Younger Lady
La Jeune Dame (« Younger Lady » en anglais) est le nom informel donné à une momie découverte le dans la vallée des Rois en Égypte, dans la tombe KV35, par l'archéologue Victor Loret[2]. La momie a reçu la désignation KV35YL (« YL » pour « Younger Lady ») et porte comme CG 61072 numéro d'inventaire au musée égyptien du Caire, où elle est encore conservée aujourd'hui.
| La Jeune Dame (Younger Lady) | |
Profil droit de la momie trouvée dans la tombe KV35. | |
| Période | Nouvel Empire |
|---|---|
| Dynastie | XVIIIe dynastie |
| Famille | |
| Père | Amenhotep III (incertain) |
| Mère | Tiyi (incertain) |
| Conjoint | Akhenaton (incertain) |
| Enfant(s) | Smenkhkarê (incertain) Toutânkhamon (certain) |
| Fratrie | Thoutmôsis (incertain) Satamon (incertain) Iset (incertain) Henouttaneb (incertain) Nebetâh (incertain) Baketaton (incertain) Smenkhkarê[1] (incertain) |
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Grâce à des tests d'ADN, cette momie a été identifiée en 2010, de manière relativement certaine, comme étant la mère du pharaon Toutânkhamon et une fille du pharaon Amenhotep III et de la reine Tiyi.
Découverte
modifierLa momie a été découverte le par l'archéologue Victor Loret à proximité de deux autres momies dans l'une des salles de la tombe KV35 du roi Amenhotep III située dans la vallée des Rois : un jeune garçon décédé vers l’âge de dix ans, peut-être le prince Oubensénou, et une femme plus âgée, identifiée à la reine Tiyi grâce aux récentes analyses ADN de la lignée de Toutânkhamon[3]. Les trois momies ont été trouvées ensemble dans une petite antichambre, nues, côte à côte et non identifiées. Toutes trois avaient été fortement endommagées par des pilleurs de tombes antiques[4].
Description de la momie
modifierLe docteur Grafton Elliot Smith examina la momie lors de son étude des anciennes momies royales menée au début du XXe siècle. Il constata immédiatement qu'il s'agissait du corps d'une femme, et non d'un homme comme le pensaient Loret et d'autres auteurs ultérieurs ; il attribua cette erreur au fait que la tête de la momie était rasée. Le corps mesurait 1,58 m et il estima que la femme n'avait pas plus de 25 ans au moment de son décès, en se basant sur le degré de fusion de la crête iliaque et l'absence de dents de sagesse. Dans une étude réalisée dans au début du XXIe siècle, la tomodensitométrie suggéra plutôt un âge compris entre vingt-cinq et trente-cinq ans au moment du décès, en se basant sur l'état de la jonction épiphysaire et la fermeture des sutures crâniennes[5].
On observe un petit orifice ovale (38 × 30 mm) à l'avant du crâne, dans l'os frontal[6] ; cet orifice présente des bords tranchants, biseautés et festonnés. De plus, des fragments d'os sont visibles à l'intérieur du crâne. Ces éléments, ainsi que l'absence de signes de cicatrisation ou de sclérose, indiquent qu'il s'agit d'une blessure post-mortem. La cavité crânienne contient le cerveau et la dure-mère, réduits et desséchés ; aucun matériau d'embaumement n'y est présent. Ceci est inhabituel, car toutes les autres momies de la fin de la XVIIIe dynastie présentent des traces de tentative d'extraction du cerveau. Des compresses de lin ont été placées devant les yeux[5], et un méchage sous-cutané est présent dans la joue droite et au milieu du visage[7].

