Élections au Parlement de Navarre de 2011

Les élections au Parlement de Navarre de 2011 (en espagnol : elecciones al Parlamento de Navarra de 2011) se tiennent le , afin d'élire les 50 députés de la VIIIe législature du Parlement, pour un mandat de quatre ans.

Élections au Parlement de Navarre de 2011
50 députés du Parlement
(majorité absolue : 26 députés)
Type d’élection Élections législatives de communauté autonome
Campagne du au
Corps électoral et résultats
Inscrits 485 386
Votants 327 281
67,43% en diminution 6,3
Votes exprimés 323 254
Votes blancs 8 161
Votes nuls 4 027
UPN  Yolanda Barcina
Voix 111 474
34,48%
en diminution 7,7
Députés élus 19 en diminution 3
PSN-PSOE  Roberto Jiménez (es)
Voix 51 328
15,88%
en diminution 6,6
Députés élus 9 en diminution 3
NaBai 2011  Patxi Zabaleta
Voix 49 827
15,41%
Députés élus 8 en augmentation 1
Bildu  Maiorga Ramirez (es)
Voix 42 916
13,28%
Députés élus 7 en augmentation 3
PP  Santiago Cervera (es)
Voix 23 551
7,29%
Députés élus 4 en augmentation 4
I-E  José Miguel Nuin (es)
Voix 18 457
5,71%
Députés élus 3 en stagnation
VIIIe législature
Diagramme
Président de la communauté forale de Navarre
Sortant Élue
Miguel Sanz
UPN
Yolanda Barcina
UPN
elecciones2011.navarra.es

Le centre droit, dominé par l'Union du peuple navarrais au pouvoir, échoue à conquérir la majorité absolue dans un Parlement où la gauche abertzale obtient son meilleur niveau de représentation et où le Parti socialiste détient la clé de la majorité en dépit de son plus mauvais résultat historique.

Trois semaines après la tenue du scrutin, un accord de coalition est conclu entre l'UPN et le PSN-PSOE, permettant l'investiture de Yolanda Barcina à la présidence de la communauté autonome.

Contexte

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La coalition entre l'Union du peuple navarrais (UPN) et la Convergence des démocrates de Navarre (es) (CDN) perd sa majorité absolue aux élections autonomiques du 27 mai 2007. À gauche, le Parti socialiste (PSN-PSOE) est devancé en voix mais fait jeu égal en sièges avec la coalition nationaliste de gauche Nafarroa Bai (NaBai). Les deux peuvent alors envisager de constituer une majorité alternative avec l'apport d'Izquierda Unida (IUN-NEB)[1].

Le PSN-PSOE, NaBai et IUN-NEB concluent le un accord de principe pour former un gouvernement de coalition[2], mais les discussions sont rompues deux jours plus tard en raison de l'opposition exprimée par la direction nationale du Parti socialiste[3]. Alors que la direction régionale socialiste valide à l'unanimité le la constitution de la coalition[4], la direction nationale bloque l'entente deux jours plus tard[5] et impose au groupe parlementaire de favoriser un gouvernement minoritaire de l'UPN[6].

Bénéficiant du soutien de la CDN[7], Miguel Sanz est investi président de la communauté forale de Navarre au second tour de vote, le par 24 voix pour, 14 voix contre et 12 abstentions[8]. Il forme son quatrième gouvernement le lendemain[9].

Après que l'UPN a décidé de s'abstenir sur le vote du projet de loi de finances de l'État pour au Congrès des députés, l'accord de représentation conclu 20 ans auparavant avec le Parti populaire (PP) est rompu. Le président national du PP, Mariano Rajoy, annonce la recréation de la branche navarraise du parti à la fin du mois d'[10]. Une direction provisoire est constituée quelques jours plus tard[11].

Le , Miguel Sanz annonce la rupture de la coalition gouvernementale en raison du désaccord entre l'UPN et la CDN relatif à la réforme de la loi sur la langue basque, que dénonce l'Union du peuple et que soutient la Convergence des démocrates[12]. Les portefeuilles jusqu'ici attribués à la CDN sont confiés, deux jours plus tard, à deux membres de l'exécutif issus de l'UPN, sans être supprimés[13].

Mode de scrutin

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Le Parlement de Navarre (Parlamento de Navarra) est une assemblée parlementaire monocamérale constituée de 50 députés (diputados), élus pour une législature de quatre ans au suffrage universel direct selon les règles du scrutin proportionnel d'Hondt par l'ensemble des personnes résidant dans la communauté autonome où résidant momentanément à l'extérieur de celle-ci, si elles en font la demande.

Convocation du scrutin

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Conformément à l'article 15 du statut d'autonomie de la Navarre, le Parlement est élu pour un mandat de quatre ans[14]. L'article 12 de la loi électorale navarraise du précise que les élections sont convoquées par le président du gouvernement de Navarre au moyen d'un décret publié le 24e jour qui précède la fin de la législature[15].

