Abbassides
Les Abbassides (en arabe : بنو العباس, romanisé Banu al-ʿAbbās, en français : « Les fils d'Abbas ») sont une dynastie arabe musulmane qui régna sur le califat abbasside de 750 jusqu'à la chute de Bagdad en 1258. Ils sont ensuite califes au Caire sans pouvoir temporel (aux mains du sultanat mamelouk d'Égypte) jusqu'à leur déposition par les Ottomans en 1517.
| Type | Maison caliphale |
|---|---|
| Dénomination | Al-ʿAbbāsiyyah (ar) |
| Pays | Califat abbasside |
| Fondation |
As-Saffah |
| Déposition |
(Bagdad) 1517 (Le Caire) Al-Musta'sim (Bagdad) Al-Mustamsik (Le Caire) |
Ascendance
modifierLa dynastie abbasside est issue d'Al-Abbas ibn Abd al-Muttalib (vers 566–653), oncle paternel de Muhammad, dont elle tire son nom. Al-Abbas appartient aux Banû Hâshim, clan de la tribu des Quraych à La Mecque. Son fils Abdullah ibn Abbas, connu sous le nom d'Ibn ʿAbbâs, est considéré dans la tradition islamique comme l'un des premiers spécialistes du Coran et comme une importante autorité dans la transmission et l'interprétation des traditions relatives à Muhammad[1],[2].
Selon la généalogie arabe traditionnelle, al-ʿAbbâs est le fils de ʿAbd al-Muttalib, lui-même fils de Hâshim ibn ʿAbd Manâf. Cette généalogie rattache ainsi les Abbassides aux Banû Hâshim, puis aux Quraych et, dans la tradition généalogique, à Adnan. La généalogie paternelle de Muhammad donnée par Ibn Ishaq et transmise par Alfred Guillaume suit également cette ascendance de Hâshim à ʿAdnân[3].
Histoire
modifierPremière période abbasside (750–861)
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La dynastie abbasside établit le troisième califat dynastique de l’histoire de l’islam, après ceux des Rachidoune et des Omeyyades. Après avoir renversé le califat omeyyade lors de la Révolution abbasside en 750, les Abbassides établissent d’abord leur capitale à Koufa, en Irak. En 762, le calife Al-Mansur fonde Bagdad à proximité de l’ancienne Ctésiphon, qui devient le nouveau centre politique du califat[1].
Bagdad devient progressivement un important centre intellectuel et culturel du monde islamique. Sous les premiers califes abbassides, notamment Al-Mansur, Hâroun ar-Rachîd et Al-Ma'mūn, l’administration est réorganisée afin de gouverner un empire vaste et composé de populations diverses. Cette période contribue à l’affirmation durable du pouvoir et du prestige de la dynastie[4],[1].
En 836, le calife Al-Mutasim transfère la capitale de Bagdad à Samarra, où la cour abbasside demeure jusqu’au retour à Bagdad en 892. Le pouvoir abbasside atteint alors un sommet, avant l’assassinat du calife Al-Mutawakkil en 861, qui ouvre une période de forte instabilité politique et d’affaiblissement progressif de l’autorité califale[2].
Période abbasside moyenne (861–936)
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Assassinat d'al-Mutawakkil
modifierLe calife Al-Mutawakkil avait initialement désigné son fils aîné, Al-Muntasir, comme héritier en 849-850, avant de favoriser progressivement son deuxième fils, Al-Mutazz. Cette rivalité successorale s'inscrit dans les tensions entre les différentes composantes de l'élite abbasside et les troupes de la garde turque. À l'automne 861, la confiscation des biens du général turc Wasif al-Turki (en) par al-Mutawakkil contribue à précipiter la rupture avec les chefs militaires turcs. Dans le même temps, al-Muntasir est progressivement écarté de la succession[5],[6].
Dans la nuit du 10 au 11 décembre 861, des militaires turcs pénètrent dans les appartements du calife à Samarra. Al-Fath ibn Khaqan, qui tente de protéger al-Mutawakkil, est tué, puis le calife est assassiné à son tour. Al-Muntasir lui succède immédiatement. Les récits transmis par les sources divergent toutefois sur les circonstances précises du meurtre et sur le degré d'implication du nouveau calife[7].
L'assassinat d'al-Mutawakkil ouvre une période de graves troubles politiques connue sous le nom d'Anarchie à Samarra, marquée par l'emprise croissante des chefs militaires sur la succession califale et par plusieurs changements violents de souverain[8],[6].
Déclin du califat abbasside
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Après la mort d'al-Mutawakkil, le califat traverse une période d'instabilité politique et militaire. Al-Muntasir règne moins de six mois, de décembre 861 à juin 862. Après sa mort, les principaux chefs militaires turcs portent au pouvoir son cousin Al-Musta'in. Celui-ci doit rapidement faire face à des troubles à Samarra liés aux droits successoraux d'al-Mu'tazz. La rivalité entre les princes abbassides et les chefs militaires aboutit finalement à la Guerre civile abbasside (865-866) (en)[5],[8],[9]
Al-Mutazz devient calife en 866. Son règne est marqué par l'affaiblissement des finances de l'État et par l'influence croissante des militaires. Incapable de satisfaire les exigences financières des troupes turques, il est renversé en juillet 869 et meurt quelques jours plus tard. Ses successeurs Al-Muhtadi puis Al-Mutamid ne parviennent pas à restaurer durablement l'autorité du pouvoir central[8],[10].
D'al-Mu'tadid à al-Radi
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Avec Al-Mu'tadid, devenu calife en 892, le pouvoir abbasside connaît une phase de redressement. Il rétablit progressivement l'autorité du califat sur plusieurs provinces, notamment la Jazira (Région) (en), les Thughur et le Jibal, tout en obtenant la reconnaissance des Saffarides à l'est et des Tulunides à l'ouest. Il fait également revenir durablement le centre du pouvoir à Bagdad[8],[9].
Son fils Al-Muktafi, qui lui succède en 902, poursuit dans un premier temps cette politique. Son règne est notamment marqué par la reconquête des territoires des Tulunides en 904 et par des succès contre les Qarmates. Sa mort en 908 met toutefois fin à cette phase de redressement, souvent qualifiée de « restauration abbasside »[8].
Al-Muqtadir lui succède alors qu'il n'a que treize ans. Son long règne, de 908 à 932, est marqué par une nouvelle détérioration de l'autorité califale et par la perte d'une grande partie des possessions abbassides en Afrique du Nord. Le califat conserve néanmoins une reconnaissance formelle dans plusieurs régions, tandis que les Qarmates continuent de constituer une menace importante[8].
Après la mort d'al-Muqtadir en 932, son frère Al-Qahir lui succède, mais il est contraint d'abdiquer en 934 au profit de Ar-Radi. Aveuglé et emprisonné, al-Qahir reste détenu pendant plusieurs années[8],[9],[10]. Le règne d'al-Radi marque une nouvelle étape dans l'effacement du pouvoir politique du calife au profit des chefs militaires, notamment après l'institution de la fonction d'Émir des émirs (en)[8],[10],[11].
Période abbasside tardive (936–1258)
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Al-Muttaqi et ses successeurs sont généralement considérés comme appartenant à la période abbasside tardive. Sous Al-Muti, le califat connaît une forte réduction de son pouvoir politique. Le calife est placé sous la tutelle de l'émir bouyide Muizz ad-Dawla Ahmad, puis de son fils Izz ad-Dawla Bakhtiyar, qui exercent l'essentiel du pouvoir à Bagdad. Le règne d'al-Muti est ainsi marqué par l'effacement de l'autorité politique effective du calife, qui occupe une place relativement secondaire dans les chroniques de son époque[9]
Al-Muti est remplacé en 974 par son fils At-Ta'i. Celui-ci tente de restaurer l'autorité politique du califat, mais il est déposé en 991 par l'émir bouyide Baha' ad-Dawla Firuz. Son cousin Al-Qadir lui succède. Durant son long règne, celui-ci parvient progressivement à renforcer l'autorité religieuse et politique du califat à Bagdad et dans les territoires environnants. Il est remplacé en 1031 par son fils Al-Qa'im[9].
C'est sous le règne d'al-Qa'im que les Bouyides sont renversés par les Seldjoukides en 1055. Les califes abbassides conservent alors leur fonction religieuse et une partie de leur autorité politique, tout en reconnaissant la prééminence des souverains seldjoukides. Cette situation se maintient jusqu'au règne d'Al-Muqtafi, au XIIe siècle, lorsque le califat entreprend de reprendre directement le contrôle d'une partie de l'Irak[9].
À partir d'al-Muqtafi, les Abbassides rétablissent progressivement leur autorité directe sur l'Irak. Cette restauration demeure toutefois limitée dans le contexte politique du Proche-Orient. La dynastie se maintient à Bagdad jusqu'à l'invasion mongole et à la prise de Bagdad en 1258, qui met fin au califat abbasside de Bagdad[8],[9]
Califat du Caire
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Après la prise de pouvoir des Mamelouks en Égypte et en Syrie, les sultans mamelouks installent au Caire des princes de la dynastie abbasside comme califes. Ces califes abbassides du Caire disposent toutefois d'un pouvoir politique très limité et leur rôle est principalement cérémoniel. Ils sont placés sous la protection et l'autorité des sultans mamelouks, qui exercent le pouvoir effectif sur l'Égypte et la Syrie[12].
