Violence sexuelle dans le couple

violence

Les violences sexuelles dans le couple désignent l'ensemble des actes et attouchements à caractère sexuel non consentis par l'un des partenaires. La violence sexuelle au sein du couple repose sur la contrainte de la victime par son partenaire, qu'elle soit imposée par la force, la menace, la soumission chimique, le chantage, ou tout autre moyen coercitif[1].

« Ce n'est pas un viol : nous sommes mariés. Elle a abandonné le droit de refuser quand nous nous sommes dit oui ». Campagne de sensibilisation par la West Midlands Police (en) en 2013.

Ce genre d'agressions est catégorisé comme violences familiales, et les victimes principales en sont les femmes[2]. On estime en 2023 qu'un viol sur deux est un viol conjugal[3], et qu'environ une femme sur quatre en a déjà été victime en France[4].

Spectres des formes de violences sexuelles conjugales

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Violentomètre des violences conjugales

Outre le viol conjugal, les violences sexuelles dans le couple peuvent prendre diverses formes et avoir différents degrés de gravité selon l'impact sur les victimes[5]. La gradation du niveau de violence de différents comportements sexuels peut être mis en image dans un violentomètre.

Violence psychologique et émotionnelle

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La violence sexuelle peut avant tout être verbale : dénigrement, commentaires dégradants, blagues inappropriés sur le physique de la victime, ou ses « performances » sexuelles sont autant de comportements abusifs présents au sein du couple. Ce genre de comportements peut avoir pour but la dévalorisation de la victime en vue d'exercer une forme de contrôle sur elle[5].

La violence verbale peut aussi prendre la forme de menaces ou de chantages, plus explicitement virulents et jouant sur la peur de la victime pour obtenir d'elle des faveurs sexuelles ou une certaine soumission dans la relation. Les menaces peuvent même viser une personne tierce, proche de la victime, comme un enfant ou un animal de compagnie[5].

Le gaslighting est un moyen de coercition consistant à faire douter la victime de sa mémoire ; prétendre qu'elle avait auparavant donné son consentement à un acte qu'elle refuse, prétendre qu'elle manque de cohérence, en vue de la manipuler à son avantage.

Enfin le harcèlement sexuel au sein du couple peut se traduire par des gestes impromptus, des questions ou des attouchements non-désirés, des photos et vidéos sexuelles envoyées sans consentement. Ce genre de comportement génère alors un inconfort de la victime, et instaure une dynamique de domination, au sein de la relation, par le harceleur[6].

Exploitation sexuelle

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Une dynamique de domination violente au sein du couple peut résulter en l'exploitation sexuelle d'un des partenaires par l'autre. Cette forme de violence sexuelle peut amener la victime à participer à une relation sexuelle, ou se prostituer, auprès de proches ou d'inconnus, sous contrainte de son partenaire, revêtant un rôle de proxénète.

Une autre forme de violence sexuelle consiste, pour un des partenaires, à partager des images ou vidéos érotiques ou pornographiques mettant en scène la victime, sans son consentement. Ce comportement prend le nom de revenge porn, et a souvent lieu lors d'une rupture, en signe de « vengeance »[6].

Viol conjugal

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Le viol conjugal est l'appellation attribuée au crime de viol dans le cadre d'une relation de couple. Il consiste en le fait d'imposer une relation sexuelle à son ou sa partenaire.

Le viol conjugal est souvent imaginé sous la forme d'une contrainte physique, mais l'appellation n'est pas cantonnée à cette situation seule[5]. Engager un rapport sexuel avec une personne dans l'incapacité de donner son consentement éclairé, lorsque la victime est endormie, sous l'emprise de drogues ou d'alcool par exemple, entre dans la définition du viol, et donc du viol conjugal.

Lorsque le partenaire drogue la victime à son insu, pour abuser d'elle sexuellement, on parle de soumission chimique. C'est la situation qu'a vécu Giselle Pélicot, qui a résulté sur l'affaire Mazan en 2025.

