Usine Tréfimétaux de Dives-sur-Mer
L'usine Tréfimétaux est une partie subsistante d'une ancienne usine métallurgique située à Dives-sur-Mer, dans le département français du Calvados.
| Destination initiale |
Usine |
|---|---|
| Destination actuelle |
Centre culturel |
| Fondation | |
| Propriétaire | |
| Gestionnaire |
Tréfimétaux (- |
| Patrimonialité |
| Adresse |
|---|
| Coordonnées |
|---|
L'usine, installée en 1891, « [change] profondément la physionomie de la cité et [marque] son histoire d'une empreinte indélébile » selon l'historien Jean Quellien. Elle reste ouverte pendant environ un siècle, l'activité s'étant maintenue jusqu'en 1986. L'histoire de la ville et celle de l'usine au XXe siècle sont étroitement mêlées, tout en s'inscrivant dans les grands événements de l'histoire économique et sociale de la France.
La ville change radicalement avec l'usine, et est marquée durablement par le développement démographique très important en quelques décennies, qui n'est pas sans poser des problématiques d'équipements. L'usine marque également l'espace urbain avec le développement de cités ouvrières destinées à loger une partie de ses salariés, l'habitat transcrivant les hiérarchies existantes dans l'entreprise. Pendant un siècle, la ville subit les conjonctures économiques d'autant plus que l'usine concentre alors à elle seule les emplois salariés, toute évolution défavorable ayant très vite un impact social. Au début des années 1980 la fermeture est actée et sera effective en 1986.
Les bâtiments sont détruits très vite après la fermeture, sauf l'édifice de bureaux et le beffroi, inscrit comme monument historique en 2007 et considéré désormais comme « historique et emblématique de l’histoire ouvrière de la ville ». L'ensemble préservé fait l'objet d'une vaste restauration au début des années 2020, abritant après la vaste réhabilitation achevée en l'école de musique intercommunale ainsi que le Centre national des arts de la marionnette. En 2026, c'est l'esplanade rebaptisée Francis-Giffard du nom de l'ancien maire et ouvrier de l'usine, qui est réhabilitée afin d'offrir avec la médiathèque un pôle culturel d'envergure.
Localisation
modifierLe monument est situé dans le département français du Calvados, à Dives-sur-Mer à l'entrée du complexe désormais dénommé Port-Guillaume. À l'époque de l'usine, l'édifice est situé à l'entrée du complexe industriel[A 1].
Dives se distingue à l'époque de l'usine des autres communes proches le long de la côte, « plus ou moins mondaines », avec une population relativement stable toute l'année[H 1]. Ce constat reste valide plus de soixante-dix ans après l'étude du géographe Henri Elhaï (1920-1969).
Historique
modifierSite emblématique de l'histoire de la métallurgie dans le Calvados et conséquences pour Dives
modifierEugène Secrétan avant 1890
modifier
La volonté de construire des usines en dehors des sites urbains avait comme objectif de limiter les concentrations de populations ouvrières[G 1]. Le futur site de l'usine dénommé « Les Salines », composé de marais et de sable, est vendu par la propriétaire à des investisseurs en 1870, puis revendu à la commune qui procède à une nouvelle transaction en faveur de Pierre-Eugène Secrétan[G 2].
L'usine est créée en 1891 par Eugène Secrétan[A 1] (1836-1899). Autodidacte, il dirige la Société industrielle et commerciale des métaux qui s'occupe de plomb, cuivre et étain et est composée de six sites pour un total de 3 000 ouvriers. Ruiné par une spéculation en 1889 dont il est rendu responsable[F 1], il décide de se relancer[D 1]. En 1874, il fournit en cuivre la cartoucherie de Jules Gévelot et en 1878 il donne plusieurs dizaines de tonnes de cuivre à Auguste Bartholdi lors de la réalisation de la Statue de la Liberté[F 2]. En guise de remerciements, Auguste Bartholdi réalise un buste de lui en 1879[E 1].
Il acquiert des usines et des quantités de cuivre importantes, la spéculation entraînant en 1887 un krach dit « des métaux ». Condamné à six mois de prison, il sort six semaines après, mais perd ses biens, propriétés et collection d'art[F 3].
Nouveau projet et choix d'installation à Dives
modifierPierre-Eugène Secrétan s'associe pour le projet industriel avec des partenaires anglais, dont l'ingénieur Elmore, de Leeds[B 1], pour produire des éléments de cuivre et des tubes[D 1], selon un procédé nouveau[C 1], par électrolyse[B 1] au lieu du procédé de galvanoplastie qui donnait des résultats médiocres[D 1]. L'entreprise Elmore's French Patent Copper Depositing Cy limited est fondée et Pierre-Eugène Secrétan en est le directeur[D 1].

Pour la nouvelle activité, les entrepreneurs ont besoin d'un site proche d'Angleterre d'où sont issus le métal brut et également le combustible, le charbon. Pierre-Eugène Secrétan hésite entre Trouville et Dives[D 1]. Il achète 25 hectares au sud de l'estuaire de la Dives au prix modique de 1 franc le mètre carré[D 2], la proximité d'un port et d'une voie ferrée ayant emporté sa décision[C 2]. Le site est localisé dans une zone humide et un canal parallèle à la rivière contribue à l’assèchement[D 2].
La municipalité se montre intéressée par l'installation, la commune n'ayant pas attiré d'investisseurs dans le domaine balnéaire du fait d'un cordon littoral insuffisant. Elle se trouve ainsi dans une situation économique complexe car la ville et son port végètent[D 2]. Les activités dominantes sont la pêche et l'agriculture, cette dernière étant en déclin du fait du développement de l'élevage dans le pays d'Auge[H 1]. La ligne de chemin de fer de Dives à Mézidon, permettant le lien avec la ligne Paris-Caen-Cherbourg, existe dès 1879[F 4].
Production industrielle
modifierLes travaux débutent en 1891. La production démarre en avec une fonderie de cuivre, un atelier d'électrolyse, un atelier d'étirage et une centrale électrique[D 3]. La centrale thermique à charbon est approvisionnée par train du fait du tonnage trop faible du port[D 4]. Les aménagements du port resteront sans suite, du fait de l'envasement et de l'ensablement de l'estuaire[F 5].
La production industrielle débute en avec environ 30 tonnes par mois[D 5]. Les méthodes utilisées assurent une production de qualité[C 3], sortent de l'usine des feuilles de cuivre, des barres et des tubes[B 1]. Cette première société manque de capitaux et l'augmentation du printemps 1892 échouant[D 5], elle est liquidée dès 1893 et remplacée par une autre société dirigée par le même Pierre-Eugène Secrétan[C 4]. Cette nouvelle société, française[D 5], adopte le nom de la « Société Française d'Électro-Métallurgie » (SFEM)[G 2].
En 1897, un atelier de laminage et de tréfilerie est créé[D 3]. À partir de 1900, l'usine produit du laiton et, en 1906, un atelier de douillerie est créé. L'étain et l'aluminium rejoignent les productions en 1909-1910, et le duralumin en 1912. Le maillechort et le cupronickel rejoignent la production dans les années 1920[D 3].
Un atelier de laminage est installé en 1917 pour répondre aux besoins de l'armée[D 3]. Une vaste restructuration a lieu en 1930 avec un développement de l'étirage et la création de nouveaux équipements, une fonderie, un atelier de laminage et une centrale thermique[D 3].
- Données économiques
- Production (1894-1911).
- Bénéfices nets (1894-1925).
- Entrées et sorties des marchandises du port de Dives (1872 -1939).
Transformation de la petite ville
modifier
La transformation de Dives en cité industrielle et ouvrière est une « anomalie (...) sur cette côte vouée à la villégiature et aux bains de mer »[G 2]. L'installation de l'entreprise dénote dans un contexte voué au tourisme balnéaire depuis le Second Empire[C 5], en particulier Cabourg et Houlgate[B 1]. Le bourg compte 1 097 habitants en 1886 et 1 441 en 1891[H 1].
Outre les ateliers et les bureaux, dont le beffroi[B 1], le complexe comprend des bâtiments d'habitation destinés au personnel (ouvriers, contremaîtres) et au propriétaire[1]. L'entreprise comporte une centrale thermique fonctionnant à la houille parvenant sur place par le port de Trouville puis par le rail, via la ligne Lisieux-Mézidon[C 3].