La momie présente une large plaie à la joue et à la bouche, côté gauche. On pensait initialement que cette blessure, qui a également détruit une partie de la mâchoire, était due à des pilleurs de tombes[6], mais des examens de la momie en 2003 par une équipe scientifique de l'Université d'York, sous la direction de Joann Fletcher[8], ainsi qu'une tomodensitométrie réalisée dans le cadre du Egyptian Mummy Project, ont déterminé que la blessure était antérieure à la mort[3]. La lésion touche sa joue, le sinus maxillaire gauche, l'apophyse alvéolaire et une partie de sa mâchoire ; elle ne présente aucune trace de cicatrisation. De plus, la plupart des os faciaux fracturés de la femme sont manquants ; un rouleau de lin imprégné de résine, utilisé pour l'embaumement, a été placé sur la plaie et partiellement sous la peau restante, ce qui renforce l'hypothèse que la blessure est antérieure à la momification[5]. Les chercheurs estiment que cette blessure a été fatale et qu'elle résulte d'un impact violent sur le visage de la femme avec un objet lourd[5],[8]. Zahi Hawass considère la blessure comme accidentelle, la femme ayant reçu un violent coup de sabot d'un animal, tel qu'un cheval[5], tandis qu'Hermann Schögl suggère qu'elle a été tuée dans un accident de char[9]. Ashraf Selim juge la blessure trop violente pour être accidentelle. Selon lui, la femme a été blessée lors d'un acte de violence délibéré[8]. Julian Heath suggère que la blessure était probablement due à un coup de hache[10].
La momie présente plusieurs dents manquantes suite à sa blessure au visage, dont une est visible à l'intérieur de sa bouche. Ses dents de sagesse supérieures ne sont pas sorties ; ses dents ne présentent aucune usure visible ni aucune irrégularité occlusale[5].
La paroi antérieure du thorax a subi d'importants dommages lors de pillages de tombes antiques, créant une large ouverture[6]. Son cœur est resté en place et demeure visible à l'intérieur du corps[5]. Le diaphragme n'a pas été retiré, mais deux ouvertures y ont été pratiquées pour permettre l'extraction des poumons[6]. Ses organes internes ont été extraits par une incision d'embaumement de 56 × 135 mm, située dans la région inguinale gauche[5] ; l'incision est ovale et béante[6]. Le torse a été rempli de fibres de lin enduites de résine et de compresses de lin traitées à la résine[6],[5]. L'une de ces compresses a été placée dans le bassin. Le plancher pelvien était largement ouvert et enduit de résine[6]. Il a probablement servi de voie d'accès pour extraire les viscères lors du processus de momification et constitue un exemple possible d'éviscération périnéale. On observe un remplissage sous-cutané à l'arrière de la hanche droite. Le bassin présente de petites fractures post-mortem et les jambes sont également endommagées ; la moitié antérieure des deux pieds est manquante[5].
Don Brothwell affirme qu'il y a une autre blessure sous son sein gauche, probablement une plaie perforante ou une blessure par arme blanche[10]. Cependant, cette affirmation n'est étayée par aucune autre des études réalisées sur la momie[6],[3],[11].
Le bras gauche de la momie est étendu le long de son corps, la main posée sur la hanche gauche ; le bras droit a été arraché près de l’épaule, probablement par des pilleurs de tombes antiques[6]. La fracture est béante et ne présente aucune trace de suture[5]. L’absence du bras droit de la momie a suscité une légère controverse parmi les chercheurs. Deux bras sectionnés ont été découverts dans la tombe KV35, et l’un comme l’autre étaient susceptibles d’appartenir à la momie. L’un était plié, le poing serré, tandis que l’autre était tendu. Il était courant que les momies de femmes de la famille royale égyptienne soient présentées avec un bras plié et l’autre tendu. Le bras le plus susceptible d’être plié était le gauche. Ashraf Selim, du Egyptian Mummy Project, a examiné les deux bras pour trancher la question. Le bras plié a été comparé à la main gauche de la momie et s’est avéré trop long pour appartenir à la même femme ; la consistance des os des deux bras était également différente. Le bras tendu présentait une longueur et une densité osseuse similaires, ce qui a permis de conclure qu'il appartenait très probablement à la momie. Le bras droit nouvellement identifié de la momie présente deux fractures, « l'une au bras et l'autre au poignet » ; la main est fracturée[8].
