Étrusque

langue pré-indo-européenne éteinte

L'étrusque fut la langue de la civilisation étrusque, parlée sur le territoire de l'ancienne Étrurie en Italie centrale, correspondant approximativement à l'actuelle Toscane, au tiers nord du Latium et au nord-ouest de l'Ombrie, ainsi que dans les régions d'expansion étrusque de la plaine padane (Étrurie padane) et de Campanie (Étrurie campanienne). Attestée à partir du VIIIe siècle av. J.-C., elle s'est progressivement éteinte au contact du latin, aux alentours du Ier siècle av. J.-C. de notre ère

Étrusque
Période VIIIe siècle av. J.-C. - Ier siècle av. J.-C.
Pays Italie
Région Étrurie
Classification par famille
Codes de langue
IETF ett
ISO 639-3 ett
Glottolog etru1241
État de conservation
Éteinte
EXÉteinte
Menacée
CREn situation critique
SESérieusement en danger
DEEn danger
VUVulnérable
Sûre
NE Non menacée
Langue éteinte (EX) au sens de l’Atlas des langues en danger dans le monde
Carte
Image illustrative de l’article Étrusque
Zones approximatives de répartition de l'étrusque et des autres langues tyrséniennes dans l'Antiquité
Face avant du cippe de Pérouse dit Cippo perugino.

Le corpus épigraphique étrusque compte à ce jour environ 13 000 inscriptions répertoriées, provenant majoritairement d'Étrurie propre (notamment de Caeré, Tarquinia, Véies, Clusium, Velathri) mais aussi des zones d'influence commerciale et diplomatique étrusque : la plaine padane, la Campanie, le Latium, et des sites plus éloignés comme la Corse, la Sardaigne et la Narbonnaise. La grande majorité de ces inscriptions sont brèves, dédicaces, épitaphes, formules votives ; seul un petit nombre de textes présente une longueur et une complexité suffisantes pour une analyse linguistique approfondie.

La seule langue attestée avec laquelle l'étrusque présente une parenté est le lemnien, parlé sur l'île de Lemnos avant la conquête athénienne (VIe siècle av. J.-C.), ainsi que le rhétique des Alpes orientales ; ces trois langues sont aujourd'hui regroupées au sein de la famille des langues tyrséniennes, proposée par Helmut Rix en 1998 et acceptée par les spécialistes.

L'étrusque est une langue dont la structure grammaticale (phonologie, morphologie, syntaxe) est desormais mieux connue des spécialistes, grâce notamment à la méthode combinatoire développée depuis le XIXe siècle et affinée au cours du XXe siècle. Le lexique reste partiellement lacunaire, en l'absence de tout texte littéraire conservé ; néanmoins, le contenu général des principaux textes étrusques peut être établi avec une fiabilité suffisante.

Histoire

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La langue étrusque est une langue éteinte qui s’est principalement transmise de manière épigraphique. Cette langue était pratiquée par les Étrusques du IXe au Ier siècle av. J.-C. dans ce qui était alors la province d’Étrurie[1] . Les textes étrusques proviennent d'Étrurie, de Campanie, du Latium, des Falerii (territoire falisque), de Véies, de Cerveteri (Caere), de Tarquinia et de leurs environs, mais aussi de régions hors Italie avec lesquelles les Étrusques entretenaient des contacts diplomatiques et commerciaux, comme la plus tardive Gaule narbonnaise, mais aussi la Corse, la Sardaigne et les Carthaginois[2].

Extinction

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La date de l'extinction de l'étrusque est généralement située par les chercheurs à la fin du Ier siècle av. J.-C. ou au début du Ier siècle après J.-C. L'analyse des inscriptions menée par Freeman laisse penser que l'étrusque était encore florissant au IIe siècle av. J.-C., qu'il était toujours parlé au Ier siècle av. J.-C. et qu'il subsistait dans au moins un lieu au début du Ier siècle[2]. Toutefois, le remplacement de l'étrusque par le latin s'est probablement produit plus tôt dans les régions méridionales proches de Rome[2],[3].

Dans le sud de l'Étrurie, le premier site étrusque à avoir été latinisé est Véies, après sa destruction et son repeuplement par les Romains en 396 av. J.-C.[2]. Caere (Cerveteri), autre cité étrusque méridionale située sur la côte, à 45 km de Rome, semble être passée au latin à la fin du IIe siècle av. J.-C.[2]. À Tarquinia et à Vulci, des inscriptions latines ont coexisté avec des inscriptions étrusques sur des peintures murales et des marqueurs funéraires pendant plusieurs siècles, du IIIe siècle av. J.-C. jusqu'au début du Ier siècle av. J.-C. Après cette période, l'étrusque a été remplacé par l'usage exclusif du latin[2].

