Ours noir de Floride

sous-espèce de mammifère
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Ursus americanus floridanus

Ursus americanus floridanus
Description de cette image, également commentée ci-après
Ours noir de Floride capturé par Piège photographique dans la Forêt nationale d'Ocala.
Classification ITIS
Règne Animalia
Sous-règne Bilateria
Infra-règne Deuterostomia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Infra-embr. Gnathostomata
Super-classe Tetrapoda
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Caniformia
Famille Ursidae
Genre Ursus
Espèce Ursus americanus

Sous-espèce

Ursus americanus floridanus
Merriam, 1896[1]

Répartition géographique

Description de cette image, également commentée ci-après
Aire de répartition de l’Ours noir de Floride[2].

Synonymes

  • Ursus floridanus C. H. Merriam, 1896 (Protonyme) [3] [4]
  • Ursus americanus floridanus Lydekker, 1901 [3]
  • Euarctos floridanus G. S. Miller, 1924 [3]

L’Ours noir de Floride (Ursus americanus floridanus) est une sous-espèce de l’Ours noir d'Amérique (Ursus americanus), un mammifère carnivore de la famille des Ursidés. Décrit en 1896 par le zoologiste américain Clinton Hart Merriam, il se distingue morphologiquement des autres sous-espèces par les caractéristiques de son crâne, particulièrement étroit, haut et pourvu d'un front très bombé. Doté d'un pelage noir luisant marqué parfois d'une tache pectorale claire, il représente le deuxième plus grand mammifère terrestre de Floride après le Bison d'Amérique.

Cette sous-espèce est la seule d'Amérique du Nord à fréquenter des écosystèmes au climat tropical. Son aire de répartition historique couvrait l'ensemble de la péninsule floridienne et s'étendait jusqu'aux Keys ; elle subsiste aujourd'hui sous la forme de sept sous-populations fragmentées et isolées en Floride, dans le Sud de la Géorgie, de l'Alabama et du Mississippi, essentiellement inféodées aux zones forestières et aux terres publiques protégées.

Animal discret, solitaire et non territorial, l'Ours noir de Floride est un opportuniste omnivore dont le régime varie fortement selon les saisons, se composant en grande majorité de matières végétales (fruits de palmiers, baies) et d'insectes, complétés occasionnellement par des charognes, de petits vertébrés ou des œufs d'alligator. La reproduction est caractérisée par une ovulation induite et une implantation différée, les portées comptant en moyenne deux oursons.

Après un effondrement dramatique de ses effectifs au cours du XXe siècle, la population a connu une nette remontée sous l'effet de mesures de gestion et de protection strictes, conduisant la Florida Fish and Wildlife Conservation Commission (FWC) à le retirer de la liste des espèces menacées au niveau local en 2012. L'intensification des aménagements humains et le morcellement des habitats continuent cependant d'engendrer d'importantes menaces, au premier rang desquelles figurent les collisions routières — première cause de mortalité connue chez l'animal —, la gestion des conflits de cohabitation dans les zones périurbaines ainsi que les débats récurrents autour de l'encadrement de sa chasse.

Taxonomie

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L'Ours noir de Floride a été décrit scientifiquement pour la première fois en 1896 par le zoologiste américain Clinton Hart Merriam sous le nom binominal d'Ursus floridanus[5]. L'auteur le désigne sous le nom vernaculaire anglais d'« Everglade Bear » et restreint initialement sa distribution géographique aux Everglades ainsi qu'à d'autres secteurs de la péninsule de la Floride [5]. La localité type correspond à Key Biscayne, en Floride, où le spécimen type (un crâne de vieux mâle enregistré sous le numéro 3484 au Musée national des États-Unis) a été collecté[5].

Dans sa diagnose, Merriam distingue nettement ce taxon de l'Ours noir typique de l'est des États-Unis (alors désigné sous Ursus americanus) ainsi que de l'ours de Louisiane (Ursus luteolus) principalement par des critères crâniens[6]. Le crâne est caractérisé par sa grande longueur, sa hauteur et son étroitesse[5]. La région frontale apparaît remarquablement surélevée et très arquée immédiatement derrière les apophyses post-orbitaires, là où le crâne de l'ours de Louisiane est aplati, et ses molaires sont également bien plus petites que chez ce dernier[5],[6].

