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L’astéroïde géocroiseur (101955) Bénou photographié par la sonde OSIRIS-REx en décembre 2018.
Modélisation basée sur des images radar de l'astéroïde géocroiseur (4769) Castalie. Il s'agit d'un corps binaire à contact.

Un astéroïdeÉcouter (du grec ancien ἀστεροειδής / asteroeidḗs, « qui ressemble à une étoile ») est un petit corps du Système solaire dont la taille peut aller jusqu'à quelques centaines de kilomètres qui n'est ni le satellite d'une planète ni une comète. Il est constitué dans des proportions variables de roches, de métaux et de glaces. Environ 1,5 million d'astéroïdes (2025) concentrés principalement dans la ceinture d'astéroïdes située entre les orbites de Mars et de Jupiter. ont été observés mais le nombre réel est beaucoup plus important notamment parce que leur faible taille et leur faible luminosité limite fortement leur visibilité.

Le premier astéroïde est observé en 1801. Il s'agit de Cérès le plus gros astéroïde de la ceinture d'astéroïdes. Les astéroïdes géocroiseurs (environ 20 000 connus en [JPL 1]) constituent le second groupe en nombre, ils croisent l'orbite de la Terre. Les deux groupes rassemblent plus de 95 % des planètes mineures connues[JPL 2].

Les planètes mineures situées au-delà de Neptune sont parfois considérées comme des astéroïdes mais aussi, de plus en plus souvent, distinguées et désignées comme objets transneptuniens. Leur composition est plus riche en glace et plus pauvre en métaux et en roches, ce qui les apparente à des noyaux cométaires[1].

Contrairement aux comètes, les astéroïdes ne présentent pas d'activité cométaire. Cependant, quelques-uns ont été observés avec une activité partielle et sont qualifiés d'astéroïdes actifs[2].

On suppose que les astéroïdes sont des vestiges du disque protoplanétaire qui ne se sont pas regroupés en planètes.

Certains astéroïdes géocroiseurs sont considérés comme potentiellement dangereux à cause du risque de collision avec la Terre.

Ils sont surveillés par des systèmes automatisés comme Sentry ou ATLAS et des études sont menées sur les possibilités de les dévier comme la mission DART[3].

Définition et terminologie

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Diagramme d'Euler situant les comètes parmi les principales catégories d'objets du Système solaire.

Historiquement un astéroïde (du grec ancien ἀστεροειδής / asteroeidḗs, « qui ressemble à une étoile » faisant allusion à l'aspect ponctuel (non résolu) des astéroïdes au télescope, qui les distinguait des planètes au disque bien visible lors des premières observations astronomiques[4],[5]) désignait tout petit corps qui était ni un satellite d'une planète ni une comète. Cette dernière était caractérisée par l'éjection continue de matériau sur une partie de leur orbite par ailleurs beaucoup plus excentrique (les faisant passer au-delà de Jupiter). L'orbite des astéroïdes était généralement comprise entre les planètes Mars et Jupiter avec pour certains des incursions dans le système solaire interne entre Mars et la Soleil. La distinction entre comète et astéroïde tend néanmoins à s'estomper depuis la découverte des astéroïdes actifs dans la ceinture d'astéroïdes qui présentent une activité similaire à celle de comètes.

A la suite de la découverte de plusieurs objets célestes rentrant difficilement dans la classification existante, celle-ci a été affinée. Selon la nomenclature adoptée en 2006 par l'Union astronomique internationale un astéroïde est un petit corps du Système solaire. Deux types d'astéroïde sont isolés dans des catégories distinctes : les objets transneptuniens dont l'orbite se situe au-delà de Neptune (il existait environ 7000 objets de ce type début 2026) et les planètes naines dont la masse est suffisante pour qu'elles se maintiennent en équilibre hydrostatique, sous une forme presque sphérique. Cette dernière catégorie ne comprend en 2026 officiellement que cinq objets célestes : le plus gros astéroïde de la ceinture principale Cérès et quatre objets transneptuniens dont Pluton.

Histoire

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Découverte du premier astéroïde (1801)

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Portrait de Giuseppe Piazzi
Portrait de Giuseppe Piazzi, découvreur du premier astéroïde, Cérès.
Couverture livre Piazzi 1802
Couverture du livre de G. Piazzi sur la découverte de Cérès (1802).
(1) Cérès photographié par la sonde Dawn en mai 2015.

Le premier astéroïde est découvert fortuitement par Giuseppe Piazzi, directeur de l’observatoire de Palerme. Le , alors qu’il mène des observations dans la constellation du Taureau afin d’établir un catalogue stellaire, il repère un nouvel astre. Le lendemain, il constate avec surprise que celui-ci s’est déplacé vers l’ouest[6]. Il suit le déplacement de cet objet pendant plusieurs nuits. Son collègue, Carl Friedrich Gauss, utilise ces observations pour déterminer la distance exacte de cet objet inconnu à la Terre. Ses calculs situent l’astre entre les planètes Mars et Jupiter. Piazzi le nomme Cérès, du nom de la déesse romaine qui fait sortir la sève de la terre et qui fait pousser les jeunes pousses au printemps, et également déesse protectrice de la Sicile[7].

A la recherche de la planète manquante

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Selon la loi de Titius-Bode, formulée en 1766 par l'astronome allemand Johann Daniel Titius et publiée par son compatriote Johann Elert Bode, une planète aurait dû graviter entre Mars et Jupiter. Une campagne d’observation, initiée par Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande en 1796, est lancée afin de la localiser. Piazzi, sans le vouloir, devance ses collègues avec la découverte de Cérès sur l’orbite de l’hypothétique planète[7].

Entre 1802 et 1807, trois autres objets sont découverts sur des orbites voisines : Pallas, Junon et Vesta. Les quatre nouveaux corps sont alors considérés comme de véritables planètes. Le terme de petites planètes est généralement employé ; cependant dès 1802, William Herschel propose l’appellation d’astéroïde, qui signifie littéralement « en forme d’étoile », à cause de leur aspect au télescope, différent de celui en forme de disque régulier des autres planètes[8]. Avec, de plus, leur petite taille ou l’inclinaison orbitale élevée de Pallas, il s’agissait selon lui d’objets du Système solaire à distinguer des planètes.