Dans le nord de l'Étrurie, les inscriptions étrusques continuent d'apparaître même après leur disparition dans le sud de la région. À Clusium (Chiusi), les inscriptions funéraires témoignent d'un usage mêlé du latin et de l'étrusque durant la première moitié du Ier siècle av. J.-C. On y trouve des cas où deux générations successives sont inscrites en latin, tandis que la troisième, la plus récente, est étonnamment transcrite en étrusque[2]. À Pérouse, des inscriptions monumentales rédigées exclusivement en étrusque sont encore attestées durant la première moitié du Ier siècle av. J.-C., tandis que la période des inscriptions bilingues semble s'être étendue du IIIe siècle av. J.-C. à la fin du IIe siècle av. J.-C.[2].

Les dernières inscriptions bilingues isolées ont été découvertes dans trois sites septentrionaux. À Arezzo, certaines inscriptions comprennent une inscription datée de 40 av. J.-C., suivie de deux autres légèrement plus récentes. À Volterra, une inscription date d'une période postérieure à 40 av. J.-C. et une dernière de 10 à 20 apr. J.-C.. Des pièces de monnaie portant des inscriptions en étrusque, découvertes près de Sienne, ont également été datées de 15 av. J.-C.[2]. Freeman souligne que la langue a pu survivre un peu plus longtemps dans les zones rurales et que sa persistance jusqu'à la fin du Ier siècle, voire au-delà, « ne peut être totalement écartée », notamment à la lumière de la découverte de textes en osque sur les murs de Pompéi

« How much longer may have Etruscan survived in isolated rural locations? The answer is impossible to say, given that we can only argue from evidence, not conjecture. But languages are notoriously tenacious, and the possibility of an Etruscan survival into the late 1st century A.D. and beyond cannot be wholly dismissed. Oscan graffiti on the walls of Pompeii show that non-Latin languages survived well into the 1st century AD, making rural survival of Etruscan more credible. But this is only speculation... »

— Freeman Philip, Survival of Etruscanp. 82.

« Combien de temps encore l’étrusque a-t-il pu subsister dans des zones rurales isolées ? Impossible de le dire, car nous ne pouvons nous fonder que sur des preuves, et non sur des conjectures. Toutefois, les langues sont notoirement tenaces, et l’on ne saurait totalement exclure la possibilité d’une survie de l’étrusque jusqu’à la fin du Ier siècle, voire au-delà. Les graffitis en langue osque découverts sur les murs de Pompéi attestent la survie de langues non latines bien avant dans le Ier siècle, ce qui rend plus crédible l’hypothèse d’une survie de l’étrusque en milieu rural. Mais il ne s’agit là que de spéculations... »

— Survival of Etruscanp. 82.

Malgré la disparition apparente de l'étrusque, les rites religieux étrusques semblent avoir perduré. Ils continuaient à employer les noms étrusques des divinités et peut-être à faire un usage liturgique de la langue. À la fin de la République romaine et au début du règne d'Auguste, plusieurs sources latines, dont Cicéron, témoignent de la réputation prestigieuse des devins étrusques[2].Un épisode au cours duquel la foudre frappa une inscription portant le nom de César, le transformant en Aesar, fut interprété comme un présage de la divinisation de Jules César, en raison de la ressemblance avec le terme étrusque aisar, qui signifie « dieux ». Cet épisode témoigne toutefois de la connaissance d'un seul mot, et non de la maîtrise de la langue.

Des siècles plus tard, après la disparition supposée de l'étrusque, Ammien Marcellin rapporte que Julien, dernier empereur païen, aurait fait accompagner ses campagnes militaires par des devins étrusques munis de livres consacrés à la guerre, à la foudre et aux phénomènes célestes. La langue de ces ouvrages demeure inconnue. Selon Zosime, lorsque Rome fut menacée de destruction par Alaric en 408 apr. J.-C., la protection des villes étrusques voisines fut attribuée à des prêtres païens étrusques qui affirmaient avoir provoqué un violent orage. Ils proposèrent également leurs services à Rome « à la manière ancestrale », mais les chrétiens fervents de la ville refusèrent leur offre, préférant la mort à l'aide des païens. Freeman estime que ces événements pourraient indiquer qu'une connaissance théologique limitée de l'étrusque a subsisté au sein de la caste sacerdotale bien après la disparition de la langue[2]. En 1892, un auteur du XIXe siècle soutenait que les divinités étrusques avaient conservé une influence sur le folklore toscan jusqu'à l'époque moderne[4].

Vers 180 apr. J.-C., l'auteur latin Aulu-Gelle mentionne l'étrusque aux côtés du gaulois dans une anecdote.

