William Chaloner

faux-monnayeur anglais

William Chaloner, né dans le Warwickshire en et mort exécuté à Tyburn le , est un faux-monnayeur anglais, qui fut condamné pour haute trahison.

William Chaloner
Biographie
Naissance
Décès
Activités
Orfèvre graveur sur métal, faussaireVoir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Chaloner grandit dans une famille pauvre du Warwickshire, mais grâce à une carrière de faussaire et d'escroc, il amasse une belle fortune, devenant propriétaire d'une maison à Knightsbridge.

Faux-monnayeur, il commence par contrefaire des « groats de Birmingham », pièces en argent de 4 pence frappées par la Birmingham Mint, puis s'attaque aux guinées d'or, aux pistoles françaises, aux couronnes anglaises de 5 livres, et enfin aux billets de la Banque d'Angleterre et aux tickets de loterie.

À différentes époques, il apprend l'art de la laque et de la feuille d'or, fabrique et vend également des godemichets, et travaille comme charlatan, devin et faux « agent provocateur » anti-jacobite pour toucher des récompenses gouvernementales[1].

Groat, pièce de 4 pence en argent, type Jacques II, 1686.
Faux shilling, William III, type 1696-1697, avec cœur de cuivre et couche d'argent.

Isaac Newton et Chaloner

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En , Chaloner est arrêté pour faux tickets de loterie et incarcéré à la prison de Newgate en attente d'un procès. Chaloner n'en est pas à sa première arrestation et, à chaque fois, il s'en sort bien.

Troublé par le talent de faussaire et l'insolence du personnage, Isaac Newton s'intéresse de près à Chaloner et met tout en œuvre pour le faire traduire en justice et condamner à la plus lourde peine. En tant que nouveau Master of The Mint, Newton déclenche une enquête poussée à partir de , recrutant des espions pour inciter d'anciennes relations de Chaloner à le dénoncer. Newton fait en sorte que le juge Salathiel Lovell, réputé pour son extrême sévérité, soit nommé comme premier juge lors du procès qui s'ouvre à l'Old Bailey le suivant. De son côté Chaloner prétexte la folie, mais ne peut tromper le jury, qui voit défiler huit témoins, recrutés par Newton, qui attestent de ses crimes. Chaloner est pendu puis éviscéré le devant une importante foule rassemblée à Tyburn[2]. Pour parvenir à ce résultat, Newton a mis en place tout un réseau d'informateurs et d'agents, faisant de lui le détective le plus efficace de Londres[3].

La sentence a pu sembler sévère à certains témoins : elle prend place dans un contexte politique très particulier, la Glorieuse Révolution, la haine des catholiques, un niveau élevé et avéré de corruption au sein d'institutions comme The Royal Mint (avant l'arrivée de Newton) et enfin la peur d'une réaction jacobite. Par ailleurs, le faux-monnayage est traditionnellement puni de la peine de mort partout en Occident, même au XVIIIe siècle. Ainsi, la faussaire Catherine Murphy est, en Angleterre, la dernière femme à être brulée vive (le ), en compagnie de huit hommes qui, eux, sont pendus. En 1829, Thomas Maynard est le dernier faussaire à subir la peine de mort au Royaume-Uni[4].

Notes et références

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Voir aussi

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Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Thomas Levenson, Newton and the Counterfeiter: The Unknown Detective Career of the World’s Greatest Scientist, Boston et New York, Houghton Mifflin Harcourt, (ISBN 978-0-15-101278-7). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Liens externes

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