L'usine qui accueille environ 300 ouvriers se voit dotée d'une première cité ouvrière au sud-ouest, comprenant une trentaine de maisons et des réfectoires[D 5]. Le paternalisme est pratiqué[F 6]. Le logement est un problème dans la ville du fait d'une trop faible capacité d'accueil. En 1896, des logements destinés aux agents de maîtrise sont édifiés ainsi qu'une nouvelle cité ouvrière d'une trentaine de logements, Nouméa, bientôt détruite pour faire place aux ateliers en pleine extension[D 6]. En 1897, une centaine de logements est édifiée, puis encore 120 en 1900, un peu plus loin de l'usine. Aux intersections des rues sont édifiées des maisons de contremaîtres[D 7]. Il n'y aura jamais plus de 270 logements, et la carence en logements aboutit à des solutions palliatives dont la transformation en logements des réfectoires[D 7]. Les problèmes de logement génèrent sous-location et déplacements, car de nombreux ouvriers vivent hors de la ville[D 8]. Les cités ne comportent ni trottoirs, ni système d’égout ou d'eau courante, avec une pompe destinée à une cinquantaine de logements. Les familles nombreuses et les tailles des maisons généraient une promiscuité[D 9]. En 1913 un programme de 400 logements localisés à l'ouest de la ville est lancé, avec un effort qualitatif, même si les bâtiments abritent quatre familles[D 10].

La ville est séparée de l'usine pendant quelques années, le canal de dessèchement et des champs les séparant[D 11]. La municipalité s'inquiète des changements profonds occasionnés par la croissance de l'usine, la querelle se cristallisant autour des charges relevant de l'une ou l'autre, dont les dépenses d'éducation qui augmentent fortement. Même si les recettes de la commune augmentent, les flux financiers vont plutôt vers l'enseignement libre que les écoles laïques[D 12]. La vie politique locale s'articule entre « ceux de la Cité contre ceux des cités », mais le rôle des ouvriers dans la vie publique reste minoritaire même si aux élections municipales de 1904 la moitié des candidats travaille à l'usine[D 13]. La voirie, l'alimentation en eau ou les eaux usées du secteur des cités ouvrières sont négligées tant par la municipalité que par l'usine. L'eau doit être prise au puits et le linge doit être lavé à proximité du canal[G 3]. L'usine achète des sources en 1909 et la commune les reprend en 1915. La ville crée le service des eaux en 1953[F 7]. Les cités sont alimentées en eau par des pompes situées aux extrémités des rues[F 8]. L'eau courante n'arrive dans les cités que dans les années 1950[F 9]. Le canal devient un égout à ciel ouvert, une source d'infections à tel point que la ville subit une épidémie de diphtérie en 1904 ou de dysenterie en 1921[D 14].
Croissance démographique
modifier
La construction du complexe industriel entraîne une croissance démographique très rapide de la commune. De 1 097 habitants en 1886, puis 1 400 en 1891[E 1], puis 3 000 en 1905[G 3], la population passe en une vingtaine d'années à environ 4 000 habitants[A 1].
Le personnel est d'abord issu de la localité et des journaliers agricoles pour les missions les moins qualifiées, tandis que les rôles les plus qualifiés sont confiés à des personnes issues de régions davantage industrialisées[D 15]. Avec de longues journées et un travail difficile[F 6], l'entreprise a du mal à fidéliser ses ouvriers, avec des départs d'un agent sur deux en quelques années ; elle décide donc d'employer des personnes issues de contrées plus lointaines. En 1911, deux tiers des ouvriers viennent de Basse-Normandie, 14 % de Haute-Normandie et Bretagne, 20 % des autres départements. Les personnes sont essentiellement des hommes jeunes, et il y a peu de travail pour les femmes[D 16]. Nombreuses pendant la première guerre mondiale, les femmes sont minoritaires à la fin de 1978[F 10]. En outre, des ouvriers viennent de l'étranger : Maroc, Russie, Pologne, Italie, Algérie, Portugal[E 1]. Au tout début, les Marocains sont affectés aux constructions des bâtiments et à la pose de pieux dans le sable. Ils sont logés dans Nouméa, cité localisée dans l'usine et qui comprend également une mosquée. Les Polonais sont allés en Normandie jusqu'aux mines de Soumont et à Colombelles[G 2]. Les infractions relevées par l'inspection du travail de 1895 à 1909 ne concernent que trois fois Dives, avec cependant des motifs graves, car il s'agit de dépassements des horaires de travail et de non-respect des repos pour les ouvriers de moins de 18 ans[F 10].
La superficie de l'usine passe de 1,5 à 5 ha[D 15]. Des années 1890 à la veille de la Première Guerre mondiale l'effectif passe de 300 à 1 200 ouvriers[D 15]. L'effectif des ouvriers atteint 1 500[Quand ?], logés dans des cités ouvrières bâties à proximité[A 1]. L'effectif passe à 2 000 en 1917 puis 1 800 dans les années 1930[E 1].
L'usine construit de nombreux logements pour le personnel[C 6]. Des cités ouvrières sont bâties de 1891 à 1914, en remplacement des plus anciennes. Il s'agit de maisons jumelles pourvues d'un jardin. Les cités sont localisées en face de la cité historique avec comme frontière un canal d'assèchement. Outre le fait de s'attacher la main d’œuvre, les cités offrent enfin un « logement décent aux ouvriers » avec cave, jardin et espace habitable[G 3]. De nouvelles cités sont bâties au sud, les cités blanches et les cités rouges[G 4]. Les logements sont mis à disposition des ouvriers avec la contrepartie d'une retenue sur leur salaire[F 11]. La constitution des cités permet de densifier l'habitat[F 12]. Les cités ouvrières possèdent dès le départ des toilettes[F 13]. Dans les années 1930 l'usine de Dives loge 60 % de son personnel, soit le double de personnel logé par des hauts fourneaux[F 14]. Le canal de dessèchement des marais est « une frontière géographique, historique, sociale mais aussi physique »[F 15].
Des jardins ouvriers sont situés à proximité des cités rouges et des cités blanches[F 16]. L'usine est très présente dans la vie quotidienne des habitants des cités : travaux dans les cités, entretien des rues, collecte des ordures ménagères, dispensaires et également prise en charge pour transports et loisirs culturels[F 17]. L'entreprise organise des colonies de vacances où elle rassemble les enfants des divers sites. La ville met en place des colonies après l'arrivée à la mairie d'André Lenormand en 1953[F 18]. En 1899, l'usine crée la Fraternelle du Pays d'Auge, coopérative de production et de consommation. D'une centaine d'adhérents en 1900 l'effectif passe à 600 dans les années 1930. La Fraternelle ouvre une bibliothèque et une boucherie en 1917[F 19].
La croissance rapide de la population pose aussi la question de classes surchargées et de manque de locaux dans les écoles. Entre 1908 et 1912, les effectifs des classes dépassent parfois la centaine d'élèves. Un nouveau groupe scolaire ouvre en 1933, Colleville, mais rapidement surchargé. Un autre groupe scolaire, Langevin, ouvre à la fin des années 1950. Par la suite, des locaux préfabriqués complètent les équipements pour absorber la population scolaire[D 17].
Histoire des entreprises, histoire de la population 1891-1950
modifier1891-1914
modifier
Plusieurs sociétés se succèdent à partir de 1891[C 5]. La réputation des productions locales est établie dès 1892 avec des commandes importantes de la part des pouvoirs publics, ministère de la Guerre, ministère de la Marine, mais aussi de grands groupes comme le Creusot, les Chantiers de la Méditerranée ou des compagnies de chemin de fer[H 2]. En 1893, est fondée la Société Française d'Électro-Métallurgie (SFEM)[C 2] après le dépôt de bilan de la société Elmore[H 2], remplacée par la société d'électro-métallurgie de Dives en 1901[C 7]. L'entreprise grandit avec l'ajout de laminoirs et de tréfilerie[D 5]. Entre 1894 et 1899, la production passe de 1 300 à 5 500 tonnes[D 5]. Le fondateur de l'usine meurt le et ses gendres lui succèdent[F 20].
En 1900, l'usine étend son activité au laiton[D 5] et la même année, un buste en laiton du fondateur de l'usine, réalisé par Bartholdi est installé devant les bâtiments[E 1] sur un socle de granit. Placé devant le beffroi, il est déplacé devant les bureaux en 1927[F 6], actuelle médiathèque.
Une spéculation, puis une hausse du charbon et une baisse des cours du cuivre mettent l'entreprise en difficulté, les actions baissant fortement. Le conseil d'administration se retire en 1903[D 18]. L'entreprise élargit sa production et produit pour l'industrie d'armement avec l'installation d'une douillerie en 1906[D 18].

