Utilisateur:Jilucorg/Heinrich Lienhard

Heinrich Lienhard (né le à Bilten, canton de Glaris, mort le à Nauvoo (Illinois), est un émigrant suisse qui arriva aux États-Unis en 1843. Après trois ans dans l'Illinois, il se rendit en Californie en 1846, où il demeura jusqu'en 1850. Après un bref retour en Suisse, il s'installa définitivement aux États-Unis avec sa famille en 1854 et vécut à Nauvoo, dans l'Illinois, jusqu'à sa mort. Dans les années 1870, il rédigea des mémoires sur sa jeunesse et ses premières années aux États-Unis, texte d'un millier de pages qui constitue une ressource historique importante pour la connaissance de la piste de la Californie des émigrants, de John Sutter, de la ruée vers l'or en Californie, et des pratiques brutales des colons européens à l'égard des peuples autochtones.
Biographie
modifierHeinrich Lienhard naît le sur la colline d'Ussbühl (de) à Bilten, dans le canton de Glaris. Il grandit dans des conditions modestes avec ses trois frères et sœurs dans la ferme familiale. Très tôt, il rêve d'émigrer en Amérique, comme plusieurs de ses cousins l'ont déjà fait. Ce rêve se réalise lorsque son père, après de nombreuses réticences, finit par accepter son projet. En 1843, Heinrich Lienhard s'embarque avec un voisin jusqu'à la ville nommée alors New Switzerland (actuellement Highland), dans l'Illinois.
Les deux années et demie suivantes sont consacrées à son installation dans le « Nouveau Monde ». Lienhard séjourne principalement dans l'Illinois, où il travaille d'abord comme ouvrier agricole chez différents fermiers de la colonie suisse. Plus tard, il remonte le Mississippi, fait des détours par l'Iowa et le Wisconsin, et exerce divers petits métiers en chemin, espérant toujours trouver une vie meilleure. Au printemps 1846, alors qu'il travaille dans un magasin général à Saint-Louis, il rencontre par hasard des amis de Galena [a] avec lesquels il avait évoqué une possible émigration en Californie un an auparavant. Eux étaient venus à Saint-Louis pour se préparer à une telle aventure, et Lienhard se joint à leur groupe avec enthousiasme.
Le voyage des « cinq garçons allemands », surnom donné par les autres émigrants à Heinrich Lienhard et ses quatre compagnons [b], dure six mois et les mène d’Independence, dans le Missouri, à la Nouvelle-Helvétie, plus connue sous le nom de « Fort Sutter » (Sutter's Fort), en Californie.
En 1846, il n'existait pas encore de piste bien établie pour les émigrants voyageant en charrette vers la région revendiquée par le Mexique sur la côte Pacifique. C'est pourquoi la seconde moitié du trajet en particulier exigeait souvent un maximum d'énergie et d'habileté de la part des hommes et des animaux de trait. Dans ses mémoires Heinrich Lienhard décrit non seulement l’itinéraire précis, mais aussi la vie quotidienne, riche et variée, sur la piste : l’évolution des relations entre les émigrants, les paysages impressionnants qui se transforment lentement au fil du trajet, les rencontres avec les peuples autochtones et les difficultés et dangers des passages les plus périlleux, comme la traversée du Grand Désert Salé ou celle de la Sierra Nevada.
En Californie, avant même l'arrivée des immigrants à Fort Sutter, un recruteur de l'armée américaine les attendait. Sous l'impulsion d'un autre immigrant à qui il doit quelques dollars, Lienhard, comme d'autres expatriés sans le sou, s'engage pour trois mois de service volontaire dans la guerre contre le Mexique[c]. Les troupes américaines avaient pour mission de faire respecter l'annexion de tous les territoires situés au nord du Rio Grande revendiqués par les États-Unis, objectif que le gouvernement de Washington poursuivait depuis des décennies. Cependant, lors du voyage vers Monterey, alors capitale de la Californie, Lienhard tombe gravement malade, passe plusieurs semaines à l'hôpital, puis est démobilisé pour convalescence.