La "vermine du ciel" (deuxième moitié du XIX siècle)

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Pendant 40 ans, l'absence de nouvelles découvertes donnent à penser que les astronomes ont fait le tour de ces petits objets singuliers. Puis en astronomie une nouvelle petite planète, Astrée, est découverte par Karl Ludwig Hencke puis trois autres objets en 1847. A partir de cette date un nouvel astéroïde est découvert chaque année. En , cent astéroïdes ont été identifiés. L'utilisation à compter de la fin du 19e siècle de plaques photographiques entraine une explosion du nombre de découvertes et l’appellation d'astéroïde proposée par Herschel s’impose. Mais la plupart des astronomes ne sont pas intéressés par l'étude de ces petits amas de roches sans importance apparente. Leurs traces multiples sur les plaques photographiques, qui viennent perturber l'analyse de celles-ci, leur vaut le surnom de "vermine du ciel"[9],[10],[11].

Découverte du premier astéroïde circulant à proximité de la Terre dit géocroiseur (1998)

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En aout 1898, alors que le demi-millier (environ) d'astéroïdes détectés jusque là orbitent tous entre Mars et Jupiter, l'astronome allemand Carl Gustav Witt découvre un nouvel objet céleste qui passe à seulement 0,15 Unité Astronomique de la Terre. Baptisé Eros c'est le premier des astéroïdes géocroiseurs caractérisés par une orbite qui s'approche ou coupe celle de la Terre au point de constituer une menace à plus ou moins long terme pour notre planète et notre civilisation. Les géocroiseurs sont rangés dans quatre catégories selon qu'ils coupent ou non l'orbite de la Terre et selon que le demi-axe de leur orbite est supérieur ou inférieur à celui de notre planète[12].

Découverte du premier astéroïde circulant sur l'orbite de Jupiter dit troyen (1906)

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Quelques années après la détection du premier astéroïde géocroiseur l'astronome allemand Max Wolf découvre en 1906 le premier représentant d'une nouvelle famille de ces petits corps qui est caractérisée par son orbite identique à celle la planète géante Jupiter. Cet astéroïde dit troyen, baptisé Achille, se maintient dans une position située 60° en avant de celle de cette planète correspondant à une des cinq positions d'équilibre prédites en 1772 par l'astronome franco-italien Joseph-Louis Lagrange lorsqu'un corps est sous l'influence gravitationnelle de deux autres corps plus massifs (en l'occurrence Jupiter et la Soleil). De nombreux autres troyens et "grecs" (ces derniers sont situés au point de Lagrange 60° en arrière de Jupiter) vont être découverts par la suite[13].

Une croissance rapide des découvertes conséquence de la montée en puissance des instruments

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Au XXe siècle les découvertes de nouveaux astéroïdes se poursuivent en s'accélérant avec l'amélioration des performances des télescopes terrestres. La millième découverte homologuée a lieu en ((969) Leocadia) et la dix-millième en ((21030) 1989 TZ11)[Note 1]. Les découvertes sont tout autant le fait d'astronomes professionnels que d'amateurs.

Les astéroïdes distants : Centaures et Transneptuniens

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Les capacités croissantes des télescopes permettent de détecter des objets de plus en plus lointains. L'astronome américain Charles Kowal entreprend en 1976 un sondage systématique du système solaire externe (au-delà de Jupiter). C'est ainsi qu'il découvre en 1877 le premier astéroïde circulant au-delà de Jupiter qu'il baptise Chiron, créature mythique mi-homme, mi-bête qui reflète nature ambigue de ce nouvel objet qui présente certaines caractéristiques d'une comète (il a une queue de comète de manière non continue). Chiron est le premier représentant de la famille des Centaure qui sont définis comme des petits corps circulant entre Jupiter et Neptune sur des orbites instables à l'échelle de quelques millions d'années[14].

A la suite de la découverte de la planète Neptune en 1846, certains astronomes se mettent à la recherche d'une planète encore plus lointaine surnommée Planète X. C'est ainsi que l'astronome américain autodidacte Clyde Tombaugh découvre en 1930 Pluton. Plusieurs astronomes dont Kenneth Edgeworth et Gerard Kuiper sont persuadés qu'il existe au-delà de Neptune d'autres corps célestes, vestiges de la formation du système solaire qui notamment expliqueraient l'existence des comètes à longue période (plusieurs centaines d'années) dont l'origine à l'époque est inconnue. Ces hypothèses motivent des recherches qui n'aboutissent qu'en 1992 avec la découverte Albion, premier astéroïde de la famille objets transneptuniens qui se définissent par la longueur du demi-grand axe de leur orbite (supérieur à celle de Neptune soit 30,1 Unités Astronomiques) et dont 5000 exemplaires avaient été découverts début 2026[15].

En 1983 la NASA lance dans l'espace le télescope spatial IRAS qui effectue le premier relevé infrarouge thermique du ciel en particulier dans les longueurs d'ondes 12 et 25 microns (cette longueur d'onde n'est pas observable depuis la Terre car l'atmosphère l'absorbe). Cet instrument observe aussi bien le rayonnement émis par les sources ponctuelles éloignées (étoiles) que des sources plus étendues comme les astéroïdes. L'intensité du rayonnement infrarouge ne dépend pas de l'albédo. Aussi cette mesure combinée avec celle du rayonnement visible permet de déterminer le diamètre de près de 2000 astéroïdes qui n'étaient jusque là connu que de manière approximative.

Prise en compte de la menace des astéroïdes géocroiseurs (années 1990)

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La menace constituée par les astéroïdes géocroiseurs dont le premier avait été découvert à la fin du 19e siècle car une collision avec la Terre d'un astéroïde de taille conséquente est vu comme un phénomène très rare. Mais entre le 16 et le les fragments de la comète Shoemaker-Levy 9 s'écrasent de manière spectaculaire sur la planète géante Jupiter. Un impact similaire sur la Terre aurait eu des conséquences planétaires aux effets similaires à ceux ayant conduit à l'extinction des dinosaures. La menace est désormais tangible et contemporaine. Ce sont les États-Unis qui vont les premiers la prendre en compte en mettant en place les premières mesures relevant de ce qui sera baptisé par la suite la défense planétaire (planetary defense) : le Congrès américain demande en 1998 à l'agence spatiale civile américaine, la NASA, de détecter et mesurer les caractéristiques orbitales de 90 % des objets géocroiseurs ayant plus d'un kilomètre de diamètre[16]. Pour identifier et suivre ces menaces potentielles les États-Unis développent à compter du milieu des années 1990 des programmes de recherche automatisée financés par la NASA, l'Armée de l'Air américaine ou des observatoires terrestres. Le Congrès demande à la NASA de découvrir 90% des géoscroiseurs de plus de 140 mètres. Pour répondre à cet objectif, plusieurs programmes sont lancés dont notamment LINEAR qui découvre 200 000 astéroïdes entre 1997 et 2011[9] et Pan-STARRS qui, grâce à deux télescopes d'un champ de vue d'une taille exceptionnelle (3 degrés) et d'une caméra de 1,4 gigapixels, découvre plus de 440 000 astéroïdes entre 2014 et fin 2025[17]. Ce travail de recensement est un également effectué par certains télescopes spatiaux dont ce n'est pas l'objectif principal. Le télescope spatial WISE de la NASA dont la mission est de faire un inventaire des sources infrarouge s'illustre particulièremente en découvrant en moins d'une année (2010) plus de 30000 astéroïdes[18].

