Émile Gridel

artiste peintre français

Joseph-Émile Gridel, né le à Baccarat et mort le dans sa ville natale, est un artiste peintre et illustrateur français.

Émile Gridel
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Voir et modifier les données sur Wikidata (à 62 ans)
BaccaratVoir et modifier les données sur Wikidata
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Joseph Gridel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Jacques Hallez (petit-fils)Voir et modifier les données sur Wikidata
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signature d'Émile Gridel
Signature.

Biographie

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Né à Baccarat, dans le département de la Meurthe, le 16 octobre 1839, Joseph-Émile Gridel est le fils de Charlotte-Françoise Gridel, née Adrian, et de Joseph Gridel, notaire[1]. Petit-cousin au second degré de l'abbé Nicolas Gridel[2], Joseph Gridel est le beau-frère de Jean-Baptiste Toussaint, directeur de la cristallerie de Baccarat. Entre 1846 et 1848, ce dernier inventa un nouveau type de motif ornemental de presse-papiers en s'inspirant de petites silhouettes d'animaux découpées par son jeune neveu[3].

Élève des collèges de La Malgrange et de Lunéville[1] puis du lycée de Nancy[4], Émile Gridel fut envoyé à Paris pour y faire son droit. Il était cependant davantage attiré par le monde de l'art et, grâce au soutien de son oncle Toussaint, il réussit à convaincre son père qu'il ne serait pas notaire mais artiste peintre[1].

Il entra ainsi dans l'atelier de Thomas Couture en 1858. Cet atelier ayant fermé en 1862, Gridel poursuivit d'abord son apprentissage auprès de Gustave Courbet puis, entre 1863 et 1867, auprès d'Augustin Feyen-Perrin[5], avec lequel il a des liens de parenté[6].

En 1862, Gridel a découvert la Bretagne pittoresque, qu'il retournera visiter à plusieurs reprises et dont il rapportera de nombreux croquis[7].

En tant que capitaine des pompiers de Baccarat, Gridel assista aux fêtes nancéiennes du centenaire du rattachement de la Lorraine à la France en 1866. C'est là qu'il fit la connaissance d'une jeune femme de Rambervillers, Marie-Louise Bourion (1848-1930), qu'il épousa le 4 juin 1867. Ils eurent trois enfants : Albert (1868-1914), Henri (1873-1962) et Marie-Louise (1885-1983). Le premier, capitaine, mourra pour la France en 1914 et le second s'élèvera au grade de colonel. Marie-Louise épousera le colonel Hallez[8] et donnera naissance, en 1923, au peintre et graveur Jacques Hallez.

Dès 1868, les Gridel se firent construire une grande maison à Baccarat, au no 2 de l'avenue de Lachapelle[9].

Pendant la Guerre franco-allemande de 1870, Émile Gridel servit comme capitaine au sein du bataillon des Mobiles de la Meurthe et commanda une compagnie[8]. Tombé gravement malade au cours de cette campagne, il dut être soigné à l'hôpital de Langres[10].

Gridel à la chasse. Gravure de 1891 d'après un portrait peint en 1885 par Aimé Morot.

Passionné par la forêt et la chasse, propriétaire d'une meute de chiens de chasse qui compta jusqu'à 17 bêtes, dont son limier préféré, Castagno, Émile Gridel était lieutenant de louveterie[10]. Entre 1868 et 1884, il tua mille sangliers et perdit environ cinquante chiens au cours de ses chasses[11].

Gridel peignit de nombreuses scènes cynégétiques, qu'il présenta dès 1865 au Salon[8] et, à partir de 1891[12], à l'exposition annuelle des peintres de chasse et de vénerie organisée à l'Orangerie[10]. Il remporta une médaille de troisième classe à l'issue du Salon des artistes français de 1886[13].

Outre les scènes de chasse et la peinture animalière, Gridel s'adonna aussi à la peinture de bataille[10], des guerres révolutionnaires jusqu'à celle de 1870, en s'inspirant de sa propre expérience de la guerre[14].

En tant que lieutenant de louveterie, Gridel fut décoré du Mérite agricole en 1885[15] et, en tant que peintre, il fut nommé officier d'Académie en 1895[16].

Il mourut brusquement le 24 décembre 1901 à Baccarat, d'une crise d'urémie[17].

Œuvres

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Œuvres exposées au Salon

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Autres œuvres

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Notes et références

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  1. 1 2 3 Nicolas, p. 231.
  2. Nés à Brouville, les grands-pères paternels de Joseph Gridel et de l'abbé Gridel étaient cousins germains.
  3. Sara Rossi, A Collector's Guide to Paperweights, New York, Wellfleet Press, 1990, p. 24.
  4. Camille Cerfon, « Nécrologie », L'Éleveur, 5 janvier 1902, p. 25.
  5. Paul Remy, 1870-1871 : le 3e bataillon de la Mobile des Vosges, Épinal, 1915, p. 87.
  6. Feyen-Perrin est le cousin germain de Marie-Catherine Baudot née Feyen (1813-1887), belle-mère, depuis 1862, de l'oncle maternel d’Émile Gridel, Charles-François-Joseph-Camille Adrian (1833-1899).
  7. Guillevic et al., passim.
  8. 1 2 3 Nicolas, p. 232.
  9. Guillevic et al., p. 14.
  10. 1 2 3 4 Nicolas, p. 233.
  11. E. Gridel, « Le millième sanglier ! », La Chasse illustrée, 18 octobre 1884, p. 332.
  12. Le Monde illustré, 30 mai 1891, p. 423.
  13. Journal officiel de la République française (JORF), 4 juillet 1886, p. 3042.
  14. Nicolas, p. 235.
  15. JORF, 21 juillet 1885, p. 3763.
  16. JORF, 16 janvier 1895, p. 272.
  17. Guillevic et al., p. 19.
  18. André Philippe (d), Musée départemental des Vosges. Catalogue de la section des beaux-arts, Épinal, 1929, p. 59.

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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