La prise de conscience de classe des ouvriers de l'usine est contrariée par les origines rurales, le poids de l'église et le turn-over des salariés. Une chambre syndicale est installée à Dives en 1904[D 19]. L'usine connaît des mouvements de grève en 1906, 1936 et 1968[E 1]. La grève de 1906 connaît « un échec cuisant » du fait de la crainte d'être renvoyé[F 21].
Le mouvement social de 1906 débute le dans un atelier de laminage avec 150 ouvriers qui cessent de travailler[D 20]. 600 ouvriers accompagnés de leur famille défilent dans la ville en chantant l'Internationale[D 21]. Des premières exigences politiques sont remplacées par des demandes d'augmentation, « requête totalement exagérée » selon le conseil d'administration de l'usine alors que cette même année sont enregistrés des « bénéfices records »[D 22]. L'usine est fermée le . La grève est terminée le [D 23]. 228 ouvriers sont licenciés dont une cinquantaine habitant dans les cités[F 22]. La chambre syndicale est dissoute[D 23]. L'échec du mouvement de 1906 brise les velléités de revendications sociales jusqu'en 1936, la population ouvrière faisant preuve d'« une docilité exemplaire »[D 23].
Un grave incendie a lieu dans l'entreprise en 1903[C 8], puis un nouveau sinistre touche 10 000 m2 en [C 9]. Ce dernier sinistre occasionne 10 millions de francs de dégâts avec une reconstruction de la centrale et des ateliers d'étirage et électrolyse[D 15]. L'usine met en place une compagnie de sapeurs-pompiers[F 23].
En 1910, un quai sur la Dives permet de recevoir des livraisons par voie maritime[B 1]. L'appontement fait passer le trafic du port de 1 000 tonnes en 1909 à 13 000 tonnes en 1911, le port étant bientôt ensablé[D 24]. En 1909, l'entreprise produit du laiton, de l'étain, puis du plomb, et fer[C 9], puis de l'aluminium l'année suivante[D 18]. En 1912, l'entreprise est pionnière en France pour la production de duralumin, alliage d'aluminium et de cuivre[B 1],[D 18].
Le cuivre brut et le charbon proviennent de Grande-Bretagne[C 10]. Le cuivre parvient à l'usine par bateau du Havre puis par voie ferrée. Le minerai provient du Chili et du Pérou, et les déchets d'électrolyse sont jetés à la Dives[G 4].
La productivité augmente fortement, passant de 5 500 tonnes en 1899 à 13 500 tonnes en 1911, à effectifs à peu près constants. L'essentiel de cette progression passe par des cadences plus élevées et des horaires de travail plus importants, comme le souligne une visite d'inspection du travail en 1906 qui souligne « un nombre considérable de contraventions particulièrement graves »[D 15]. En 1914, l'usine divaise « est la plus importante du Calvados »[D 15]. 1 200 ouvriers sont à l'usine en 1912[F 24]. La superficie occupée par l'usine est alors passée de 1,4 ha à plus de 5 ha[D 15].
1914-1929
modifierDe 1912 à 1930 ce sont des « années d'euphorie »[C 9]. Pendant la guerre l'usine travaille essentiellement pour l'armement[D 25] et fait appel à la main d’œuvre féminine et étrangère, « ressource indispensable pour répondre aux besoins pendant et après la guerre »[F 24]. En 1916 elle « tourne à plein régime ». Sont produites 400 000 douilles par mois de 75 mm ou 155 mm[F 25]. L'effectif dépasse les 2 000 salariés[D 25] cet effectif étant atteint en 1917 et 1 800 dans les années 1930[E 1].
Une cinquantaine de prisonniers allemands sont affectés à la manutention à l'automne 1916. La même année, les femmes représentent un quart de l'effectif total avec 450 salariées[D 25]. En , 388 ouvriers marocains sont présents dans l'usine, « surveillés par six soldats », et logés dans des baraquements de bois. La coexistence avec la population divaise est problématique[D 26]. La population réagit de façon diverse à cette présence dans la commune. Les autorités prennent des mesures pour limiter leurs sorties le soir, dans les cafés ou à Cabourg et Houlgate. L'effectif des ouvriers marocains diminue et passe de 190 en à 66 au début de l'année suivante[F 26]. 202 Belges sont présents en [F 27]. Après la guerre de nombreux Polonais viennent s'installer à Dives, d'abord dans le cadre d'une immigration de travail célibataire puis familiale. 67 logements qui leur sont destinés sont construits en 1930[F 28]. La communauté polonaise maintient ses traditions culturelles et religieuses au travers d'une école spécifique[F 29]. Des Portugais s'installent dans la commune et travaillent dans l'usine ou sur les chantiers des cités. Parmi ceux-ci Euclides da Costa Ferreira, créateur de la maison bleue, qui s'installe sur la commune après la fin du second conflit mondial[F 30]. En 1930, l'effectif des ouvriers d'origine étrangère est supérieure au tiers des effectifs et 40 % des ouvriers restent originaires du Calvados[D 27]. En 1931, la ville compte 5 577 habitants dont 1 459 étrangers[D 27].
Les bénéfices nets quadruplent entre 1912 et 1917 et les dividendes sont multipliés par deux[D 28]. Ils restent « corrects » après la Première Guerre mondiale[C 11]. L'usine produit jusqu'à 400 000 douilles de 75 par mois, la main d’œuvre se féminisant[G 5]. En 1917, l'usine accueille 2 147 ouvriers[F 31]. En une demande d'augmentation salariale se heurte à une fin de non-recevoir de la part de la direction, une augmentation minime est cependant imposée par le gouvernement[D 28]. Les conditions de travail demeurent rudes, avec des semaines de 60 heures[D 29]. Après un syndicat qui existe de 1904 au mouvement social de 1906, une section CGT est créée après la première guerre mondiale avec 600 à 800 membres[F 32]. Les mouvements sociaux restent faibles[D 30].
Après la fin de la guerre, les effectifs diminuent et se portent à 1 300 ouvriers, la Société d'électrométallurgie de Dives est absorbée par la Compagnie générale d'électrométallurgie en 1919[H 2]. La reprise est vigoureuse et les années 1920 sont fastes. De nombreuses actions sont émises et des prises de participation dans d'autres entreprises sont réalisées. La production s'élargit, au cuivre, à l'étain au laiton s'ajoute le nickel et le maillechort. Les ateliers sont modifiés et une nouvelle centrale électrique est installée[D 31].
En 1926 des fours électriques sont installés et en 1929 les ateliers sont agrandis ainsi que la centrale thermique, consommant mensuellement 800 tonnes de charbon[C 10]. Avant la crise de 1929, l'usine est « une affaire prospère et prudemment gérée »[C 10]. Au début des années 1930, les baraquements marocains sont remplacés par des bâtiments en briques creuses comportant une quarantaine de logements destinés à une centaine d'ouvriers[F 33].
Le logement du directeur quitte le beffroi pour une location à Cabourg et est transformé en dispensaire en 1927[D 32]. Le club de football créé en 1929 est subventionné par l'usine[D 33].
Grande dépression
modifierLa production de l'usine est de 18 000 tonnes en 1929 avec 1 800 ouvriers au début des années 1930[D 34]. En 1930, l'usine compte environ 1 700 salariés[H 3]. L'effectif employé à Dives était passé de 1 566 en 1930 et 1 242 en 1934 selon Philippe Dupré[C 12].
La crise des années 1930 touche la France avec un peu de retard et se matérialise par un effondrement des cours du cuivre[C 13]. Du fait d'un déficit et de l'absence de dividendes, la société d'électro-métallurgie de Dives est dissoute le [C 14].
En 1933, une fusion entraîne la création de la Compagnie générale d'électro-métallurgie qui gère aussi les sites de Rai et Tillières-sur-Avre. Les salaires baissent de 10 % et une centaine d'ouvriers sont licenciés en puis autant le mois suivant[D 35]. Les ouvriers polonais et originaires d'Afrique du Nord sont licenciés[F 31]. Les ouvriers originaires d'Afrique du Nord passent entre les années 1930 et 1950 de 134 à 55[F 34]. En 1936, la commune abrite une cinquantaine de foyers d'origine russe[F 35]. Suite à la victoire de Franco, des Espagnols s'installent à Dives et un comité est mis en place en 1939[F 36].