La momie a le lobe de l'oreille gauche doublement percé ; le lobe de l'oreille droite est abîmé[6]. Les oreilles percées étaient assez courantes chez les femmes du Nouvel Empire égyptien, y compris les femmes de la famille royale et celles du peuple ; par conséquent, son oreille percée ne permet pas aux chercheurs de déterminer son identité ni sa position sociale. De même, la découverte d'une perruque dans la tombe KV35, qui aurait pu appartenir à la momie, n'a pas permis de conclure quant à son identification. Les partisans de la théorie identifiant cette femme à Néfertiti ont souligné les similitudes perçues entre la perruque et le type de perruques portées par Néfertiti. Bien qu'il s'agisse d'accessoires de mode utilisés par les Égyptiennes de la même époque, cela ne permet pas non plus d'identifier la personne qui portait la perruque[8].
Identité
modifierBeaucoup de spéculations ont été faites sur l'identité de la momie de la « Jeune Dame ». Après l'avoir trouvée, Victor Loret a d'abord cru que la momie était un jeune garçon, car sa tête avait été rasée. Cette interprétation a perduré pendant des années. Un examen approfondi ultérieur, fait par Grafton Elliot Smith, a confirmé que la momie était une femme[note 1].
Avant que des tests ADN ne soient réalisés, diverses hypothèses avaient été émises, notamment les reines Néfertiti et Kiya. Cependant, aucun élément autre que l'ADN ne permet de connaître l'identité de la momie, si ce n'est qu'il s'agissait d'une femme de la famille royale décédée vers la fin de la XVIIIe dynastie. Cependant, entre 2008 et 2010, une importante étude basée sur des tests ADN sur les chromosomes homologues et sur le génome mitochondrial sur plusieurs momies de la fin de la XVIIIe dynastie[note 2] ont montré que la momie Younger Lady était celle de la mère du roi Toutânkhamon, une très proche parente de la momie de la tombe KV55 (son frère selon l'étude), de celle identifiée comme étant celle du roi Amenhotep III (son père selon l'étude) et celle surnommée Elder Lady identifiée à Tiyi (sa mère selon l'étude)[3]. Ces résultats ont permis d'ajouter de nouveaux éléments au débat entre historiens, mais plusieurs hypothèses restent envisagées.
- Fille d'Amenhotep III et de Tiyi
Les résultats de l'étude génétique ont été interprétés par l'équipe l'ayant réalisée comme suit : la momie Younger Lady serait celle d'une fille du roi Amenhotep III et de la reine Tiyi, une sœur du roi Akhenaton, identifié à la momie de KV55, et la mère de Toutânkhamon, mais pas celle de la momie KV21A, identifiée à Ânkhésenamon[3].
Dans cette reconstruction généalogique, le principal mystère est l'identité de cette fille d'Amenhotep III et Tiyi ; en effet, au moins quatre filles du couple ont été identifiées avc certitude, mais elles sont complètement absentes du règne d'Akhenaton[12]. L'équipe de l'étude génétique exclut parmi les sœurs connues du roi Akhenaton les princesses Satamon, Iset et Henouttaneb car elles seraient attestées comme des épouses royales de leur père Amenhotep III[3] (ceci est certain pour les deux premières[13], mais sujet à débat pour la troisième[note 3]) et propose les princesses Nebetâh et Baketaton[note 4]. Le roi Amenhotep III aurait eu au moins huit filles selon l'une des scènes de la tombe TT192 de Khârouef, grand intendant de la reine Tiyi[14],[3].