« Ueluti Romae nobis praesentibus uetus celebratusque homo in causis, sed repentina et quasi tumultuaria doctrina praeditus, cum apud praefectum urbi uerba faceret et dicere uellet inopi quendam miseroque victu uiuere et furfureum panem esitare uinumque eructum et feditum potare. Hic, inquit, eques Romanus apludam edit et flocces bibit. aspexerunt omnes qui aderant alius alium, primo tristiores turbato et requirente voltu quidnam illud utriusque verbi foret: post deinde, quasi nescio quid Tusce aut Gallice dixisset, universi riserunt »

— Aulus Gellius, Noctes Atticae

« Ainsi, à Rome, en notre présence, un homme expérimenté et renommé comme avocat, mais dont l'instruction avait été acquise soudainement et, pour ainsi dire, à la hâte, s'adressait au Préfet de la Ville ; il voulait dire qu'un certain individu, menant une existence misérable, se nourrissait de pain de son et buvait un vin mauvais et altéré. « Ce chevalier romain  », dit-il, « mange de l'apluda et boit des flocces ». Tous les assistants se regardèrent, d'abord avec sérieux et un air interrogateur, se demandant ce que signifiaient ces deux mots ; puis, comme s'il avait parlé, je ne sais , le gaulois ou l'étrusque, ils éclatèrent tous de rire. »

— Noctes Atticae

Freeman souligne que, bien que le gaulois fût manifestement encore parlé à l'époque d'Aulu-Gelle, ce témoignage ne prouve pas que l'étrusque était toujours une langue vivante : l'expression pourrait simplement renvoyer à l'idée que « c'est du chinois » ou que quelque chose est incompréhensible[5].

Au moment de son extinction, seuls quelques Romains instruits, intéressés par l'Antiquité, tels que Varron, étaient encore capables de lire l'étrusque. L'empereur romain Claude (10 apr. J.-C. – 54 apr. J.-C.) aurait été capable de lire cette langue. Il rédigea les Tyrrhenika, un traité perdu consacré à l'histoire des Étrusques. Une dédicace distincte de Claude témoigne d'une connaissance de « diverses sources étrusques », mais il n'est pas certain qu'il ait existé des locuteurs maîtrisant encore couramment la langue[2]. Notons cependant que Plautia Urgulanilla, la première épouse de l'empereur, avait des origines étrusques[6].

L'alphabet

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Alphabet étrusque.

L’alphabet étrusque était l'alphabet utilisé par les Étrusques pour la langue étrusque. Dans sa variante archaïque il comporte 26 lettres (dans le modèle reproduit sur les abécédaires les plus anciens) dont trois ne sont jamais utilisées en étrusque (B D O). On ne peut pas exclure non plus l'hypothèse selon laquelle le système alphabétique lacunaire utilisé ne permettait pas de différencier certains sons à l'écrit (notamment, le P et le B ; le T et le D ; le U et le O), qui auraient bel et bien existé distinctement à l'oral. La lettre thêta notait parfois un son /d/ comme dans UDISTE, « Ulysse », où le son D connaissait parfois une graphie avec thêta.

L'origine de la lettre C est la même que celle de la lettre latine G. L'étrusque ne semblant faire aucune différence entre les consonnes occlusives vélaires sourdes et sonores ([k] et [g] en API), l'alphabet étrusque utilisa la troisième lettre de l'alphabet grec, le gamma, pour transcrire [k].

Description linguistique

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Phonologie

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Dans les tableaux suivants figurent les lettres des alphabets latin et grec utilisées pour transcrire l'étrusque, suivies de leur prononciation en API, puis du signe correspondant de l'alphabet étrusque, qui s'écrivait de droite à gauche.

Voyelles

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L'étrusque a un système vocalique formé de quatre voyelles distinctes. Il n'y aurait pas de distinction phonologique entre les voyelles [o] et [u], possiblement simplement des allophones d'un unique phonème qui ressemblait plutôt à [o] ou [u], d'après les sons adjacents. C'est aussi le cas du nahuatl et d'autres langues qui ne distinguent pas [o] et [u]. Dans l'écriture, un seul signe est employé pour couvrir les emprunts du grec avec [[o, u, ɔ]]. (ex. grec κωθων kōthōn > étrusque qutun « jarre »).

Antérieure Centrale Postérieure
Fermée i
[i]
I
u
[u]
U
Ouverte e
[e]
E
a
[ɑ]
A

Consonnes

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Le système consonantique étrusque distingue principalement les occlusives aspirées et les non-aspirées. Toutefois, il n'y a pas de différence entre les sourdes et les sonores, et [b], [d] et [g] se confondent, respectivement, avec [p], [t] et [k].