500 postes sont supprimés du fait de la Dépression[F 32], l'usine passant de 1 850 à 1 350 ouvriers entre 1931 et 1935[D 35]. Une marche de chômeurs organisée par une Union des chômeurs créée dans la ville l'année précédente[D 36] sur Caen est organisée en [F 37]. Un meeting de protestation contre l'arrivée de Hitler au pouvoir en Allemagne et la crise du 6 février 1934 entraîne dès le un meeting au cinéma Dives-Palace[D 37].
Front populaire
modifierL'arrivée au pouvoir du Front populaire pourrait sembler sans conséquence car les sept sièges de députés du Calvados sont pris par la droite[D 38]. Toutefois, les grèves de 1936 sont « particulièrement importantes à Dives[F 38] »[F 31]. Le mouvement de grève débute le à Dives et l'usine est occupée pendant six jours[F 39]. Le calme règne dans l'usine, les cadres peuvent venir et les ouvriers nettoient les ateliers et les machines. La musique est présente, avec des bals organisés[D 39]. Les femmes doivent quitter l'usine tous les soirs[D 39]. Pendant la grève, le travail continue dans les services administratifs situés dans les grands bureaux[D 40]. Le 9 et le le conflit social se termine avec une hausse de 22 % des salaires les plus bas[D 40] et un grand défilé dans la ville clôt le conflit social[D 41]. Les premiers congés payés des ouvriers de l'usine ont lieu en [D 42]
Le syndicat des ouvriers des métaux de Dives-sur-Mer est créé le dirigé par Émilien Dupuis de la CGT. Un autre syndicat minoritaire est affilié à la CFTC, le personnel d'encadrement se réunissant au sein d'une amicale[D 43]. Avec la grève « les moutons sont devenus des lions » et les ouvriers utilisent dès le premier semestre 1937 la grève perlée pour obtenir des hausses de salaires rendues nécessaires par l'inflation[D 44]. Dans le reste du département, le mouvement de grève se prolonge jusqu'à l'automne[D 43].
L'usine accroît sa production à la suite des menaces de guerre des années 1930[C 14]. La fin du Front populaire est actée en 1938 et le gouvernement Daladier remet en cause les conquêtes sociales de 1936. En réaction, une grève générale est menée le : malgré un taux de grévistes de 90 % des ouvriers à Dives, elle échoue et des militants sont licenciés[D 45].
Usine dans la seconde guerre mondiale et l'immédiat après-guerre
modifierÀ partir de la production de l'usine est destinée à la guerre[D 46]. Entre et l'armistice de juin 1940, 3 000 ouvriers sont affectés à la production de cartouches et obus, jusqu'à 2 500 t/mois[D 46]. L'installation électrique est sabotée avant le départ des troupes françaises[G 6]. Le , l'usine s'arrête après l'arrivée des troupes allemandes, sachant que l'arrêt de son approvisionnement en charbon et en cuivre depuis l'Angleterre la condamne au chômage[D 46]. Les machines sont démontées et envoyées en Allemagne[B 1], tandis que les ouvriers sont transférés à Tillières-sur-Avre pour contribuer à l'effort de guerre nazi[G 6]. L'usine de Dives ne contribue qu'à la production de pièces détachées[G 6]. Environ 1 300 employés sont licenciés[F 40] et survivent d'aides octroyées par la mairie[D 46].
Plusieurs centaines de chômeurs sont employés mais 900 restent sans travail fin 1940. En , un comité de chômeurs est créé. Il est animé par Gaston Manneville, qui est rapidement, avec d'autres activistes, signalés à l'administration vichyste et surveillés[D 47]. 178 chômeurs sont transférés à Lorient sur injonction de l'occupant et la plupart sont autorisés à rentrer chez eux faute de besoin en main d'œuvre sur place[D 48]. L'usine distribue du charbon pendant le dur hiver 1940-1941[D 49].
Les chômeurs sont accueillis dans un centre de formation installé dans l'usine fin 1940, remplacé par un centre de jeunesse en . Le volontariat pour aller en Allemagne n'obtient guère de succès et est remplacé par le STO. En 1942, une tentative de reprise de l'activité en 1942 échoue du fait de l'envoi de salariés en Allemagne[D 46] et il subsiste une centaine de chômeurs[D 50].
En 1944, l'usine est bombardée par l'aviation alliée[D 51] qui vise les casemates construites par l'occupant[B 1]. Plusieurs bâtiments de l'usine sont détruits, notamment la centrale électrique[note 1], détruite par les Allemands en retraite[D 52]. Dives subit moins de destructions que d'autres villes de la région[F 41], même si des victimes sont à déplorer et qu'il ait fallu évacuer une grande partie de la population vers les campagnes[D 51]. Le directeur de l'usine, Marcel Robert, accusé d'avoir poussé des ouvriers à aller travailler en Allemagne, subit la vindicte de la population[D 53]. Les ruines de l'usine sont déblayées et l'outil de production remis en service[D 52]. L'usine redémarre avec 500 ouvriers durant l'été 1945[F 42] et l'effectif approche les 1 000 ouvriers à la fin de la même année[D 52]. Après le second conflit mondial, l'effectif employé passe à 1 500 en 1947 puis chute à 1 226 en 1953[F 43].
La guerre n'interrompt pas les « manœuvres financières »[D 46]. En 1943, la Compagnie générale d'électro-métallurgie fusionne avec l'Aluminium français et la Société du Duralumin et prend le nom de CEGEDUR, Compagnie générale du Duralumin et du cuivre[G 7], complexe gérant 8 usines, 5 000 ouvriers dont 1 400 à Dives en 1952[C 14]. La concentration permet « un meilleur équilibre des fabrications et des ventes, le cuivre et l'aluminium ayant des utilisations complémentaires »[H 2].
Après la guerre, un conflit social du fait des salaires faibles et de l'inflation a lieu en [D 52]. L'usine connait une vingtaine de conflits sociaux entre 1946 et 1953 sur des motifs locaux mais aussi nationaux. L'année 1947 connaît des conflits plus politiques dans un contexte de guerre froide et de renvoi des ministres communistes du gouvernement[D 54].
Temps du déclin et réhabilitation d'un marqueur du territoire
modifierAnnées 1950 et 1960
modifier
Le début des années 1950 est difficile dans l'usine du fait du contexte économique et la stratégie menée par la direction pour répondre à ce contexte, avec une modernisation de l'outil de travail et une accélération des cadences demandées aux salariés. Une meilleure productivité et des commandes stables aboutissent à des licenciements, le chômage est à nouveau présent à Dives. L'effectif des ouvriers passe de 1 500 à 1 250 entre 1950 et 1953[D 55]. La période des licenciements débute alors[D 56]. Le chômage est d'autant plus grave que Dives n'offre pas d'emploi alternatif aux travailleurs licenciés[H 5]. Des ouvriers de Dives sont toutefois embauchés à la SMN[D 57]. En 1952 28% des ouvriers de CEGEDUR soit environ 1400 travaillent à Dives[H 4]. Au début des années 1950 environ 40% des salariés travaillent sur le site depuis plus de 15 ans[H 6].
L'entreprise ne compte que 900 ouvriers dans les années 1950 et 1960[A 1]. L'usine est reprise par le groupe Péchiney-Ugine-Kuhlmann sous le nom de Tréfimétaux[C 12]. L'entreprise tente de se diversifier avec une production plastique[B 1] en 1956[F 43]. En 1963, l'usine produit 70% du laminage de cuivre du pays. Vers 1960 l'usine emploie environ 2 000 ouvriers[G 7].
En 1953, la commune élit un maire communiste, André Lenormand, résistant et déporté[D 58], et atteint 6 000 habitants en 1962[E 1]. André Lenormand est élu conseiller général puis député ; Francis Giffard lui succède en 1984[G 8].
Cegedur devient Tréfimétaux en 1967 avec la fusion de Tréfilaminoir du Havre et la compagnie française des métaux[D 57]. Avec la fusion Cegedur et Tréfimétaux la production divaise concerne les laminés et les tubes. La production de plastique est envoyée à Nevers[G 7]. La ligne de chemin de fer Mézidon-Dives ferme en 1969 et le transport de marchandises se fait par route[F 4].
De 1956 à 1976 l'usine produit des tubes plastique. Dans les années 1970 l'usine couvre 22 ha dont 8 ha d'ateliers et diverses installations[D 3].
En 1976 l'atelier de fonderie comprend 75 ouvriers et 10 agents de maîtrise[D 59]. L'étirage comporte au même moment 180 ouvriers et 17 agents de maîtrise[D 60]. Le laminage emploie pour sa part 220 ouvriers et 24 agents de maîtrise[D 61].
La paye était versée en quinzaine et les femmes venaient chercher leur époux le jour de paye[D 62]. Entre 1959 à 1971 le nombre d'accidents de travail oscille entre 154 et 203 par an[F 44], chiffre pas du tout comparable au début des années 1950 où il était estimé supérieur à 150 par mois[H 3]. L'amiante est largement utilisée dans l'usine, et une centaine d'anciens salariés décède après la fermeture de 1986. Un Collectif des victimes de l'amiante de Tréfimétaux est créée en 2001[F 45].
Années 1970 et 1980
modifier
Le canal de dessèchement des marais de la Dives est busé et comblé en 1962 et est transformé en boulevard Maurice-Thorez en 1976[E 2]. Entre 1972 et 1974 l'activité de l'usine est soutenue, avec une embauche de 50 salariés par an. L'embellie s'arrête dès et la décision de chômage technique prise par la direction entraîne un conflit social[D 56]. L'atelier plastique ferme en 1975[D 56]. Un plan social prévoit la suppression de 550 emplois dans le groupe Tréfimétaux[D 56]. La production mensuelle de laminé de cuivre est encore de 2 000 tonnes[D 56]. L'usine et l'estuaire de la Dives sont présents sur la vue générale qui débute le film Le Gitan de José Giovanni[E 3], sorti le . En l'usine produit encore 3 000 tonnes de tubes de cuivre et 100 tonnes de plaques métalliques. 920 salariés sont présents à cet instant à Dives[D 63].
En 1980 la centrale électrique de l'usine est détruite[D 64]. Il y a du chômage technique et des grèves en 1980-1981[D 63]. Un nouveau laminoir finisseur à froid[D 63] est installé le [F 43]) et la production est en repli en dépit d'investissements[G 7] réalisés en 1982[G 9]. Le nouveau laminoir pèse 3 000 tonnes et occupe 1 500 m2[D 63].
En l'usine est partagée en deux entités autonomes. Pechiney-Ugine-Kuhlmann est nationalisée mais l'objectif de restructuration à l'échelle européenne avec fermeture des productions non rentables demeure[D 65]. En 827 salariés sont dans l'usine et un peu moins de 700 dès juin[D 66].
L'usine ferme en 1986, fermeture annoncée le [B 1],[D 67]) alors qu'elle emploie encore 930 ouvriers[F 43]. L'annonce de la fermeture, « véritable traumatisme pour tout le monde », intervient alors que Francis Giffard est maire depuis quelques mois seulement[D 65]. L'usine est alors la « mono-industrie de la ville ouvrière »[D 67]. Les ressources issues de Tréfimétaux représentent 80% de la taxe professionnelle perçue dans la commune et 50% des ressources totales si on y ajoute les taxes foncières[D 68].
La CGT reste dans une logique de lutte contre la fermeture jusqu'au bout, soutenue par les autres syndicats. En octobre la CFDT rencontre seule la direction[D 67]. En septembre un meeting organisé par la CGT aux portes de l'usine « constate le non-respect des engagements par le gouvernement de gauche » et la tenue de réunions séparées en dépit de la demande de réunions tripartites[D 69]. Un meeting est organisé sous les Halles médiévales le par le PCF[D 68]. Une réunion avec une délégation d'élus de la ville a lieu à la préfecture du Calvados le [D 68].