De retour de Monterey en février 1847, Lienhard trouve un emploi chez John A. Sutter. Pendant les six premiers mois, il s'occupe du potager de Sutter sur la rivière Yuba, à environ 80 kilomètres au nord du fort. À partir de septembre, il occupe le poste de contremaître du fort pendant plusieurs mois. Vers la fin de l'année 1847-1848, il transporte une cargaison de blé à San Francisco en tant qu'escorte sur la goélette de Sutter, mais refuse le poste permanent. Sutter, sachant que Lienhard aime jardiner, lui propose alors de s'associer avec lui pour aménager un grand potager au fort, projet auquel Lienhard se consacre pleinement les mois suivants.
En janvier 1848, de l'or fut découvert sur la rive sud de l'American River, là où Sutter avait construit une scierie (Sutter's Mill)[1]. Bien que tous les ouvriers de Sutter aient rapidement quitté le fort pour tenter leur chance dans les vallées fluviales, Lienhard reste au jardin jusqu'à l'été et ne se rend aux mines qu'en août, à la demande insistante de Sutter. Ce dernier lui fournit des autochtones pour l'aider, des outils et de la nourriture, et en échange, Lienhard lui donne la moitié de l'or qu'il a extrait — un arrangement que Sutter avait également conclu avec d'autres hommes. Lorsque le fils aîné de Sutter, August, arrive en Californie depuis la Suisse en septembre, à la demande de Sutter Lienhard prête à celui-ci sa propre moitié de l'or extrait afin de pouvoir offrir au fils de Sutter la plus grande quantité possible du précieux métal. Cependant, lorsque Lienhard revient plus tard au fort, August Sutter, qui avait repris l'entreprise de son père, lourdement endetté, n'est plus en mesure de lui rendre l'or. Après des semaines d'attente infructueuse, Lienhard accepte finalement de reprendre le troupeau de moutons de Sutter en échange d'une rémunération.
Lienhard passe l'hiver 1848-1849 chez un compatriote suisse nommé Jakob Dürr[d] dans une ferme ovine située non loin du fort. Au printemps, Dürr achète la moitié du troupeau de Lienhard et, en avril, ils se rendent ensemble aux mines pour faire du commerce. Après quelques semaines, Lienhard vend sa part à Dürr et retourne au fort. Là, il accepte la mission que lui confie August Sutter : faire venir sa mère et ses frères et sœurs[e] de Suisse en Californie. En juin 1849, il quitte San Francisco, traverse l'isthme de Panama pour rejoindre New-York, puis, via l'Angleterre et l'Allemagne, gagne la Suisse. À la fin de l'automne, il revient à San Francisco par le même chemin avec un groupe de dix personnes — des parents et des connaissances de Mme Sutter les avaient rejoints — et arrive sain et sauf en janvier 1850.
Six mois plus tard, Lienhard décide de quitter définitivement la Californie. Le départ n'est pas facile. Il aime cette terre, son climat agréable et sa faune et sa flore abondantes ; mais il ne peut plus se résigner à la violence endémique des colons qui dépouillent les autochtones de leurs terres et exploitent ceux-ci avec un extrême brutalité. Après un nouveau voyage de six mois et une fin de séjour à Paris, il reprend la route le pour la maison de ses parents, sur les rives de l’Ussbühl.
Durant l'été 1851, Heinrich Lienhard épouse Elsbeth Blumer von Bilten. Il fait l'acquisition de la ferme « Auf Brunnen » à Kilchberg, près de Zurich, où naissent ses deux fils, Kaspar Arnold (1852) et Johann Heinrich (1853). Cependant, sa tentative de retour au pays est infructueuse : deux ans plus tard, Lienhard vend la propriété de Kilchberg et, en avril 1854, quitte définitivement la Suisse avec sa famille. Ils s'installent d'abord à Madison, dans le Wisconsin, où naît leur troisième fils, John Jacob. En 1856, ils déménagent à Nauvoo, dans l'Illinois, sur les rives du Mississippi, qu'une importante communauté mormone avait été contrainte d'abandonner dix ans auparavant et qui, depuis, attirait principalement des immigrants d'origine européenne, germanophones et francophones.