Description

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L'Ours noir de Floride possède un corps massif, un pelage noir luisant, une queue courte, ainsi que des poils bruns sur le museau chez de nombreux individus. La couleur du pelage est invariablement noire en Floride, bien que la mue estivale des poils de couverture puisse lui donner une teinte brunâtre[7]. Une tache pectorale blanche, appelée s'observe chez environ 30 % de la population[8]. Il s'agit du deuxième plus grand mammifère terrestre de Floride derrière le Bison d'Amérique du Nord encore présent dans le parc d'État de Paynes Prairie Preserve, avec un poids moyen de 136 kg pour les mâles ; le plus grand mâle répertorié pesait 345 kg dans le comté de Seminole, et la plus grande femelle connue atteignait 181 kg dans le comté de Liberty[9][7][10][11]. Les femelles pèsent généralement environ deux fois moins que les mâles[10]. En moyenne, les adultes mesurent entre 1,2 et 1,8 m de longueur pour une hauteur au garrot comprise entre 75 à 105 cm[10]. Chacun de leurs cinq doigts est muni de griffes courtes, recourbées et non rétractiles. Les ours noirs sont des plantigrades dont toute la plante des pattes repose au sol. Ils adoptent une démarche à l'amble, déplaçant simultanément les deux membres d'un même côté : la patte arrière vient se poser directement dans l'empreinte de la patte avant ou légèrement devant elle, le hallux ne marquant parfois pas l'empreinte. Les yeux sont petits et les oreilles sont rondes et dressées[8].

Écologie et comportement

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Répartition et habitat

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L'Ours noir de Floride vit principalement dans des milieux boisés et s'avère commun dans les bosquets à Pinus clausa, les broussailles de chênes, les forêts de feuillus des hautes terres et les zones humides boisées[12]. Il s'agit de la seule sous-espèce à vivre dans une région au climat tropical, dans le Sud de la Floride. Dans une moindre mesure, il fréquente également les prairies sèches et les milieux tropicaux[10].

Avant la colonisation de la Floride par les Européens, l'ours noir occupait la totalité de la Floride continentale et s'étendait même aux îlots supérieurs des Keys, avec une population estimée à environ 11 000 individus[13]. Leurs effectifs se sont ensuite effondrés de 97 %, n'atteignant plus que 300 individus en 1970[8]. Des études fondées sur le marquage-recapture ont suggéré la présence d'environ 4 000 ours en Floride à l'horizon 2015[14],[15]. Entre 2011 et 2020, des ours ont été fréquemment aperçus sur 29 % du territoire de la Floride et sillonnaient environ 51 % de sa superficie, en incluant les villes, les étendues d'eau et d'autres espaces non propices à l'espèce mais compris dans son aire d'occurrence[16]. Par rapport à la décennie précédente 2001–2010, cela représentait une extension de 11 % de leur aire de répartition[17].

Cette sous-espèce subsiste sous la forme de populations fragmentées en Floride, dans le Sud de l'Alabama, le Sud de la Géorgie et le Sud du Mississippi[7][10][18]. La plupart des populations majeures d'ours noirs de Floride vivent au sein ou à proximité de terres publiques protégées, notamment la forêt nationale d'Ocala, la réserve nationale de Big Cypress, la forêt nationale d'Apalachicola, la forêt nationale d'Osceola et le refuge faunique national d'Okefenokee[12][13]. En Floride, ils sont répartis en sept sous-populations génétiquement et géographiquement isolées[19].

Comportement

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Les ours noirs sont des animaux craintifs qui mènent une vie essentiellement solitaire, sauf lors de la saison des amours ou lorsqu'une femelle élève ses oursons[20]. Ils emploient différents moyens pour communiquer leurs émotions, notamment des vocalisations, des postures corporelles et le marquage olfactif[21]. Ils ne sont pas territoriaux et ne défendent généralement pas leur domaine vital contre leurs congénères ; ils peuvent en revanche défendre une source de nourriture. L'ours noir dispose d'une bonne vue, surtout de près, d'une ouïe fine et d'un odorat remarquable, souvent considéré comme le plus développé de tous les mammifères terrestres[20].

