Zaide

opéra inachevé de Mozart

Zaide, K. 344 (Das Serail en original) est un singspiel inachevé, en langue allemande de Wolfgang Amadeus Mozart, composé en 1780.

Le livret est de Johann Andreas Schachtner (en)[1], musicien de la cour de Salzbourg, probablement inspiré par le Zaïre de Voltaire. Cette œuvre a été composée à Salzbourg, initialement pour l'empereur Joseph II qui désirait créer une troupe d'opéra allemand à Vienne. Mozart se lança dans cette composition sans avoir de commande ferme et abandonna sans doute l'œuvre quand il sut que Joseph II ne comptait pas engager d'autres compositeurs et que, de plus, les Viennois préféraient les œuvres plus gaies.

Zaïde fut créé le à Francfort-sur-le-Main[1] dans une adaptation comprenant une ouverture et un final écrits par Johann Anton André. En 2023, Zaïde, mis en scène par Louise Vignaud, est joué à l'Opéra de Rennes.

Argument

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Zaïde, fille esclave chrétienne du sultan Soliman, tombe amoureuse de Gomatz, un autre esclave chrétien, ce qui provoque la jalousie et la colère du sultan. Ils s'enfuient avec l'aide du serviteur Allazim, mais tous trois sont repris, notamment à cause d'Osmin, autre serviteur du sultan. Les évadés sont condamnés tout de suite à mort. Mais Allazim a sauvé la vie du Sultan quinze ans plus tôt. Le Sultan le reconnaît et le gracie. Allazim intervient alors en faveur de ses compagnons et l'opéra s'arrête là sans qu'on connaisse la décision finale du sultan[2].

Distribution

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Zaïde soprano
Gomatz ténor
Allazim basse
Sultan Soliman ténor
Osmin basse
Zaram, capitaine de la Garde rôle parlé
Quatre esclaves ténors

Numéros musicaux

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Acte I

  • 1. « Brüder, lasst uns lustig sein » - Chœur des esclaves
  • 2. Mélodrame
  • 3. « Ruhe sanft, mein holdes Leben » - Zaïde
  • 4. « Rase, Schicksal » - Gomatz
  • 5. Duo « Meine Seele hüpft vor Freuden » - Zaïde-Gomatz
  • 6. « Herr und Freund, wie dank ich dir! » - Gomatz
  • 7. « Nur mutig, mein Herze » - Allazim
  • 8. Trio « O selige Wonne! » - Zaïde-Gomatz-Allazim

Acte II

  • 9. Mélodrame et air « Der stolze Löw' lässt sich zwar zähmen » - Sultan Soliman
  • 10. « Wer hungrig bei der Tafel sitzt » - Osmin
  • 11. « Ich bin so bös als gut » - Sultan Soliman
  • 12. « Trostlos schluchzet Philomele » - Zaïde
  • 13. « Tiger! Wetze nur die Klauen » - Zaïde
  • 14. « Ihr Mächtigen seht ungerührt » - Allazim
  • 15. Quatuor « Freundin! stille deine Tränen » - Gomatz-Soliman-Allazim-Zaïde

Notes et références

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  1. 1 2 Piotr Kaminski, Mille et un opéras, Fayard, coll. « Les indispensables de la musique », , 1819 p. (ISBN 978-2-213-60017-8), p. 1027
  2. Cependant Jean et Brigitte Massin, dans leur somme consacrée à Mozart (cf bibliographie), ont écrit : "La partition de Mozart s'arrête ici. Mais un coup de théâtre va révéler que Zaïde et Gomatz sont la fille et le fils d'Allazim. Soliman accorde la vie et la liberté au père, au frère et à la sœur, afin qu'on sache que " l'on trouve des âmes vertueuses non seulement en Europe mais aussi en Asie ". Il ne restait plus à composer qu'un chœur final pour louer la générosité du sultan." (Jean et Brigitte Massin, Mozart, Fayard 1970, page 858)

Bibliographie

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Liens externes

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