À Nauvoo, Heinrich Lienhard vit pendant 47 ans en agriculteur prospère et citoyen respecté, dans une magnifique demeure entourée d'un jardin et de vastes terres. Elsbeth Lienhard y donne naissance à six autres enfants. Mais en 1878, ils perdent leur fils aîné, Kaspar, dentiste, et en 1884, leur fille Dora, âgée de dix-neuf ans, qui perd la vie en raison d'un accident. Quelques mois plus tard, l'épouse de Lienhard, Elsbeth, meurt également, et en 1892, il perd sa plus jeune fille, Barbara Adela, âgée de seize ans. Heinrich Lienhard lui-même meurt le , après une courte maladie. Il fut inhumé dans le caveau familial du cimetière presbytérien de Nauvoo, où reposent également sa femme et sept de leurs enfants.
Manuscrit de Heinrich Lienhard
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Au milieu des années 1870, Heinrich Lienhard entreprit la rédaction de mémoires relatant son enfance et sa jeunesse en Suisse jusqu'à son retour de Californie à la fin de 1850, couvrant ainsi les 29 premières années de sa vie. Utilisant une écriture régulière et rapide, typique de l'ancienne calligraphie allemande, il remplit près de mille pages, un ouvrage auquel il consacra plusieurs années et par lequel il laissa un héritage tout à fait exceptionnel.
Où qu'il se trouve durant ses années d'errance, Heinrich Lienhard demeurait profondément attaché à la nature dans toute sa diversité : les paysages, le climat, la composition des sols, les particularités géologiques, ainsi que la faune et la flore qui lui étaient inconnues. Les personnes rencontrées en chemin occupent également une place importante dans sa mémoire — des amitiés durables, mais aussi des rencontres brèves et inoubliables. À travers ses portraits, il a créé un mémorial à de nombreux amis et connaissances, où transparaît toujours sa propre personnalité. Cela est particulièrement évident pour sa relation avec John Sutter, fondateur de la Nouvelle-Helvétie, qu'il a bien connu lors de son travail au fort.
Les capacités d'observation de Lienhard ne se limitaient pas aux apparences ; elles englobaient la perception visuelle, émotionnelle et intellectuelle. Cela est particulièrement évident lors de ses rencontres avec les Amérindiens de Californie. Bien qu'il les respecte en tant que peuple autochtone de ces terres, ses observations ne sont pas exemptes de la perspective ethnocentrique typique des colons blancs. Cependant, face à la ruée vers l'or et à ses conséquences dramatiques pour les autochtones, une réflexion s'amorce en lui, à contre-courant de l'esprit dominant de l'époque. Son regard de plus en plus critique trouve son origine à Mimal, où, en 1847, il vécut six mois sur les rives de la rivière Yuba, isolé des autres colons blancs, et entra rapidement en contact avec les autochtones des villages environnants. Certains d'entre eux se réunissaient régulièrement chez lui durant son séjour, observant ses activités, pratiquant le troc et l'aidant parfois au jardin. Ils l'entraînèrent à devenir un archer hors pair, prirent soin de lui lorsqu'il était malade et l'emmenèrent parfois dans leur village.
C’est ainsi que Lienhard se mit lui aussi à observer ses voisins dans leurs activités quotidiennes. Il s’émerveillait de leur habileté à fabriquer toutes sortes d’objets du quotidien, de la sophistication de leurs outils, de leur imagination et de leur sens esthétique qui se manifestaient dans la décoration de leurs ouvrages en vannerie. Il les accompagnait à la chasse et à la pêche et décrivait avec fascination la dextérité avec laquelle ils s’acquittaient de leurs tâches, ainsi que la diversité de leurs méthodes pour se procurer de la nourriture et préparer différents plats.
Par l'observation, Heinrich Lienhard commença à comprendre que les autochtones avaient adapté leur mode de vie à leur environnement avec une remarquable efficacité sur plusieurs générations, et qu'ils savaient exploiter au mieux et de la manière la plus durable possible les riches ressources du paysage californien, en harmonie avec le rythme des saisons. Il comprit que ce qui était étranger, bien que différent, n'était pas nécessairement inférieur, et que le mépris avec lequel les Blancs traitaient les Indiens de Californie en particulier était injuste et injustifié. Il se souvenait aussi très bien d'une conversation nocturne entre ses jeunes bergers, dont il avait été témoin durant l'hiver 1848-1849. Ceux-ci parlaient de l'époque où les colons blancs n'avaient pas encore envahi leurs vallées et des profonds bouleversements qu'avaient connues leurs vies et celles de leurs parents depuis lors. Leurs paroles marquèrent profondément Lienhard, qui avait feint de dormir : « J'étais plongé dans mes pensées par la conversation à voix basse des Indiens. J'essayais de me mettre à la place des Indiens et je me demandais si je serais satisfait d'être chassé de ma terre natale et de celle de mes ancêtres comme on chassait ces pauvres Indiens. J'avoue que j'étais animé d'un profond désir de vengeance, si bien que j'en venais toujours à la conclusion que je me vengerais de ces envahisseurs insolents et avides par tous les moyens possibles[2]. » Mais il savait par expérience que pour les Indiens, qu'ils s'adaptent, résistent ou fuient, tout contact avec les Blancs pouvait toujours se terminer par la mort.
