Côte-roannaise

région viticole

Un côte-roannaise[note 2] est un vin rouge ou rosé d'appellation d'origine contrôlée produit dans le département de la Loire, à l'ouest de la ville de Roanne. Cette appellation fait partie des vignobles du Massif central au sein du vignoble de la vallée de la Loire.

Côte-roannaise
Image illustrative de l’article Côte-roannaise
Vignoble à Ambierle.

Type d'appellation(s) AOC / AOP
Reconnue depuis 1955 (VDQS) et 1994 (AOC)
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble de la vallée de la Loire
Sous-région(s) Roannais
Localisation Loire
Climat océanique dégradé sous influence montagnarde
Ensoleillement
(moyenne annuelle)
2 018 heures (à Saint-Étienne)
Sol granitique
Superficie plantée 170 hectares (moy. 2022-2024)[1]
Cépages dominants gamay N[note 1]
Vins produits 93 % rouges et 7 % rosés
Production 6 200 hectolitres (moy. 2022-2024)[1]
Pieds à l'hectare minimum 4 500 ceps/ha[2]
Rendement moyen à l'hectare 38 hl/ha en rouge et 34 en rosé (en 2023)[1]
Site web coteroannaise.fr

L'AOC été reconnue par décret le [3]. La superficie de production est de 170 hectares (moyenne 2022-2024)[1] avec comme cépage unique le gamay N. La production de rouge représente presque 95 % de la production (moyenne 2022-2024)[1].

Historique

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Le vignoble a probablement une origine gallo-romaine. Cependant, la première source le mentionnant — sur le territoire de l'actuelle commune de Villerest — date de 970. Il s’agrandit constamment durant le Moyen Âge grâce aux ordres monastiques et aux seigneurs locaux, notamment les bénédictins d'Ambierle et les comtes du Forez.

Par la suite, particulièrement aux XVIIe et XVIIIe siècles, le commerce du vin se développe en direction de Paris et de Nantes grâce à l’amélioration du transport sur la grande voie d’eau qu’est la Loire. À la suite des différentes calamités des XIXe et XXe siècles (phylloxéra, mévente due à la concurrence des vins du Midi, exode rural), le vignoble se rétracte peu à peu sur ses meilleurs terroirs.

Si l'orientation vers l'élaboration de vin de meilleure qualité permet d'obtenir le label vin délimité de qualité supérieure (VDQS) par l'arrêté du sous le nom « vins de Renaison-Côte-Roannaise »[4], une grande part de la production est encore déclarée en vin de table. En , l'appellation change de nom pour « Côtes Roannaises »[5], puis en pour « Côte Roannaise »[6]. Dans les années 1980, la plupart des vignerons s'orientent vers la qualité ; cela permet d'obtenir l'appellation d'origine contrôlée (AOC) « côte roannaise » par le décret du [3]. Ainsi, entre 1990 et les années 2000, la quantité de vin labellisé passe-t-elle de 5 000 à 10 000 hl par an en moyenne. Le cahier des charges de l'appellation est ensuite modifié en [7] et [2].

Vignoble

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Aire d'appellation

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Images externes
Icône décorative. Carte des communes concernées
Icône décorative. Cartes cadastrales de l'appellation
Icône décorative. Orthophotos du parcellaire de l'AOC

L'aire de production de l'AOC côte-roannaise est implantée à l'amont du vignoble de la vallée de la Loire. Ce vignoble s'étend à l'ouest de Roanne, au pied des monts de la Madeleine.

Aire géographique du vignoble produisant le côte-roannaise.

Les 14 communes classées en AOC[8] sont, du nord au sud : La Pacaudière, Le Crozet, Changy, Ambierle, Saint-Haon-le-Vieux, Saint-Haon-le-Châtel, Renaison, Saint-André-d'Apchon, Saint-Alban-les-Eaux, Lentigny, Villemontais, Villerest, Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire et Bully[2]. Cependant, cinq d'entre elles (Villemontais, Saint-André-d'Apchon, Renaison, Saint-Haon-le-Vieux, et Ambierle) concentrent environ 90 % des surfaces plantées.

Géologie et orographie

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Renaison et ses vignes.

Les vignes se situent entre 350 et 550 mètres d'altitude. Les sols sont d'arènes granitiques[9]. La partie haute du vignoble est composée de terrains anciens : des tufs d'origine volcanique au sud, des microgranites au centre, et des granites au nord. Le bas du vignoble est composé de sables feldspathiques datant de l'oligocène.

