Untriennium

élément chimique hypothétique de numéro atomique 139

L'untriennium (symbole Ute) est la dénomination systématique attribuée par l'UICPA à l'élément chimique hypothétique de numéro atomique 139.

Untriennium
UntrioctiumUntrienniumUnquadnilium
   
 
139
Ute
 
               
               
                                   
                                   
                                                               
                                                               
   
                                           
Ute
Position dans le tableau périodique
Symbole Ute
Nom Untriennium
Numéro atomique 139
Groupe
Période 8e période
Bloc Bloc f ou g
Famille d'éléments Superactinide[1]
Configuration électronique Peut-être[2] :
[Og] 8s2 8p2 7d2 6f2 5g13
Électrons par niveau d’énergie Peut-être :
2, 8, 18, 32, 45, 20, 10, 4
Isotopes les plus stables
Iso AN Période MD Ed PD
MeV
Divers
No CAS 63309-57-9[3]

Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

Cet élément de la 8e période du tableau périodique appartiendrait à la famille des superactinides, et ferait partie des éléments du bloc f d'après la règle de Klechkowski, mais du bloc g selon la méthode de Hartree-Fock ; c'est cette dernière option qui est retenue dans l'infoboîte ci-contre.

À mesure qu'on s'éloigne de l'îlot de stabilité (ne dépassant pas Z  127), les atomes synthétisés devraient rapidement devenir extrêmement instables, au point que Z  130 est fréquemment cité comme limite « expérimentale » à l'existence pratique de ces éléments[4] ; il n'est donc pas certain que l'élément 139 puisse un jour être effectivement détecté.

Classification alternative

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Une classification alternative des éléments, proposée initialement par Fricke et al. en 1971[5], puis revue par Pekka Pyykkö en 2011[6], place les éléments 139 et 140 non pas dans le bloc g ni dans le bloc f, mais dans le bloc p :

Tableau périodique des éléments proposé par P. Pyykkö.

Références

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  1. L'élément 139 n'ayant jamais été synthétisé ni a fortiori reconnu par l'UICPA, il n'est pas classé dans une famille d'éléments chimiques. On le range éventuellement parmi les superactinides à la suite des travaux de Glenn Seaborg sur l'extension du tableau périodique dans les années 1940, mais, en toute rigueur, il est chimiquement « non classé ».
  2. (en) Burkhard Fricke et Gerhard Soff, « Dirac-Fock-Slater calculations for the elements Z = 100, fermium, to Z = 173 », Atomic Data and Nuclear Data Tables, vol. 19, no 1, , p. 83-95 (DOI 10.1016/0092-640X(77)90010-9, Bibcode 1977ADNDT..19...83F, lire en ligne)
  3. Base de données Chemical Abstracts interrogée via SciFinder Web le 15 décembre 2009 (résultats de la recherche)
  4. Encyclopaedia Britannica : article « Transuranium Element », dont la brève section « End of Periodic Table » en fin d'article situe entre 170 et 210 le nombre limite de protons pouvant être contenus dans un même noyau, mais vers 130 la limite effective au-delà de laquelle les atomes cesseraient d'être observables.
  5. (en) B. Fricke, W. Greiner et J. T. Waber, « The continuation of the periodic table up to Z = 172. The chemistry of superheavy elements », Theoretica chimica acta, vol. 21, no 3, , p. 235-260 (DOI 10.1007/BF01172015, lire en ligne)
  6. (en) Pekka Pyykkö, « A suggested periodic table up to Z ≤ 172, based on Dirac–Fock calculations on atoms and ions », Physical Chemistry Chemical Physics, vol. 13, no 1, , p. 161-168 (PMID 20967377, DOI 10.1039/C0CP01575J, Bibcode 2011PCCP...13..161P, lire en ligne)

Voir aussi

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