Henouttaneb

princesse égyptienne antique

Henouttaneb ou Khenttaneb (Celle qui préside au pays entier) est l'une des filles du pharaon Amenhotep III (XVIIIe dynastie) et de sa grande épouse royale Tiyi, et l'une des sœurs d'Akhenaton. Son nom fut souvent utilisé comme titre par les reines de la civilisation pharaonique.

Henouttaneb
Image illustrative de l’article Henouttaneb
Henouttaneb entre ses parents Amenhotep III et Tiyi sur la statue de Médinet Habou - Musée égyptien du Caire (JE 33906)
Nom en hiéroglyphe
W10
t
N17
V30
B1
Transcription Ḥnw.t-tȝ-nb
Période Nouvel Empire
Dynastie XVIIIe dynastie
Famille
Grand-père paternel Thoutmôsis IV
Grand-mère paternelle Moutemouia
Grand-père maternel Youya
Grand-mère maternelle Touya
Père Amenhotep III
Mère Tiyi
Conjoint Amenhotep III (?)
Fratrie

Attestations

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Plaque de cornaline avec la princesse Henouttaneb en deuxième position en partant de la droite - Metropolitan Museum of Art (44.2.1)

La princesse Henouttaneb est attestée par plusieurs documents[1],[2] :

  • une statue colossale de Médinet HabouAmenhotep III et Tiyi sont assis côte à côte, avec trois de leurs filles sur l'avant du trône : Henouttaneb, la plus grande et la mieux préservée, au centre, entre les jambes de ses parents ; Nebetâh à la droite des jambes de son père ; et une troisième, dont le nom est détruit (Iset selon Agnès Cabrol), à la gauche des jambes de sa mère[3],[4]. Le nom de la princesse est accompagné de la la légende « fille du roi qu'il aime », usuelle pour les princesses égyptiennes, ainsi que de « compagne d'Horus, celle qui est dans son cœur ». Le colosse est conservé au Musée égyptien du Caire (JE 33906)[3],
  • une scène du temple de Soleb (avec ses parents et ses sœurs Satamon et Iset), du côté nord du porche occidental de la première cour,
  • une scène de Karnak, retrouvé sur des blocs en remploi dans le temple de Khonsou et appartenant à l'origine à un bâtiment associé aux fêtes jubilaires d'Amenhotep III[5] ; la scène Tiyi avec trois princesses (Iset, Satamon et Henouttaneb), tantôt debout, tantôt assises dans des chaises à porteurs[6],
  • une inscription découverte dans le temple des millions d'années d'Amenhotep III à Thèbes-Ouest, avec ses sœurs Satamon et Iset,
  • une stèle attribuée à Samout et découverte à Malqata,
  • une pastille de faïence vernissée conservée au Musée Petrie (UC 12425)[7],
  • un fragment de vase de la collection Mac Grégor,
  • un fragment d'étui à khôl de la collection Thompson,
  • un étui à khôl retrouvé à Kôm Médinet Ghourob,
  • une pendeloque de la collection Pier,
  • une plaque en cornaline conservée au Metropolitan Museum of Art (44.2.1) ; elle est figurée avec sa sœur Iset devant leurs parents  ; sur une seconde plaque de cornaline, conservée dans le même musée (26.7.1339)[8], sont figurées deux filles devant Amenhotep III et Tiyi, l'une d'elles pourrait être Henouttaneb,
  • un frangment de jarre en faïence blanche conservé au Metropolitan Museum of Art (26.7.908)[9],
  • une étiquette de jarre.

On ne trouve plus aucune mention de son nom après le règne de son père.

Généalogie

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Henouttaneb est une fille du roi Amenhotep III et de la grande épouse royale Tiyi. Elle semble être la troisième fille de la fratrie, après Satamon et Iset, qui ont été des grandes épouses royales de leur père, et avant Nebetâh. Cependant, Agnès Cabrol indique qu'elle pourrait être en deuxième position, entre Satamon et Iset, car elle est attestée plus de fois qu'Iset ; Cabrol souligne toutefois que classer les princesses en fonction du nombre d'attestations que le hasard a conservé jusqu'à l'époque contemporaine reste une méthode très peu certaine[10].

En plus du titre de « fille royale », elle porte également le titre de « la compagne d'Horus, celle qui est dans son cœur »[11]. Cela pourrait signifier qu'elle était une épouse de son père, au même titre que ses deux sœurs Satamon et Iset, ces dernières étant grandes épouses royales de leur père[12].

Notes et références

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  1. Cabrol 2000, p. 159, note 46.1.
  2. Duhard 2016, p. 146-150.
  3. 1 2 Cabrol 2000, p. 159, note 46.3.
  4. O'Connor et Cline 2001, p. 7.
  5. Bickel 2006, p. 23-4.
  6. Bickel 2006, p. 26.
  7. (en) « Pastille de faïence vernissée (UC 12425) » (consulté le )
  8. (en) « Plaque de cornaline 26.7.1339 » (consulté le )
  9. (en) « Fragment de jarre 26.7.908 » (consulté le )
  10. Cabrol 2000, p. 147-148.
  11. Cabrol 2000, p. 148.
  12. Lalouette 2011, p. 441.

Bibliographie

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