Après une opération ville morte le avec un cortège allant de Cabourg aux Halles de Dives, une délégation unitaire va à Paris à l'Assemblée nationale puis au ministère de l'industrie avant une réunion au siège de Tréfimétaux[D 70]. L'usine est occupée à partir du , « pour la dernière fois de son histoire »[D 71], qui se termine après intervention des CRS le [D 72]. Le buste en bronze de Secrétan est démonté le est conservé dans le local de la CGT pendant deux mois[F 46]. Le buste est déplacé par la suite à Sérifontaine, Courbevoie puis Paris[E 1]. La fermeture de l'usine, décidée initialement pour la fin de l'année 1985, a lieu au final un an plus tard le [D 73].

Les propositions de mutations ne sont pas toutes acceptées[D 74]. L'installation d'une entreprise Le Magnésium Industriel est actée sur une nouvelle zone industrielle en [D 75]. L'entreprise Eurocel s'installe à Dives en 1987[D 73]. L’État œuvre à la conversion industrielle de la ville, en facilitant l'aménagement de la ZAC des Grands-Prés et de la Vignerie[D 76]. Les ateliers de l'usine sont détruits en 1989[E 1]-1990[B 2]. Le bâtiment du beffroi est abandonné[B 3].
- Données économiques 1971-1983
- Profit brut avant impôts (1971-1981).
- Effectifs (1971-1982).
- Restructuration de juillet 1983.
Site après l'usine : une longue réhabilitation
modifier
Après la destruction de l'essentiel des bâtiments, un nouveau quartier est bâti ainsi qu'un port, Port-Guillaume[E 1], « réinventant sa façade maritime et se donnant des couleurs de station balnéaire ouverte au tourisme »[D 77]. Le port de plaisance occupe 5 ha et également de l'habitat permanent et secondaire, le secteur résidentiel comportant 1 100 logements[B 2], ainsi qu'un secteur commercial[G 10]. Le port de plaisance est construit sur la friche industrielle de 25 ha[G 10]. Port-Guillaume[A 1] est inauguré le [B 4].
La fermeture de l'usine entraîne une diversification des activités dans la ville[B 2]. Une passerelle est installée pour rejoindre Cabourg[D 77]. La ville reçoit un prix en , une « Marianne d'or » destinée à souligner la reconnaissance face aux efforts de reconversion[D 78].

Seuls les grands bureaux et le bâtiment possédant le beffroi sont conservés, avec un projet de réhabilitation longtemps discuté[2]. Le beffroi de l'usine est inscrit comme monument historique depuis le [1], en particulier ses façades et ses toitures[B 3]. Les grands bureaux deviennent la médiathèque de la ville en 2003[B 4]-2004[E 1]. Les cités ouvrières sont également conservées en grande majorité[F 1].

Le projet de réhabilitation du beffroi devait être bouclé en 2016, avec une mise en œuvre des marchés publics en 2017 et un début des travaux sur 2017-2018[2]. Il est finalement inauguré le . Le lieu devient un lieu culturel accueillant le Centre régional des arts de la marionnette et une école de musique[2],[B 3]. Un aménagement de l'espace longeant la voie ferrée est prévu[B 3]. L'esplanade Francis-Giffard dont les travaux débutent en est inaugurée le . La place est nommée selon le maire de 1983 à 2008, ancien ouvrier de l'usine de Dives[3]. L'espace du beffroi et la médiathèque forme ainsi un pôle culturel. La stèle aux victimes de l'amiante est replacée à l'ouest de l'esplanade[4]. L'inauguration de la stèle à son nouvel emplacement a lieu le [5]. Une statue est placée, réalisée en inox représentant un ouvrier de la fonderie par l'artiste Pierre-Ange Giannone[5]. L'association Un fleuve pour la liberté et sa présidente Christine Le Callonec collecte témoignages et documents et décide avec la municipalité conduite par Pierre Mouraret de proposer un parcours d'interprétation cheminant 5,5 km dans la ville[E 4].
Architecture
modifierBeffroi
modifierLe beffroi accueille initialement les bureaux et le logement du directeur[B 1]. Un dispensaire s'installe dans le secteur dévolu au directeur en 1927[B 5]. Les bureaux sont déplacés par la suite et le secteur transformé en « hôtel de l'usine »[B 3]. Le directeur et le sous-directeur sont logés alors à Cabourg[F 47].
Le beffroi appartient au style éclectique[B 4]. L'édifice est bâti en moellons, en briques et pierres[A 1] et silex. La toiture est en ardoise. L'édifice, « édifice de prestige », est « résolument ostentatoire ». Le beffroi mesure environ 16 m de haut, « lieu de pouvoir », il domine l'usine et l'habitat ouvrier situé à proximité, tout en signalant son autonomie par rapport à la tour de l'église et au siège de la municipalité[B 4],[F 48], « symbole d'un nouveau pouvoir qui s'affirme face à la mairie ou à l'église » selon Jean Quellien[D 5]. L'édifice comporte trois niveaux de 250 m2 et un sous-sol. Si les murs sont en bon état, l'intérieur de l'édifice est complètement à refaire en 2016[2].
Les horloges dont l'une est tournée vers la ville et l'autre vers l'usine[F 48] sont en céramique[B 4]. Elles proviennent des ateliers de Paul Garnier[F 48]. Elles ont fait l'objet d'une restauration soignée réalisée par une entreprise de Lisieux[B 3]. Les murs intérieurs étaient recouverts de palissandre[B 4].
Cités ouvrières
modifier
Les dirigeants de l'usine font construire des logements à destination des ouvriers, d'abord à proximité puis le long de la voie de chemin de fer. « deux mondes coexistent », celui de l'usine et du bourg historique séparé par le canal[E 1]. Les cités ouvrières ne répondent pas à des « utopies philanthropiques ou [des] préoccupations religieuses »[E 1]. Les ouvriers pouvaient bénéficier du logement mais une retenue était réalisée sur leur paye[F 11]. Les cités ouvrières bâties à la fin du XIXe siècle sont considérées comme bien étudiées et les rues étaient entretenues par un agent de l'usine, tout comme les maisons[D 79]. L'eau n'est pas encore disponible dans les maisons dans les années 1950 et il faut aller chercher à une pompe[D 79]. Les cités blanches datées des années 1930 sont plus confortables que les premières cités « très vite devenues obsolètes »[D 80].
La première cité proche de la Dives, inondable et peu confortable[E 5] située au nord de la voie ferrée n'existe plus, bâtie en 1891-1897 elle a été détruite en 1989[F 49],[F 12]. Une première cité appelée Nouméa avait été vite détruite afin de permettre le développement des ateliers[F 50]. Un autre ensemble de cités ouvrières est bâti entre voie ferrée et canal au début du XXe siècle[F 11]. Les cités proches de la Dives et de l'usine comportaient 129 logements[E 5]. Enfin entre 1913 et 1936 sont établies les cités rouges, blanches, vertes[F 11].