Hormis le rapport sexuel non-consenti, d'autres violences sexuelles peuvent avoir lieu au sein d'un couple : imposer des activités sexuelles, imposer un mode de relation « ouvert », avoir le contrôle sur la durée, fréquence, intensité de l'acte… De manière générale, il est courant qu'une personne estime le consentement de son ou sa partenaire comme implicite, invoquant par la le soi-disant « devoir conjugal », n'ayant aucune valeur juridique en France, au contraire[6].

Coercition reproductive

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Imposer, ou au contraire interdire à un partenaire l'emploi d'un moyen de contraception est une forme de violence sexuelle. Il peut s'agir de mettre la pression à la victime pour ne pas utiliser de préservatif, de le retirer sans la prévenir, ou de saboter en secret son contraceptif.

Enfin le fait de forcer une personne à poursuivre une grossesse indésirée, ou au contraire la forcer à avorter ou à provoquer une fausse couche est une violence sexuelle au sein du couple, nommée coercition reproductive[6].

Législation dans le monde

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  • Viol marital illégal ; législation sur les VSS basée sur le consentement
  • Viol marital illégal ; législation basée sur la coercition
  • Viol marital illégal ; législation mixte, l'absence de coercition est un facteur atténuant
  • Viol marital légal ; législation basée sur le consentement
  • Viol marital légal, législation basée sur la coercition
  • Deux modèles de législation existent : celles basées sur le consentement (requiert que l'acte sexuel soit non consenti pour être condamnable), et celles basées sur la coercition (requiert menace, violence physique ou manipulation explicite pour être condamnable).

    La logique des lois basées sur la coercition est d'éviter les « fausses accusations » et de protéger en priorité les accusés, potentiellement innocents.

    Ce genre de législation fait reposer une part de responsabilité sur la victime, dont il est attendu qu'elle se défende activement contre son agresseur, laissant de côté les personnes agressées dans leur sommeil, droguées, ou paralysées par la situation. D'autre part, il peut être reproché à la victime d'avoir « provoqué » l'agression, par sa tenue ou son comportement.

    En comparaison les législations basées sur le consentement attribuent beaucoup plus de responsabilité sur l'agresseur potentiel, dont il est attendu qu'il obtienne le consentement libre et éclairé de son partenaire.

    Le Kansas est le seul état à adopter une législation mixte, basée sur la coercition pour les agressions sexuelles de nature vaginale, et le consentement pour le reste.

    Inclusion des violences sexuelles dans la législation des violences domestiques

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    D'après une étude menée en 2018 par la banque mondiale, 129 pays punissent les violences sexuelles domestiques au même titre que les autres violences conjugales[7].