Bilabiale Dentale Alvéolaire Palatale Vélaire Glottale
Occlusives p
[p]
P
φ
[pʰ]
Φ
t, d
[t]
T D
θ
[tʰ]
Θ
c, k, q
[k]
C K Q
χ
[kʰ]
Χ
Fricatives f
[ɸ]
F
s
[s]
S
ś
[ʃ]
Ś
h
[h]
H
Affriquées z
[ts]
Z
Nasales m
[m]
M
n
[n]
N
Latérales l
[l]
L
r
[r]
R
Spirantes v
[w]
V
i
[j]
I

En se fondant sur le standard orthographique des écrits étrusques, qui ne marquent pas les voyelles ou contiennent une série de groupes de consonnes semblant impossibles à prononcer, dans des mots comme cl « de cette (génitif) » et lautn « homme libre », il est probable que « m », « n », « l » et « r » étaient parfois prononcées comme sonantes syllabiques. Ainsi, cl /kl̩/ et lautn /'lɑwtn̩/.

Morphologie

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L'étrusque est une langue agglutinante avec des cas grammaticaux.

Outre les abécédaires et les inscriptions épigraphiques (voir Alphabet étrusque) que l'on trouve sur quantité d'objets comme les poteries, les tablettes à écrire (tablette de Marsiliana) ou les miroirs de bronze, sur les parois des tombes ou des sarcophages, des « inscriptions parlantes »[7] généralement brèves et limitées aux nom et filiation des personnes auxquelles appartenaient ces objets ou ces sépultures, parmi les 10 000 textes retrouvés[8], les plus longs et les plus importants sont les suivants :

Cippe de Pérouse

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Transcription du texte du Cippe de Pérouse.

C'est une stèle, un cippe, découvert à Colle San Marco en 1822, contenant, gravés sur deux faces latérales, quarante-six lignes et une centaine de mots dextroverses, relatifs à un contrat passé entre deux familles à propos des limites des domaines respectifs, avec les désignations des parties, des lois invoquées et du dignitaire les faisant appliquer[9].

Quatre inscriptions sur tablettes de plomb

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Elles ont été trouvées :

  • la première aux alentours de Rome à Santa Marinella, onze lignes, réponse oraculaire ou formule de nature rituelle ;
  • la seconde, le disque de Magliano, à Magliano in Toscana, dans la Maremme, incisée en spirale et faisant allusion aux offrandes en l'honneur de plusieurs divinités ;
  • la troisième à Volterra, comportant treize lignes et environ soixante mots, de nature vraisemblablement magico-rituelle ;
  • la quatrième à Campiglia Marittima dans le nord de la Maremme, comportant dix lignes et une cinquantaine de mots, correspondant à une malédiction lancée par une affranchie à l'encontre de plusieurs personnes.

Lamelles de Pyrgi

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Incisions sur plaquettes d'or retrouvées dans le sanctuaire dédié à Astarté, deux inscriptions intéressantes en ce qu'elles ont été retrouvées avec une troisième rédigée en langue punique (dialecte du phénicien), donc une inscription bilingue. La première contient la dédicace, de la part d'un certain Thefarie Velianas, « magistrat » ou « seigneur » de Caeré, à la déesse assimilée ici à Uni (Héra-Junon), ainsi qu'une formule augurale. La seconde fait allusion aux cérémonies qui doivent être accomplies en son honneur. Découvertes en 1964.

Momie de Zagreb

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Les « bandelettes » du Liber linteus

Le texte est le plus important qui ait été retrouvé, par la longueur et par conséquent le contenu, vu la rareté et la brièveté des textes qui sont parvenus, et qu'il est convenu d'appeler le Liber linteus. Il s'agit d'un « livre », manuscrit sur toile de lin, servant de bandelettes enveloppant une momie trouvée en Égypte et conservée au Musée national de Zagreb en Croatie, d'où son nom. Datant du Ier siècle av. J.-C. environ, il s'agit d'un texte calligraphié en rouge et noir en une douzaine de colonnes verticales, et, sur les 230 lignes contenant environ 1 200 mots lisibles (plus une centaine qu'il est possible de déduire du contexte), 500 mots originaux émergent compte tenu des répétitions typiques des formules et invocations rituelles. On pourrait définir ce livre comme une sorte de calendrier religieux évoquant certaines divinités et les cérémonies à accomplir aux lieux et dates indiqués. Acheté en Égypte en 1848.

Tabula Capuana

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La Tabula Capuana ou tavola capuana, est une tablette en terre cuite datant du Ve siècle av. J.-C. contenant un texte en langue étrusque de 390 mots lisibles partagé en dix sections par des lignes horizontales, découverte en 1898 dans la nécropole de Santa Maria Capua Vetere, en Campanie, conservée auprès des Musées nationaux de Berlin.

Tabula Cortonensis

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Découverte en 1992 à Cortone, elle comporte 32 lignes de texte en langue étrusque sur une plaque en bronze fragmentée en huit morceaux (dont un manque).