Le texte de Lienhard se prête ainsi à de multiples interprétations. Il fascine par sa description détaillée et saisissante des événements et des personnages, des paysages, de la flore et de la faune. Bien plus qu'un simple récit d'aventures, cependant, ses mémoires constituent un témoignage complexe sur la conquête raciale. Le pillage de la nature et des animaux, le travail forcé imposé aux Amérindiens, l'exploitation sexuelle des femmes, le déplacement et l'extermination des populations autochtones, ainsi que la destruction de leurs communautés millénaires par les occupants blancs sont révélés avec une clarté implacable. Le texte d'Heinrich Lienhard est donc aussi un récit factuel de la conquête anglo-américaine de l'Amérique du Nord, avec sa double nature : destruction de l'environnement et extermination raciale d'une part, implantation d'une variante anglo-américaine de la culture occidentale, puissante et dominatrice, d'autre part.
Éditions
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Le manuscrit d'Heinrich Lienhard est longtemps resté dans la famille. En 1949, une petite-fille de Lienhard le vendit à la bibliothèque Bancroft de l'Université de Californie à Berkeley, où il est aujourd'hui accessible dans sa version originale et sur microfilm. Cependant, du vivant de Lienhard il avait déjà suscité l'intérêt en dehors du cercle familial. Le premier à s'y intéresser fut Kaspar Leemann, un ami de l'époque où Lienhard vivait à Kilchberg (1851-1854). L'édition de Leemann fut publiée en 1898, et une réimpression suivit deux ans plus tard[3]. Pour ce dernier ouvrage, cependant, le texte de Lienhard fut tellement abrégé et modifié qu'il ne reste que peu de choses de l'original.
Aux États-Unis, une première édition partielle parut en 1941 sous la direction de Marguerite E. Wilbur : (en) Marguerite Eyer Wilbur et Heinrich Lienhard (trad. Marguerite Eyer Wilbur), A pioneer at Sutter's fort, 1846-1850 the adventures of Heinrich Lienhard : Translated and edited by Marguerite Eyer Wilbur from the original German manuscript, Los Angeles, The Calafía Society, , 261 p. (lire en ligne). L'ouvrage est basé sur un journal tenu durant ses années en Californie et l'éditrice s'intéresse principalement à Johann Sutter, à sa famille et à sa colonie sur le Sacramento. Cette traduction incomplète relate également l'expérience de Lienhard comme fermier et mineur, ainsi que ses traversées du Panama et de l'Atlantique en 1849-1850.
Cet ouvrage relate le séjour de Lienhard en Californie, l'éditrice s'intéressant principalement à Sutter et à d'autres figures marquantes de l'époque. De nombreuses omissions concernant les expériences et les intérêts personnels de Lienhard, ainsi que des inexactitudes, en dénaturent le sens. Des erreurs de transcription et de traduction, conjuguées à une traduction généralement incomplète, contribuent également à en diminuer l'authenticité. Le manuscrit de Lienhard fit l'objet de critiques acerbes et injustes en Californie suite à la parution de l'ouvrage de Wilbur ; une situation qui peut désormais être réexaminée et corrigée grâce à l'édition en langue allemande (2010/2011).
