Vladimir Alexandrovitch Soukhomlinov
Vladimir Alexandrovitch Soukhomlinov (en russe : Владимир Александрович Сухомлинов), né le 4 août 1848 ( dans le calendrier grégorien) à Telšiai (en russe : Тельши, Tel'chi) dans le gouvernement de Kowno en Lituanie (alors province de l'Empire russe) et mort le à Berlin, est un officier et homme politique russe, ministre de la Guerre de 1909 à , sous le règne de Nicolas II.
| Ministère de la Guerre de l'Empire russe Ministère de la Guerre de l'Empire russe | |
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| Chef d'état-major des forces armées de la fédération de Russie | |
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| Membre du Conseil d'État de l'Empire russe |
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Nikolai Sukhomlinov (en) |

Officier de cavalerie en 1867, il sort diplômé de l'école d'état-major en 1874. Il est promu général en 1890, nommé gouverneur de Kiev en 1905, chef d'état-major général en 1908 et ministre de la guerre en 1909.
Son action à ce poste est par la suite considérée comme négative pour l'armée russe, de sorte qu'il est démis de ses fonctions en juin 1915, après les défaites subies au début de la Première Guerre mondiale. En 1916, il est même arrêté et condamné, puis est de nouveau arrêté après la révolution de Février 1917. Libéré en mars 1918, il passe ses dernières années en exil en Allemagne, publiant des Mémoires en 1924.
Biographie
modifierOrigines familiales et formation
modifierIl est le fils d'Alexandre Pavlovitch Soukhomlinov.
Vladimir sort diplômé en 1867 de l'École de cavalerie Nicolas.
En 1874, il est diplômé de l'Académie militaire d'état-major de Saint-Pétersbourg, à l'âge de 26 ans.
Carrière militaire à partir de 1874
modifierSous les règnes d'Alexandre II (1855-1881) et Alexandre III (1881-1894)
modifierIl participe à la guerre russo-turque de 1877-1878 durant laquelle il sert notamment à l'état-major du grand-duc Nicolas (1831-1891[1]). Il reçoit la croix de l'ordre de Saint-Georges de quatrième classe.
De 1884 à 1886, il commande un régiment de dragons.
De 1886 à 1897, il dirige l'École des officiers de cavalerie de Saint-Pétersbourg. En 1890, il est promu général.
Sous le règne de Nicolas II (1894-1917)
modifierEn 1899, le tsar Nicolas II le nomme chef d'état-major du district militaire de Kiev. En 1902, il est nommé commandant adjoint de ce district, commandant en 1904, enfin, en 1905 gouverneur général de Kiev, de Podolie et de Volhynie[2].
En décembre 1908, il est promu chef de l'état-major général, succédant à Fiodor Palitsyne.
Ministre de la guerre (1909-1915)
modifierEn , Nicolas II nomme Soukhomlinov ministre de la Guerre. À ce poste, il tente de réformer l'armée, mais avec des méthodes obsolètes[pas clair]. Certains[Qui ?] le rendent responsable de la stagnation de l'armée impériale russe durant les années 1905[pas clair]-1912.
Cet immobilisme de l'armée russe provoque son affaiblissement au moment de l'entrée en guerre de la Russie en 1914 (1er août).
Les réformes de Soukhomlinov[Lesquelles ?] (ou peut-être son inefficacité et sa résistance au changement, comme certains l'affirmèrent)[réf. nécessaire] se révèlent néfastes pour l'armée russe, qui subit plusieurs défaites dès les premiers mois de la Première Guerre mondiale, notamment lors de la bataille de Tannenberg (26-30 août 1914).
Il est relevé de ses fonctions en [3].
Période des difficultés (1916-1918)
modifierPremière arrestation et condamnation (1916)
modifierAprès l'arrestation de plusieurs de ses collaborateurs (S. Miasoïedov, A. Altschuller, V. Doumbadzé et d'autres) pour espionnage au profit de l'Allemagne en , Soukhomlinov est également arrêté et inculpé pour abus de pouvoir[réf. nécessaire] (envers son épouse), corruption et trahison.
Il est condamné à deux ans de prison, mais au bout de six mois de détention, il est placé en résidence surveillée à son domicile, grâce à une intervention de Raspoutine et de la tsarine.
Seconde arrestation et condamnation (1917)
modifierAprès la révolution de Février, Soukhomlinov est de nouveau incarcéré sur ordre du gouvernement provisoire.
Il est jugé d'août à septembre 1917 sous l'accusation de n'avoir pas préparé l'armée à la guerre. Il est condamné à la katorga (travail forcé) et envoyé à la forteresse Pierre-et-Paul.
Après la révolution d'Octobre 1917 et la prise de pouvoir des bolcheviks, il retrouve en prison plusieurs ministres du gouvernement provisoire.
Le , il est libéré en raison de son âge[réf. nécessaire] (près de 70 ans). Il vit quelques mois caché à Pétrograd.
Période de l'exil (1918-1926)
modifierIl quitte la Russie soviétique et bolchevique en septembre 1918, passant en Finlande, désormais indépendante de la Russie, puis en Allemagne, où il s'installe à Berlin.
En 1924, il publie ses Mémoires, qu'il dédie à ses amis dans l'armée impériale, mais aussi à l'ex-empereur d'Allemagne Guillaume II (en exil aux Pays-Bas), défendant le point de vue selon lequel la Russie impériale avait eu tort de s'allier à la France (république) et au Royaume-Uni (monarchie constitutionnelle) dans la Triple-Entente et non pas aux deux autres empires, l'Empire allemand et l'Empire austro-hongrois.
Mort et funérailles (février 1926)
modifierVivant dans la pauvreté, il est retrouvé mort de froid le 2 février 1926[4].
Il est inhumé au cimetière russe (orthodoxe) de Berlin-Tegel.
Notes et références
modifier- ↑ A ne pas confondre avec le grand-duc Nicolas (1856-1929).
- ↑ Il rencontre alors un pionnier de la radio en Russie, Simeon Aisenstein (1884-1962), originaire d'une famille juive de Kiev.
- ↑ Richard Pipes, Les Révolutions russes (1905-1917), Paris, Perrin, 2018, p. 296.
- ↑ Margaret MacMillan, The War that Ended Peace, Random House, 2013, p. 642.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Richard Pipes, Les Révolutions russes (1905-1917), Paris, Perrin, 2018, p. 296
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :