UnHerd
UnHerd est un site d'actualités et d'opinions britannique fondé en 2017 par le commentateur conservateur Tim Montgomerie ainsi que le gestionnaire de fonds spéculatif Paul Marshall. Il se décrit lui-même comme étant une plateforme consacrée au journalisme au long cours s'inspirant à la fois de perspectives de gauche et de droite, tandis que d'autres le caractérisent comme étant conservateur et de droite[1][2][3][4].
| Adresse | https://unherd.com/ |
|---|---|
| Description | Presse |
| Langue | Anglais |
| Siège social | Londres |
| Propriétaire | Paul Marshall |
| Rédacteur en chef | Freddie Sayers |
| Créé par | Paul Marshall Tim Montgomerie |
| Lancement | |
| État actuel | En activité |
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Histoire
modifierUnHerd est fondé en 2017 par le gestionnaire de fonds spéculatif Paul Marshall en tant que son propriétaire et éditeur ainsi que le militant politique britannique conservateur Tim Montgomerie comme son rédacteur en chef[2][5][6].

À l'origine, le site existe sans paywall, parce qu'il a été fondé par une dotation de Marshall[7][8]. En 2017, New Statesman rapporte que le site prévoit d'introduire des services payants[9]. En mai 2020, le site déclare avoir prévu de passer à un modèle d'abonnement plus tard cette année-là[8]. En octobre 2022, il offre aux lecteurs un nombre limité d'articles gratuit.
Suite au départ de Montgomerie en septembre 2018, la journaliste Sally Chatterton, ayant auparavant écrit pour The Daily Telegraph ainsi que The Independent, prend la relève en tant que rédactrice en chef[10][11].
Freddie Sayers rejoint le magazine en 2019 en tant que rédacteur en chef exécutif, ayant auparavant été le rédacteur en chef de YouGov ainsi que le cofondateur du site d'actualités britannique Politics Home[12]. En novembre 2024, Sayers annonce Sohrab Ahmari comme le nouveau rédacteur en chef des États-Unis.
En novembre 2022, UnHerd ouvre un club privé pour ses membres ainsi qu'un restaurant à Westminster, nommé le Old Queen Street Cafe. Les discussions et les débats de club sont diffusés sur la chaîne YouTube d'UnHerd[2].
En janvier 2023, l'ancien rédacteur de Politico ainsi que de The Atlantic Tom McTague est embauché en tant que rédacteur en chef politique d'UnHerd. En 2025, McTague passe au New Statesman[13].
Contenu
modifierLes chroniqueurs d'UnHerd comprennent Giles Fraser, Aris Roussinos, Kat Rosenfield, Ayaan Hirsi Ali, David Patrikarakos, Terry Eagleton, Bret Easton Ellis, Mary Gaitskill, Lionel Shriver, Matthew Crawford, Helen Thompson, Freddie deBoer, Tanya Gold, Julie Bindel, ainsi que Kathleen Stock[14]. UnHerd décrit ses contributeurs comme étant des rédacteurs à la fois de gauche et de droite[2]. D'après Samuel Earle, écrivant pour The Guardian :
« Sous les prétentions d'impartialité d'UnHerd se cachent des fondations favorables aux conservateurs ainsi que divers intérêts de droite, auxquels le panel d'auteurs « hétérodoxes » du site semble offrir une couverture commode. »
En 2018, la Press Gazette décrit le site comme étant organisé autour de sept thèmes : le capitalisme, la région du centre des États-Unis, la technologie, les actualités et les médias, la religion, les affaires internationales ainsi que la pensée de groupe[10].
Dans un article d'UnHerd datant de février 2022, la journaliste Hadley Freeman du Guardian rédige que son journal se laisse intimider sur les questions liées aux personnes transgenres[15][16][17].
En juillet 2022, UnHerd rapporte que le Centre de lutte contre la désinformation du gouvernement ukrainien avait compilé une liste de politiques et d'intellectuels dans de nombreux pays qui, selon eux, encourageait la propagande russe[18][19]. La liste comprenait le sénateur des États-Unis Rand Paul, l'ancienne membre du Congrès des États-Unis Tulsi Gabbard, l'analyste militaire Edward Luttwak, le politologue John Mearsheimer, et le journaliste Glenn Greenwald, ainsi que l'ancien président du Conseil consultatif sur la sécurité nationale indien[20][21]. Le rapport d'UnHerd comprend les réponses de Luttwak, Mearsheimer, et Greenwald[18].