Cette lignée de califes abbassides se maintient au Caire pendant près de deux siècles et demi. Leur fonction reste essentiellement symbolique : ils participent notamment à certaines cérémonies d'investiture des sultans, sans exercer de pouvoir temporel indépendant. Leur influence religieuse demeure également limitée dans le cadre du sultanat mamelouk[9].
En 1517, lors de la conquête ottomane de l'Égypte, le dernier calife abbasside du Caire, Al-Mutawakkil III, est emmené à Constantinople. Une tradition apparue plusieurs siècles plus tard rapporte qu'il aurait alors formellement cédé le titre de calife au sultan ottoman Selim Ier, ainsi que certains insignes associés au califat, notamment le manteau et l'épée attribués à Mahomet. Cette tradition aurait ainsi servi à établir une continuité entre le califat abbasside et le califat revendiqué ultérieurement par les sultans ottomans[13].
Cette histoire est toutefois discutée par les historiens. Selon Bernard Lewis, le récit de la prétendue transmission formelle du califat n'apparaît dans les sources littéraires qu'à partir des années 1780. Il pourrait être lié au développement des revendications ottomanes relatives à l'autorité califale sur les musulmans situés hors des territoires directement contrôlés par l'Empire, notamment dans le contexte du traité de Küçük Kaynarca de 1774[13].
Dynasties se réclamant d'une ascendance abbasside
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Les souverains de l'émirat kurde de Bahdinan, dans le nord de l'actuel Irak, auraient revendiqué une ascendance remontant aux califes abbassides. L'émirat, dont le centre était Amedi, est attribué à Malik Khalil al-Abbasi, qui aurait établi en 1339 une principauté portant le nom de Bahdinan. La famille dirigeante se maintient dans la région jusqu'au XIXe siècle, lorsque son territoire est progressivement intégré à l'administration provinciale ottomane[14],[15].
Les souverains de l'Empire du Ouaddaï sont également présentés, dans certaines traditions, comme descendants des Abbassides. Selon cette généalogie, leur ancêtre serait Salih ibn Abd Allah ibn Abbas, fils d'Abdullah ibn Abbas, présenté comme un prince abbasside ayant quitté Bagdad à la suite de l'invasion mongole. Salih aurait ensuite gagné le Soudan et atteint le Sennar, avant de se rendre dans le Ouaddaï, où il aurait contribué à l'islamisation de la population locale et aurait été reconnu comme souverain. Cette tradition fait de lui l'ancêtre fondateur de la dynastie régnante du Ouaddaï[16],[17].
Liste des califes abbassides
modifierCalifes en Irak
modifier- As-Saffah (750-754)
- Al-Mansur (754-775)
- Al-Mahdî (775-785)
- Al-Hadi (785-786)
- Hâroun ar-Rachîd (786-809)
- Al-Amin (809-813)
- Al-Ma'mûn (813-833)
- Al-Mu'tasim (833-842)
- Al-Wathiq (842-847)
- Jafar al-Mutawakkil (847-861)
- Al-Muntasir (861-862)
- Al-Mustain (862-866)
- Al-Mutazz (866-869)
- Al-Muhtadi (869-870)
- Al-Mutamid (870-892)
- Al-Mutadid (892-902)
- Al-Muktafi (902-908)
- Al-Muqtadir (908-932)
- Al-Qahir (932-934)
- Ar-Râdî (934-940)
- Al-Muttaqi (940-944)
- Al-Mustakfi (944-946)
- Al-Muti (946-974)
- At-Ta'i (974-991)
- Al-Qadir (991-1031)
