Utilisateur:LLORENTE MUNOZ/Brouillon

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Introduction

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Brouillon

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Historiographie

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L'étude de ces statuaires a notamment été entreprise par Lucien Bégule à la fin du XIXe siècle, puis reprise par des chercheurs contemporains, notamment Nicolas Reveyron et Franck Thénard-Duvivier.[1],[2],[3]

Histoire

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Création

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En ce début du XIVe siècle, l’archevêque de Lyon, Pierre III de Savoie et le chapitre cathédral mettent en œuvre leur projet d’ornementation des trois portails. Il se compose de trois cent vingt bas-reliefs en « éperon », situés sur les piliers saillants qui portent les voussures encadrant les trois portails[4]. Leur étude a notamment été entreprise par Lucien Bégule[5] à la fin du XIXe siècle, puis reprise par des chercheurs contemporains, notamment Nicolas Reveyron[6],[7],[8],[9] et Franck Thénard-Duvivier[3].

Destruction partielles

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Au XVIe siècle, le François de Beaumont, baron des Adrets, alors calviniste (il changea de camp par la suite), détruisit toutes les statues des saints dans les niches de la façade et décapita tous les anges des trois portails. Son travail de destruction fut parachevé au XVIIIe siècle par des martelages visant à faire disparaître ces décorations jugées moyenâgeuses[7]. Par ailleurs, certaines scènes bibliques, malgré tout reconnaissables grâce au contexte, étaient déjà peu lisibles au Moyen Âge, soit qu'elles aient été martelées dès leur création, soit que l'artiste ait souhaité ne pas préciser la scène, en raison de son caractère choquant. C'est notamment le cas des deux médaillons représentant le double inceste de Loth[10] .

Description

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Les trois portails de cette façade comptent trois cent vingt bas-reliefs en « éperon », situés sur les piliers saillants qui portent les voussures encadrant les trois portails.[4]

Cet ensemble se distingue par la finesse de son exécution et par la diversité des sujets représentés. Ces éléments constituent la partie la plus originale de la décoration de la façade. Ce type de médaillon ne se retrouve que sur la façade de la cathédrale Notre-Dame de Rouen, qui a probablement inspiré celle de Lyon. Chaque console compte huit médaillons alignés verticalement ; les médaillons sont présents sur les deux faces visibles de chaque pilier. Le portail central compte quatre piliers, donc 64 médaillons, et chacun des portails latéraux compte trois piliers, donc 48 médaillons, de chaque côté.[7]

Repérage

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Un système de repérage permet d'identifier les sculptures selon leur portail, leur emplacement et leur assise.[11] Un site consacré aux médaillons des portails de la primatiale Saint-Jean-Baptiste présente également leur repérage et leur classement thématique.[12]

La lecture de ces médaillons, quand un ordre logique existait, se faisait, comme pour les vitraux, de bas en haut. Cependant, à la différence du système boustrophédon (système dans lequel la lecture se fait alternativement dans un sens et dans l'autre) communément adopté pour les verrières, les médaillons des portails se lisent à partir des portes vers l'extérieur, commençant par le côté droit puis revenant au centre pour aller vers le côté gauche.[8]

Le portail central

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Le portail central présente plusieurs ensembles pouvant être lus comme des séquences narratives.[1],[2] Les sujets représentés y sont variés, alternant des scènes bibliques avec des représentations profanes ou des hagiographies ; certaines histoires se lisent à travers une série de médaillons continus : la Genèse — 43 médaillons —, la vie de saint Jean-Baptiste — seize médaillons —, le cycle des saisons — douze médaillons — et les signes du Zodiaque — également douze médaillons.

