Nebetâh

princesse d'Égypte

Nebetâh (La Dame du Palais) est l'une des filles du pharaon Amenhotep III (XVIIIe dynastie) et de sa grande épouse royale Tiyi, et la sœur d'Akhenaton.

Nebetâh
Image illustrative de l’article Nebetâh
Nebetah représentée à la droite de son père sur la statue colossale d'Amenhotep III et de Tiyi - Musée égyptien du Caire (JE 33906)
Nom en hiéroglyphe
nb
t
O11a
pr
B1
Transcription Nb.t-ˁḥ
Décès Vers l'an 13 du règne d'Akhenaton (si identifiée à Baketaton)[réf. nécessaire]
Période Nouvel Empire
Dynastie XVIIIe dynastie
Famille
Grand-père paternel Thoutmôsis IV
Grand-mère paternelle Moutemouia
Grand-père maternel Youya
Grand-mère maternelle Touya
Père Amenhotep III
Mère Tiyi
Conjoint Akhenaton (?)
Enfant(s) Toutânkhamon (?)
Fratrie

Attestation

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Nebetâh n'est pas citée sur les monuments où l'on retrouve mention de ses sœurs aînées, hormis sur une statue colossale de Médinet HabouAmenhotep III et Tiyi sont assis côte à côte, avec trois de leurs filles sur l'avant du trône : Henouttaneb, la plus grande et la mieux préservée, au centre, entre les jambes de ses parents ; Nebetâh à la droite des jambes de son père ; et une troisième, dont le nom est détruit (Iset selon Agnès Cabrol), à la gauche des jambes de sa mère[1],[2]. Le nom de la princesse est accompagné de la la légende, usuelle pour les princesses égyptiennes, « fille du roi qu'il aime ». Le colosse est conservé au Musée égyptien du Caire (JE 33906)[1].

Généalogie

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Nebetâh fut, semble-t-il, l'une des filles cadettes d'Amenhotep III et Tiyi, après Satamon, Iset et Henouttaneb[3]. Le fait qu'elle ne porte pas le titre d'« épouse du roi » pourrait indiquer qu'elle n'a jamais été élevée à ce rang, contrairement à certaines de ses sœurs.

Joyce Tyldesley a émis l'idée que la princesse Baketaton, connue uniquement par des scènes la représentant avec la reine Tiyi dans une tombe datant du règne d'Akhenaton et qui ne semble pas être une fille de ce roi et de Néfertiti, pourrait en fait être identique à la princesse Nebetâh et n'aurait fait que changer de nom[4]. Cette hypothèse n'est pas suivie par d'autres chercheurs, notamment Agnès Cabrol, Marc Gabolde et Dimitri Laboury, qui font de Baketaton une fille de Tadukhipa-Kiya qu'elle aurait eu avec Amenhotep III selon Cabrol[5] et avec Akhenaton selon Gabolde[6] et Laboury[7].

Younger Lady

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Par ailleurs, selon les dernières études, Toutânkhamon serait le fils d'Akhenaton et de sa propre sœur et épouse secondaire dont l'identité est inconnue, mais qui a été baptisée Younger Lady et dont la momie est répertoriée KV35YL[8],[9]. Or, les seules sœurs connues d'Akhenaton sont Satamon, Iset, Henouttaneb et Nebetâh. Certains ont émis l'hypothèse que la momie Younger Lady serait celle de Nebetâh, ce qui ferait d'elle la mère de Toutânkhamon[8].

Notes et références

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Bibliographie

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  • (en) Joyce Tyldesley, Nefertiti – Egypt's Sun Queen, Viking Adult, , 240 p. (ISBN 978-0670869985) ;
  • (en) David O'Connor et Eric H. Cline, Amenhotep III : Perspectives on His Reign, The University of Michigan Press ; Reprint édition, (1re éd. 1998), 448 p. (ISBN 978-0-4720-8833-1) ;
  • Agnès Cabrol, Amenhotep III : Le Magnifique, Editions du Rocher, , 480 p. (ISBN 978-2-2680-3583-3) ;
  • (en) Z. Hawass, YZ. Gad, S. Ismail, R. Khairat, D. Fathalla, N. Hasan, A. Ahmed, H. Elleithy, M. Ball et F. Gaballah, S. Wasef, M. Fateen, H. Amer, P. Gostner, A. Selim, A. Zink, CM. Pusch, « Ancestry and Pathology in King Tutankhamun's Family », JAMA : the journal of the American Medical Association, vol. 303, no 7, , p. 638–647 (PMID 20159872, DOI 10.1001/jama.2010.121) ;
  • Marc Gabolde, « La postérité d'Amenhotep III », dans Collectif, Akhénaton et l'époque amarnienne, Éditions Khéops, , 318 p. (ISBN 978-2950436863) ;
  • Dimitri Laboury, Akhenaton : Néfertiti, El-Amarna, Aton, Karnak, Paris, Pygmalion, coll. « Les grands pharaons », , 478 p. (ISBN 978-2-7564-0043-3).