Nombre de députés

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Puisque l'article 15 du statut d'autonomie prévoit que le nombre de députés « ne sera pas inférieur à 40 ni supérieur à 60 »[14], l'article 1er de la loi électorale dispose que le nombre de parlementaires est fixé à 50[16]. L'article 9 précise que le territoire de la communauté autonome forme une circonscription unique[17].

Présentation des candidatures

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Peuvent présenter des candidatures[18],[19] :

  • les partis ou fédérations politiques enregistrées auprès du registre des associations politiques du ministère de l'Intérieur ;
  • les coalitions électorales de ces mêmes partis ou fédérations dûment constituées et inscrites auprès de la commission électorale au plus tard 10 jours après la convocation du scrutin ;
  • et les groupements d'électeurs, s'ils bénéficient des parrainages d'au moins 1 % des électeurs inscrits.

Répartition des sièges

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Seules les listes ayant recueilli au moins 3 % des suffrages valides  qui correspondent au total des suffrages exprimés et des votes blancs  dans la circonscription peuvent participer à la répartition des sièges à pourvoir dans cette même circonscription, qui s'organise en suivant différentes étapes :

  • les listes sont classées en une colonne par ordre décroissant du nombre de suffrages obtenus ;
  • les suffrages de chaque liste sont divisés par 1, 2, 3... jusqu'au nombre de députés à élire afin de former un tableau ;
  • les mandats sont attribués selon l'ordre décroissant des quotients ainsi obtenus[20],[21],[22].

Lorsque deux listes obtiennent un même quotient, le siège est attribué à celle qui a le plus grand nombre total de voix ; lorsque deux candidatures ont exactement le même nombre total de voix, l'égalité est résolue par tirage au sort et les suivantes de manière alternative.

Campagne

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Principales forces politiques

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Force politique Idéologie Chef de file Résultats en 2007
Union du peuple navarrais
(es) Unión del Pueblo Navarro
UPN Centre droit
Libéral-conservatisme, démocratie chrétienne, foralisme
Yolanda Barcina
(Maire de Pampelune)
42,19 % des voix
22 députés
Parti socialiste de Navarre-PSOE
(es) Partido Socialista de Navarra-PSOE
PSN-PSOE Centre gauche
Social-démocratie, progressisme, régionalisme
Roberto Jiménez (es) 22,49 % des voix
12 députés
Nafarroa Bai 2011
(fr) Oui à la Navarre 2011
NaBai 2011 Centre gauche
Progressisme, nationalisme basque
Patxi Zabaleta Coalition plus large
7 députés[a]
Parti nationaliste basque
(eu) Euzko Alderdi Jeltzalea
(es) Partido Nacionalista Vasco
EAJ-PNV
Aralar
Bildu
(fr) Réunir
Gauche abertzale
Indépendantisme, socialisme
Maiorga Ramirez (es) Séparés
4 députés[a]
Eusko Alkartasuna
(fr) Solidarité basque
EA
Alternatiba
(fr) Alternative
Izquierda-Ezkerra
(fr) La Gauche
I-E Gauche à extrême gauche
Socialisme, communisme
José Miguel Nuin (es) Séparés
3 député[a]
Izquierda Unida de Navarre
(fr) Gauche unie de Navarre
(eu) Nafarroako Ezker Batua
IUN-NEB
Batzarre
(fr) Rassemblement
Convergence des démocrates de Navarre (es)
(es) Convergencia de Demócratas de Navarra
CDN Centre droit
Démocratie chrétienne, régionalisme, foralisme
José Andrés Burguete (es) 4,37 % des voix
2 députés
Parti populaire
(es) Partido Popular
PP Centre droit à droite
Libéral-conservatisme, démocratie chrétienne
Santiago Cervera (es) Représenté par l'UPN