Thoutmôsis IV | Moutemouia | Youya | Touya | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Amenhotep III | Tiyi Momie Elder Lady | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Néfertiti | Amenhotep IV (Akhenaton) Momie KV55 | Younger Lady | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Mérytaton Ânkh(et)khéperourê | Ânkhésenamon (Ânkhésenpaaton) Momie KV21A | Toutânkhamon (Toutânkhaton) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Deux fœtus | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
S'il est très courant que les frères et sœurs (sauf si elles sont des épouses du roi) du roi régnant soient absents des monuments du règne, l'absence d'une sœur-épouse de l'ensemble des attestations du règne est possible mais interpelle[12]. La tombe de Toutânkhamon, KV62, renferme des objets liés à sa vie et à son règne, mais aucun ne mentionne sa mère ; or ceci contraste fortement avec l'influence des mères des pharaons de la XVIIIe dynastie, qui jouèrent un rôle majeur durant le règne de leurs fils[note 5]. Dans cette hypothèse, il semble probable que Toutankhamon n'ait jamais eu de mère royale durant son règne, ce qui indique qu'elle était décédée avant son accession au trône. Or les épouses secondaires sont souvent mal attestées en comparaison des grandes épouses royales[note 6]. Ainsi, même si cette sœur du roi n'est pas attesté de tout le règne de son époux, cela n'est pas rédhibitoire[9].
- Néfertiti
Marc Gabolde propose quant à lui que la momie Younger Lady soit celle de la reine Néfertiti[note 7]. Cette dernière, principale épouse d'Akhenaton, n'est cependant ni fille ni sœur de roi. Il résout ce problème en invoquant plusieurs raisons :
- la forte proximité des ADN du roi Amenhotep III et de son beau-père Youya (père de Tiyi), explicable uniquement si Youya n'est pas seulement le beau-père mais également l'oncle (maternel par défaut) du roi[15],[note 8],
- la momie KV21A ne serait pas la princesse Ânkhésenamon mais Moutemouia (mère d'Amenhotep III) qu'il identifie donc comme étant la sœur de Youya[16] ; il ajoute que l'identification de KV21A à la mère de l'un des deux fœtus reste très hasardeux car l'ADN des fœtus comme celui de KV21A sont très dégradés[note 9],
- le patrimoine génétique conservé de la momie Younger Lady pourrait parfaitement correspondre à une double cousine d'Akhenaton, fille d'un frère ou d'une sœur d'Amenhotep III et d'un frère ou d'une sœur de Tiyi ; si la fratrie d'Amenhotep III est relativement nombreuse, celle de Tiyi est plus incertaine (seul son frère Âanen est clairement attesté) ; cependant, Néfertiti est liée à Akhmîn (ville d'où est originaire la famille de Tiyi) : sa nourrice Tiyi est l'épouse du père divin et futur roi Aÿ, qui est probablement originaire d'Akhmîn[note 10] tandis que les éducateurs de Toutânkhamon, nommées Sennedjem et Senqed, sont enterrés à Akhmîn,
- les données épigraphiques tendant à montrer que Toutânkhamon est le fils de Néfertiti : une scène lacunaire de la chambre gamma de la tombe d'Akhenaton à Amarna montrant un enfant dans les bras de sa nourrice ; Gabolde reconstitue la légende comme suit : « [Le fils royal de sa chair, son aimé, Toutânkaton,] né de [la grande épouse royale ...] Néfernéférouaton-Néfertiti, vivante pour toujours et à jamais ![17] »[note 11].
Thoutmôsis IV | Moutemouia Momie KV21A | Youya | Touya | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Parent putatif 1 | Amenhotep III | Tiyi Momie Elder Lady | Parent putatif 2 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Amenhotep IV (Akhenaton) Momie KV55 | Néfertiti Momie Younger Lady | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Mérytaton Ânkh(et)khéperourê | Ânkhésenamon (Ânkhésenpaaton) | Toutânkhamon (Toutânkhaton) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Deux fœtus | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
- Fille d'Akhenaton et Néfertiti
Une hypothèse alternative, émise par Joyce Tyldesley, voit en la momie Younger Lady et celle de la tombe KV55 non pas des enfants mais des petits-enfants du couple Amenhotep III et Tiyi : l'obscur roi Smenkhkarê et la princesse Mérytaton, tous les deux enfants d'Akhenaton et Néfertiti[18]. Si l'identification de la momie KV55 à Smenkhkarê est soutenu par certains chercheurs, dont Juan Antonio Belmonte[19], cette identification est cependant réfutée par plusieurs chercheurs, notamment parce que l'ensemble des inscriptions sur les objets associées directement à la momie mentionne exclusivement Akhenaton[note 12] ; le nom de Smenkhkarê est complètement absent de la tombe. Kara Cooney, qui juge improbable que la momie Younger Lady, en tant que sœur d'Akhenaton et mère de Toutânkhamon, soit celle Néfertiti, propose plutôt d'identifier Younger Lady à l'une des filles aînées d'Akhenaton et Néfertiti : les princesses Mérytaton et Mâkhétaton, faisant ainsi que Toutânkhamon le fruit d'une union incestueuse père-fille, ce qui expliquerait les résultats génétiques retrouvés[20].
