École de Saint-Idesbald

mouvement artistique belge

L' École de Saint-Idesbald est un groupe d'artistes qui vivaient dans le même quartier (Saint-Idesbald à Koksijde ) à la même époque et qui se connaissaient bien. Il ne s'agit pas vraiment d'une « école » au sens de l'histoire de l'art, comme l'École de Latem ; c'était plutôt un groupe d'artistes amis, issus pour la plupart du milieu bruxellois francophone.

Histoire

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Tout commence en 1932 lorsque le sculpteur George Grard vient vivre dans la ville balnéaire alors encore jeune de Saint-Idesbald : son fils souffre d'asthme et il souhaite le faire profiter des bienfaits de l'air marin.

Musée Paul Delvaux

La présence de Grard attire bientôt d'autres artistes à Saint-Idesbald. Nombre d'entre eux avaient reçu leur formation à l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles ou à « La Cambre ». Paul Delvaux séjourne chez lui pendant un certain temps, durant sa période sombre. En remerciement de son hospitalité (aucun des deux artistes n'avait un sou en poche), Delvaux peint deux sirènes sur la façade de la maison de pêcheur de Grard ; depuis lors, elles se sont estompées en de vagues ombres sous l'effet du soleil. Plus tard, Delvaux s'y installe définitivement. Le « musée Paul Delvaux » de Saint-Idesbald en témoigne.

Ce n'est pas une véritable école, chacun travaille dans son coin. L'école est davantage une façon de penser partagée, un mode de vie, une vision de l'art. Le petit village devient le lieu de rencontre d'artistes tels que Pierre Caille, Serge Creuz, Albert Dasnoy, Paul Delvaux, Edgard Tytgat et Paul Haesaerts[1]. Parmi les artistes féminines importantes qui leur ont servi de modèles, on peut citer Georgette Dufour et Isette Gabriels. De nombreux artistes suivent, attirés par la magnifique lumière qui y règne. Comme José Van Gucht, qui a installé son atelier dans un ancien bunker de la Seconde Guerre mondiale, le poète Eddy van Vliet et le romancier Maurice Roelants.

La Première École de Saint-Idesbald

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Dans un certain sens, on peut affirmer que l'école que Grard initie est déjà la seconde école de Saint-Idesbald. Dès le début du siècle, des artistes célèbres venaient à Saint-Idesbald, alors encore appelée Zeepanne-baden. Constantin Meunier, Julien Dillens, Jef Lambeaux et Jan Poot, entre autres, y ont séjourné. Des membres de la première école de Latem y venaient également en vacances : Karel van de Woestijne séjournait à la Villa Annekesnest, mais Valerius de Saedeleer venait également en visite. Des écrivains ont également trouvé refuge dans cette résidence d'artistes : Herman Teirlinck y a fait construire sa villa moderniste « Zon en Anker » en 1929, conçue par Victor Bourgeois. Willem Elsschot fit également construire ici une villa dans les dunes en 1928[2], comme en témoignent de nombreux événements relatés dans le livre Tsjip. L'écrivain français Maurice Renard y a également séjourné quelque temps.

Après la deuxième école

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Les artistes suivants ont séjourné quelque temps dans le village d'artistes, y avaient leurs ateliers, leurs résidences permanentes ou de campagne ; beaucoup d'entre eux y tenaient leurs réunions régulières : Taf Wallet, Walter Vilain, Robert Steyaert, Serge Creuz, Albert Dasnoy, Maurice Renard, René Degraeve, Jan van Looy, Begga d'Haese[1]. Dans les années 1960, Tony Sintides, également connu sous le nom de Tony Simon-Wolfskehl, élève de Walter Gropius à l'Institut Bauhaus et auteur de « Zondagskinderen », est venu s'y installer.

Lien externe

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Notes et références

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  1. 1 2 Masmoulin, « Colonie d’artistes en Belgique-Saint-Idesbald- Billet n° 49-A », sur Masmoulin, artiste passionné et sa bible de l'aquarelle explore aussi l'art moderne, l'art contemporain et aussi depuis l'Antiquité, (consulté le )
  2. « Home », sur villa kerkepanne (consulté le )