Stèle de Poggio Colla

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En mars 2016, un groupe de chercheurs du Mugello Valley Archaeological Project a découvert sur le site de Poggio Colla en Toscane une stèle en pierre. Le bloc, qui pèse 227 kg et mesure environ 1 m de haut, faisait partie d'un temple sacré qui a été démoli il y a 2 500 ans pour en bâtir un autre à sa place. Restée enfouie pendant tout ce temps, la stèle est bien conservée. Elle comporte 70 lettres lisibles et des signes de ponctuation. Ces caractéristiques en font un des plus longs exemples d'écriture étrusque découverts [10]. Les scientifiques sont convaincus que les paroles et les concepts gravés sur la pierre sont un témoignage de cette civilisation, puisque les connaissances actuelles sont essentiellement issues de nécropoles, tombes et objets funéraires. La stèle, de par sa provenance, pourrait fournir des détails sur la religion étrusque et sur les noms des divinités. La traduction sera effectuée par les chercheurs de l'Université du Massachusetts de Amherst[10].

Autres traces écrites

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Bilingue de Pesaro
  • Le bilingue de Pesaro, en étrusque et en latin, donnant le nom du défunt et de sa fonction.
  • De petits vases (encriers ?) comportant l'alphabet entier et ordonné, sur le pourtour[11].
  • Les inscriptions étrusques de l'Achensee, gravées sur les parois d'une grotte, dans le Tyrol autrichien.
  • Les monnaies étrusques.

Classification linguistique

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Le consensus actuel des spécialistes est que l'étrusque est une langue non-indo-européenne, appartenant à la famille des langues tyrséniennes avec le rhétique et le lemnien parlé sur l'île de Lemnos avant la conquête athénienne (VIe siècle av. J.-C.)[12] proposée par Helmut Rix en 1998 et acceptée par les spécialistes[13],[3],[14]. Son lexique de base, sa morphologie et sa phonologie ne présentent pas les correspondances systématiques que la linguistique historique requiert pour établir une parenté avec les langues indo-européennes[15]. Les numéraux étrusques constituent sur ce point une preuve particulièrement solide : la numération et les termes familiaux sont précisément les catégories lexicales les moins susceptibles d'être empruntées à des substrats étrangers, et ils ne présentent aucune correspondance régulière avec les formes proto-indo-européennes reconstruites[15].

Depuis le XIXe siècle de nombreuses tentatives ont cherché à rattacher l'étrusque à d'autres langues connues, notamment le latin, le grec, le sanskrit, le hongrois, l'albanais ou le turc. Comme le souligne Marie-Laurence Haack, toutes ces tentatives « sont restées vaines »[16]. Des propositions minoritaires de rattachement à la famille indo-européenne ont également été avancées au cours du XXe siècle siècle : Francisco Rodríguez Adrados a soutenu une parenté avec le groupe anatolien[17], et Mario Alinei a proposé un rattachement au hongrois[18]. Ces hypothèses ont été rejetées par la communauté des spécialistes : Giulio M. Facchetti a montré qu'elles reposent sur des rapprochements lexicaux arbitraires, sans correspondances phonétiques régulières, et ignorent les résultats établis de l'étruscologie[19]. La thèse d'Alinei a par ailleurs été qualifiée de cas de « fanta-linguistique » par la spécialiste des langues finno-ougriennes Angela Marcantonio, qui a conclu qu'elle devait être « rejetée sans délai et sans réserves »[20].

La classification de l'étrusque comme langue pré-indo-européenne est par ailleurs confortée par les données paléogénomiques les plus récentes, qui indiquent une continuité de population en Étrurie depuis l'Âge du Bronze sans apport migratoire significatif depuis l'Anatolie ou le Proche-Orient[21].

Étrusque, langue des Tyrrhéniens

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Aire linguistique regroupant la famille des langues nuragiques : paléosarde, paléocorse ; et la famille des langues tyrséniennes : étrusque, rhétique, lemnien

Les Étrusques se désignaient eux-mêmes par le terme Rasna, attesté dans des inscriptions étrusques, par exemple dans la formule meχl rasnal, « du peuple tyrrhénien ». Leurs voisins grecs les appelaient Tyrsenoi (Τυρσηνοί), terme dont dérive le nom de la mer Tyrrhénienne et qui a donné son nom à la famille linguistique proposée par Helmut Rix.

Sur le plan de la classification linguistique, le consensus actuel des spécialistes considère l'étrusque comme un isolat, sans parenté démontrable avec les langues indo-européennes environnantes. Le linguiste allemand Helmut Rix a proposé en 1998 de regrouper l'étrusque, le rhétique des Alpes orientales et le lemnien de l'île égéenne de Lemnos au sein d'une famille dite tyrsénienne, sur la base de correspondances morphologiques, phonologiques et syntaxiques communes[13]. Cette hypothèse a acquis une large acceptation dans la recherche spécialisée, étant soutenue notamment par Stefan Schumacher, Carlo De Simone, Simona Marchesini et Rex E. Wallace[3],[22]. Les langues tyrséniennes sont considérées comme pré-indo-européennes, vraisemblablement des reliques de langues parlées en Europe avant les grandes migrations indo-européennes.