    Pays La législation des violences

    domestiques inclue les VSS

    Afghanistan  Non
    Afrique du Sud  Oui
    Albanie  Oui
    Algérie  Non
    Allemagne  Non
    Andorre  Oui
    Angola  Oui
    Antigua-et-Barbuda  Oui
    Arabie saoudite  Oui
    Argentine  Oui
    Arménie  Non
    Australie  Oui
    Autriche  Non
    Azerbaïdjan  Oui
    Bahamas  Oui
    Bahreïn  Oui
    Bangladesh  Oui
    Barbade  Oui
    Belgique  Non
    Bélize  Oui
    Bénin  Oui
    Bhoutan  Oui
    Biélorussie  Oui
    Bolivie  Oui
    Bosnie-Herzégovine  Oui
    Botswana  Oui
    Brésil  Oui
    Brunei  Non
    Bulgarie  Oui
    Burkina Faso  Non
    Burundi  Oui
    Cameroun  Non
    Cambodge  Oui
    Canada  Non
    Cap-Vert  Oui
    Chili  Non
    Chine  Non
    Chypre  Oui
    Colombie  Oui
    Comores  Oui
    Corée du Nord  Oui
    Corée du Sud  Oui
    Costa Rica  Oui
    Côte d'Ivoire  Non
    Croatie  Oui
    Cuba  Oui
    Danemark  Oui
    Djibouti  Non
    Dominique  Oui
    Égypte  Non
    Émirats arabes unis  Non
    Equateur  Oui
    Érythrée  Non
    Espagne  Oui
    Estonie  Non
    Eswatini  Non
    États fédérés de Micronésie  Non
    États-Unis  Oui
    Éthiopie  Non
    Fidji  Oui
    Finlande  Non
    France  Oui
    Gabon  Non
    Gambie  Oui
    Géorgie  Oui
    Ghana  Oui
    Grèce  Oui
    Grenade  Oui
    Guatemala  Oui
    Guinée  Non
    Guinée-Bissau  Oui
    Guinée équatoriale  Non
    Guyana  Non
    Haïti  Non
    Honduras  Oui
    Hong Kong  Non
    Hongrie  Oui
    Îles Marshall  Oui
    Îles Salomon  Oui
    Inde  Oui
    Indonésie  Oui
    Iran  Non
    Irak  Non
    Irlande  Non
    Islande  Oui
    Israël  Oui
    Italie  Oui
    Jamaïque  Non
    Japon  Non
    Jordanie  Non
    Kazakhstan  Oui
    Kenya  Oui
    Kirghizistan  Oui
    Kiribati  Oui
    Kosovo  Oui
    Koweït  Non
    Laos  Oui
    Lesotho  Non
    Lettonie  Oui
    Liban  Oui
    Liberia  Non
    Libye  Non
    Liechtenstein  Oui
    Lituanie  Oui
    Luxembourg  Oui
    Macédoine du Nord  Oui
    Madagascar  Non
    Malaisie  Oui
    Malawi  Oui
    Maldives  Oui
    Mali  Non
    Malte  Non
    Maroc  Non
    Maurice  Oui
    Mauritanie  Non
    Mexique  Oui
    Moldavie  Oui
    Monaco  Oui
    Mongolie  Oui
    Monténégro  Oui
    Mozambique  Oui
    Myanmar  Non
    Namibie  Oui
    Nauru  Oui
    Népal  Oui
    Nicaragua  Oui
    Niger  Non
    Nigeria  Oui
    Norvège  Non
    Nouvelle-Zélande  Oui
    Oman  Non
    Ouganda  Oui
    Ouzbékistan  Non
    Pakistan  Oui
    Palaos  Non
    Palestine (Cisjordanie et Gaza)  Non
    Panama  Oui
    Papouasie-Nouvelle-Guinée  Oui
    Paraguay  Oui
    Pays-Bas  Oui
    Pérou  Oui
    Philippines  Oui
    Pologne  Oui
    Portugal  Oui
    Pérou  Oui
    Qatar  Non
    République centrafricaine  Oui
    République du Congo  Non
    République démocratique du Congo  Non
    République dominicaine  Oui
    République tchèque  Non
    Roumanie  Oui
    Royaume-Uni  Non
    Russie  Oui
    Rwanda  Oui
    Saint-Christophe-et-Niévès  Oui
    Sainte-Lucie  Non
    Saint-Vincent-et-les-Grenadines  Oui
    Saint-Marin  Oui
    Salvador  Oui
    Samoa  Oui
    Sao Tomé-et-Principe  Oui
    Sénégal  Non
    Serbie  Oui
    Seychelles  Non
    Sierra Leone  Oui
    Singapour  Non
    Slovaquie  Oui
    Slovénie  Oui
    Somalie  Oui
    Soudan  Non
    Soudan du Sud  Non
    Sri Lanka  Oui
    Suède  Oui
    Suisse  Oui
    Suriname  Oui
    Syrie  Non
    Tadjikistan  Oui
    Tchad  Non
    Thaïlande  Non
    Taïwan  Non
    Tanzanie  Non
    Timor oriental  Oui
    Togo  Non
    Tonga  Oui
    Trinité-et-Tobago  Oui
    Tunisie  Non
    Turquie  Oui
    Turkménistan  Oui
    Tuvalu  Oui
    Ukraine  Oui
    URSS  Non
    Uruguay  Oui
    Vanuatu  Oui
    Venezuela  Oui
    Vietnam  Oui
    Yémen  Non
    Zambie  Oui
    Zimbabwe  Oui

    Inscription du non-consentement dans la loi

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    La question de l'inscription du non-consentement dans la loi est un enjeu majeur dans la prise en compte des témoignages de violences sexistes et sexuelles, en particulier dans le couple, où le consentement est souvent considéré comme acquis du fait du statut marital. En Europe, le débat est en pleine évolution, de plus en plus de pays inscrivant le non-consentement dans leur législation. Une proposition est votée en 2026 au parlement européen pour uniformiser cette mesure dans tous les pays membres, mais la commission européenne souhaite encore temporiser son application[8].

