol y playa” » (consulté le )
  20. 1 2 (es) « España cierra 2025 con récords históricos en turismo: casi 97 millones de visitantes extranjeros y 134.712 millones en gasto » (consulté le )
  21. ↑ « [Carte] Tourisme : une année record pour l'UE, quels pays attirent le plus de visiteurs ? » (consulté le )
  22. ↑ (es) « Estadística de Movimientos Turísticos en Fronteras (FRONTUR) Diciembre 2025 y año 2025. Datos provisionales » (consulté le )
  23. ↑ (es) « Turismo internacional - número de llegadas anuales 2025 » (consulté le )
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  27. ↑ « Surtourisme en Espagne et ras-le-bol des habitants » (consulté le )
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  31. ↑ « Espagne : des centaines de personnes manifestent contre le surtourisme à Barcelone » (consulté le )
  32. ↑ (es) « Miles de personas se manifiestan en Barcelona, Palma, San Sebastián y Granada contra el turismo masivo » (consulté le )
  33. ↑ (es) « Plan España Turismo 2030: hoja de ruta para transformar el modelo turístico español » (consulté le )
  34. ↑ « Espagne » (consulté le )

Liens externes

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