L'astéroïde de la ceinture principale (243) Ida ainsi que sa lune Dactyle. Dactyle est la première lune astéroïdale à avoir été découverte.

En 1993 la sonde spatiale Galileo survole, durant son transit vers Jupiter, l'astéroïde Ida de 32 kilomètres lui découvre un petit satellite de 1 kilomètre de diamètre, baptisé Dactyle. Cette première constitue une surprise car on estimait jusque là que la gravité d'un astéroïde était trop faible pour conserver une lune en orbite[19].

Origine des astéroïdes

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Compte tenu de la concentration des astéroïdes entre les orbites de Mars et de Jupiter, les astronomes, initialement, émettent l'hypothèse que ceux-ci sont les débris d'une petite planète qui occupait cette région de l'espace et qui aurait été détruite à la suite d'une collision cataclysmique avec un autre objet céleste. Mais le recensement plus exhaustif des objets présents dans la ceinture des astéroïdes (on estime désormais qu'il existe environ un million d'astéroïdes dont l'orbite est supérieure à 1 km) a permis d'estimer que leur masse totale était égale à environ 5% de celle de la Lune ce qui exclut l'existence antérieure d'une planète. Par ailleurs cette masse est concentrée dans les trois membres les plus massifs (Cérès, Pallas et Vesta). Or l'analyse spectroscopique de ces corps indique des compositions et des densités très différentes ce qui rend peu probable un géniteur commun[20].

La théorie, qui fait consensus en 2026, est que la majorité des astéroïdes sont des reliques du processus de formation des planètes du système solaire qui s'est déroulé il y a 4,5 milliards d'années. Ils ont été créés dans le voisinage immédiat de l'actuelle ceinture d'astéroïdes par le processus d'accrétion de la nébuleuse solaire. Mais au lieu de contribuer à la formation des planètes, ils n'ont pu s’agréger à cause de l'influence gravitationnelle de la géante gazeuse Jupiter. Cette dernière a entretenu une agitation provoquant des collisions les empêchant de s'agglomérer entre eux. Toutefois des observations in situ ont montré qu'un processus d'accrétion à moindre échelle s'est néanmoins produit : certains astéroïdes, caractérisés par des densités très faibles, ne sont que des agglomérats de blocs plus petits avec d'importantes lacunes internes[21].

Dans la ceinture d'astéroïdes principale, les astéroïdes présentent des différences de composition qui résultent en partie de leur distance au Soleil et donc de la température qui régnait au moment de leur formation. Ainsi les astéroïdes de type S, rocheux, sont concentrés principalement dans la partie interne de la ceinture, plus proche du Soleil, alors que astéroïdes carbonés de type C, plus riches en éléments volatiles, sont plus nombreux aux confins externes de la ceinture[22].

Mais les différences de composition ne résultent pas uniquement de leur distance au Soleil au moment de leur formation. Certains astéroïdes ont subi une fusion déclenchée soit par des collisions à haute énergie soit par la désintégration d'isotopes radioactifs tels que l'aluminium 26 (la présence de cet isotope, dont la demi-vie est de 730 000 ans, a été détectée dans des météorites de type chondrite carbonée). Certains astéroîdes ont pu ainsi développé une structure analogue à celle de la Terre avec un noyau, un manteau et une croûte. Vesta a été probablement entièrement en fusion. Certains astéroïdes comme Cérès ne présentent aucune trace de fusion et ont une très faible densité, indiquant la présence d'une quantité importante de glace d'eau. Soit ils se sont formés plus tard alors que les éléments radioactifs avaient pratiquement disparu, soit ils proviennent des parties externes du système solaire et ont été déplacé lors de la migration planétaire de Neptune et Uranus[22]

On sait maintenant que les astéroïdes sont une clé importante de la compréhension de la formation du Système solaire et c’est pour cette raison que les astronomes montrent un plus grand intérêt envers ces objets.

Caractéristiques physiques

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Paramètres orbitaux

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Classification spectrale

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Astéroïde (253) Mathilde
(253) Mathilde, astéroïde de type C.
Astéroïde (433) Éros
(433) Éros, astéroïde de type S.

Les astéroïdes sont classés en fonction de leurs spectre électromagnétique obtenu en analysant la lumière qu'il réfléchisse et de leurs propriétés physiques. Le spectre permet de déterminer la composition chimique de leur surface.

Le système classique de classification spectrale des astéroïdes, élaboré en 1975, les classe selon un système qui repose sur la combinaison de leur couleur, de leur albédo et de leur spectre optique. Ces propriétés étaient censées correspondre à la composition de leur surface. Il faut noter, cependant, que certains types sont plus facilement détectables que d'autres. Ainsi, ce n'est pas parce que la proportion d'astéroïdes d'un type donné est plus importante qu'ils sont effectivement plus nombreux. Il existe des systèmes de classification plus récents, dont deux se démarquent : Tholen (de l'astronome David J. Tholen) et SMASS.

À l'origine, la classification des astéroïdes se basait sur l'hypothèse de leur composition :

Ceci a porté à confusion, car le type spectral d'un astéroïde ne garantit pas sa composition.

Grâce à ces données l'analyse spectrale des fragments de météorites retrouvés sur Terre permet de déterminer si ceux-ci sont originaires de tel ou tel famille d'astéroïde.

Principaux groupements

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La majorité (environ 90%) des astéroïdes connus sont situés dans la zone comprise entre Mars et Jupiter, dite ceinture d'astéroïdes . Mais d'autres ont été découverts en dehors de cette zone, soit parce qu’ils possèdent une orbite qui les fait s’éloigner de la ceinture principale, soit parce qu’ils sont situés dans une tout autre zone du Système solaire (voir Principaux groupements). La plupart d'entre eux sont plus éloignés du Soleil, mais on en connaît qui sont moins éloignés que Mars (astéroïdes Amor et astéroïdes Apollon), la Terre (astéroïdes Aton et astéroïdes Atira) et même Vénus (2020 AV2).

Ceinture principale

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Des géocroiseurs aux troyens de Jupiter : du centre à la périphérie, géocroiseurs (en vert et rouge), ceinture principale (en blanc), groupe de Hilda (en brun), troyens de Jupiter (en vert).