Samuel Earle, écrivant dans The Guardian, décrit UnHerd de cette façon en 2023 :
« s'éloigne progressivement d'une préoccupation explicite pour le Parti conservateur ainsi que l'avenir du capitalisme, et s'oriente progressivement vers des sujets liés aux « guerres culturelles » — confinements, wokisme, « culture de l'annulation » et mouvement pour les droits des personnes trans — tout en traitant de sujets journalistiques plus classiques. »
Earle affirme également que
« Sur des sujets tel que la crise climatique, UnHerd appelle invariablement au calme et au scepticisme. Or, en matière de questions trans, on ne semble jamais pouvoir tirer la sonnette d’alarme trop souvent ni trop fort. »
Un article de The Morning Star déclare que
« Le site a à cœur de dénigrer la gauche et de promouvoir divers chevaux de bataille de la droite. »
The Conversation décrit la ligne éditoriale du site comme étant « généralement de centre droit », mais « pas systématiquement favorable au Parti conservateur »[3].
Accueil
modifierLorsque le site est lancé en juillet 2017, Simon Childs dans Vice critique le postulat de base, déclarant :
« Le flux d'actualités des réseaux sociaux peut lasser, saturé qu'il est de narcissiques mal informés ; il est toutefois rafraîchissant de se rappeler qu'il offre, au moins, une perspective plus diversifiée que celle de Tim Montgomerie — financé par un oligarque — qui publie des individus généralement « inaudibles » parce que les gens s'éloignent d'eux lors des soirées. »
Jasper Jackson écrivant pour le New Statesman est également sceptique quant à la promotion du journalisme au long cours d'UnHerd, déclarant :
« L'idée selon laquelle UnHerd proposerait une solution révolutionnaire à la surcharge d'informations est quelque peu ridicule. »
En 2020, Ian Burrell, écrivant dans le I, constate que les articles d'UnHerd peuvent comporter 2 000 mots, apportant « nuance et contexte » aux articles scientifiques et adoptant une « approche du journalisme numérique [qui] va à l'encontre de l'idée selon laquelle seules les opinions extrêmes peuvent générer de la fréquentation »; il compare le site à Tortoise, une autre « expérience d'information au rythme plus lent qui défie la notion fourre-tout de "médias"[8]. »
En 2021, un article d'UnHerd critiquant l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour avoir écarté la théorie de la fuite du laboratoire concernant le COVID-19 dans le cadre de son enquête a été marqué d'une étiquette « fausse information » par Facebook; Facebook s'est excusé après qu'UnHerd émit une objection. Dans une tribune dédiée à l'incident, la chroniqueuse du Financial Times Jemima Kelly fait remarquer que trois jours plus tard, la Maison-Blanche exprima de « vives inquiétudes » concernant l'enquête de l'OMS[22].
En avril 2024, le Global Disinformation Index, basé au Royaume-Uni, inscrit UnHerd sur sa « Dynamic Exclusion List » (liste d'exclusion dynamique), utilisée par les annonceurs pour identifier les sites web jugés inappropriés pour la diffusion de leurs publicités. Cela se produit après qu'UnHerd aie publié trois articles considérés comme étant des « récits antitrans ». Sayers déclare que par conséquent, UnHerd n'a pu atteindre qu'environ 5 % des revenus publicitaires escomptés[23].