Sondages

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Résultats

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Voix et sièges

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Résultats des élections au Parlement de Navarre de 2011[23]
Parti Voix % +/- Sièges +/-
Union du peuple navarrais (UPN) 111 474 34,48 en diminution 7,71 19 en diminution 3
Parti socialiste de Navarre-PSOE (PSN-PSOE) 51 328 15,88 en diminution 6,61 9 en diminution 3
Nafarroa Bai 2011 (NaBai 2011) 49 827 15,41 Nv. 8 en augmentation 1[b]
Bildu 42 916 13,28 Nv. 7 en augmentation 3[c]
Parti populaire (PP) 23 551 7,29 Nv. 4 en augmentation 4
Izquierda-Ezkerra (I-E) 18 457 5,71 Nv. 3 en stagnation[d]
Convergence des démocrates de Navarre (es) (CDN) 4 654 1,44 en diminution 2,93 0 en diminution 2
Verts de Navarre (VN-NB) 4 235 1,31 Nv. 0 en stagnation
Parti cannabis (RNC) 3 166 0,98 en diminution 0,45 0 en stagnation
Union, progrès et démocratie (UPyD) 2 212 0,68 Nv. 0 en stagnation
Initiative pour la Navarre (IxN) 1 332 0,41 Nv. 0 en stagnation
Solidarité et autogestion internationaliste (SAIn) 1 054 0,33 Nv. 0 en stagnation
Droite navarraise et espagnole (DNE) 977 0,30 Nv. 0 en stagnation
Vote blanc 8 161 2,52 en augmentation 1,13
Suffrages exprimés 323 254 98,77
Votes nuls 4 027 1,23
Total 327 281 100 - 50 en stagnation
Abstention 158 105 32,57
Inscrits / participation 485 386 67,43

Analyse

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Force politique arrivée en tête par commune.

Les résultats laissent entrevoir un scénario complexe au sein du Parlement, où l'Union du peuple navarrais (UPN) conserve la majorité relative mais subit un recul de trois députés en raison de sa rupture avec le Parti populaire (PP), qui en font élire quatre. Ensemble, le centre droit réunit donc 23 sièges, soit trois de moins que la majorité absolue, et voit la disparition de la Convergence des démocrates de Navarre (es) (CDN), après 16 ans de présence ininterrompue à l'assemblée[24].

Grâce à la division de la gauche abertzale et nationaliste, le Parti socialiste (PSN-PSOE) conserve sa deuxième place mais réalise le pire résultat de son histoire, obtenant moins de la moitié des voix et des sièges de l'UPN. Avec ses 9 parlementaires, le PSN-PSOE détient cependant la clé du maintien au pouvoir de l'UPN. Grâce à l'émergence de Bildu, le nationalisme navarrais obtient sa plus importante représentation avec un total de 15 sièges, mais ce bon résultat empêche justement la formation d'une majorité de gauche alternative puisque le Parti socialiste refuse tout rapprochement avec Bildu, qui bénéficie du soutien des anciens de Batasuna[24].

Le secrétaire général du Parti socialiste Roberto Jiménez (es) annonce le son intention de négocier avec l'Union du peuple navarrais la formation d'un gouvernement de coalition. Il justifie son refus de s'allier avec Bildu en raison du refus de la coalition abertzale d'appeler à la disparition du mouvement terroriste ETA[25].

L'accord de coalition entre l'UPN et le PSN-PSOE est ratifié le par les deux partis. Il se concentre sur la réponse aux conséquences de la crise économique par la simplification administrative, la transparence des pouvoirs publics, la réorganisation de l'administration et le déploiement des politiques sociales. Il répartit le gouvernement entre la présidence et cinq conseillers pour l'UPN et trois conseillers, dont la vice-présidence, pour le PSN-PSOE[26]. Ce pacte est formellement signé trois jours plus tard par les dirigeants des deux formations[27].

Le , Yolanda Barcina est investie présidente de la Communauté forale dès le premier tour[28]. Elle obtient 28 voix sur 50, provenant uniquement de l'UPN et du PSN-PSOE[29]. Le nouveau gouvernement entre en fonction le [30].

Notes et références

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  1. 1 2 3 En , Aralar, Batzarre, Eusko Alkartasuna et le Parti nationaliste basque formaient Nafarroa Bai, qui a obtenu 23,62 % des voix et 12 députés.
  2. Comparé aux députés d'Aralar (5), de l'EAJ-PNV (1) et indépendant (1) en .
  3. Comparé aux députés d'EA (4) en .
  4. Comparé aux députés d'IU (2) et de Batzarre (1) en .