Alimentation

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L'Ours noir de Floride est un omnivore. Son régime alimentaire se compose à 80 % de matières végétales, à 15 % d'insectes et à 5 % de matières animales[9]. Ces dernières sont le plus souvent constituées de charognes. Ce régime varie grandement selon les saisons, principalement en raison de la disponibilité périodique de leurs espèces végétales et animales favorites.

Au printemps, il consomme essentiellement le Palmier sabal (Sabal palmetto), le Thalia paniculé (Thalia geniculata), le Sanglier (Sus scrofa), le bourdon Bombus bimaculatus et des fourmis du genre Camponotus. En été, il se nourrit principalement du Palmier nain (Serenoa repens), du houx glabre (Ilex glabra), d'espèces de ronces (Rubus), de raisin des teinturiers (Phytolacca rigida), d'espèces d'airelles ou bleuets (Vaccinium), de fourmis gâte-bois (Camponotus), du phasme Anisomorpha buprestoides et d'œufs d'Alligator d'Amérique (Alligator mississippiensis)[22]. À l'automne, son alimentation intègre Serenoa repens, Ilex glabra, le gommer aquatique (Nyssa biflora), des guêpes du genre Vespula, l'Abeille européenne (Apis mellifera) et le Tatou à neuf bandes du Nord (Dasypus mexicanus)[23].

Reproduction

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Les femelles atteignent leur maturité sexuelle entre trois et quatre ans[24]. L'accouplement a lieu de la mi-juin à la mi-août[25], et la stimulation par le coït s'avère nécessaire pour provoquer l'ovulation[26]. Les ours noirs présentent une implantation différée : les ovules fécondés suspendent temporairement leur développement après quelques divisions cellulaires, flottent librement dans l'utérus et ne s'y implantent qu'à la fin novembre ou en décembre[26]. Cette adaptation permet à l'animal de synchroniser sa reproduction avec les cycles annuels de ressources alimentaires. Une baisse des apports nutritionnels liée à une mauvaise production de glands ou de baies peut retarder le premier accouplement, réduire la taille des portées et augmenter le nombre de femelles non reproductrices[26]. Les femelles gravides gagnent leur tanière hivernale entre la mi- et la fin décembre, pour en ressortir entre le début et la mi-avril au terme d'une période d'hivernage moyenne de 100 à 113 jours[27].

La gestation active dure 60 jours et les oursons naissent entre la fin janvier et la mi-février. La plupart des études menées en Floride rapportent une portée moyenne d'environ deux petits, bien qu'une productivité supérieure ait été constatée dans la forêt nationale d'Ocala chez les femelles plus âgées ou ayant déjà eu des portées[28]. À la naissance, les petits pèsent environ 340 g et sont partiellement recouverts de duvet, mais demeurent aveugles et édentés. Leur croissance est rapide : ils atteignent 2,7 à 3,6 kg au moment de quitter la tanière, vers l'âge de dix semaines. Les oursons restent avec leur mère et peuvent hiverner avec elle l'année suivante. La dislocation de la cellule familiale s'effectue le plus souvent entre mai et juillet, lorsque les jeunes atteignent l'âge de 15 à 17 mois. Les femelles établissent généralement un domaine vital qui chevauche leur territoire natal[29], tandis que les jeunes mâles se dispersent vers de nouveaux espaces.

L’Ours noir de Floride et l’Homme

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Statut et menaces

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En 2012, la Florida Fish and Wildlife Conservation Commission (FWC) a retiré l'Ours noir de Floride de la liste des espèces menacées de l'État[30], en s'appuyant sur les critères de la liste rouge de l'UICN[31] pour évaluer le risque d'extinction du taxon. Le plan de gestion de l'ours noir de Floride de 2012 a été approuvé et mis en œuvre afin d'éviter que la sous-espèce ne doive être réinscrite à l'avenir[32]. Bien que l'animal ait été déclassé, la règle de conservation des ours (Bear Conservation Rule 68A-4.009) a été adoptée simultanément afin de lui garantir une protection continue[33].