Cependant, selon Juan Antonio Belmonte, si l'identification de Younger Lady à une fille d'Akhenaton et Néfertiti est génétiquement possible, elle est peu probable. En effet, selon lui, pour que la momie Younger Lady soit celle d'une fille du couple, il faudrait qu'Akhenaton ait transmis à sa fille l'ensemble des marqueurs génétiquement analysés par l'étude qu'il reçut de son père Amenhotep III mais aucun de sa mère Tiyi, tandis que Néfertiti aurait dû transmettre l'ensemble des marqueurs génétiques qu'elle reçut de ses potentiels grands-parents Youya et Touya (ce qui validerait cette reconstruction généalogique), mais aucun de son autre parent (beau-fils ou belle-fille de Youya et Touya). Si ce cas de figure est possible, il a moins de 6% de chance de se produire, ce qui n'invalide pas l'hypothèse, mais la rend peu probable. Il considère donc qu'il est plus probable qu'il s'agisse d'une fille d'Amenhotep III et Tiyi[21].
Thoutmôsis IV | Moutemouia | Youya | Touya | Thoutmôsis IV | Moutemouia | Youya | Touya | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Amenhotep III | Tiyi Momie Elder Lady | Amenhotep III | Tiyi Momie Elder Lady | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Néfertiti | Amenhotep IV (Akhenaton) | Néfertiti | Amenhotep IV (Akhenaton) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Mérytaton Momie Younger Lady | Smenkhkarê Momie KV55 | Mérytaton ou Mâkhétaton Momie Younger Lady | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Ânkhésenamon (Ânkhésenpaaton) Momie KV21A | Toutânkhamon (Toutânkhaton) | Ânkhésenamon (Ânkhésenpaaton) Momie KV21A | Toutânkhamon (Toutânkhaton) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Deux fœtus | Deux fœtus | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « The Younger Lady (mummy) » (voir la liste des auteurs).
Notes
modifier- ↑ Il a estimé que les méthodes d'embaumement utilisées sur la momie sont très similaires à celles pratiquées sur Amenhotep II et sur les momies contemporaines et a supposé qu'elle devait être un membre de sa famille royale (Smith 1912, p. 41).
- ↑ Les momies concernées sont celles de Youya, Touya, Toutânkhamon, et deux fœtus de la tombe de Toutânkhamon, celle de KV55, celles de KV21 (KV21A et KV21B) et trois parmi celles de la tombe KV35 (la première portant des inscriptions l'identifiant au roi Amenhotep III, la deuxième surnommée Elder Lady et souvent identifiée à la reine Tiyi, et enfin la troisième surnommée Younger Lady).
- ↑ Henouttaneb porte le titre de « compagne d'Horus, celle qui est dans son cœur » (Cabrol 2000, p. 148). Ceci fait dire à certains qu'elle était une épouse de son père (Hawass et al. 2010, p. 638-647), mais tous ne le font pas (Dodson et Hilton 2004, p. 154).
- ↑ La généalogie de la princesse Baketaton est siket à débat, car elle est également considérée comme une fille d'Amenhotep III et Tadukhipa/Kiya (Cabrol 2000, p. 149-155) ou comme une fille d'Akhenaton et Tadukhipa/Kiya (Laboury 2010, p. 322-323 ; Gabolde 2005, p. 26-29).
- ↑ On peut noter notamment Tiâa, Moutemouia et Tiyi.
