Yuvelis Morales Blanco
Yuvelis Morales Blanco, née en , est une environnementaliste colombienne, connue pour sa lutte contre l'exploitation pétrolière par fracturation hydraulique en Colombie et en Amérique du Sud.
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Activité |
| Distinction |
|---|
Biographie
modifierYuvelis Morales Blanco naît en 2001 à Puerto Wilches, en Colombie, dans une famille de pêcheurs pauvres afro-colombiens[1].
À partir de , elle fait campagne contre de nouveaux projets d'exploitation pétrolière par fracturation hydraulique le long du fleuve Magdalena où elle habite[1],[2]. En , elle s'exprime lors d'une manifestation en opposition au projet et devient une figure reconnue du mouvement[1]. Sa place proéminente fait d'elle une cible de menaces de mort, et elle doit partir de Puerto Wilches pour sa sécurité[1],[2].
En , elle organise une campagne pour pousser les populations locales à refuser les projets pétroliers proposés par le gouvernement colombien à travers ses consultations et devient une cible pour certains groupes paramilitaires locaux, qu'elle estime payés par la compagnie pétrolière nationale Ecopétrol[3],[1]. Elle vit sous la protection de plusieurs gardes du corps et échappe, selon ses dires, à cinq tentatives d’assassinat[3],[2]. En , elle obtient l'asile en France à travers l'initiative Marianne pour les défenseurs des droits de l’Homme[4],[1].
Lors de son exil en France, elle participe à l'International Rights of Nature Tribunal et va à la rencontre de nombreux militants écologistes en Amérique du Sud, en Argentine et au Mexique[1]. Elle rencontre également le président français Emmanuel Macron[1].
En [2], elle retourne en Colombie et prend un rôle de leader dans l'organisation des mouvements anti-fracturation hydraulique en collaboration avec l'association Alianza for a healthy environment and strong communities in Magdalena Medio[1].
En , la Cour suprême colombienne statue que les projets d'exploitation pétrolière par fracturation hydraulique le long du fleuve Magdalena n'ont pas respecté le droit à l'information et au consentement de la population de Puerto Wilches, et les annule[1]. En 2026, Yuvelis Morales Blanco reçoit le Prix Goldman pour l'environnement pour ses années de militantisme contre ces projets[1].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 (en-US) « Yuvelis Morales Blanco - 2026 Goldman Environmental Prize Winner », sur Goldman Environmental Prize, (consulté le )
- 1 2 3 4 (en-US) María Paula Rubiano A, « Opposing fracking cost one Colombian activist her mental health. She's fighting to win it back. », sur Grist, (consulté le )
- 1 2 ludivinemillion, « « Ce fleuve, c'est nous, c'est notre identité », une conversation avec Yuvelis Natalia Morales Blanco », sur Le Grand Continent, (consulté le )
- ↑ [vidéo] « Yuvelis Natalia Morales Blanco, Marianne pour les défenseurs des Droits de l’Homme. », Élysée, , 1:1 min (consulté le )