De nombreux textes juridiques encadrent la protection de l'Ours noir de Floride[34]. Il est par exemple illégal de nourrir des ours (F.A.C. 68A-4.001), d'en abattre sous prétexte qu'ils représentent une « nuisance » (F.A.C. 68A-9.010), ou encore de vendre ou d'acheter des morceaux de dépouille d'ours (F.A.C. 68A-12.004 (12)). La règle de conservation interdit tout prélèvement de la sous-espèce, sauf délivrance expresse d'un permis par la FWC (F.A.C. 68A-4.009).

Mortalité

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Ours noir de Floride victime de la circulation routière sur la route d'État 40.

Les collisions avec des véhicules constituent une menace majeure pour les populations régionales et représentent la première cause connue de mortalité chez cette sous-espèce. Depuis 2012, période qui coïncide avec une intensification des aménagements dans des habitats clés[35], plus de 230 ours sont tués chaque année sur le réseau routier à l'échelle de l'État[18]. Le département des Transports de Floride s'est associé à la FWC pour étudier l'impact du réseau routier sur ces populations : plus de 90 panneaux de signalisation avertissant de la présence d'ours ainsi que de multiples écoducs souterrains ont été aménagés. Malgré ces mesures, les cas de mortalité sur les routes augmentent régulièrement chaque année[18].

Entre 2014 et 2018, la FWC a dû procéder à l'euthanasie de 279 ours en raison du non-respect des consignes de prévention du programme « BearWise », telles que le nourrissage direct ou indirect des animaux[18][36].

En Floride, les ours peuvent également être la proie, à certains stades de leur développement, de grands serpents constricteurs introduits et invasifs, tels que le Python birman, le Python réticulé, le Python de Seba du Sud, le Python de Seba, le Boa constricteur, l'Anaconda jaune, l'Anaconda de Bolivie, l'Anaconda à taches sombres et le Grand anaconda[37].

En 1974, la FWC a interdit la chasse à l'ours sur tout le territoire de la Floride, à l'exception de la forêt nationale d'Apalachicola et des comtés de Baker et de Columbia, incluant la forêt nationale d'Osceola, avant de prohiber totalement la pratique sur ces derniers secteurs en 1994.

En 2015, la commission a autorisé une saison de chasse limitée et réglementée[38]. Le nombre de permis délivrés a alors dépassé l'estimation globale de la population d'ours existante à ce moment-là. Cette chasse de deux jours s'est déroulée dans quatre des sept sous-populations d’Apalachicola, d’Osceola, d’Ocala et de Big Cypress, et s'est soldée par l'abattage de 304 ours. Dès 2016, les membres de la commission ont voté la suspension de la chasse à l'ours[39]. Une saison de chasse annuelle a de nouveau été rétablie en 2025[40].

Conflits avec l'Homme

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Les signalements d'ours et les conflits entre l'humain et l'animal ont progressé en Floride entre 2005 et 2013[41][42]. À la suite d'une revalorisation importante du budget consacré à l'ours par la FWC en 2013[8], le nombre d'observations s'est stabilisé et les incidents ont diminué[41]. La FWC a diffusé une série de recommandations destinées à dissuader les ours de s'attarder dans les zones habitées[43].

La mesure la plus primordiale consiste à bloquer tout accès aux denrées alimentaires, en particulier les aliments destinés aux animaux de compagnie ou au bétail. Dans les quartiers résidentiels, plusieurs mesures ont fait leurs preuves : entreposer les poubelles dans les garages ou équiper leurs couvercles de verrous, proscrire les mangeoires extérieures pour oiseaux ou animaux sauvages, et éviter de laisser traîner des gamelles de nourriture à l'extérieur[44]. L'installation de clôtures électriques permet également de sécuriser efficacement le pourtour des propriétés contre les intrusions. La récolte précoce des fruits mûrs et des légumes du potager dans les zones périurbaines et rurales, ainsi que le nettoyage systématique des barbecues d'extérieur, contribuent aussi à limiter les contacts inopinés avec les ours. Enfin, l'usage d'alarmes sonores à détection de mouvement s'est montré concluant pour effrayer et faire fuir les intrus[45].