- ↑ Tiâa et Moutemouia ne sont attestées qu'à partir du règne de leurs fils, tandis que Iaret, pourtant sœur de Thoutmôsis IV, n'est attestée en tant que grande épouse royale qu'à la fin du règne, après la reine Néfertary, cette dernière n'étant pourtant par d'origine royale.
- ↑ Gabolde n'est pas le premier à proposer cette identification, mais il est le premier à essayer de concilier cette hypothèse avec les données génétiques.
- ↑ Cette hypothèse avait déjà été proposée par Cyril Aldred dans la seconde moitié du XXe siècle (Aldred 1988, p. 220).
- ↑ D'après la reconstruction des auteurs de l'étude génitique, la conservation de la part de l'ADN paternel chez les fœtus est disproportionnée par rapport à l'ADN maternel, ce qui, comme le souligne Gabolde, est statistiquement très improbable, les deux ADN devant se dégrader dans les mêmes proportions (Gabolde 2013, p. 185-186).
- ↑ Même si aucun document atteste de manière certaine qu'Aÿ est originaire d'Akhmîn, il semble être particulièrement attaché à Akhmîn et son dieu Min (Gabolde 2013, p. 200, note 103). En se basant sur ses titres et ce lien particulier à cette ville, Cyril Aldred avait déjà suggéré qu'Aÿ était un fils de Youya et Touya (Aldred 1988, p. 220-221).
- ↑ G.T. Martin et J. van Dijk ont émis des objections à son analyse en indiquant que le bambin n'avait pas d'attribut masculin tandis que le texte lacunaire accompagnant la scène était orientée dans le sens de la nourrice et non celui du bambin. Gabolde réfute ces objections en prenant pour exemple les scènes bien connues de naissance royale d'Hatchepsout à Deir el-Bahari et d'Amenhotep III à Louxor : pour Hatchepsout, cette dernière est représentée avec un sexe masculin alors qu'il s'agit d'une femme ; pour Amenhotep III, ce dernier est représenté sans sexe masculin alors qu'il s'agit d'un homme, tandis que le texte l'accompagnant est orienté dans le sens de sa nourrice et non du sien (Gabolde 2013, p. 196-197).
- ↑ Le nom de la reine Tiyi et celui d'Amenhotep III se trouvent également dans les objets de la tombe, mais pas sur des éléments directement associés à la momie, tandis que le nom de la reine Kiya se trouvait sur les vases canopes et probablement le cercueil de la momie mais son nom a été effacé pour y mettre celui d'Akhenaton (Gabolde 2013, p. 180-181).
Références
modifier- ↑ Jeune frère ou fils aîné d’Akhenaton.
- ↑ Reeves et Wilkinson 1997, p. 100.
- 1 2 3 4 5 6 7 Hawass et al. 2010, p. 638-647.
- ↑ Reeves et Wilkinson 1997, p. 198.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Hawass et Saleem 2016, p. 80-83.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Smith 1912, p. 40-41.
- ↑ Hawass et Saleem 2016, p. 301-306.
- 1 2 3 4 5 Hawass et Saleem 2016, p. 131-132.
- 1 2 Eaton-Krauss 2016, p. 10–11.
- 1 2 Heath 2015, p. 180.
- ↑ Hawass et Saleem 2016, p. 80-83 et 131-132.
- 1 2 Gabolde 2013, p. 187.
- ↑ Cabrol 2000, p. 141-148.
- ↑ Cabrol 2000, p. 148-149.
- ↑ Gabolde 2013, p. 191-193.
- ↑ Gabolde 2013, p. 189-191.
- ↑ Gabolde 2013, p. 196.
- ↑ Tyldesley 2012, p. 172-173 et 188-189.
- ↑ Belmonte 2013, p. 433-438.
- ↑ Cooney 2018.
- ↑ Belmonte 2013, p. 433.