Environ 90% des astéroïdes observés sont concentrés dans la ceinture principale d'astéroïdes. Celle-ci est située dans une région de l'espace située entre l'orbite de Mars et celle de Jupiter avec une distance au Soleil comprise entre 2,06 et 3,27 U.A. unités astronomiques. Courant 2026 le Centre des planètes mineures qui centralise les observations, recensait 1,4 millions d'astéroïdes dans la ceinture auxquels les objets gravitant en périphérie immédiate principalement le groupe de Hungaria situé à la périphérie interne à une distance comprise entre 1,8 et 2,0 ua. du Soleil (environ 33000) et le groupe de Hilda situé à la périphérie externe entre 3,7 et 4,1 ua (environ 7000)[23]. L’influence du champ gravitationnel de Jupiter les a empêchés de former une planète. Cette influence de Jupiter est également à l’origine des lacunes de Kirkwood, zones quasiment vides situées au milieu et sur les bords de la ceinture et dues à des phénomènes de résonance orbitale.

Astéroïdes troyens de Jupiter

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Les troyens de Jupiter sont situés sur des orbites très proches de celle de Jupiter, à proximité des deux points de Lagrange L4 et L5. On en compte environ 7 200 en [MPC 1]. Le nom fait référence à la guerre de Troie : les points L4 et L5 sont associés respectivement au camp grec et au camp troyen et les astéroïdes y sont nommés, sauf exception, avec des noms de personnages du camp associé.

Astéroïdes géocroiseurs

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Astéroïdes géocroiseurs : ellipses orbitales des 4 astéroïdes ayant donné leurs noms aux groupes, (1221) Amor (extérieur proche), (1862) Apollon (croiseur extérieur), (2062) Aton (croiseur intérieur) et (163693) Atira (intérieur proche), relativement à celle de la Terre.

Les astéroïdes géocroiseurs sont une catégorie d'astéroïdes dont l’orbite croise celle de la Terre (Earth-crosser asteroid ou ECA en anglais). En pratique cette catégorie inclut également les astéroïdes dont l'orbite est « proche » de celle de la Terre (passe à moins de 0,3 unité astronomique) (near Earth asteroid ou NEA en anglais). On en dénombre environ 20 000 ([JPL 1]).

Ces astéroïdes sont répartis traditionnellement en quatre groupes en fonction des caractéristiques de leur orbite. Les critères de classification sont ceux du Centre  :

  • les astéroïdes Apollon, géocroiseurs dont l'orbite coupe de celle de la Terre avec un demi-grand axe supérieur à celui de la Terre (a > 1 ua). C'est la famille de géocroiseurs la plus importante avec près de 22 000 représentants identifiés en 2026 ;
  • les astéroïdes Aton, géocroiseurs dont l'orbite coupe de celle de la Terre avec un demi-grand axe supérieur à celui de la Terre (a < 1 ua)  ;
  • les astéroïdes Amor, dont l'orbite se situe entière ment à l'extérieur de la Terre mais qui s'en approche à une distance comprise entre 0,017 et 0,3 U.A.
  • les astéroïdes Atira, dont l'orbite est entièrement contenue dans celle de la Terre. Ils sont très difficiles à découvrir par les télescopes terrestres car, du fait de cette orbite, ces objets très peu lumineux sont masqués par la lumière du Soleil beaucoup plus brillants. Aussi seuls quelques dizaines d'astéroïdes de ce type avaient été identifiés en 2026.

L’intérêt médiatique parfois très fort porté aux astéroïdes géocroiseurs est lié à la crainte de les voir entrer en collision avec la Terre. Voir section Risques d'impact avec la Terre.

Centaures

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Les centaures sont des planètes mineures qui gravitent entre les orbites des planètes géantes gazeuses. On en compte en entre 200 et 500 suivant le périmètre précis attribué à ce groupe (frontière non standardisée avec d'autres groupes tels que celui des damocloïdes). Le premier qui fut découvert est (2060) Chiron, en 1977. On suppose généralement que ce sont d'anciens objets transneptuniens ayant été éjectés de leurs trajectoires, suite, par exemple, à un passage à proximité de Neptune.

Ceinture de Kuiper et autres objets transneptuniens

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On dénombre en [JPL 3] environ 3 200 objets transneptuniens. Les principaux groupes de cette zone du Système solaire sont décrits dans l'article Planète mineure.

Astéroïdes et histoire du Système solaire

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Méthodes de détection et d'analyse

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Dénomination

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Le système de désignation des astéroïdes du système solaire (et plus généralement de toutes les planètes mineures ce qui exclut les comètes) répond à des règles communes qui ont été définies par l'Union astronomique internationale et qui sont appliquées par le groupe de travail sur la nomenclature des petits corps (GTNPC ; en anglais Working Group Small Bodies Nomenclature abrégé en WGSBN) de cette institution. Le processus, dont les résultats sontpubliés périodiquement dans le bulletin WGSBN, comporte trois étapes[24] :

  • Lors de la découverte d'un astéroïde, celui-ci se voit attribué un numéro provisoire constitué de l'année de découverte suivie d’une lettre représentant la quinzaine (C = première quinzaine de février) et d’une seconde lettre indiquant l’ordre de découverte (F = sixième découverte durant la quinzaine).
  • Lorsque plusieurs observations concordantes ont permis de déterminer l'orbite de l'astéroïde celui-ci reçoit une désignation définitive. Celle-ci est constituée d'un numéro permanent, noté entre parenthèses, suivi de sa désignation provisoire. Par exemple (26308) 1998 SM165.
  • Certains astéroïdes reçoivent par la suite un nom qui remplace alors la désignation définitive (par exemple (588) Achille). Les règles de nommage ont beaucoup évolué. Les premiers astéroïdes ont reçu des noms de personnages de la mythologie grecque ou romaine puis les astronomes ont trouvé leur inspiration dans d'autres mythologies (nordique, celtique, égyptienne…). Initialement seules des personnalités féminines étaient choisies. Devant la multiplication des découvertes les sources d'inspiration se sont diversifiées : noms de lieux, prénoms, diminutifs, noms de personnages fictifs, d’artistes, de scientifiques, de personnalités des milieux les plus divers, références à des événements historiques , etc.. Contrairement à ce qui passe lors de la découverte d'autre corps, il est d'usage que le découvreur propose un nom qui ne doit pas être le sien.

Courant 2026 seuls 60% des astéroïdes découverts (1,5 million) avaient une désignation définitive[23] dont environ 26 000 s'étaient vu attribuer un nom (environ 3%)[25].