Le lemnien était parlé sur l'île de Lemnos avant la conquête athénienne du VIe siècle av. J.-C. av. J.-C. Sa présence dans l'Égée est aujourd'hui interprétée non pas comme la preuve d'une migration des Étrusques depuis l'Orient, mais comme le résultat probable de contacts commerciaux ou d'une expansion tyrséno-étrusque vers l'est à une date ancienne[3].

Cette conclusion linguistique est confortée par les résultats de la plus vaste étude paléogénomique réalisée à ce jour sur des individus de la période étrusque, publiée en 2021 dans Science Advances : les données génétiques indiquent une continuité locale de la population depuis l'Âge du Bronze, sans apport migratoire significatif depuis l'Anatolie ou le Proche-Orient, contredisant ainsi l'hypothèse d'une origine orientale des Étrusques[21].

Dialectes

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La linguistique étrusque a longtemps mis en avant l'uniformité de la langue sur l'ensemble du territoire étrusque. Gilles van Heems a toutefois montré que cette apparente homogénéité constitue en réalité une « anomalie » du point de vue de la linguistique variationnelle : toute langue obéit à un mouvement naturel de différenciation dans le temps et dans l'espace, et l'uniformité du corpus épigraphique étrusque s'explique avant tout par les effets de la normalisation de la langue écrite, qui masque les variations dialectales plutôt qu'elle n'en atteste l'absence.

« De fait, si l'on met à part les études spécifiquement diachroniques, qui ont permis de définir les traits particuliers de l'étrusque « archaïque » et la mise en évidence, très tôt, de la frontière graphique, mais aussi linguistique, entre les régions septentrionales et méridionales de l'Étrurie, rares sont les étruscologues qui ont emprunté la voie dialectologique ; et ils l'ont toujours fait dans des contributions brèves et centrées sur quelques points particuliers. Au contraire, les savants ont tous souligné l'uniformité ou l'unicité linguistique de l'étrusque […] marquant une différence très nette avec le domaine grec du Ier millénaire. Or c'est là un fait qui ne nous étonne peut-être pas assez, nous modernes, habitués que nous sommes à des langues hautement standardisées. L'uniformité linguistique apparente doit en effet apparaître comme une « anomalie », dans la mesure où toute langue obéit à un mouvement naturel de différenciation dans le temps, dans l'espace ainsi que, « verticalement », en fonction du locuteur. »

— Gilles van Heems, Essai de dialectologie étrusque, 2011, p. 70.

Des traits dialectaux diatopiques et diastratiques peuvent néanmoins être identifiés à l'échelle locale. Van Heems illustre ainsi, à travers l'étude du corpus épigraphique de Volsinies, plusieurs variantes phonétiques et morphologiques caractéristiques de cette cité, dont l'ouverture de /i/ en hiatus (graphies en -ea, -eal au lieu de -ia, -ial) et l'amuïssement de /j/ (prénoms en -e au lieu de -ie), qui affleurent surtout dans les inscriptions de scripteurs non aristocratiques, témoignant d'une conscience dialectale diastratique autant que diatopique[23].

Exemple

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Une inscription funéraire de Tarquinia, citée par Jean-Paul Thuillier, donne bien les limites de ce qui est connu ou non de la langue étrusque :

FELSNAS:LA:LETHES - SVALCE:AVIL:CVI - MURCE:CAPVE - TLECHE:HANIPALVSCLE

« Larth (prénom) Felsnas (nom de famille), fils de Lethe (nom du père, qui peut signifier « esclave » ou « descendant d'esclave »), a vécu 106 ans. Il a (x...) Capoue (y...) par Hannibal »

Si on arrive à lire sans difficulté les noms propres, les liens familiaux et certains termes sociaux comme « esclave », les verbes MVRCE (actif) et TLECHE (passif) restent mystérieux. On pourrait comprendre que le défunt a « défendu Capoue confiée par Hannibal » (il aurait combattu comme mercenaire dans l'armée carthaginoise), ou « repris Capoue conquise par Hannibal » (il aurait servi dans une cohorte auxiliaire de l'armée romaine) ou « restauré Capoue ruinée par Hannibal » (il aurait participé à la reconstruction de la ville après la 2e guerre Punique). Peut-être trouvera-t-on un jour les mêmes verbes dans un autre contexte qui permettra de trancher.