Bibliographie
modifier- Gaston Maspero, « Les momies royales de Deir El-Bahari », dans Mission archéologique française au Caire. Tome premier, , 511-787 p. (lire en ligne) ;
- (en) Grafton Elliot Smith, Catalogue général des antiquités égyptiennes du Musée du Caire: The Royal Mummies, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, (lire en ligne) ;
- (en) Cyril Aldred, Akhenaten, King of Egypt, Thames & Hudson, (ISBN 978-0500050484) ;
- (en) Carl Nicholas Reeves et Richard H. Wilkinson, The Complete Valley of the Kings, Thames & Hudson, (ISBN 0-500-05080-5) ;
- Agnès Cabrol, Amenhotep III : Le Magnifique, Editions du Rocher, , 480 p. (ISBN 978-2-2680-3583-3) ;
- (en) Aidan Mark Dodson et Dyan Hilton, The Complete Royal Families of Ancient Egypt, Thames & Hudson, [détail des éditions] (ISBN 0-500-05128-3) ;
- Marc Gabolde, « La postérité d'Amenhotep III », dans Centre d'égyptologie, Akhénaton et l'époque amarnienne, Éditions Khéops, , 318 p. (ISBN 978-2950436863) ;
- (en) Z. Hawass, YZ. Gad, S. Ismail, R. Khairat, D. Fathalla, N. Hasan, A. Ahmed, H. Elleithy, M. Ball et F. Gaballah, S. Wasef, M. Fateen, H. Amer, P. Gostner, A. Selim, A. Zink, CM. Pusch, « Ancestry and Pathology in King Tutankhamun's Family », JAMA : the journal of the American Medical Association, vol. 303, no 7, , p. 638–647 (PMID 20159872, DOI 10.1001/jama.2010.121) ;
- Dimitri Laboury, Akhenaton : Néfertiti, El-Amarna, Aton, Karnak, Paris, Pygmalion, coll. « Les grands pharaons », , 478 p. (ISBN 978-2-7564-0043-3) ;
- (en) Joyce Tyldesley, Tutankhamen's Curse: The developing history of an Egyptian king, Profile Books Ltd, , 336 p. (ISBN 978-1861978738) ;
- Marc Gabolde, « L’ADN de la famille royale amarnienne et les sources égyptiennes — de la complémentarité des méthodes et des résultats », Cahiers de l'ENIM, no 6, , p. 177-203 (lire en ligne) ;
- (en) Juan Antonio Belmonte, « DNA, Wine & Eclipses: the Dakhamunzu Affaire », Anthropological Notebooks, no XIX, , p. 419-442 ;
- (en) Julian Heath, Archaeology Hotspot Egypt: Unearthing the Past for Armchair Archaeologists, Rowman & Littlefield, (ISBN 978-0759124028, lire en ligne) ;
- (en) Zahi Hawass et Sahar Saleem, « Subcutaneous Packing in Royal Egyptian Mummies Dated From 18th to 20th Dynasties », Journal of Computer Assisted Tomography, vol. 39, no 3, mai–juin 2015, p. 301-306 (PMID 25695867, DOI 10.1097/RCT.0000000000000205, S2CID 26076919) ;
- (en) Zahi Hawass et Sahar Saleem, The Search for the Mummy of Queen Nefertiti". Scanning the Pharaohs: CT Imaging of the New Kingdom Royal Mummies, Le Caire, American University in Cairo Press, (ISBN 978-9774166730) ;
- (en) Marianne Eaton-Krauss, The Unknown Tutankhamun, Bloomsbury Publishing, (ISBN 978-1472575616, lire en ligne) ;
- (en) Kara Cooney, When Women Ruled the World: Six Queens of Egypt, National Geographic, (ISBN 978-1-4262-1977-1).
Liens externes
modifier- Grafton Elliot Smith, The Royal Mummies, Le Caire, 1912
- (en) Communiqué de presse de Zahi Hawass : CT-scans of Egyptian Mummies from the Valley of the Kings - The "Younger Lady" from KV 35
- nationalgeographic.fr : Les secrets de famille du roi Toutânkhamon
- (en) Description de la momie
- (en) La tombe KV55