Dénombrement

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Le nombre d'astéroïdes est considérable. On estimait en 2019 que la seule catégorie des astéroïdes géocroiseurs, qui ne constitue pourtant qu'une toute petite fraction de cette catégorie d'objet, compte environ 1 million d'astéroïdes ayant plus de 30 mètres de diamètre et environ 1 milliard plus de 3 mètres[26]. Début 2026 1,5 millions d'astéroïdes avaient été découverts [23] mais chaque année on découvre des dizaines de milliers de nouveaux corps célestes de ce type. Ainsi le nombre des seuls astéroïdes géocroiseurs observé est passé entre 2016 et 2025 de 15 000 à 40 000[27]. Ce nombre devrait croitre encore plus rapidement avec la mise en service de nouveaux instruments particulièrement performants. Ainsi il est prévu que le seul Observatoire Vera-C.-Rubin, entré en service en 2025, découvre environ 5 millions de nouveaux astéroïdes sur une période de 10 ans[28].

Nombre d'astéroïdes par famille classée par distance croissante du Soleil (recensés par le Centre des planètes mineures au 14 avril 2026)[23]
Regroupement Désignation Caractéristiques Nombre Exemple
Astéroîdes
géocroiseurs
AtiraLeur orbite est entièrement contenue dans celle de la Terre.quelques dizaines
AtonLeur orbite coupe de celle de la Terre avec un demi-grand axe inférieur à celui de la Terre (a < 1 ua)3 472
ApollonLeur orbite coupe de celle de la Terre avec un demi-grand axe supérieur à celui de la Terre (a > 1 ua)21 608
AmorLeur orbite se situe entière ment à l'extérieur de la Terre mais qui s'en approche à une distance comprise entre 0,017 et 0,3 U.A.16 802
Total41 882Dont 870 de plus de 1 km de diamètre et 2 536 potentiellement dangereux
Groupe de HungariaLeur orbite se situe à la périphérie interne de la ceinture principale d'astéroïdes.33 337
AérocroiseursLeur orbite coupe celle de Mars29 106
Ceinture principale d'astéroïdesLeur orbite est comprise entre 2,06 et 3,27 U.A.1 428 749
Groupe de HildaLeur orbite se situe à la périphérie externe de la ceinture principale d'astéroïdes.7 241
Troyens de JupiterLeur orbite est identique à celle de Jupiter et ils sont concentrés autours des points de Lagrange L4 et L5 du système Jupiter-Soleil.16 688
Objets distants dont troyens
de Neptune et transneptuniens
Leur orbite est située au-delà de celle de Jupiter.7 270
Planètes naines5
Total1 553 625

Observation à l'aide de télescopes terrestres et spatiaux

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L'Observatoire Vera-C.-Rubin, entré en service en 2025 et situé au nord du Chili, est dédié à la réalisation de relevés astronomiques de l'ensemble du ciel. Grâce à un télescope de très grand diamètre (8,42 mètres), un champ de vue particulièrement large (3,5 degrés de diamètre) et une caméra de 3200 mégapixels. Parmiles objectifs assignés à ce nouvel instruments figurent la découverte d'environ 5 millions de nouveaux astéroïdes sur une période de 10 ans dont 85 000 géocroiseurs, 4,8 millions d'astéroides de la ceinture principales, plus de 270 000 astéroîdes troyens et 38 000 objets plus distants (transneptuniens, ...)[28].

La menace constituée par les astéroïdes géocroiseurs est à l'origine aux États-Unis à compter des années 1990 de programmes et d'instruments consacrés à la détection de ces objets. Pour répondre aux besoins exprimés par le gouvernement américain la NASA a créé le CNEOS et finance plusieurs observatoires américains qui jouent un rôle central dans la détection des géocroiseurs. Ils effectuent des relevés systématiques d'astéroïdes géocroiseurs et assurent le suivi des détections effectuées. Ils sont en 2019 à l'origine de la majorité des découvertes de nouveaux objets géocroiseurs[29] :

  • L'université de l'Arizona gère le Catalina Sky Survey qui est un des deux programmes crédités du plus grand nombre de détections d'objets géocroiseurs. Il comprend trois télescopes, deux aux États-Unis et un en Australie. Le télescope principal est un télescope Schmidt de 98 centimètres d'ouverture[30].
  • L'université d'Hawaï gère depuis 2010 le programme de suivi Pan-STARRS qui est le deuxième programme crédité du plus grand nombre de détections d'objets géocroiseurs. Il utilise deux télescopes de 1,8 mètre d'ouverture avec un champ de vue de 3° × 3°, qui sont installés à Hawaï. Le détecteur comprend 1,4 milliard de pixels. L'ensemble du ciel est balayé une fois par semaine et la résolution spatiale permet d'observer les objets ayant une magnitude apparente de 24[30].
  • L'université d'Hawaï gère également le programme Asteroid Terrestrial-impact Last Alert System (ATLAS).
  • Le Laboratoire Lincoln du MIT gère le programme Lincoln Near-Earth Asteroid Research (LINEAR). Ce télescope de 1 mètre, qui a commencé à recenser les géocroiseurs en , a joué un rôle central dans la découverte des objets géocroiseurs durant la première moitié de la décennie 2000.

Exploration par des sondes spatiales

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L’astéroïde (433) Éros survolé par la sonde NEAR Shoemaker, le 19 septembre 2000 (vidéo).

Premières observations in situ d'un astéroïde

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Les premières images rapprochées d’astéroïdes sont l’œuvre de la sonde Galileo qui, lors de son transit vers Jupiter, put s'approcher de (951) Gaspra en 1991 puis de (243) Ida en 1993.

La sonde NEAR Shoemaker est la première dont la mission principale concerne l'étude d'un astéroïde. Lancée le par la NASA, elle se met en orbite autour de (433) Éros, l’un des plus gros astéroïdes géocroiseurs. Après en avoir établi une cartographie complète entre avril et , et bien que cela n'ait pas été prévu initialement, la sonde se pose en douceur sur l’astéroïde le . Son dernier signal est reçu le .

Retour d'échantillons sur Terre

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En 2003, la JAXA lance la sonde Hayabusa vers l’astéroïde géocroiseur (25143) Itokawa, avec pour objectif de s’y poser en douceur et d’en prélever des échantillons. Malgré plusieurs pannes et incidents[31], la sonde revient sur Terre le , sans que l’on sache si elle contient effectivement des échantillons[32]. Finalement, le , la Jaxa annonce que l’analyse des particules récoltées a confirmé leur origine extraterrestre[33]. Le Japon devient ainsi le premier pays à s’être posé sur un astéroïde et en avoir rapporté des échantillons. Deux missions en cours () prévoient également des retours d'échantillon : Hayabusa 2 (prélèvement réussi en 2019 et retour en ) et OSIRIS-Rex (prélèvement d'échantillon en 2020 et retour en 2023).