« Contemporary views about the Etruscan language vary dramatically. Some scholars regard the language as obscure and mysterious; others believe the longest and most complicated texts can be translated. The truth lies somewhere between these extremes »

— Rex E. Wallace, Oxford Classical Dictionary[3]

« Les positions actuelles sur la langue étrusque varient considérablement : certains spécialistes la considèrent obscure et mystérieuse ; d'autres estiment que les textes les plus longs et les plus complexes peuvent être traduits. La vérité se situe quelque part entre ces deux extrêmes »

— Oxford Classical Dictionary[3]

Quelques mots connus

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Certains degrés de parenté sont connus grâce aux inscriptions reportées dans les tombeaux :

  • apa (père)
  • ati (mère)
  • papa (grand-père)
  • teta (grand-mère)
  • clan (fils)
  • seχ (fille)
  • tusurθir (époux)
  • puia (épouse)
  • ruva (frère)
  • papals (petit-fils)
  • nefts (neveu?)

Quelques prénoms révélés par l'épigraphie

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  • féminins : Larθi ; Ram(u)θa ; Ravenθu ; Θana(χvil) ; Veli ;
  • masculins : Larθ ; Laris ; Śeθre ; Aranθ ; Ve(ne)l ; Velθur

La numération

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Les dix premiers nombres, dont les six premiers inscrits sur les dés[24] (les autres nombres ont été déduits par des additions explicites) :

  • 1. θu
  • 2. zal
  • 3. ci
  • 4. śa
  • 5. maχ
  • 6. huθ
  • 7. semφ
  • 8. *cepz
  • 9. nurφ
  • 10. sar
  • 20. zaθrum

À partir de 30, les dizaines se forment en ajoutant le suffixe -alχ au nombre de l'unité (ex: cialχ = 30).

Quelques mots étrusques conservés en latin et en français

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Les Latins ont emprunté un certain nombre de mots étrusques comme haruspex (« devin ») et lanista (« maître de gladiateurs »). Quelques-uns sont encore fréquents en français, comme histrion (« comédien », devenu péjoratif), mécène (nom d'un ministre romain d'origine étrusque, devenu nom commun en français) et personne ; ce dernier viendrait du nom de Phersu, personnage masqué et barbu, à la fois menaçant et comique, qui apparaissait dans les spectacles funéraires. En latin, persona a désigné le masque de théâtre, puis le rôle, avant de prendre un sens plus général[25].

Les Romains lui ont emprunté plusieurs mots et noms, dont certains subsistent dans les langues modernes. Parmi ces termes figurent voltur, « vautour », tuba, « trompette », vagina, « gaine », et populus, « peuple »[26].

Les noms des dieux

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Sont connus principalement Tinia, dieu de la foudre (Jupiter) ; Uni, son épouse (Junon) ; Aita / Calu, dieu des Enfers (Pluton) ; Menrva (Minerve) ; Turan, déesse de la beauté (Vénus) ; Laran, dieu de la guerre (Mars) ; Fufluns (Bacchus) ; Thesan, déesse de la lumière (Aurore) ; Turms (Hermès) ; Aplu (Apollon).

