Ralliement créditiste

parti politique canadien
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Le Ralliement créditiste est un parti politique canadien fondée le 4 mai 1958. Il s’inscrit dans la défense et la promotion des doctrines du crédit social au sein de l’espace politique fédéral, principalement dans le contexte québécois. Dans son évolution nominale et organisationnelle, ce parti connaît successivement plusieurs appellations avant la stabilisation de sa dénomination définitive, se présentant d’abord sous les titres d’« Union des électeurs », puis de « Candidat des électeurs », de « Candidat libéral des électeurs », et enfin de « Ralliement créditiste du Canada ».

Ralliement créditiste
Histoire
Fondation
Dissolution
Cadre
Type
Pays

À ne pas confondre avec le Ralliement créditiste du Québec, formation politique québécoise qui s’inscrit, sur la scène provinciale, comme l’expression partisane de la promotion des principes du crédit social.

Union des électeurs

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L'émergence du crédit social au Québec trouve son origine dans la constitution de l'Union des électeurs, une structure associative instituée en 1939 par Louis Even et Gilberte Côté-Mercier. À l'occasion du scrutin fédéral de 1940, ce groupement délègue deux candidats, Louis Even et Armand Turpin, sous l'égide du mouvement pancanadien Nouvelle Démocratie. Les résultats actent, pour Louis Even, l'obtention de 17 % des suffrages et une troisième place dans la circonscription de Lac-Saint-Jean—Roberval, tandis qu'Armand Turpin recueille 31,8 % des voix, accédant ainsi au rang de second dans la circonscription de Hull.

Lors du scrutin québécois de 1944, l’Union des électeurs aligne plusieurs candidatures sans parvenir à obtenir la moindre représentation parlementaire. L’élection générale de 1948 se traduit par une progression arithmétique de son assise électorale, la formation recueillant 9,25 % des suffrages à l’échelle provinciale ; néanmoins, cette poussée demeure dépourvue d’incidence institutionnelle, aucun de ses candidats ne parvenant à se faire élire à l’Assemblée législative.

En 1946, Réal Caouette accède à la députation fédérale à la faveur d’un scrutin partiel tenu sous les couleurs de sa formation politique. Toutefois, lors des élections générales de 1949, la stratégie du parti, qui déploie une cinquantaine de candidats à travers le pays, se solde par un échec électoral total ; aucun d’entre eux ne parvient à obtenir un mandat. Cette débâcle précipite l’effacement progressif de la mouvance politique de la scène publique, laquelle sombre irrémédiablement dans l’anonymat.

Even et Mercier constituent et instaurent également une organisation catholique dénommée Pèlerins de Saint-Michel, implantée à Rougemont, au Québec, laquelle promeut durablement une articulation entre une réforme monétaire inspirée de la théorie du crédit social et une orientation de conservatisme catholique. Ce groupement édite par ailleurs un organe de presse intitulé Vers Demain, diffusé sous des intitulés et déclinaisons linguistiques variables selon les espaces culturels concernés. Fondé en 1939, l’ensemble est communément désigné sous l’appellation de « bérets blancs », en référence aux coiffes caractéristiques portées par ses membres.

Résultats électoraux

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Élections fédérales
Élection # de candidats # de sièges # total de voix % des voix
1945 1 0 596 0,01 %
1949 56 0 86 087 1,47 %
Élections provinciales
Élection # de candidats # de sièges # total de voix % des voix
1944 11 0 16 542 1,2 %
1948 92 0 140 050 9,25 %

Lors des scrutins fédéraux de 1957 et de 1958, Réal Caouette assume la direction d’un ensemble de candidats se réclamant de cette dénomination, sans que l’un quelconque d’entre eux ne parvienne toutefois à obtenir un siège. À l’occasion des élections fédérales de 1962 puis de 1963, un groupe restreint issu d’une dissidence au sein du Ralliement des créditistes, formation constituant l’aile québécoise du Parti Crédit social du Canada, présente des candidatures sous l’étiquette de « candidat libéral des électeurs », démarche qui demeure sans issue favorable. Lors du scrutin de 1962, le candidat J.-Édouard Pharon recueille 1 800 suffrages, soit un total supérieur d’environ 500 voix à celui obtenu par le représentant officiel du Crédit social.

Ralliement des créditistes du Canada

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Adepte de longue date de la doctrine créditiste, Réal Caouette s'inscrit au sein de ce mouvement dès 1939, sous l'égide de l'Union des électeurs dont il porte les couleurs électorales. Bien que son succès lors d'une élection partielle en 1946 lui permette de siéger à la Chambre des communes, cette expérience parlementaire se voit abrégée par une défaite consécutive lors du scrutin général suivant. Profondément acquis aux thèses du crédit social, il expose ces préceptes lors de ses harangues, déployant une force de persuasion empreinte d'un prosélytisme aux accents mystiques.

Le 4 mai 1958, rompant avec Louis Even et Gilberte Côté-Mercier, cofondateurs de l'Union des électeurs, Réal Caouette orchestre la genèse du Ralliement des créditistes du Canada, entité alors adjointe au Parti Crédit social du Canada sous l'égide québécoise. Désigné à la tête de cette structure, Caouette déploie une rhétorique télévisuelle dont la prégnance assure une adhésion massive au mouvement. Nonobstant cette dynamique, sa tentative d'accession à la direction du Parti Crédit social national, en 1961, se solde par un échec face à Robert N. Thompson.

L'éloquence singulière de Caouette catalyse une percée électorale déterminante pour le Ralliement créditiste lors du scrutin fédéral de 1962, où la formation s'adjuge vingt-six mandats au Québec, contre seulement quatre sièges concédés sur le reste du territoire canadien. Nonobstant la prédominance numérique des élus québécois au sein du caucus, lesquels reconnaissent de facto en Caouette leur véritable figure de proue, Robert Thompson se maintient à la direction nationale du parti. Pour résoudre cette aporie politique et contenir les dissensions, Thompson entérine la nomination de Caouette au rang de chef adjoint.

Cette tension mène à un schisme : en 1963, l'aile québécoise devient indépendante du parti dans le reste du pays sous le nom de Ralliement des créditistes. Des 20 députés créditistes élus au Québec lors de l'élection de 1963, 13 rejoignent Caouette au sein du Ralliement indépendant, 5 se présentent à l'élection suivante en tant qu'indépendants et 2 se joignent au Parti progressiste-conservateur du Canada.

Le Ralliement participe à l'élection de 1965 en tant que parti indépendant. En 1967, Thompson fait défection vers les progressistes-conservateurs.

Résultats électoraux

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Élection # de candidats # de sièges # total de voix % des voix
1965 77 9 359 258 4,66 %

Ralliement créditiste

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En octobre 1967, le Ralliement des créditistes change son nom en Ralliement créditiste.

Lors de l'élection fédérale de 1968, le Parti Crédit social ne remporte aucun siège à la Chambre des communes, tandis que le Ralliement créditiste de Réal Caouette fait élire plusieurs députés.

Le , le Ralliement créditiste fédéral fonde une aile provinciale au Québec, le Ralliement créditiste du Québec, pour participer aux élections provinciales.

En 1971, Caouette et le Ralliement créditiste reviennent au Parti Crédit social du Canada, et Caouette est élu chef national.

Résultats électoraux

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Élection # de candidats # de sièges # total de voix % des voix
1968 72 14 360 404 4,43 %

Sources

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Voir aussi

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