Étude de Vesta et de Cérès par la mission Dawn

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En 2007, la NASA lance la sonde Dawn en direction de deux des plus gros astéroïdes de la ceinture principale, (4) Vesta et (1) Cérès. Elle se place d'abord en orbite autour de Vesta entre et puis rejoint Cérès autour duquel elle se met en orbite en . C'est la première sonde spatiale à se positionner successivement en orbite autour de deux objets différents. Des études approfondies ont notamment concerné la géographie et la géologie des deux astéroïdes.

Étude d'un objet transneptunien par New Horizons

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La sonde New Horizons est la première et à ce jour (2025) la seule à avoir exploré des objets transneptuniens (surlignés en jaune dans le tableau). Lancée par la NASA en , elle n'arrive au niveau de son objectif principal, Pluton, que 8 ans et demi plus tard en . Des résultats remarquables sont apportés sur la géographie, la géologie, l'atmosphère ou encore les satellites de Pluton. La sonde est ensuite dirigée vers (486958) Arrokoth qui devient ainsi le deuxième objet transneptunien photographié de près.

Missions en cours en 2026

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Les principaux lancements du début des années 2020 concernent la mission DART (test de l'usage d'un impacteur pour dévier un astéroïde, lancée en 2021), la sonde Lucy (étude de troyens de Jupiter, lancée en 2021) et la sonde Psyché (étude de l'astéroïde métallique (16) Psyché, lancée le ). Ces trois missions sont développées par la NASA.

Remarque : ne sont ici listés que les astéroïdes explorés « de près » par une sonde spatiale (a minima survolés à moins de 20 000 km) ; quelques autres ont été survolés « de loin » tels que les astéroïdes de la ceinture principale (2685) Masursky et (132524) APL ou l'objet transneptunien (15810) Arawn.

Observations à l'œil nu ou aux jumelles

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Les astéroïdes sont presque impossibles à observer à l’œil nu. Ils sont bien plus petits que les planètes, et très peu lumineux. L’astéroïde 4 Vesta en est l’exception, puisque c’est le seul qu’il soit parfois possible d’observer sans appareil optique. Sa luminosité n’étant toutefois pas très grande, il faut donc savoir où poser le regard.

Un astéroïde ressemble plus ou moins à une étoile qui brille dans le ciel nocturne. Le meilleur moyen pour partir à la chasse aux astéroïdes avec ses jumelles ou son télescope est d’observer le fond étoilé, plusieurs nuits d’affilée, et de détecter les points lumineux qui se déplacent par rapport au fond, qui, lui, paraît stable. Certains catalogues répertorient la position des astéroïdes, et il est alors plus facile de pointer le télescope au bon endroit.

Risques d'impact avec la Terre

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Vue aérienne du cratère Barringer en Arizona, d'environ 1,2 km de diamètre. L'hypothèse actuelle l'attribue à un objet d'environ 50 m de diamètre tombé il y a environ 50 000 ans.

Astéroïdes potentiellement dangereux

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Au [JPL 4], la JPL Small-Body Database recense 20 000 astéroïdes géocroiseurs au sens large (notion de Near Earth Asteroids ou NEA en anglais) dont 12 500 géocroiseurs au sens strict (notion de Earth-Crosser Asteroids ou ECA en anglais).

Seule une petite partie d'entre eux sont classés comme objets potentiellement dangereux (notion de Potentially Hazardous Asteroids ou PHA en anglais). La définition classique repose sur deux critères : une distance minimale d'intersection de l'orbite terrestre (T-DMIO ou E-MOID en anglais) inférieure à 0,05 ua (soit environ 7 480 000 km ou 19,5 distances lunaires) et une magnitude absolue inférieure à 22,0, ce qui correspond à un diamètre supérieur à 140 m dans le cas d'un albédo moyen de 14 %. Le Centre des planètes mineures tient à jour quotidiennement une liste d'astéroïdes répondant à ces deux critères. La liste publiée le [List 1] recense 2 315 astéroïdes potentiellement dangereux.

Echelle de Turin utilisée pour qualifier la dangerosité des objets potentiellement dangereux. Aucun objet n'est actuellement classé au-dessus de 0 (avril 2019).

Les orbites de ces objets n'étant connues qu'avec une incertitude non négligeable, le risque est évalué à travers un calcul de probabilité. Deux échelles normalisées permettent de quantifier ce risque, l'échelle de Palerme et l'échelle de Turin. Cette dernière, reconnue par l'Union astronomique internationale depuis 1999 et couramment utilisée dans les articles de vulgarisation, quantifie le niveau de risque de 0 à 10 en croisant une estimation de la probabilité d'impact et une estimation de l'énergie d'impact. Ces évaluations évoluent en permanence en fonction des réévaluations régulières des orbites. Plusieurs institutions et programmes d'observation étudient ce risque en continu. L’agence spatiale européenne (ESA), par exemple, a initié en 2004 un projet à long terme de protection de la Terre contre les géocroiseurs.

Chaque année, quelques astéroïdes sont un temps cotés au niveau 1 de l'échelle de Turin par l'un ou l'autre de ces programmes (le plus souvent durant les jours ou semaines qui suivent leur découverte ou une nouvelle observation), avant d'être rétrogradés au niveau 0 une fois l'orbite mieux connue. Entre 2002 et 2018, seuls deux astéroïdes ont dépassé le niveau 1 : (99942) Apophis (un temps coté 4 après sa découverte en 2004, puis resté coté 1 jusqu'en ) et (144898) 2004 VD17 (un temps coté 2).

Stratégies d'évitement de l'impact

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Parallèlement au développement de programmes visant à mieux connaître les objets potentiellement dangereux (astéroïdes ou comètes), plusieurs stratégies visant à détruire ou dévier un tel objet ont progressivement été étudiées. Les stratégies visant la destruction sont généralement jugées non pertinentes (risques liés à la fragmentation de l'objet, retombée de matière radioactive, coût élevé...). Les stratégies de déviation les plus étudiées reposent sur un impacteur ou sur une explosion à distance de l'objet. La mission DART développée par la NASA (lancement réalisé en 2021) a permis de tester l'effet d'un impacteur sur la déviation d'un astéroïde. D'autres stratégies reposant sur une déviation lente ont également été proposées (sonde jouant le rôle de tracteur gravitationnel, utilisation de l'effet Yarkovsky, voile solaire, éjection de matière par une catapulte installée sur l'objet, etc.) mais restent conditionnées à une longue anticipation de l’événement.

Impacts d'astéroïdes de petite taille

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Bolide.
Fragment de l'astéroïde 2008 TC3 découvert au Soudan lors de recherches conduites par Peter Jenniskens en 2008-2009.

