Washo

langue isolée indigène parlée dans l’ouest des États-Unis

Le washo (wá·šiw en washo) est une langue isolée parlée aux États-Unis, en Californie et au Nevada dans la région du lac Tahoe. Le washo est rattaché à l'hypothétique groupe des langues hokanes.

Washo
wá·šiw
Pays États-Unis
Région Californie, Nevada
Nombre de locuteurs 10[1]
Classification par famille
Codes de langue
IETF was
ISO 639-2 was
ISO 639-3 was
Glottolog wash1253
État de conservation
Éteinte
EXÉteinte
Menacée
CREn situation critique
SESérieusement en danger
DEEn danger
VUVulnérable
Sûre
NE Non menacée
Langue sérieusement en danger (SE) au sens de l’Atlas des langues en danger dans le monde
Carte
Image illustrative de l’article Washo

Le washo n'est plus parlé que par une dizaine de personnes sur une population de 1 500 Washos[1]. La langue est quasiment éteinte.

Le terme Washoe est le nom officiel de la tribu depuis 1934. La graphie washo est principalement utilisée en anthropologie ou en linguistique. Le terme wášiw est le plus fréquemment utilisé par les locuteurs, la graphie wá·šiw a été adoptée par le département de culture et langue de la Tribu washoe (en)[2], la graphie wá:šiw est utilisée dans le Washo Project de l’université de Chicago.


Écriture

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Une orthographe washo a été développée pour des cours de langue et basée sur la notation phonétique américaniste.

Alphabet washo (Jacobsen 1996)[3]
abc̓de ghiɨk k̓lLmM n
Ŋopp̓ stt̓uw WyYʒŋ šʔ

La quantité de longueur de voyelle est indiquée avec le demi chrone, par exemple ‹ aˑ ›, ou parfois le point médian ‹ a· ›, dans cette orthographe.

Le Washo Project utilise une orthographe révisée, replaçant les lettres avec la virgule suscrite par des digrammes avec une apostrophe, le ʒ par le z, et le deux-points indique la quantité de longueur de voyelle ‹ a: ›. Depuis les années 2010, la Washoe Tribe utilise plutôt le point médian.

Alphabet washo (Washo Project)
abc’de ghiɨk k’lLmM n
Ŋopp’ stt’uw WyYzŋ šʔ

Notes et références

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  1. 1 2 (en) Fiche langue [was] dans la base de données linguistique Ethnologue.
  2. ↑ Bochnak, Hanink et Yu 2023, p. 1201.
  3. ↑ Jacobsen 1996.

Sources

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  • (en) M. Ryan Bochnak, « Some Aspects of Aspect in Wá·šiw », International Journal of American Linguistics, vol. 89, no 1,‎ (DOI 10.1086/722242)
  • (en) M. Ryan Bochnak, « Underspecified coordination, focus and contrast in Wá·šiw », Proceedings of Sinn und Bedeutung, vol. 29,‎ (DOI 10.18148/sub/2025.v29.1200, lire en ligne)
  • (en) M. Ryan Bochnak et Emily A. Hanink, « Clausal embedding in Washo: Complementation vs. modification », Natural Language & Linguistic Theory, vol. 40, no 109,‎ , p. 979–1022 (DOI 10.1007/s11049-021-09532-z, lire en ligne)
  • (en) M. Ryan Bochnak, Emily A. Hanink et Alan Chi Lun Yu, « Wá·šiw », dans Carmen Dagostino, Marianne Mithun, Keren Rice, The Languages and Linguistics of Indigenous North America, vol. 2, Walter de Gruyter, coll. « WOL » (no 13.2), (DOI 10.1515/9783110712742-048, lire en ligne), chap. 48
  • (en) Emily A. Hanink et Andrew Koontz-Garboden, « Variation in the lexical semantics of property concept roots: Evidence from Wá⋅šiw », Natural Language & Linguistic Theory, vol. 43, no 4,‎ , p. 2727-2769 (DOI 10.1007/s11049-025-09671-7, lire en ligne)
  • (en) William Horton Jacobsen Jr., A grammar of the Washo language (mémoire de PhD), University of California, Berkeley, (lire en ligne)
  • (en) William Horton Jacobsen Jr., Beginning Washo, Nevada State Museaum, (lire en ligne)
  • (en) Werner Winter, « Reduplication in Washo: a restatement », International Journal of American Linguistics, vol. 36, no 3,‎ (DOI 10.1086/465110, lire en ligne)

Voir aussi

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Liens internes

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Liens externes

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