Climatologie

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La station météorologique de Riorges (juste à l'ouest de Roanne, à 283 mètres d'altitude : 46° 02′ 53″ N, 4° 03′ 39″ E)[10] est représentative du Roannais :

Relevés à Riorges de 1991 à 2020
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Maximale moyenne 7,8 9,3 13,8 17,2 21,3 25,4 27,6 27,6 22,7 17,8 11,7 8,2 17,5
Moyenne 4,1 4,8 8,2 11,2 15,3 19,2 21,2 21 16,7 12,9 7,7 4,8 12,3
Minimale moyenne 0,5 0,3 2,5 5,1 9,2 13 14,8 14,4 10,6 8,1 3,8 1,3 7
Nombre de jours avec gel 14,3 13,7 9,6 3,6 0,1 0 0 0 0 1,4 6,3 12,4 61,4
Précipitations
Hauteur (mm) 41,8 33 37,9 53,4 78,3 74,2 73 69,9 68,1 69,1 68,2 44,5 711,4
7,8
0,5
41,8
20 mm
40 mm
60 mm
jan.
9,3
0,3
33
fév.
13,8
2,5
37,9
mars
17,2
5,1
53,4
avril
21,3
9,2
78,3
mai
25,4
13
74,2
juin
27,6
14,8
73
jui.
27,6
14,4
69,9
août
22,7
10,6
68,1
sep.
17,8
8,1
69,1
oct.
11,7
3,8
68,2
nov.
8,2
1,3
44,5
déc.
Moyennes : ■ max ■ min °C ■ Précipitations mm

Encépagement

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Le côte-roannaise du gamay noir à jus blanc N[note 1] dit « saint-romain », tant pour les vins rouges que pour les vins rosés. A noter qu'il existe d'autres cépages cultivés autour de Roanne, comme le chardonnay B, le viognier B et le pinot noir N, permettant de produire des vins effervescents ou reconnus en vin de pays. La région produit également des vins blancs, mais ceux-ci sont classés en vin de pays d'Urfé.

Rendements

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Le rendement visé est de 55 hl/ha, le rendement butoir est de 66 hl/ha et le rendement maximum de production est de 72 hl/ha.

Volumes

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Les données de production des années récentes, telles que publiées par le service des Douanes[1], sont :

Annéecôte-roannaise rouge côte-roannaise rosé
superficie (ha)production (hl)rendement (hl/ha) superficie (ha)production (hl)rendement (hl/ha)
20221565 877381447534
20231586 024381343634
20241525 454361438727

Titres alcoométriques minimal et maximal

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Le titre alcoométrique volumique est de 10 % du volume au minimum et de 12,5 % du volume au maximum.

Dégustation

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Côte-roannaise, vin du patron.

Les rouges ont généralement une robe légère et des arômes fruités. Cependant, certaines cuvées issues de vieilles vignes donnent des vins plus corsés qui peuvent se conserver jusqu'à cinq ans.

Les rosés sont secs et fruités, à consommer dans l'année de production.

Notes et références

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  1. 1 2 Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. « 2de édition de la liste des descripteurs OIV – couleur de la baie » [PDF] (consulté le ), p. 41.
  2. ↑ Le nom d'un vin est un nom commun, donc ne prend pas une majuscule, cf. les références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 « Open Data | Portail de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects », sur www.douane.gouv.fr (consulté le )
  2. 1 2 3 « Décret n° 2011-783 du 28 juin 2011 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Côte roannaise » », publié au JORF no 0150 du .
  3. 1 2 « Décret du 14 février 1994 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Côte roannaise » », publié au JORF no 39 du .
  4. ↑ « Arrêté du 18 mai 1955 portant reconnaissance de l'exclusivité du droit à l'appellation d'origine pour les « Vins de Renaison-Côte-Roannaise » accompagnés de la mention en caractères apparents « Vins délimité de qualité supérieure » », publié au JORF du .
  5. ↑ « Arrêté du 14 décembre 1973 sur l'appellation d'origine « Vin de Renaison-Côte-Roannaise » remplacée par celle de « Côtes Roannaises » », publié au JORF du .
  6. ↑ « Arrêté du 24 septembre 1984 relatif à l'appellation d'origine « Vin de qualité supérieure » « Côte Roannaise » », publié au JORF du .
  7. ↑ « Décret n° 2009-1344 du 29 octobre 2009 relatif aux appellations d'origine contrôlées « Côte roannaise », « Coteaux du Lyonnais », « Côtes du Forez », « Crozes-Hermitage » ou « Crozes-Ermitage », « Petit Chablis », « Chablis » et « Chablis grand cru » », publié au JORF no 0253 du .
  8. ↑ AOC Côte roannaise, sur inao.gouv.fr, consulté le 22 juin 2015.
  9. ↑ Michel Mastrojanni, « Côte roannaise », Les Vins de France, coll. « Guide vert », Paris, Solar, 1998, p. 108.
  10. ↑ « 42184001 – RIORGES - MAN – RUE DES NOIX » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. ↑ « Fiche 42184001 Riorges » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Michel Mastrojanni, Les Vins de France, coll. « Guide vert », Paris, Solar, 1998 (ISBN 2-263-02796-3).

Articles connexes

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