En 1951, J. Roderic Korns et Dale L. Morgan publièrent West from Fort Bridger, une enquête sur le tronçon dit « Hastings Cutoff »[4], une section de la piste de Californie. Les auteurs fondèrent leurs travaux, entre autres sources, sur les notes quotidiennes de Lienhard, qu'ils traduisirent intégralement et commentèrent abondamment. Ils qualifièrent son récit de « témoignage de la plus haute importance[5] » et furent ainsi les premiers à reconnaître et à accorder une grande valeur au récit précis et fiable de Lienhard. En 1961, Erwin G. et Elisabeth K. Gudde traduisirent et éditèrent The California Trail sous le titre From St. Louis to Sutter's Fort[6]. Gudde avait mis en doute la crédibilité de Lienhard dans une critique désobligeante publiée en 1942 après la parution du livre de Wilbur, bien qu'il n'eût pas vu le manuscrit. Cela explique peut-être pourquoi, vingt ans plus tard, sa traduction du récit, tout en suivant le texte de Lienhard, paraît assez aride et pourquoi l'humour de Glarus reste mal compris. Dans la préface de son livre, Gudde décrit le texte de Lienhard comme « l'un des trois récits classiques de la grande migration vers l'ouest de 1846[7] ».
John C. Abbott a édité l'ouvrage New Worlds to Seek en 2000[8]. Il comprend la première partie du manuscrit traduite en anglais, relatant la jeunesse de Lienhard, son premier voyage en Amérique et son séjour dans l'Illinois. En 2010, Christa Landert a édité près de la moitié du manuscrit de Lienhard en allemand sous le titre « Wenn Du absolut nach Amerika willst, so gehe in Gottesnamen![9] ». Cette édition couvre les années 1846 à 1849, soit la traversée de la piste de la Californie et le séjour de Lienhard en Californie jusqu'à son premier voyage en Suisse.
Deux articles de presse détaillés d'Heinrich Lienhard ont été publiés indépendamment de son manuscrit. Le premier parut après son séjour en Suisse en 1849[10]. Il y relate son expérience de la Californie, du fort de Sutter, de la découverte de l'or et du travail dans les mines. Il y donne également des informations sur l'itinéraire le plus économique pour se rendre de Suisse en Californie, ce qui présenta sans doute un intérêt particulier pour de nombreux lecteurs de l'époque. Dans le second article, publié dans le Daily Examiner de San Francisco en 1885, Lienhard évoque, entre autres, sa collaboration avec Sutter, les événements liés aux premières découvertes d'or et la ruée vers l'or qui s'ensuivit.
Publications
modifier- « Si vous tenez absolument à aller en Amérique, allez-y au nom de Dieu ! » Souvenirs de la piste de Californie, John A. Sutter et la ruée vers l’or, 1846-1849. Édité par Christa Landert, avec une préface de Leo Schelbert. Zurich, Limmat Verlag 2010, 2011. (ISBN 978-3-85791-504-8) pdf.
- Lienhard, Heinrich, 1822–1903. Memoirs of trip to California, life at Sutter's Fort and return to Switzerland: ms., 1846–1850. BANC MSS C-D 5024. Bancroft Library, Berkeley.
Mémoires d'un voyage en Californie, de la vie à Sutter's Fort et du retour en Suisse : ms., 1846–1850. BANC MSS CD 5024. Bibliothèque Bancroft, Berkeley.
- Récits de Californie, la découverte de richesses aurifères et ses conséquences . Dans : Glarner Zeitung 95–99, 28 novembre, 1er, 5, 8 et .
- Les premiers jours : souvenirs d'un pionnier de 1846. Dans : The Daily Examiner (San Francisco), , p. 1, col. 1-4.
- Erwin G. Gudde et Elisabeth K. Gudde, éd. et traduction : De Saint-Louis au Fort de Sutter 1846, par Heinrich Lienhard. Presse de l'Université d'Oklahoma 1961. https://archive.org/details/fromstlouistosut0000lien/page/n7/mode/2up
- J. Roderic Korns [et Dale L. Morgan], dir. : À l’ouest de Fort Bridger : L’ouverture des pistes d’immigrants à travers l’Utah, 1846-1850. Journaux et carnets originaux édités et commentés. Salt Lake City : Utah Historical Quarterly, vol. XIX (1951). Révisé et mis à jour par Will Bagley et Harold Schindler, Logan : Utah State University Press, (ISBN 0-87421-178-6), 1994.
- John C. Abbott (éd.) : New Worlds to Seek: Pioneer Heinrich Lienhard in Switzerland and America, 1824–1846. Préface de John H. Lienhard IV. Carbondale et Edwardsville, Illinois : Southern Illinois University Press, 2000. (ISBN 0-8093-2233-1) . pdf.
Bibliographie
modifier- Benedikt Erenz : Karl May débranché . Dans : Die Zeit, . (Revue).
- John Paul von Grüningen : Une des premières migrations vers la Nouvelle-Helvétie. Dans : Les Suisses aux États-Unis, Madison, 1940, p. 71-87. Disponible sur Internet Archive.
- Rachel Huber : « Le général Sutter », la face cachée d'un récit héroïque suisse . Dans : Revue suisse d'histoire (SZG) 69 (2019), n° 3, p. 418-433. (R. Huber cite abondamment les mémoires de Heinrich Lienhard).
- Uwe Kossack ; Pascal Fischer : SWR2 Forum Book, , 17h05 (Compte rendu). ( Manuscrit de la diffusion ).
- Christa Landert : Heinrich Lienhard von Bilten (1822–1903). Notice biographique . Dans : Annuaire de la Société historique du canton de Glaris, n° 75 (Glarris : Éditions Tschudi, 1995), p. 182-214. Version numérisée disponible sur la plateforme E-Periodica . Version anglaise de cet article dans : Annuaire des études germano-américaines 25 (1990), p. 131-149.
- Manfred Papst : Un jeune Glaris vit la ruée vers l'or en Amérique . Dans : NZZ am Sonntag, , p. 62. (Revue).
Liens externes
modifier- Publications de et sur Jilucorg dans le catalogue Helveticat de la Bibliothèque nationale suisse (BN)
- (de) « Publications de et sur Jilucorg », dans le catalogue en ligne de la Bibliothèque nationale allemande (DNB).
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Il travailla brièvement dans les mines de plomb de Galena, dans l'Illinois.
- ↑ Il s'agissait des Suisses Heinrich Thomann et Jakob Rippstein, ainsi que des deux Allemands Georg Zins et Valentin Diel.
- ↑ En mai 1846, les États-Unis déclarèrent la guerre au Mexique , qui prit fin en 1848 avec le traité de Guadalupe Hidalgo . Les termes de ce traité contraignirent le Mexique à céder la partie sud-ouest de ce qui constitue aujourd'hui les États-Unis, ainsi que la Californie.
- ↑ Jakob Dürr était originaire de Pratteln , dans le canton de Bâle-Campagne.
- ↑ Anna Sutter-Dübeld et ses enfants, Anna Elise, Emil et Alphons Sutter.
Références
modifier- (de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Heinrich Lienhard » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (en) John H. Lienhard, « Of Power and Gold », sur University of Houston - Cullen College of Engineering (consulté le ).
- ↑ MS 146/4–147/1.
- ↑ Joh. Kaspar Leemann (éd.), Californien unmittelbar vor und nach der Entdeckung des Goldes. Bilder aus dem Leben von Heinrich Lienhard von Bilten, Kanton Glarus, in Nauvoo, Nordamerika. Ein Beitrag zur Jubiläumsfeier der Goldentdeckung und zur Kulturgeschichte Californiens (La Californie juste avant et juste après la découverte de l'or. Images de la vie de Heinrich Lienhard de Bilten, canton de Glaris, à Nauvoo, en Amérique du Nord. Contribution à la commémoration de l'anniversaire de la découverte de l'or et à l'histoire culturelle de la Californie). Zurich : Fäsi & Beer, 1898 Internet Archive, 1900
- ↑ J. Roderic Korns [and Dale L. Morgan], eds., West from Fort Bridger: The Pioneering of the Immigrant Trails Across Utah, 1846–1850. Original Diaries and Journals Edited and with Introductions. Salt Lake City: Utah Historical Quarterly, vol. XIX (1951). Revised and Updated by Will Bagley and Harold Schindler, Logan: Utah State University Press, (ISBN 0-87421-178-6), 1994. – Beim «Hastings Cutoff» handelt es sich um den nach Lansford W. Hastings benannten Abschnitt des Trails zwischen Fort Bridger und dem Zusammenfluss des Humboldt Rivers mit seinem Südarm. Die Emigranten von 1846 waren die Ersten, die sich mit Planwagen auf den Hastings Cutoff begaben. J. Roderic Korns [et Dale L. Morgan], dir. publ., À l'ouest de Fort Bridger : les pionniers des pistes d'immigrants à travers l'Utah, 1846-1850. Journaux et carnets originaux édités et présentés. Salt Lake City : Utah Historical Quarterly, vol. XIX (1951). Révisé et mis à jour par Will Bagley et Harold Schindler, Logan : Utah State University Press, , 1994. – Le « coupure Hastings » est la portion de piste située entre Fort Bridger et le confluent de la rivière Humboldt et de son bras sud, nommée en l'honneur de Lansford W. Hastings. Les émigrants de 1846 furent les premiers à emprunter la coupe Hastings en chariots bâchés.
