Édouard Mahé
Édouard Mahé, né à Rennes le et mort à Retiers le , est un peintre et graveur français.
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| Nom de naissance |
Édouard François Marie Mahé |
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| Formation | |
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| Parentèle |
Henri Mahé (cousin germain) |
| Membre de |
Institut français des Pays-Bas. Amsterdam (d) () Seiz Breur |
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| Maître |
Ernest Laurent (à partir de ) |
Biographie
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Édouard Mahé naît à Rennes, en Bretagne, le [1]. Élève de l'École régionale des beaux-arts de Rennes, où il suit notamment le cours de gravure sur bois procuré par Jeanne Malivel[2], il est reçu à l'École des Beaux-Arts de Paris où il intègre l'atelier d'Ernest Laurent[1].
À partir de 1926, il expose à la Société nationale des beaux-arts, puis, à partir de 1930, au Salon d'Automne[1]. Il intègre en 1942 le mouvement d'artistes bretons des Seiz Breur[3]. À l'exposition des Seiz Breur à la galerie Perdriel à Rennes en 1943, il expose trois peintures ("Paysage de printemps", "Étude de poiriers en fleurs", "Charrette devant une meule de foin"). En à Paris, galerie Susse frères, il participe à l'exposition "Eost Breiziz" (Moisson bretonne) avec quatre toiles ("Premiers soleils en Ille-et-Vilaine", "Printemps à Retiers", "Hortensias sur fond bleu", "Ferme à l'automne"). En , avec quelques Seiz Breur (Xavier de Langlais, Jean Fréour, Francis Pellerin, Charles Penther, Pierre Péron, Robert Yan) il participe à la section "Bretagne" du Salon des provinces françaises accueilli au Musée Galliera avec une huile ("Orage sur l'étang de Marcillé-Raoul")[4].
Il est le cousin germain de l'illustrateur, décorateur et réalisateur Henri Mahé.
Édouard Mahé meurt à Retiers, dans l'aire urbaine de Rennes, le [1].
Œuvre
modifierComme peintre, Édouard Mahé est connu pour ses paysages et surtout ses tableaux de fleurs. Au cours de sa carrière, il exécute des commandes de fresque et de vitrail. Édouard Mahé retrouve Xavier de Langlais pour une commande portée par le chanoine Mévellec, aumônier des Bretons d'Aquitaine (où une forte colonie bretonne s'est installée entre 1921 et 1939) : deux vitraux à Église-Neuve-de-Vergt (Périgord), pour l'église Saint-Barthélemy. Langlais illustre saint Yves (sant Erwan) tandis qu'Édouard Mahé conçoit un saint Corentin (sant Kaourintin). Commandées en 1944, les deux œuvres, exécutées par Job Guevel, maître-verrier à Pont-Aven, sont posées en 1946.
Il pratique également la gravure, en particulier la xylographie. Son style présente des similitudes avec celui d'André Mériel-Bussy[1].
Conservation
modifierLe Musée des Beaux-Arts de Rennes possède deux natures mortes peintes sur toile de l'artiste, ainsi que deux estampes, Rue de Derval à Rennes et Place du Champ-Jacquet, à Rennes, toutes deux exécutées en 1925[1] (plusieurs autres gravures de la même série sont exposées à Retiers, ainsi qu'un bois). À la suite d'un don d'une cinquantaine de toiles par l'artiste à la commune de Retiers, la municipalité inaugure un petit musée de deux pièces, au second étage de la mairie.
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 Philippe Le Stum, La gravure sur bois en Bretagne : 1850-2000, Spézet, Coop Breizh, (ISBN 978-2-84346-821-6), p. 201, 305.
- ↑ Jean R. Rotté, Ar seiz breur: recherches et réalisations pour un art breton moderne, 1923-1947, Breizh hor Bro, (ISBN 978-2-906977-01-3).
- ↑ Daniel Le Couédic et Jean-Yves Veillard, Ar Seiz Breur 1923-1947 : La création bretonne entre tradition et modernité, Musée de Bretagne, Terre de brume, (ISBN 2-84362-091-0), p. 258.
- ↑ J.-R. Rotté, Ar Seiz Breur: recherches et réalisations pour un art breton moderne, 1923-1947, Breizh Hor Bro, (ISBN 978-2-906977-01-3).
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Anonyme, Édouard Mahé, Combourg, éd. du Lac tranquille, 1985, monographie in-4°, nombreuses reproductions.
- Philippe Le Stum, La Gravure sur Bois en Bretagne, 1850-2000, Spézet, Coop Breizh, , 319 p. (ISBN 9782843468216).
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Musée Édouard Mahé, sur le site de la ville de Retiers.