Régulièrement, des météoroïdes ou astéroïdes de petite taille pénètrent dans l'atmosphère terrestre, se transforment en bolide (phénomène lumineux intense généré par la compression de l'air), et, finalement, impactent la Terre (généralement après s'être fractionnés dans le cas des petits astéroïdes). Le superbolide de Tcheliabinsk observé le est un exemple récent et célèbre de ce type de phénomène. Selon les estimations, l'objet à l'origine de l'événement était un astéroïde géocroiseur de type Apollon d'une vingtaine de mètres de diamètre. Cet astéroïde n'était pas connu avant son impact, ce qui est le cas le plus fréquent : la grande majorité des petits astéroïdes frôlant (ou éventuellement percutant) la Terre ne sont détectés qu'après leur passage ou moins de 24 heures avant.

On ne compte en 2018 que 3 petits astéroïdes ayant été découverts (moins de 24 heures) avant leur impact (2008 TC3, 2014 AA et 2018 LA). Ce chiffre est à comparer au 556 bolides de diamètre supérieur à 1 mètre s'étant désintégrés dans l'atmosphère terrestre entre 1994 et 2013 selon les observations de la NASA.

Projet d'exploitation minière

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Dans les années 2010, des projets d'exploitation minière des astéroïdes sont lancés par des sociétés privées du secteur spatial, Planetary Resources (créée en 2010) et Deep Space Industries (créée en 2013). Les astéroïdes sont en effet riches en matériaux précieux, tels les métaux lourds et les terres rares, présents sur leur surface car ces corps sont trop petits pour avoir subi la différenciation planétaire[34] : la valeur commerciale d'un km3 d'astéroïde, hors frais d'exploitation, est estimée à 5 000 milliards d'euros[35]. La NASA a également pour ambition de capturer un petit astéroïde (de 7 à 10 mètres de diamètre, avec un poids maximal de 500 tonnes) et de le mettre en orbite stable autour de la Lune. Les faisabilités et le coût de ces projets font l'objet de débats, seule la sonde Hayabusa ayant réussi en 2010 à ramener quelques poussières de l'astéroïde Itokawa[36].

Astéroïdes notables

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La plupart des astéroïdes gravitent de manière anonyme dans la ceinture principale. Quelques-uns accèdent toutefois à la notoriété, en particulier au regard de l'histoire des découvertes, de leur taille, orbite ou propriété atypiques, de leur dangerosité pour la Terre, etc.

Astéroïdes notables - Tableau 1 (mise à jour février 2019)
(uniquement ceinture principale, troyens de Jupiter et géocroiseurs)
Premiers identifiés
(année référencement)
Plus grands
(diamètre moyen)
Visités par une sonde spatiale Référents d'un groupe ou d'une famille
Ceinture principale et périphérie Cérès (1801), Pallas (1802), Junon (1804), Vesta (1807), Astrée (1845) Cérès (946 km), Pallas, Vesta, Hygie (entre 400 et 550 km), Interamnia, Europe, Sylvia, Davida (entre 250 et 350 km) Gaspra, Ida (et Dactyle), Mathilde, Annefrank, Steins, Lutèce, Vesta, Cérès Hungaria, Hilda, Alinda, Griqua, Cybèle, Phocée (et nombreux autres pour les familles collisionnelles)
Troyens de Jupiter Achille (1906), Patrocle (1906) Hector (env 230 km) (aucun à ce jour[Quand ?]) Eurybate (famille)
Astéroïdes géocroiseurs Eros (1898), Albert (1911) (pour les amors) ; Apollon (1932), Adonis (1936) (pour les apollons) ; Aton (1976) (pour les atons) ; Atira (2003) (pour les atiras) Ganymède (env 35 km) Braille, Eros, Itokawa, Toutatis, Ryugu, Bénou Atira, Aton, Apollon, Amor
Astéroïdes notables - Tableau 2 (mise à jour mars 2019)
(uniquement ceinture principale, troyens de Jupiter et géocroiseurs)
Premiers identifiés Autres exemples
Astéroïdes potentiellement dangereux (dépend des critères retenus) Hermès, Toutatis, Asclépios, Florence, Apophis, (144898) 2004 VD17
Troyens de la Terre 2010 TK7 (2010) (seul identifié à ce jour[Quand ?][List 2]) /
Systèmes binaires Ida + Dactyle (1994) Hermione + S/2002
Systèmes triples Sylvia + Romulus (2001) et Rémus (2005) Eugénie + Petit-Prince et S/2004
Astéroïdes actifs Elst-Pizarro (activité découverte en 1996) LINEAR, Wilson-Harrington, Phaéton

Des tableaux plus complets (avec d'autres caractéristiques singulières et prolongées aux centaures et objets transneptuniens) sont proposés dans l'article Planète mineure.

Astéroïde et culture

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La journée internationale des astéroïdes est organisée le de chaque année.

Films catastrophe

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Le genre cinématographique du film catastrophe a exploré plusieurs fois le thème du risque d'impact majeur. Les deux principaux représentant du genre sont|date=juillet 2024 :

  • Meteor (1979), film américain de Ronald Neame avec Sean Connery et Natalie Wood. L'astéroïde Orpheus est finalement détruit par des tirs nucléaires conjoints d'un satellite américain et d'un satellite soviétique.
  • Armageddon (1998), film américain de Michael Bay avec Bruce Willis. Une équipe spécialisée dans le forage pétrolier est envoyée sur l'astéroïde pour y enfouir une charge nucléaire.

D'autres films du même genre mettent en scène une comète et non un astéroïde. C'est notamment le cas du film pionnier du genre La Fin du monde (1931, Abel Gance), du film Deep Impact (1998, Mimi Leder), ou plus récemment du film Don't Look Up : Déni cosmique (2021, Adam McKay).

Science-fiction

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Les récits de science-fiction interplanétaires mettent régulièrement en scène des astéroïdes. Plusieurs thèmes sont abordés : traversée de champs d'astéroïdes, exploitation minière, implantation de bases militaires, colonisation, astéroïdes habités par des créatures extra-terrestres, etc. L'une des scènes les plus célèbres est la traversée d'un champ d'astéroïdes dans Star Wars, épisode V : L'Empire contre-attaque (scène très peu réaliste si on la ramène au cas de la ceinture principale du Système solaire[37]).

Autres genres

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Jeux vidéo

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  • Le jeu d'arcade Asteroids, sorti en 1979, plonge le joueur au cœur d'une bataille spatiale se déroulant au milieu d'un champ d'astéroïdes. C'est l'un des plus grands succès d'Atari dans les années 1980.