- ↑ Korns/Morgan, West from Fort Bridger, 116.
- ↑ Erwin G. and Elisabeth K. Gudde, eds. and transl., From St. Louis to Sutter's Fort 1846, by Heinrich Lienhard. Norman: Univ. of Oklahoma Press, 1961.
- ↑ Die anderen beiden sind gemäss Gudde Edwin Bryants What I Saw in California (Gutenberg) What I Saw in California und J. Q. Thorntons iarchive:oregoncaliforn0102thoruoft Oregon and California in 1848. Gudde, From St. Louis to Sutter's Fort, ix.
- ↑ John C. Abbott, ed., New Worlds to Seek. Pioneer Heinrich Lienhard in Switzerland and America 1824–1846. Foreword by John H. Lienhard IV, Carbondale: Southern Illinois University Press, [[:de:Spezial:ISBN-Suche/0809322331| (ISBN 0-8093-2233-1)]], 2000. https://archive.org/details/newworldstoseekp0000lien/mode/2up John C. Abbott (éd.), New Worlds to Seek. Pioneer Heinrich Lienhard in Switzerland and America 1824–1846. Préface de John H. Lienhard IV, Carbondale : Southern Illinois University Press, , 2000. – L’année 1824 est une erreur d’impression, car Lienhard est né en 1822.
- ↑ Heinrich Lienhard, «Wenn Du absolut nach Amerika willst, so gehe in Gottesnamen!», Erinnerungen an den California Trail, John A. Sutter und den Goldrausch, 1846–1849. Herausgegeben von Christa Landert, mit einem Vorwort von Leo Schelbert. Zürich: Limmat Verlag, [[:de:Spezial:ISBN-Suche/9783857915048| (ISBN 978-3-85791-504-8)]], 2010, 2011. – Der Titel ist ein Zitat von Lienhards Vater, der sich lange geweigert hatte, seinem Sohn den gewünschten Segen zum Reisen zu geben. Heinrich Lienhard, « Si tu veux absolument aller en Amérique, vas-y au nom de Dieu ! », dans <i>Souvenirs de la piste de Californie, John A. Sutter et la ruée vers l’or, 1846-1849</i>, édité par Christa Landert, avec une préface de Leo Schelbert. Zurich : Limmat Verlag, , 2010, 2011. – Le titre est une citation du père de Lienhard, qui avait longtemps refusé de donner à son fils la bénédiction qu’il désirait pour voyager.
- ↑ Heinrich Lienhard, «Schilderungen aus Kalifornien, die Entdeckung des Goldreichthums und dessen Folgen», Glarner Zeitung 95–99, 28. November, 1., 5., 8. und 12. Dezember 1849. – Lienhard verfasste den Artikel auf Wunsch von Landammann Jenny aus Ennenda und weil er während seines kurzen Aufenthalts zu Hause von so vielen Leuten um Auskunft über Kalifornien und die Reise dorthin gebeten wurde, dass er aus Zeitgründen nicht jedem Einzelnen antworten konnte. Heinrich Lienhard, « Descriptions de Californie, la découverte de la richesse aurifère et ses conséquences », Glarner Zeitung 95–99, 28 novembre, 1er, 5, 8 et . – Lienhard a écrit cet article à la demande de Landammann Jenny d'Ennenda et parce que, durant son court séjour chez lui, tant de personnes lui ont demandé des informations sur la Californie et le voyage pour s'y rendre qu'il n'a pas pu répondre à chacune individuellement par manque de temps.
[[Catégorie:Naissance en janvier 1822]] [[Catégorie:Personnalité suisse du XIXe siècle]] [[Catégorie:Décès en décembre 1903]]