Un médaillon situé à hauteur d'homme, au premier niveau du côté sud, représente le baptême du Christ par Jean-Baptiste. La colombe qui accompagne la scène peut être identifiée au symbole de l'Esprit Saint et renvoie au récit évangélique du baptême du Christ.[13][3]

Le décor comprend également des représentations de personnages appartenant à différentes catégories de la société médiévale : religieux, lettrés, couples ou personnages liés à l'exercice du pouvoir. Les représentations des travaux associés aux différents mois de l'année peuvent être en rapport avec cette dimension sociale du programme[1]. Certaines figures ont été rapprochées de personnages historiques, notamment Philippe IV le Bel et Jeanne de Navarre[Laquelle ?]. Si cette identification est retenue, elle pourrait être interprétée comme une reconnaissance du pouvoir royal dans le contexte du rattachement de Lyon au royaume de France[1].

Le programme iconographique associe ainsi des représentations religieuses à des figures et scènes permettant d'évoquer la société médiévale et les rapports entre le monde terrestre et le monde spirituel.[2]

Les portails latéraux

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Les deux portails latéraux présentent une organisation plus difficile à lire comme un récit continu. Ils réunissent des scènes et des figures appartenant à des registres différents : personnages, animaux, créatures hybrides, figures monstrueuses ou épisodes issus de traditions littéraires et légendaires.[2][3]

Certaines représentations sont communes aux deux portails. Les assises supérieures comprennent notamment des anges distribuant des couronnes aux saints figurés au-dessous.[10] D'autres médaillons représentent des personnages affrontant des dragons ou des figures démoniaques.[11]. Parmi ces représentations figurent notamment des animaux et des êtres hybrides, dont certains peuvent être rapprochés de la tradition du bestiaire médiéval. [10][2]

D'autres ne font l'objet que d'un médaillon sans rapport avec ses voisins, ou encore de plusieurs médaillons très éloignés, comme la vie de saint Benoît ou celle de saint Pierre. Ce dernier est abondamment représenté, et sans doute faut-il y voir un hommage à, ou une commande de l'archevêque Pierre de Savoie. Plusieurs médaillons font référence à l'histoire du diocèse de Lyon, notamment l'assassinat de saint Ennemond.[10]

Certains médaillons traitent différemment exactement le même sujet : par exemple, le meurtre d'Abel par Caïn est traité aussi bien dans le récit de la Genèse situé dans le portail central que dans un médaillon isolé du portail gauche.[9] Certains récits impliquant des personnages bibliques ne sont pas tirés de la Bible mais de la tradition juive ou chrétienne, comme le meurtre de Caïn par Lamech.[8]. Cette diversité comprend notamment des scènes bibliques, des épisodes hagiographiques, des personnages, des animaux et des êtres hybrides, mais également des sujets profanes ou littéraires. Le Lai d'Aristote constitue ainsi l'un des exemples de sujet profane représenté sur les portails.[2]

Certaines figures peuvent également être rapprochées de récits de l'Antiquité ou de traditions légendaires, par exemple le mythe de Prométhée ou la légende d'Arion. Leur identification doit cependant rester prudente lorsque les sources ne permettent pas d'établir avec certitude le sujet représenté.[14][15]

Le motif des quatre lièvres, dont les corps forment une figure circulaire, appartient également à une iconographie médiévale connue et peut être rapproché de l'idée de cycle ou de perpétuité.[16]

Le décor associe ainsi des représentations dont la signification peut être religieuse, morale, symbolique ou simplement narrative.

Une organisation thématique du décor

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Cette organisation peut également être étudiée en tenant compte de la place respective des portails et des relations qu'entretiennent leurs différents niveaux. Dans cette perspective, les deux portails latéraux pourraient développer des thèmes complémentaires à ceux du portail central. Le portail nord semblerait davantage mettre l'accent sur le combat spirituel et les obstacles rencontrés par l'homme, tandis que le portail sud pourrait davantage évoquer l'espérance du salut et les secours accordés à l'homme.

Leutrat avait déjà proposé une approche reposant sur le regroupement et la lecture des médaillons selon leur disposition architecturale plutôt que sur l'examen isolé de chaque sculpture.[17]

La lecture du programme iconographique reste toutefois en partie interprétative. Les rapprochements proposés entre certaines scènes doivent donc être distingués des identifications établies par les sources.