Notes et références

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  1. En règle générale, l’ordre des dates de découverte diffère de l’ordre de numérotation des astéroïdes, car l’affectation d’un numéro se fait après une détermination suffisamment fiable de l’orbite de l’objet.

Références

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  1. « Bestiaire des petits corps du Système solaire », in Ciel et Espace Hors Série no 15, octobre 2010.
  2. « Le sursaut de Scheila (l’astéroïde) », sur cieletespace.fr, (consulté le ).
  3. Paolo Tanga, « Mesurer l’ombre des astéroïdes géocroiseurs pour mieux les connaitre » Accès libre [html], sur www.insu.cnrs.fr, (consulté le )
  4. Wilhelm Pape, Handwörterbuch der griechischen Sprache, 3. Aufl., 6. Abdruck, Braunschweig 1914, S. 375.
  5. S. Clifford J. Cunningham: Discovery of the origin of the word asteroid and the related terms asteroidal, planetoid, planetkin, planetule, and cometoid. In: Studia Etymologica Cracoviensia 20, 2015, S. 47–62.
  6. Pierre Kohler, Le Ciel, atlas guide de l’univers, Hachette, .
  7. 1 2 L'exploration du système solaire, p. 335
  8. (en) « How the first dwarf planet became the asteroid Ceres » [PDF], 2009 . (consulté le ).
  9. 1 2 L'exploration du système solaire, p. 336
  10. Tim Haltigin, « Que sont les astéroïdes et pourquoi les étudions-nous? », sur Gouvernement du Canada, .
  11. Marie Perez, « Astéroïdes et comètes nous racontent l’histoire du Système solaire », sur CNRS Terre et Univers
  12. Asteroids : Relics of Ancient Time, p. 16-17
  13. Asteroids : Relics of Ancient Time, p. 18-20
  14. Asteroids : Relics of Ancient Time, p. 21
  15. Asteroids : Relics of Ancient Time, p. 21-24
  16. (en) « How Historic Jupiter Comet Impact Led to Planetary Defense », NASA (consulté le )
  17. (en) « Pan-STARRS NEO », sur Pan-STARRS,
  18. (en) « Asteroid and Comet Census from WISE », Jet Propulsion Laboratory, (consulté le )
  19. L'exploration du système solaire, p. 341
  20. L'exploration du système solaire, p. 337
  21. L'exploration du système solaire, p. 337-338
  22. 1 2 L'exploration du système solaire, p. 338
  23. 1 2 3 4 (en) « Latest Published Data », sur Centre des planètes mineures, Union astronomique internationale (consulté le )
  24. (en) WGSBN, « Rules and guidelines for naming non cometary small solar-system bodies (version 1.1) », Union astronomique internationale, , p. 1-10
  25. (en) groupe de travail sur la nomenclature des petits corps, « WGSBN Bulletin », (consulté le )
  26. (en) Jason Davis, « NASA to Build New Asteroid-Hunting Space Telescope », The Planetary Society,
  27. (en) « 40 000 near-Earth asteroids discovered! », sur Agence spatiale européenne, (consulté le ).
  28. 1 2 (en) « Handouts / Solar System Science Collaboration - Mapping the Solar System.pdf », sur LSST (consulté le ).
  29. (en) « Near-Earth Object Observations Program », sur Planetary Defense, NASA (consulté le )
  30. 1 2 Philippe Rousselot, « Le ciel peut-il nous tomber sur la tête ? »,
  31. « Hayabusa flirte avec Itokawa », Espace Magazine, no 18, , p. 48-51.
  32. « Grande incertitude autour de Hayabusa », sur flashespace.com, (consulté le ).
  33. « Hayabusa a bien rapporté des morceaux d’astéroïde », sur cieletespace.fr, (consulté le ).
  34. Marielle Court, « Exploiter les minerais des astéroïdes », sur lefigaro.fr, .
  35. Jean-Pierre Luminet, « Pourquoi et comment exploiter les astéroïdes ? », émission Science publique sur France Culture, .
  36. Tristan Vey, « La Nasa veut mettre un astéroïde en orbite autour de la Lune », sur lefigaro.fr, .
  37. Judith Biernaux, « Star Wars : Sciences (et) Fiction » [PDF], sur Liège Université - Réjouisciences, (consulté le ).

Bases de données

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  1. Consultée le 27 avril 2019 avec critère "Jupiter Trojans" (7 227 objets).
  1. 1 2 Consultée le 27 avril 2019 avec critères "Atira or Aten or Apollo or Amor" (20 021 objets).
  2. Consultée le 27 avril 2019 avec critère "Asteroid" (794 763 objets au total).
  3. Consultée le 27 avril 2019 avec critère "TransNeptunian Object" (3 219 objets).
  4. Consultée le 27 avril 2019 avec critères "Atira or Aten or Apollo or Amor" (20 021 objets) et "Aten or Apollo" (12 504 objets).
  1. Liste List Of The Potentially Hazardous Asteroids (PHAs) consultée le 19 novembre 2022 (2315 objets).
  2. Liste List Of Earth Trojans consultée le 6 avril 2019.

Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Peter Bond (trad. Nicolas Dupont-Bloch), L'exploration du système solaire exploring the solar system »], De Boeck, (1re éd. 2012), 462 p. (ISBN 978-2-8041-8496-4), p. 335-357. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) Michael K. Shepard, Asteroids : Relics of Ancient Time, Cambridge University Press, , 350 p. (ISBN 978-1-107-06144-6). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) Michael Moltenbrey, Dawn of Small Worlds : Dwarf Planets, Asteroids, Comets, Springer, , 275 p. (ISBN 978-3-319-23003-0)
  • Jean-Claude Merlin, Les astéroïdes, Chantilly, Tessier & Ashpool, , 292 p. (ISBN 978-2909467061)
  • Jean-Pierre Luminet, Astéroïde, Paris, Le Seuil, coll. « Points Sciences », , 288 p. (ISBN 978-2020808217)
  • Jean-Pierre Luminet, Astéroïdes : la Terre en danger, Paris, Le Cherche midi, , 272 p. (ISBN 978-2749117799)
  • Hors-série Pour la science (Dossier Pour la science), vol. 90 : Planètes naines, météorites, astéroïdes, comètes : ces objets célestes qui nous racontent les débuts du Système solaire, , 124 p.
  • Hors-série Ciel et Espace, vol. 36 : Les astéroïdes : créateurs et destructeurs de mondes, , 100 p.
  • Patrick Michel, À la rencontre des astéroïdes : Les missions spatiales et la défense de la planète, Paris, Odile Jacob, , 384 p. (ISBN 978-2415004989)

Voir également la bibliographie de la page Planète mineure.

Articles connexes

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Liens externes

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