Notes et références

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  1. ↑ (de) Hadumod Bußmann et Avec la collaboration de Hartmut Lauffer, Lexikon der Sprachwissenschaft, Stuttgart, Kröner, coll. « Lemma Etruskisch », (ISBN 978-3-520-45204-7).
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Philip Freeman, « The Survival of the Etruscan Language », Etruscan Studies, vol. 6, no 1,‎ , p. 75–84 (DOI 10.1515/etst.1999.6.1.75, S2CID 191436488, lire en ligne [archive du ] Accès payant, consulté le )
  3. 1 2 3 4 5 6 (en) Rex E. Wallace, « Etruscan language », Oxford Classical Dictionary, Oxford University Press,‎ (DOI 10.1093/acrefore/9780199381135.013.2509)
  4. ↑ Leland (1892). Etruscan Roman Remains in Popular Tradition.
  5. ↑ Freeman. Survival of Etruscan. p. 78
  6. ↑ Pour Urgulanilla, voir Suétone, Vie de Claude, section 26.1 ; pour les vingt livres, même ouvrage, section 42.2.
  7. ↑ Dominique Briquel, La Civilisation étrusque, p. 26.
  8. ↑ « plus que l'ensemble des autres textes de l'Italie pré-romaine », Dominique Briquel, La Civilisation étrusque, p. 22.
  9. ↑ Notice du musée archéologique de Pérouse.
  10. 1 2 (it) « Toscana, trovata pietra di 2500 anni fa: potrebbe svelare il mistero della lingua degli Etruschi », sur Repubblica.it, .
  11. ↑ Les Etrusques et l'Italie avant Rome : De la Protohistoire à la guerre sociale de Ranuccio Bianchi bandinelli, Antonio Giuliano, et Jean-Paul Thuillier, p. 165.
  12. ↑ Brigitte Le Guen (dir.), Marie-Cécilia d'Ercole et Julien Zurbach, Naissance de la Grèce : De Minos à Solon. 3200 à 510 avant notre ère, Paris, Belin, coll. « Mondes anciens », , 686 p. (ISBN 978-2-7011-6492-2), chap. 5 (« L'effondrement des palais et son ombre portée »), p. 227-231
  13. 1 2 (en) Helmut Rix, « Etruscan », dans Roger D. Woodard, The Cambridge Encyclopedia of the World's Ancient Languages, Cambridge, Cambridge University Press, , 943-966 p.
  14. ↑ (it) Valentina Belfiore, « Etrusco », Palaeohispanica. Revista sobre lenguas y culturas de la Hispania Antigua, vol. 20,‎ , p. 199-262 (DOI 10.36707/palaeohispanica.v0i20.382)
  15. 1 2 (en) Giuliano Bonfante et Larissa Bonfante, The Etruscan Language: An Introduction, Manchester, Manchester University Press, (ISBN 978-0-7190-5540-9)
  16. ↑ Marie-Laurence Haack, À la découverte des Étrusques, Paris, La Découverte, (ISBN 978-2-348-07021-1)
  17. ↑ (en) Francisco Rodríguez Adrados, « Etruscan as an IE Anatolian (but not Hittite) Language », Journal of Indo-European Studies, vol. 17, nos 3-4,‎ , p. 363-383
  18. ↑ (it) Mario Alinei, Etrusco: una forma arcaica di ungherese, Bologne, Il Mulino,
  19. ↑ (en) Giulio M. Facchetti, « The Interpretation of Etruscan Texts and its Limits », Journal of Indo-European Studies, vol. 33, nos 3-4,‎ , p. 359-388
  20. ↑ (it) Angela Marcantonio, « Un caso di 'fanta-linguistica'. A proposito di Mario Alinei: Etrusco: una forma arcaica di ungherese », Studi e Saggi Linguistici, vol. XLII, no 1,‎ , p. 73-200
  21. 1 2 (en) Wolfgang Haak, Johannes Krause et al., « The origin and legacy of the Etruscans through a 2000-year archeogenomic time transect », Science Advances, vol. 7, no 39,‎ (DOI 10.1126/sciadv.abi7673)
  22. ↑ (en) Simona Marchesini, « Raetic », sur Mnamon. Ancient Writing Systems in the Mediterranean, Scuola Normale Superiore di Pisa, (DOI 10.25429/sns.it/lettere/mnamon045, consulté le )
  23. ↑ Gilles van Heems, « Essai de dialectologie étrusque : problèmes théoriques et applications pratiques », in G. van Heems (éd.), La variation linguistique dans les langues de l'Italie préromaine, CMO 45, Lyon, Maison de l'Orient et de la Méditerranée, 2011, p. 69–91.
  24. ↑ Exemplaires conservés à la Bibliothèque nationale de France (BnF, département des Monnaies, médailles et antiques, Luynes. 816 et 817)
  25. ↑ J. Heurgon, La Vie quotidienne chez les Étrusques, 1961.
  26. ↑ Ostler, Nicholas (2009). Ad Infinitum: A Biography of Latin and the World It Created. London: HarperPress, 2009, p. 323.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Dominique Briquel, Catalogue des inscriptions étrusques de la bibliothèque nationale de France, BnF, Paris, (EAN 9782717728897).
  • Mauro Cristofani (dir.), Gli Etruschi: una nuova immagine, Giunti, Florence, 1984.
  • Romolo A. Staccioli, Il « mistero » della lingua etrusca, Newton Compton editori, Rome, 1977. 2e édition, 1987.
  • Giulio M. Facchetti, Appunti di morfologia etrusca, Florence, Olschki, 2002.
  • Helmut Rix, « Etruscan », dans R.D. Woodard (dir.), The Cambridge Encyclopedia of the World’s Ancient Languages, Cambridge, 2004.
  • Valentina Belfiore, « Etrusco », Palaeohispanica. Revista sobre lenguas y culturas de la Hispania Antigua, vol. 20, 2020, p. 199-262 (DOI 10.36707/palaeohispanica.v0i20.382)
  • Marie-Laurence Haack, À la découverte des Étrusques, Paris, La Découverte, 2021 (ISBN 978-2-348-07021-1)
  • Enrico Bennelli et J. Capelle (trad. de l'italien par M.-L. Haack), Lire et comprendre les inscriptions étrusques, Paris, Spartacus IDH, coll. « Recherche », , 301 p. (ISBN 978-2-36693-006-1, lire en ligne).

Articles connexes

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Liens externes

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