Bibliographie

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  • Lucien Bégule, Monographie de la cathédrale de Lyon, Lyon, , p. 62-68
  • Lucien Bégule, La cathédrale de Lyon, Paris, Henri Laurens, coll. « Petites Monographies des Grands Édifices », , 128 p.
  • [Reveyron, Durand & Repellin 2011] Nicolas Reveyron (dir.), Jean-Dominique Durand (dir.), Didier Repellin (dir.) et Michel Cacaud (dir.), Lyon, la grâce d'une cathédrale, Strasbourg, La Nuée bleue, , 512 p. (ISBN 978-2716507899)
  • Franck Thénard-Duvivier, « L'image du saint évêque à travers les cycles sculptés de la cathédrale et de Saint-Ouen de Rouen (XIVe siècle) », Annales de Normandie, vol. 58, no 3,‎ , p. 5-41 (DOI 10.3406/annor.2008.6203.)
  • Franck Thénard-Duvivier, Images sculptées au seuil des cathédrales. Les portails de Rouen, Lyon et Avignon (XIIIe-XIVe siècles), Presses universitaires de Rouen et du Havre, , p. 57-188

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 Bégule 1880, p. 62-68.
  2. 1 2 3 4 5 6 Nicolas Reveyron, « Images de pierre » — les trois portails occidentaux, in Reveyron, Durand & Repellin, 2011, p. 188-199.
  3. 1 2 3 4 Franck Thénard-Duvivier, Images sculptées au seuil des cathédrales. Les portails de Rouen, Lyon et Avignon (XIIIe-XIVe siècles), Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2012, p. 57-188.
  4. 1 2 Franck Thénard-Duvivier, « L'image du saint évêque à travers les cycles sculptés de la cathédrale et de Saint-Ouen de Rouen (XIVe siècle) », Annales de Normandie, vol. 58, no 3, 2008, p. 5-41. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : le nom « Thenard2008 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents.
  5. ↑ Lucien Bégule, Monographie de la cathédrale de Lyon, Lyon, 1880, p. 62-68.
  6. ↑ Nicolas Reveyron, Barbarin, Durand, Repellin, Lyon : Primatiale des Gaules, Strasbourg, La Nuée bleue, 2011, p. 188-199.
  7. 1 2 3 Nicolas Reveyron, Barbarin, Durand, Repellin, Lyon : Primatiale des Gaules, Strasbourg, La Nuée bleue, 2011, « les trois portails occidentaux », p. 188. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : le nom « Reveyron188 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents.
  8. 1 2 3 Nicolas Reveyron, Barbarin, Durand, Repellin, Lyon : Primatiale des Gaules, Strasbourg, La Nuée bleue, 2011, « les trois portails occidentaux — Lecture des images », p. 192. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : le nom « Reveyron192 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents.
  9. 1 2 Nicolas Reveyron, Barbarin, Durand, Repellin, Lyon : Primatiale des Gaules, Strasbourg, La Nuée bleue, 2011, « les trois portails occidentaux », p. 190-191. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : le nom « Reveyron190 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents.
  10. 1 2 3 4 Lucien Bégule, « III - Sculptures de la façade — Médaillon des soubassements », 1913, p. 57-75.
  11. 1 2 Menendez, 2022, système de repérage des médaillons.
  12. ↑ Quadrilobes.fr, site consacré aux médaillons des portails de la primatiale Saint-Jean-Baptiste de Lyon.
  13. ↑ Traduction œcuménique de la Bible, Nouveau Testament, Luc 3, 16-22.
  14. ↑ Jacqueline Duchemin, Prométhée : histoire du mythe, Les Belles Lettres, Paris, 2000.
  15. ↑ Jacques Schamp, « Sous le signe d'Arion », L'Antiquité classique, 1976.
  16. ↑ Paul Leutrat, « Les médaillons de Saint-Jean », Reflets de la vie lyonnaise, 1969-1970, II, p. 32-35.
  17. ↑ Paul Leutrat, « Les médaillons de Saint-Jean », Reflets de la vie lyonnaise, 1969-1970, III, p. 36-39.