Les cités des rues Saint-Pierre, Sainte-Marguerite et Saint-Jacques comportent deux barres et 144 logements d'une superficie habitable d'environ 52 m2[F 51]. Aux extrémités des logements plus vastes sont destinés aux contremaîtres[F 51].
Les cités blanches sont bâties entre 1913 et 1916 avec une évolution qualitative. Chaque maison est divisée en quatre logements[F 52] d'environ 53 m2 ou 63 m2[F 53]. Des barres de logements destinés initialement à des ouvriers seuls sont construites dix ans après[F 54]. Les cités rouges sont bâties non loin des marais en 1926, 21 maisons comportent 84 logements[F 55]. D'autres constructions isolées faisaient partie du patrimoine de l'usine, comme la cité Guédon comprenant 7 logements[F 14]. Les cités vertes sont bâties à partir de 1936, le nom provenant de la couleur des volets. 6 maisons comportent 4 logements[F 54]. Par ailleurs, en 1940 l'usine possède 12 maisons d'ingénieurs et 27 maisons de contremaîtres[F 56].
Le parc immobilier de l'usine passe de 683 logements en 1926 à 708 en 1977[F 14]. Après la fermeture les cités sont vendues aux occupants[F 51] « à des prix attractifs »[E 3]. Les cités ouvrières restent un élément patrimonial important dans la ville[F 11].
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- 1 2 3 « Usine Tréfimétaux », notice no PA14000076, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- 1 2 3 4 « La réhabilitation du Beffroi de Dives-sur-Mer enfin sur les rails », sur lepaysdauge.fr, (consulté le ).
- ↑ « L’esplanade Francis Giffard inaugurée à Dives-sur-Mer : « Un espace de respiration, de rencontre et de convivialité » », sur actu.fr (consulté le ).
- ↑ « À Dives-sur-Mer, l’esplanade Francis-Giffard a été inaugurée », sur ouest-france.fr (consulté le ).
- 1 2 « À Dives-sur-Mer, une stèle en mémoire des victimes de l’amiante, comme « un repère pour l’avenir » », sur actu.fr (consulté le ).
.
- Le patrimoine des communes du Calvados
- Dives-sur-Mer - la réhabilitation du beffroi
- L'usine de Dives-sur-Mer. Les Sociétés
- ↑ Dupré 1992, p. 309-310.
- 1 2 Dupré 1992, p. 310.
- 1 2 Dupré 1992, p. 312.
- ↑ Dupré 1992, p. 310-312.
- 1 2 Dupré 1992, p. 309.
- ↑ Dupré 1992, p. 313.
- ↑ Dupré 1992, p. 316.
- ↑ Dupré 1992, p. 317.
- 1 2 3 Dupré 1992, p. 318.
- 1 2 3 Dupré 1992, p. 320.
- ↑ Dupré 1992, p. 319.
- 1 2 Dupré 1992, p. 323.
- ↑ Dupré 1992, p. 321.
- 1 2 3 Dupré 1992, p. 322.
- Une usine et des hommes : Dives-sur-Mer
- 1 2 3 4 5 Quellien 2003, p. 8.
- 1 2 3 Quellien 2003, p. 9.
- 1 2 3 4 5 6 Quellien 2003, p. 90.
- ↑ Quellien 2003, p. 9-10.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Quellien 2003, p. 10.
- ↑ Quellien 2003, p. 24.
- 1 2 Quellien 2003, p. 25.
- ↑ Quellien 2003, p. 25-26.
- ↑ Quellien 2003, p. 26-27.
- ↑ Quellien 2003, p. 27.
- ↑ Quellien 2003, p. 28.
- ↑ Quellien 2003, p. 28-29.
- ↑ Quellien 2003, p. 29-32.
- ↑ Quellien 2003, p. 29.
- 1 2 3 4 5 6 7 Quellien 2003, p. 12.
- ↑ Quellien 2003, p. 14.
- ↑ Quellien 2003, p. 132.
- 1 2 3 4 Quellien 2003, p. 11.
- ↑ Quellien 2003, p. 32-33.
- ↑ Quellien 2003, p. 33.
- ↑ Quellien 2003, p. 34.
- ↑ Quellien 2003, p. 33-34.
- 1 2 3 Quellien 2003, p. 35.
- ↑ Quellien 2003, p. 11-12.
- 1 2 3 Quellien 2003, p. 36.
- ↑ Quellien 2003, p. 36-39.
- 1 2 Quellien 2003, p. 42.
- 1 2 Quellien 2003, p. 39.
- ↑ Quellien 2003, p. 44.
- ↑ Quellien 2003, p. 39-40.
- ↑ Quellien 2003, p. 40-41.
- ↑ Quellien 2003, p. 111.
- ↑ Quellien 2003, p. 127.
- ↑ Quellien 2003, p. 41.
- 1 2 Quellien 2003, p. 48.
- ↑ Quellien 2003, p. 48-49.
- ↑ Quellien 2003, p. 50.
- ↑ Quellien 2003, p. 53.
- 1 2 Quellien 2003, p. 55.
- 1 2 Quellien 2003, p. 57.
- ↑ Quellien 2003, p. 57-59.
- ↑ Quellien 2003, p. 60.
- 1 2 Quellien 2003, p. 59.
- ↑ Quellien 2003, p. 60-63.
- ↑ Quellien 2003, p. 63-64.
- 1 2 3 4 5 6 Quellien 2003, p. 65.
- ↑ Quellien 2003, p. 65-67.
- ↑ Quellien 2003, p. 67-68.
- ↑ Quellien 2003, p. 73.
- ↑ Quellien 2003, p. 68-72.
- 1 2 Quellien 2003, p. 78.
- 1 2 3 4 Quellien 2003, p. 82.
- ↑ Quellien 2003, p. 80.
- ↑ Quellien 2003, p. 82-84.
- ↑ Quellien 2003, p. 84-85.
- 1 2 3 4 5 Quellien 2003, p. 146.
- 1 2 Quellien 2003, p. 109.
- ↑ Quellien 2003, p. 86.
- ↑ Quellien 2003, p. 92.
- ↑ Quellien 2003, p. 94.
- ↑ Quellien 2003, p. 96.
- ↑ Quellien 2003, p. 106.
- 1 2 3 4 Quellien 2003, p. 147.
- ↑ Quellien 2003, p. 144.
- 1 2 Quellien 2003, p. 150.
- ↑ Quellien 2003, p. 158.
- 1 2 3 Quellien 2003, p. 151.
- 1 2 3 Quellien 2003, p. 152.
- ↑ Quellien 2003, p. 151-152.
- ↑ Quellien 2003, p. 154-155.
- ↑ Quellien 2003, p. 155.
- ↑ Quellien 2003, p. 156.
- 1 2 Quellien 2003, p. 161.
- ↑ Quellien 2003, p. 158-160.
- ↑ Quellien 2003, p. 154.
- ↑ Quellien 2003, p. 160-161.
- 1 2 Quellien 2003, p. 168.
- ↑ Quellien 2003, p. 170.
- 1 2 Quellien 2003, p. 139.
- ↑ Quellien 2003, p. 142.
- Parcours d'interprétation des cités ouvrières de Dives-sur-Mer
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Coftier 2024, p. 11.
- ↑ Coftier 2024, p. 11-12.
- 1 2 Coftier 2024, p. 13.
- ↑ Coftier 2024, p. 12-13.
- 1 2 Coftier 2024, p. 12.
- Dives-sur-Mer de 1891 aux années 1970 : Cité ouvrière
- 1 2 Coftier et al. 2020, p. 7.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 7-9.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 9.
- 1 2 Coftier et al. 2020, p. 16.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 15.
- 1 2 3 Coftier et al. 2020, p. 11.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 72.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 73.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 74.
- 1 2 Coftier et al. 2020, p. 19.
- 1 2 3 4 5 Coftier et al. 2020, p. 32.
- 1 2 Coftier et al. 2020, p. 36.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 78.
- 1 2 3 Coftier et al. 2020, p. 49.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 81.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 123.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 89.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 96.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 146.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 11-12.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 118.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 27-28.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 84.
- 1 2 Coftier et al. 2020, p. 58.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 156.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 60.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 64.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 66.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 67.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 70.
- 1 2 3 Coftier et al. 2020, p. 12.
- 1 2 Coftier et al. 2020, p. 28.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 60-61.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 62.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 65.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 69.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 28-29.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 132.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 29.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 162.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 171.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 173.
- 1 2 3 4 Coftier et al. 2020, p. 14.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 23.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 26.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 31.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 57.
- 1 2 3 Coftier et al. 2020, p. 56.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 32-34.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 34.
- 1 2 3 Coftier et al. 2020, p. 38.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 44.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 45.
- 1 2 Coftier et al. 2020, p. 48.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 46.
- ↑ Coftier et al. 2020, p. 52.
- Dives et les Divais
- ↑ Dutour et Hauguemar 1991, p. 73.
- 1 2 3 4 Dutour et Hauguemar 1991, p. 74.
- 1 2 3 Dutour et Hauguemar 1991, p. 77.
- 1 2 Dutour et Hauguemar 1991, p. 79.
- ↑ Dutour et Hauguemar 1991, p. 81.
- 1 2 3 Dutour et Hauguemar 1991, p. 88.
- 1 2 3 4 Dutour et Hauguemar 1991, p. 99.
- ↑ Dutour et Hauguemar 1991, p. 100.
- ↑ Dutour et Hauguemar 1991, p. 99-100.
- 1 2 Dutour et Hauguemar 1991, p. 101.
- L'usine de Dives (Calvados)
- 1 2 3 Elhai 1955, p. 68.
- 1 2 3 4 Elhai 1955, p. 70.
- 1 2 Elhai 1955, p. 74.
- 1 2 Elhai 1955, p. 71.
- ↑ Elhai 1955, p. 80.
- ↑ Elhai 1955, p. 74-75.
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifier
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Pascal Buléon, « Tréfimétaux, la stratégie de P.U.K. et les nationalisations », Norois, t. 31, no 123, , p. 427-447 (ISSN 1760-8546, lire en ligne, consulté le ).
- Pierre Coftier (dir.), Christine Le Callonec, Daniel Fraboulet et Guy Romanet, Dives-sur-Mer de 1891 aux années 1970 : Cité ouvrière, Cabourg, Cahiers du temps, (ISBN 9782355071157).

