Wallon central
Le wallon central ou centre-wallon, aussi appelé wallon namurois, constitue une des quatre variétés principales de la langue wallonne.
| Wallon central | |
| Pays | Belgique, France |
|---|---|
| Région | Majoritaire: Province de Namur, Province du Brabant wallon
Exigu: Province de Hainaut, Province du Luxembourg, Province de Liège, Ardenne |
| Classification par famille | |
| Codes de langue | |
| ISO 639-1 | wln
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| Carte | |
Le wallon central (namurois) parmi les 4 variétés de wallon. | |
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Le wallon central est parlé majoritairement dans la province de Namur, dans la moitié Est du Brabant-wallon, dans des parties relativement infimes de la province de Liège et du Luxembourg, et dans la botte de Givet, en France[1],[2],[3].

À l'instar de l'ouest-wallon, de l'est-wallon et du sud-wallon, le wallon central est une subdivision scientifique reconnue, largement documentée par l'Institut de dialectologie wallonne de l'Université de Liège dans l'Atlas linguistique de la Wallonie (zone D) ainsi que dans les travaux du philologue Louis Remacle[4],[5],[6],[7]
Orthographe
modifierDialectologie
modifierLa variété brabançonne
modifierLa variété brabançonne du wallon central est parlée dans un peu plus de la moitié-est du Brabant wallon. Sa limite à l'ouest s'arrête aux environs des des communes de Rixensart, Lasne, Genappe et Villers-la-Ville, zones où commence le dialecte ouest-wallon[8].
Bien que rattachés à l'aire géographique du wallon-central, les dialectes de la moitié-est du Brabant-wallon se distinguent par quelques traits particuliers. Le trait phonétique le plus marqué par sa fréquence est le passage des i et u brefs du reste du dialecte central aux ë brabançons. Par exemple : viladje (village) devient vëladje, chûme (écume) devient chëme, fistu (fêtu) devient fëstë. La finale ordinaire de la troisième personne du pluriel à l'indicatif présent devient -nët voire -nèt dans le nord du Brabant wallon, au lieu de -nut dans les autres parlers centraux. Par exemple: èles tchant'nët (elles chantent). De même, avec la troisième personne du pluriel au subjonctif présent. Par exemple: k'ël edjal'nëche (qu'ils gèlent)[9].
Littérature
modifierSyntaxe
modifierFigures majeures
modifierNicolas Bosret (1799 - 1876), compositeur et chansonnier namurois. Créateur du "Bia Bouquet"[10].
Eugène Heynen (1866 - 1950), écrivain et dramaturge originaire de Wavre[11].
Abbé Alphonse Massaux (1874 - 1949), curé de Dion-le-Val et créateur du Lexique Brabançon, un des premiers lexiques de la variante brabançonne du dialecte wallon central[12].
Gabrielle Bernard (1893 - 1963), poétesse et écrivaine originaire de Jemeppe-sur-Sambre[13].
Lucien Léonard (1909 - 1989), philologue et auteur du Lexique Namurois, outil majeur de l'étude du wallon central[14].
Auguste Laloux (1906 - 1976), écrivain et considéré comme le meilleur romancier et prosateur de la langue wallonne[15].
Tine Briac (1914 - 2003), humoriste, comédienne et metteuse en scène namuroise, considérée comme pionnière dans son domaine[16].
Jules Flabat (1925 - 1998), poète et dessinateur originaire de Jodoigne. Président du groupe littéraire Les Sauvèrdias d'avaurcë basé à Perwez, il a écrit de nombreux recueils de poésie (comme Noces d'Ardjint)[17].
Jean-Jacques Gaziaux (1942 – 2022), originaire de Jauchelette, professeur romaniste et chercheur à l'UCL sur des enquêtes d'ethnolinguistique. On lui doit l'ouvrage de synthèse sur la variante brabançonne du wallon central : "Nos parlers brabançons, authentiquement wallons".[18]
Références
modifier- ↑ Jean Haust, Louis Remacle, L'Atlas linguistique de la Wallonie, Liège, Institut de Dialectologie Wallonne (Université de Liège) / Éditions Vaillant-Carmanne,
- ↑ Louis Remacle, La Différenciation dialectale en Belgique romane avant 1600, Liège, Genève, Presses universitaires de Liège & Librairie Droz S.A. (Genève), , 643 p. (ISBN 978-2-8218-2886-5)
- ↑ Lucien Léonard, Le Lexique namurois, Liège, Société de langues et de littératures wallonnes, (ISBN 978-2-930505-40-4)
- ↑ Marie-Guy Boutier, « Les langues régionales de la Wallonie romane », Plurilinguismes, n° 17, 1999, p. 121-140.
- ↑ Sébastien Prophète, Vincent Jamoulle et Serge Vermeiren, Justine Roldan Perez et François-Xavier Van Leeuw, « Voici la région où la langue wallonne est la plus facile à comprendre », sur rtl.be,
- ↑ Service des Langues régionales endogènes, « Vitalité des langues régionales endogènes de Wallonie », Rapport de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Bruxelles.
- ↑ Serge Otthiers, « Le Wallon "namurois" a désormais son anthologie ! », sur rtbf.be,
- ↑ Jean Lechanteur, « Les dialectes », dans Le Français en Belgique, Duculot, , p.84-85.
- ↑ Abbé Alphonse Massaux, Lexique Brabançon, édité par Jean Lechanteur et Jean Jacques Gaziaux, Société de Langue et de littératures wallonnes, Liège, 2013, p.16
- ↑ Société Royale Moncrabeau, « Nicolas Bosret », sur royalemoncrabeau.be
- ↑ « Le souvenir de Raphaël Eugène Heynen », sur sudinfo.be,
- ↑ A.L., « Le parler wallon a son lexique », sur lavenir.net,
- ↑ Bernard Louis et Émile Gilliard, , Liège, Société de langue et de littérature wallonnes, coll. « Mémoire wallonne » (no 20), 2018, 94 p.
- ↑ Portail documentaire de l’administration wallonne, « Léonard Lucien », sur bibliotheques.wallonie.be
- ↑ Connaître la Wallonie, « Auguste Laloux », sur connaitrelawallonie.wallonie.be
- ↑ Belga, « Décès de Tine Briac, comédienne dialectale », sur lalibre.be,
- ↑ Daniel Dellisse, « ROUX-MIROIR EN DEUIL: LE POETE JULES FLABAT N'EST PLUS », sur lesoir.be,
- ↑ « Jean-Jacques GAZIAUX Spécialiste du wallon et historien », sur lavenir.net,