    Pays Inscrit dans la loi Année d'adoption Notes et sources
    Afghanistan [9]
    Afrique du Sud  Oui 2007 [10]
    Albanie
    Algérie
    Allemagne  Oui 2016 [11]
    Andorre
    Angola
    Antigua-et-Barbuda
    Arabie saoudite
    Argentine
    Arménie
    Australie  Oui [12]
    Autriche
    Azerbaïdjan
    Bahamas
    Bahreïn
    Bangladesh  Oui
    Barbade
    Belgique  Oui 1989 [13]
    Bélize
    Bénin
    Bhoutan
    Biélorussie
    Bolivie
    Bosnie-Herzégovine
    Botswana  Oui
    Brésil
    Brunei
    Bulgarie
    Burkina Faso
    Burundi
    Cameroun
    Cambodge
    Canada  Oui 1985 [14]
    Cap-Vert
    Chili
    Chine
    Chypre  Oui 2020 [15]
    Colombie
    Comores
    Corée du Nord
    Corée du Sud
    Costa Rica
    Côte d'Ivoire
    Croatie  Oui
    Cuba
    Danemark  Oui 2020 [16]
    Djibouti
    Dominique
    Égypte  Oui 1937 [17]
    Émirats arabes unis
    Equateur
    Érythrée
    Espagne  Oui 2022 [16]
    Estonie
    Eswatini
    États fédérés de Micronésie
    États-Unis
    Éthiopie
    Fidji
    Finlande  Oui 2023 [18]
    France  Oui 2025 [19]
    Gabon
    Gambie
    Géorgie
    Ghana
    Grèce  Oui 2019 [16]
    Grenade
    Guatemala
    Guinée
    Guinée-Bissau
    Guinée équatoriale
    Guyane
    Haïti
    Honduras
    Hong Kong  Oui 1978 [20]
    Hongrie
    Îles Marshall
    Îles Salomon
    Inde  Oui 1860 [21]
    Indonésie
    Iran
    Irak  Oui 2010 [22]
    Irlande  Oui 1981 [23]
    Islande  Oui 2018 [16]
    Israël
    Italie
    Jamaïque
    Japon
    Jordanie
    Kazakhstan
    Kenya  Oui 2006
    Kirghizistan
    Kiribati
    Kosovo
    Koweït
    Laos
    Lesotho
    Lettonie
    Liban
    Liberia
    Libye
    Liechtenstein
    Lituanie
    Luxembourg  Oui 2011 [24]
    Macédoine du Nord
    Madagascar
    Malaisie
    Malawi
    Maldives
    Mali
    Malte  Oui
    Maroc
    Maurice
    Mauritanie
    Mexique
    Moldavie
    Monaco
    Mongolie
    Monténégro  Oui 2018 [25]
    Mozambique
    Myanmar  Oui 1860 [26]
    Namibie
    Nauru
    Népal
    Nicaragua
    Niger
    Nigeria  Oui [27]
    Norvège
    Nouvelle-Zélande  Oui 2005 [28]
    Oman
    Ouganda  Oui 1950 [29]
    Ouzbékistan
    Pakistan  Oui 2006 [30]
    Palaos
    Palestine (Cisjordanie et Gaza)
    Panama
    Papouasie-Nouvelle-Guinée
    Paraguay
    Pays-Bas  Oui 2024 [31]
    Pérou
    Philippines
    Pologne  Oui 2025 [32]
    Portugal
    Pérou
    Qatar
    République centrafricaine
    République du Congo
    République démocratique du Congo
    République dominicaine
    République tchèque  Oui [32]
    Roumanie
    Royaume-Uni  Oui 2003 (Angleterre et Pays de Galles)

    2008 (Irlande du Nord) 2009 (Ecosse)

    [23]
    Russie
    Rwanda
    Saint-Christophe-et-Niévès
    Sainte-Lucie
    Saint-Vincent-et-les-Grenadines
    Saint-Marin
    Salvador
    Samoa
    Sao Tomé-et-Principe
    Sénégal
    Serbie
    Seychelles
    Sierra Leone
    Singapour
    Slovaquie
    Slovénie  Oui 2021 [31]
    Somalie
    Soudan
    Soudan du Sud
    Sri Lanka
    Suède  Oui 2018 [16]
    Suisse
    Suriname
    Syrie
    Tadjikistan
    Thaïlande
    Taïwan
    Tanzanie  Oui 1998
    Tchad
    Timor oriental
    Togo
    Tonga
    Trinité-et-Tobago
    Tunisie
    Turquie  Oui 2014 [25]
    Turkménistan
    Tuvalu
    Ukraine  Oui 2017 [33]
    URSS
    Uruguay
    Vanuatu
    Venezuela
    Vietnam
    Yémen
    Zambie
    Zimbabwe  Oui

    Inscription du viol conjugal dans le droit pénal

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    Plusieurs pays reconnaissent explicitement l'existence du viol conjugal, pour empêcher aux agresseurs de baser leur défense sur l'assomption de consentement implicite au sein du couple[7].

    Pays Inscrit dans le droit pénal Année d'adoption de la loi Notes et sources
    Afghanistan  Non [9]
    Afrique du Sud  Oui
    Albanie  Oui 2013 [34]
    Algérie  Non [35]
    Allemagne  Oui 1997 [36]
    Andorre  Oui [7]
    Angola  Non [37]
    Antigua-et-Barbuda  Non [7]
    Arabie saoudite  Non [38]
    Argentine  Oui
    Arménie  Oui
    Australie  Oui 1981-1992 (selon les différents Ètats férédaux)
    Autriche  Oui 1989
    Azerbaïdjan  Oui
    Bahamas  Non
    Bahreïn  Non
    Bangladesh  Non
    Barbade  Non
    Belgique  Oui Arrêt de la Cour d'appel en 1979, réforme juridique en 1989
    Bélize  Oui
    Bénin  Oui
    Bhoutan  Oui
    Biélorussie  Oui
    Bolivie  Oui
    Bosnie-Herzégovine  Oui
    Botswana  Non [27]
    Brésil  Oui
    Brunei  Non
    Bulgarie  Oui
    Burkina Faso  Oui
    Burundi  Oui
    Cameroun  Oui
    Cambodge  Oui
    Canada  Oui 1983
    Cap-Vert  Oui
    Chili  Oui 1999
    Chine  Non
    Chypre  Oui 1994
    Colombie  Oui 1996
    Comores  Oui
    Corée du Nord  Non
    Corée du Sud  Oui
    Costa Rica  Oui
    Côte d'Ivoire  Oui
    Croatie  Oui 1998
    Cuba  Oui
    Danemark  Oui 1960 [39]
    Djibouti  Oui
    Dominique  Oui
    Égypte  Non [40]
    Émirats arabes unis  Non
    Equateur  Oui
    Érythrée  Non
    Espagne  Oui Jurisprudence en 1992
    Estonie  Oui
    Eswatini  Oui
    États fédérés de Micronésie  Non
    États-Unis  Oui 1975 [39]
    Éthiopie  Non
    Fidji  Oui
    Finlande  Oui 1994
    France  Oui 1994 [36]
    Gabon  Oui
    Gambie  Non
    Géorgie  Oui
    Ghana  Oui
    Grèce  Oui 2006
    Grenade  Oui
    Guatemala  Oui
    Guinée  Oui
    Guinée-Bissau  Oui
    Guinée équatoriale  Oui
    Guyane  Oui
    Haïti  Non
    Honduras  Oui
    Hong Kong  Oui
    Hongrie  Oui 1997
    Îles Marshall  Oui
    Îles Salomon  Oui
    Inde  Non [21]
    Indonésie  Oui
    Iran  Non
    Irak  Non
    Irlande  Oui Irlande du Nord : 1990
    Islande  Oui
    Israël  Oui 1980
    Italie  Oui
    Jamaïque  Non
    Japon  Oui
    Jordanie  Non
    Kazakhstan  Oui
    Kenya  Oui
    Kirghizistan  Oui
    Kiribati  Oui
    Kosovo  Oui
    Koweït  Non
    Laos  Non
    Lesotho  Oui
    Lettonie  Oui
    Liban  Non Preuves de violence nécessaires[41]