Références

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  1. (es) « https://www.europapress.es/nacional/noticia-27-upn-cdn-pierden-control-dos-principales-instituciones-navarra-20070528020531.html », Europa Press, (lire en ligne, consulté le ).
  2. (es) Anabel Díez, « PSOE y NaBai excluyen crear un vínculo "político" de Navarra con el País Vasco », El País, (lire en ligne, consulté le ).
  3. (es) « El PSOE pide a la desesperada un Gobierno navarro de concentración », El País, (lire en ligne, consulté le ).
  4. (es) Anabel Díez, « Los socialistas navarros desafían al PSOE y optan por NaBai », El País, (lire en ligne, consulté le ).
  5. (es) Anabel Díez, « El PSOE veta una coalición de socialistas navarros con NaBai », El País, (lire en ligne, consulté le ).
  6. (es) Anabel Díez, « El PSOE ordena a los socialistas navarros que faciliten a UPN el Gobierno foral », El País, (lire en ligne, consulté le ).
  7. (es) Agence EFE, « UPN Y CDN alcanzan un acuerdo para gobernar Navarra que "deja espacio" al PSN », El Confidencial, (lire en ligne, consulté le ).
  8. (es) « Miguel Sanz, reelegido presidente de Navarra por mayoría simple », El País, (lire en ligne, consulté le ).
  9. (es) « El nuevo Gobierno de Miguel Sanz está formado por dos vicepresidentes y doce consejeros », Europa Press, (lire en ligne, consulté le ).
  10. (es) « PP y UPN rompen el acuerdo y los populares anuncian su refundación en Navarra », Diario de Navarra, (lire en ligne, consulté le ).
  11. (es) « El senador Palacios, coordinador de la gestora que refundará el PP en Navarra », Libertad Digital, (lire en ligne, consulté le ).
  12. (es) EFE, « Sanz anuncia la ruptura del pacto de Gobierno entre UPN y CDN », La Voz de Galicia, (lire en ligne, consulté le ).
  13. (es) « Sanz anuncia el nombramiento de Catalán y Salanueva tras destituir a los consejeros de CDN », Diario Vasco, (lire en ligne, consulté le ).
  14. 1 2 (es) Espagne, Navarre. « Ley Orgánica 13/1982, de 10 de agosto, de reintegración y amejoramiento del Régimen Foral de Navarra. », BOE, art. 15. (version en vigueur : 16 août 1982) [lire en ligne (page consultée le 15 décembre 2025)].
  15. (es) Espagne, Navarre. « Ley Foral 16/1986, de 17 de noviembre, reguladora de las elecciones al Parlamento de Navarra. », BOE, art. 12. (version en vigueur : 13 octobre 1998) [lire en ligne (page consultée le 15 décembre 2025)].
  16. (es) Espagne, Navarre. « Ley Foral 16/1986, de 17 de noviembre, reguladora de las elecciones al Parlamento de Navarra. », BOE, art. 1. (version en vigueur : 11 décembre 1986) [lire en ligne (page consultée le 15 décembre 2025)].
  17. (es) Espagne, Navarre. « Ley Foral 16/1986, de 17 de noviembre, reguladora de las elecciones al Parlamento de Navarra. », BOE, art. 9. (version en vigueur : 11 décembre 1986) [lire en ligne (page consultée le 15 décembre 2025)].
  18. (es) Espagne, Navarre. « Ley Foral 16/1986, de 17 de noviembre, reguladora de las elecciones al Parlamento de Navarra. », BOE, art. 18. (version en vigueur : 11 décembre 1986) [lire en ligne (page consultée le 15 décembre 2025)].
  19. (es) Espagne. « Ley Orgánica 5/1985, de 19 de junio, del Régimen Electoral General. », BOE, art. 44. (version en vigueur : 30 janvier 2011) [lire en ligne (page consultée le 15 décembre 2025)].
  20. (es) Espagne, Navarre. « Ley Foral 16/1986, de 17 de noviembre, reguladora de las elecciones al Parlamento de Navarra. », BOE, art. 10. (version en vigueur : 11 décembre 1986) [lire en ligne (page consultée le 15 décembre 2025)].
  21. (es) Espagne. « Ley Orgánica 5/1985, de 19 de junio, del Régimen Electoral General. », BOE, art. 96. (version en vigueur : 30 janvier 2011) [lire en ligne (page consultée le 15 décembre 2025)].
  22. (es) Espagne. « Ley Orgánica 5/1985, de 19 de junio, del Régimen Electoral General. », BOE, art. 163. (version en vigueur : 21 juin 1985) [lire en ligne (page consultée le 15 décembre 2025)].
  23. (es) « Resultados definitivos », sur elecciones2011.navarra.es (consulté le ).
  24. 1 2 (es) Beatriz Arnedo, « UPN (19) necesitaría a PSN (9) para gobernar y Bildu casi empata a NaBai », Diario de Navarra, (lire en ligne, consulté le ).
  25. (es) Amaia Arrarás, « Los socialistas negociarán con UPN el Gobierno navarro », El País, (lire en ligne, consulté le ).
  26. (es) Amaia Arrarás, « UPN y PSN cierran un acuerdo de Gobierno “sólido” para Navarra », El País, (lire en ligne, consulté le ).
  27. (es) Javier Encinas, « UPN y PSN rubrican el acuerdo para un Gobierno de coalición hasta 2015 », Diario de Noticias de Navarra, (lire en ligne, consulté le ).
  28. (es) EFE, « La regionalista Barcina, presidenta de Navarra con los votos de UPN y PSN », El Mundo, (lire en ligne, consulté le ).
  29. (es) « Yolanda Barcina, presidenta de Navarra con los votos de UPN y PSN », Noticias de Navarra, (lire en ligne, consulté le ).
  30. (es) « Hoy toman posesión los siete nuevos consejeros y el único que repite, Miranda », Noticias de Navarra, (lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi

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