- Pierre Coftier, « Parcours d'interprétation des cités ouvrières de Dives-sur-Mer », Le Pays d'Auge, no 1, , p. 11-13.
. - Philippe Dupré, « L'usine de Dives-sur-Mer. Les Sociétés », Annales de Normandie, no 3, , p. 309-323 (lire en ligne).
. - Françoise Dutour et Monique Hauguemar, Dives et les Divais, Condé-sur-Noireau, éditions Charles Corlet, (ISBN 2854802748).

- Henri Elhai, « L'usine de Dives (Calvados) », Norois, no 5, , p. 67-80 (ISSN 1760-8546, lire en ligne, consulté le ).
. - Gilles Hurel, « Dives-sur-Mer - la réhabilitation du beffroi », Le Pays d'Auge, no 1, , p. 8-10.

- Jean Quellien, Une usine et des hommes : Dives-sur-Mer, Cabourg, Cahiers du temps, (ISBN 9782911855597).

- Collectif, Le patrimoine des communes du Calvados, Paris, Flohic, (ISBN 2842341112), p. 718.

Liens externes
modifier- Ressource relative à l'architecture :
- « Mémoire ouvrière de Dives-sur-Mer » (consulté le ).
- « Dives-sur-Mer : l'inauguration du beffroi marque « la fin de la reconversion réussie de Tréfimétaux » », sur actu.fr (consulté le ).
- « Inauguré, le Beffroi de Dives-sur-Mer marque la fin de la reconversion de Tréfimétaux », sur ouest-france.fr (consulté le ).
- « Beffroi Dives-sur-Mer », sur normandiecabourgpaysdauge.fr/ (consulté le ).
- « Inauguration du beffroi de Dives-sur-Mer », sur culture.gouv.fr (consulté le ).
- « Beffroi Dives-sur-Mer », sur acau-architectes.fr (consulté le ).
- « Dives-sur-Mer : une grande esplanade sera réalisée au pied du beffroi », sur actu.fr (consulté le ).
- « L’esplanade Francis Giffard inaugurée à Dives-sur-Mer : « Un espace de respiration, de rencontre et de convivialité » », sur actu.fr (consulté le ).
. - « À Dives-sur-Mer, l’esplanade Francis-Giffard a été inaugurée », sur ouest-france.fr (consulté le ).
. - « À Dives-sur-Mer, une stèle en mémoire des victimes de l’amiante, comme « un repère pour l’avenir » », sur actu.fr (consulté le ).
. - Générique du film Le Gitan de 1975.
- Photographie du buste de Secrétan anciennement conservé à Dives-sur-Mer