Initiatives législatives

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Le 11 décembre 2015, le sénateur Darren Soto dépose le projet de loi S.B. 1096 intitulé « Florida Black Bears »[46]. Une proposition identique à la Chambre des représentants, le H.B. 1055[47], est introduite par le représentant Mark Pafford. Ces projets prévoyaient d'imposer à la FWC, au département de l'Agriculture et des Services aux consommateurs de Floride ainsi qu'au département de la Protection de l'environnement de Floride la création d'un fonds spécial au sein du fonds fiduciaire pour la faune non gibier (Non-Game Wildlife Trust Fund). Ce compte visait à subventionner l'achat de conteneurs à ordures anti-ours et à financer des mesures de préservation de leur habitat, tout en exigeant des initiatives de conservation accrues. Aucun de ces deux textes n'a toutefois été examiné par la première commission parlementaire saisie, et tous deux sont devenus caducs en commission.

Le 24 janvier 2017, la représentante Amy Mercado introduit à la Chambre le projet H.B. 491[48]. Le 6 février 2017, le dossier est renvoyé devant le sous-comité des ressources naturelles et des terres publiques, le sous-comité des crédits à l'agriculture et aux ressources naturelles, ainsi que le comité sur la responsabilité gouvernementale. N'ayant pas fait l'objet d'auditions lors de son passage en première commission, il est classé sans suite. Parallèlement, le 28 février 2017, la sénatrice Linda Stewart dépose au Sénat le texte jumeau S.B. 1304[49]. Renvoyé devant le comité pour la conservation et la préservation de l’environnement ainsi que deux sous-comités aux crédits, il reçoit un avis favorable assorti d'amendements le 19 avril 2017, avant de finalement s'éteindre lors de son examen par la deuxième commission.

Le 6 décembre 2018, Linda Stewart présente une nouvelle initiative, le projet de loi sénatorial S.B. 134 (« Florida Black Bears »)[50]. Le dispositif entendait interdire formellement à la FWC d'autoriser la chasse récréative de femelles accompagnées d'oursons pesant moins de 45 kg dans le cadre d'un permis de chasse ; il prévoyait également des peines contre la récolte illégale des baies de palmier nain sur les terres publiques et proscrivait le recours au brûlage dirigé dans certains habitats désignés à des périodes précises de l'année. Faute d'examen en première commission, le projet a été abandonné.

Le 13 février 2019, Stewart dépose le S.B. 988 (« Florida Black Bears/Endangered and Threatened Species Act »)[51], demandant à la FWC d'évaluer la réinscription de la sous-espèce sur la liste locale des espèces menacées. Le texte n'a pas été auditionné et est mort en commission.

Le 18 février 2019, le sénateur Jason Pizzo dépose le S.B. 1150 sur la protection de la faune sauvage (Wildlife Protection)[52]. Ce texte visait à prohiber l'importation, l'achat, la vente et la distribution d'ivoire et de cornes de rhinocéros, tout en criminalisant la possession, les blessures volontaires, les tirs, la capture ou le commerce des ours noirs de Floride en tant qu'infraction de niveau 4 passible de sanctions pénales et civiles. Le projet a également expiré sans être auditionné en commission.

Sur le plan fédéral, diverses associations environnementales floridiennes guidées par le Center for Biological Diversity ont déposé une pétition en 2016 auprès du département de l'Intérieur des États-Unis demandant l'inscription de l'Ours noir de Floride sur la liste de l'Endangered Species Act[53]. Le Fish and Wildlife Service a rejeté la requête[54], jugeant que les mesures de gestion et de protection déployées par l'État de Floride demeuraient suffisantes[53].

Notes et références

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Références

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Bibliographie

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Document original

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Voir aussi

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Liens externes

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