    2017 : abrogation de la loi permettant d'éviter la condamnation[42]

    Liberia  Oui
    Libye  Non
    Liechtenstein  Oui 2001
    Lituanie  Oui
    Luxembourg  Oui 1994
    Macédoine du Nord  Oui 1996
    Madagascar  Oui
    Malaisie  Non Preuve de violence nécessaires[43]
    Malawi  Oui
    Maldives  Non
    Mali  Oui
    Malte  Oui
    Maroc  Non
    Maurice  Oui
    Mauritanie  Oui
    Mexique  Oui
    Moldavie  Oui
    Monaco  Oui
    Mongolie  Oui
    Monténégro  Oui
    Mozambique  Oui
    Myanmar  Non
    Namibie  Oui 2000
    Nauru  Oui
    Népal  Oui
    Nicaragua  Oui
    Niger  Oui
    Nigeria  Non
    Norvège  Oui 1971 [39]
    Nouvelle-Zélande  Oui 1985
    Oman  Non
    Ouganda  Oui
    Ouzbékistan  Oui
    Pakistan  Non [44]
    Palaos  Oui
    Palestine (Cisjordanie et Gaza)  Non
    Panama  Oui
    Papouasie-Nouvelle-Guinée  Oui
    Paraguay  Oui
    Pays-Bas  Oui 1991
    Pérou  Oui
    Philippines  Oui
    Pologne  Oui 1931 [39]
    Portugal  Oui
    Pérou  Oui
    Qatar  Oui
    République centrafricaine  Non
    République du Congo  Non
    République démocratique du Congo  Non
    République dominicaine  Oui
    République tchèque  Oui
    Roumanie  Oui
    Royaume-Uni  Oui 1991 [39]
    Russie  Oui
    Rwanda  Oui
    Saint-Christophe-et-Niévès  Oui
    Sainte-Lucie  Non
    Saint-Vincent-et-les-Grenadines  Oui
    Saint-Marin  Oui
    Salvador Indéterminé
    Samoa  Oui
    Sao Tomé-et-Principe  Oui
    Sénégal  Oui
    Serbie  Oui
    Seychelles  Oui
    Sierra Leone  Oui
    Singapour Indéterminé
    Slovaquie  Oui
    Slovénie  Oui 1977
    Somalie  Oui
    Soudan  Oui
    Soudan du Sud  Non
    Sri Lanka  Non
    Suède  Oui 1965 [39]
    Suisse  Oui 1992
    Suriname  Oui
    Syrie  Non
    Tadjikistan  Non
    Thaïlande  Oui 2007
    Taïwan  Oui
    Tanzanie Indéterminé
    Tchad  Oui
    Timor oriental  Oui
    Togo  Oui
    Tonga  Oui
    Trinité-et-Tobago  Oui
    Tunisie  Oui
    Turquie  Oui
    Turkménistan  Oui
    Tuvalu  Non
    Ukraine  Oui
    URSS  Oui 1922
    Uruguay  Oui
    Vanuatu  Non [45]
    Venezuela  Oui
    Vietnam  Oui
    Yémen  Non
    Zambie  Oui
    Zimbabwe  Oui

    Violences familiales et abus sexuel

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    Lien avec la violence physique

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    Au Mexique et aux États-Unis, des études estiment que 40 % à 52 % des femmes victimes de violence physique dans leur couple subissent aussi les violences sexuelle de leur partenaire[46],[47].

    La violence sexuelle dans le couple peut avoir lieu sans violence physique[48]. Dans l'État indien de l'Uttar Pradesh, sur un échantillon représentatif de 6 000 hommes, 7 % déclarent avoir subi des agressions physiques et sexuelles par leur épouse, 23 % qu'ils commettent des violences sexuelles sans violences physiques et 17 % qu'ils commettent la violence physique seule[49].

    D'après ONU Femmes, la proportion de femmes victimes d'agression physique et/ou sexuelle dans le couple est estimée à environ 70 %[50].