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « UnHerd » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (en) Simon Childs, « The UnHerd and the Whining of the Perfectly-Well-Represented » [« UnHerd et les jérémiades de ceux qui sont parfaitement représentés »]
, - 1 2 3 4 (en) Samuel Earle, « Loud and uncowed: how UnHerd owner Paul Marshall became Britain’s newest media mogul » [« Bruyant et indomptable : comment Paul Marshall, propriétaire d’UnHerd, est devenu le nouveau magnat des médias britannique. »]
, sur The Guardian, - 1 2 (en) Ivor Gaber, « What the Spectator takeover means for the UK’s right‑wing media and politics » [« Ce que le rachat de The Spectator signifie pour la droite médiatique et politique britannique »]
, sur The Conversation, - ↑ (en) « Standpoint, the Critic and UnHerd: who’s their daddies? » [« Standpoint, The Critic et UnHerd : qui sont leurs parrains ? »]
, sur The Morning Star, - ↑ (en) Hamish Morrison, « Billionaire GB News backer 'set to close Spectator buy-out' » [« Le milliardaire soutenant GB News en passe de finaliser le rachat du Spectator »]
, - ↑ (en) « Hedge Fund Billionaire Paul Marshall Is Trying to Shake Up Britain's Tories » [« Le milliardaire et gestionnaire de fonds spéculatifs Paul Marshall tente de bousculer les conservateurs britanniques. »]
, sur Bloomberg - ↑ (en) Fraser Nelson, « Welcome to the herd, UnHerd » [« Bienvenue dans le troupeau, UnHerd. »]
, - 1 2 3 (en) Ian Burrell, « News websites are seeing record online traffic – the public clearly trust journalists more than they think » [« Les sites d'actualités enregistrent une fréquentation en ligne record : le public fait manifestement davantage confiance aux journalistes qu'il ne le pense. »]
, sur I, - ↑ (en) Jasper Jackson, « UnHerd’s rejection of the new isn’t as groundbreaking as it seems to think » [« Le rejet du nouveau par UnHerd n’est pas aussi inédit qu’il semble le croire. »]
, sur New Statesman, - 1 2 (en) Freddy Mayhew, « Former Times columnist Tim Montgomerie leaves Unherd news website he founded last year » [« Tim Montgomerie, ancien chroniqueur du Times, quitte le site d'information Unherd qu'il a fondé l'année dernière. »]
, - ↑ (en) « Sally Chatterton »
, sur UnHerd - ↑ (en) Jason Deans, « Paul Waugh named PoliticsHome.com editor » [« Paul Waugh nommé rédacteur en chef de PoliticsHome.com »]
, sur The Guardian, - ↑ (en) Dominic Ponsford, « Unherd political editor Tom McTague named New Statesman editor » [« Tom McTague, rédacteur en chef adjoint chargé de la politique chez Unherd, nommé rédacteur en chef du New Statesman. »]
, - ↑ (en) « Our writers » [« Nos rédacteurs »]
, sur UnHerd - ↑ (en) Hadley Freeman, « Why I stopped being a good girl : Women can no longer afford to sit out the gender wars » [« Pourquoi j'ai cessé d'être une « fille bien » : les femmes ne peuvent plus se permettre de rester à l'écart de la guerre des sexes. »]
, sur UnHerd, - ↑ (en) Simon Fanshawe, « New York Times is peddling its own alternative facts over JK Rowling » [« Le New York Times colporte ses propres « faits alternatifs » au sujet de J.K. Rowling. »]
, sur New Statesman, - ↑ (en) « Guardian columnist Hadley Freeman says left-wing media bows down to trans bullies » [« Hadley Freeman, chroniqueuse au Guardian, affirme que les médias de gauche cèdent face aux intimidateurs trans. »]

- 1 2 (en) Giulia Carbonaro, « Tulsi Gabbard, Rand Paul Placed on List of Russian Propagandists by Ukraine » [« Tulsi Gabbard et Rand Paul inscrits par l'Ukraine sur une liste de propagandistes russes »]
, sur Newsweek, - ↑ (en) « ‘Russian propaganda promoters list’: NSAB Chairman on Ukraine list, he says claim preposterous » [« « Liste des promoteurs de la propagande russe » : le président du NSAB figure sur la liste ukrainienne et qualifie l'accusation d'absurde. »]
, sur The Indian Express, - ↑ (en) Finn McRedmond, « Ukraine Government issues blacklist of ‘Russian propagandists’ » [« Le gouvernement ukrainien publie une liste noire de « propagandistes russes » »]
, sur UnHerd, - ↑ (en) Devirupa Mitra, « Ukraine Accuses 3 Indians, Including Former NSAB Head, of ‘Promoting Russian Propaganda’ » [« L'Ukraine accuse trois Indiens, dont l'ancien chef du NSAB, de « promouvoir la propagande russe » »]
, sur The Wire, - ↑ (en) Jemima Kelly, « How ‘fact-checking’ can be used as censorship : What can be a powerful tool in the fight against online falsehoods is often abused » [« Comment la vérification des faits peut servir d'outil de censure : ce qui peut constituer un instrument puissant dans la lutte contre les faussetés en ligne fait souvent l'objet d'abus. »]
, sur Financial Times, - ↑ (en) Dominic Ponsford, « ‘Anti-trans narratives’ see Unherd put on advertising blacklist » [« UnHerd placée sur liste noire publicitaire en raison de ses « discours anti-trans » »]
, sur Press Gazette,