    Effets sur la santé

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    La violence sexuelle dans le couple est corrélée à de graves conséquences pour la santé sexuelle, physique, psychologique et reproductrice de la victime[5],[2],[51]. La durée de ces effets négatifs est variable[2].

    Les femmes victimes de violence dans le couple sont fortement exposées à une contamination par le virus d'immunodéficience humaine ou d'autres infections sexuellement transmissibles[5],[52],[51]. En effet, les hommes violents dans l'intimité ont tendance à adopter des conduites à risque, comme la multiplication des partenaires[52].

    En outre, les femmes victimes de violence sexuelle de couple risquent de vivre une grossesse non désirée, un avortement, une fausse couche et la mortinatalité. Elles risquent aussi de devenir infertiles[5].

    Les victimes jeunes de ces violences peuvent adopter des conduites dangereuses comme l'abus d'alcool et de drogues[51].

    Les enfants témoins de violences sexuelles dans le couple vivent de profondes atteintes psychologiques. Ils peuvent développer des problèmes de troubles de stress post-traumatique, de dépression et d'anxiété. En outre, ils sont susceptibles d'intégrer ces violences dans leur système de valeurs si elles sont banalisées[5].

    Statistiques dans le monde

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    En 2023, d'après une étude de l'observatoire des violences faites aux femmes, 277 000 femmes ont été victimes de viol et agressions sexuelles dans l'année. 25% des victimes déclarent que l'agresseur est leur partenaire. Suite aux agressions, 7% des femmes déposent plainte, soit 19 390 femmes[53].

    Selon le collectif NousToutes, chaque année en moyenne, 213 000 femmes déclarent avoir subi des violences physiques ou sexuelles de la part de leur conjoint[54].

    En 2025, selon un rapport de l'OMS, 316 millions de femmes ont été victimes de violences physiques ou sexuelles de la part d'un conjoint, soit 11% des femmes. De manière générale il est estimé qu'une femme sur trois dans le monde a été victime de violences conjugales ou sexuelles[55].

    Pourcentage des femmes adultes qui signalent une agression sexuelle par un partenaire
    recensement d'après un échantillon de la population

    1989 - 2000

    Pays Population analysée Année Panel de personnes interrogées Agressions ou tentatives d'agression dans les 12 derniers mois Agressions ou tentatives d'agression
    Brésil São Paulo 2000 941 2.8% 10.1%
    Pernambouc 2000 1188 5.6% 14.3%
    Canada[56],[57] à l'échelle nationale 1993 12300 8.0%
    Toronto 1991 to 1992 420 15.3%
    Chili[58] Santiago du Chili 1997 310 9.1%
    Finlande[59] à l'échelle nationale 1997 to 1998 7051 2.5% 5.9%
    Japon Yokohama 2000 1287 1.3% 6.2%
    Indonésie[60] Java central 1999 to 2000 765 13.0% 22.0%
    Mexique[61] Durango 1996 384 42.0%
    Guadalajara 1996 650 15.0% 23.0%
    Nicaragua[62],[63] León 1993 360 21.7%
    Managua 1997 378 17.7%
    Pérou Lima 2000 1086 7.1% 22.5%
    Cuzco 2000 1534 22.9% 46.7%
    Porto Rico[64] à l'échelle nationale 1993 to 1996 7079 5.7%
    Suède[65] Umeå 1991 251 7.5%
    Suisse à l'échelle nationale 1994 to 1995 1500 11.6%
    Thaïlande Bangkok 2000 1 051 17.1% 29.9%
    Nakhon Sawan 2000 1027 15.6% 28.9%
    Turquie[66] Anatolie de l'Est et du Sud-Est 1998 599 51.9%
    Royaume-Uni[67],[68] Angleterre, Écosse et Pays de Galles 1989 1007 14.2%
    North London 1993 430 6.0% 23.0%
    États-Unis[69] à l'échelle nationale 1995 to 1996 8000 0.2% 7.7%
    Palestine[70] Palestiniens 1995 2410 27.0%
    Zimbabwe[71] Province des Midlands 1996 966 25.0%

    Notes et références

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    Annexes

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