- Al-Qâ'im (1031-1075)
- Al-Muqtadi (1075-1094)
- Al-Mustazhir (1094-1118)
- Al-Mustarchid (1118-1135)
- Ar-Râchid (1135-1136)
- Al-Muqtafi (1136-1160)
- Al-Mustanjid (1160-1170)
- Al-Mustadhi (1170-1180)
- An-Nasir (1180-1225)
- Az-Zâhir (1225-1226)
- Al-Mustansir (1226-1242)
- Al-Musta'sim (1242-1258)
Califes en Égypte
modifier- Al-Mustansir (1261-1262)
- Al-Hakim Ier (1262-1302)
- Al-Mustakfi Ier (1302-1340)
- Al-Wâthiq Ier (1340-1341)
- Al-Hâkim II (1341-1352)
- Al-Mu'tadid Ier (1352-1362)
- Al-Mutawakkil Ier (1362-1377)
- Al-Musta'sim (1377)
- Al-Mutawakkil Ier (1377-1383)
- Al-Wâthiq II (1383-1386)
- Al-Musta'sim (1386-1389)
- Al-Mutawakkil Ier (1389-1406)
- Al-Mustain (1406-1414)
- Al-Mu'tadid II (1414-1441)
- Al-Mustakfi II (1441-1451)
- Al-Qâ'im (1451-1455)
- Al-Mustanjid (1455-1479)
- Al-Mutawakkil II (1479-1497)
- Al-Mustamsik (1497-1508)
- Al-Mutawakkil III (1508-1516)
- Al-Mustamsik (1516-1517)
Arbre généalogique
modifierAncêtres
modifier- Hachim ibn Abd Manaf
- Abd al-Muttalib
- Al-Harîth
- Abû Tâlib
- Ali (quatrième calife)
- Abdullah
- Abû Lahab
- Hamza
- Al-Abbas ibn Abd al-Muttalib
- Abdullah ibn Abbas
- Ali
- Muhammad
- Mûsâ
- Isâ (prétendant à la succession d'Al-Mansûr en 775)
- Abu al-Abbas As-Saffah
- Mûsâ
- Muhammad
- Ali
- Abdullah ibn Abbas
- Abd al-Muttalib
Califes en Irak
modifier- As-Saffah (750-754)
- Al-Mansur (754-775)
- Al-Mahdi (775-785)
- Al-Hadi (785-786)
- Ibrahim (817-819, contre Al-Mamûn)
- Hâroun ar-Rachîd (786-809)
- Al-Âmîn (809-813)
- Al-Ma'mûn (813-833)
- Al-Mu'tasim (833-842)
- Al-Wathiq (842-847)
- Al-Muhtadi (869-870)
- Jafar al-Mutawakkil (847-861)
- Al-Muntasir (861-862)
- Al-Mutazz (866-869)
- Abd Allâh (908, prétendant à la succession d'Al-Muktafi)
- Al-Mutamid (870-892)
- Al-Muwaffaq
- Al-Mutadid (892-902)
- Al-Muktafi (902-908)
- Al-Mustakfi (944-946)
- Al-Muqtadir (908-932)
- Ar-Râdî (934-940)
- Al-Muttaqi (940-944)
- Al-Qadir (991-1031)
- Al-Qâ'im (1031-1075)
- Muhammad adh-Dhakhira
- Al-Muqtadi (1075-1094)
- Al-Mustazhir (1094-1118)
- Al-Mustarchid (1118-1135)
- Ar-Râchid (1135-1136)
- Al-Hasan
- `Alî
- Al-Hasan
- Al-Hâkim Ier (1262-1302)
- Abbassides du Caire
- Al-Hâkim Ier (1262-1302)
- Al-Hasan
- `Alî
- Al-Hasan
- Ar-Râchid (1135-1136)
- Al-Muqtafi (1136-1160)
- Al-Mustanjid (1160-1170)
- Al-Mustadhi (1170-1180)
- An-Nasir (1180-1225)
- Az-Zâhir (1225-1226)
- Al-Mustansir (1226-1242)
- Al-Musta'sim (1242-1258)
- Al-Mustansir (1261-1262)
- Al-Mustansir (1226-1242)
- Az-Zâhir (1225-1226)
- An-Nasir (1180-1225)
- Al-Mustadhi (1170-1180)
- Al-Mustanjid (1160-1170)
- Al-Mustarchid (1118-1135)
- Al-Mustazhir (1094-1118)
- Al-Muqtadi (1075-1094)
- Muhammad adh-Dhakhira
- Al-Qâ'im (1031-1075)
- Al-Qadir (991-1031)
- Al-Muti (946-974)
- At-Ta'i (974-991)
- Al-Qahir (932-934)
- Al-Muktafi (902-908)
- Al-Mutadid (892-902)
- Al-Muwaffaq
- Muhammad
- Al-Mustain (862-866)
- Al-Wathiq (842-847)
- Al-Mahdi (775-785)
Califes en Égypte
modifier- Al-Mustazhir (1094-1118)
- Al-Mustarchid (1118-1135)
- Ar-Râchid (1135-1136)
- Al-Hasan
- `Alî
- Al-Hasan
- Al-Hâkim Ier (1262-1302)
- Al-Mustakfi Ier (1302-1340)
- Al-Hâkim II (1341-1352)
- Al-Mu'tadid Ier (1352-1362)
- Al-Mutawakkil Ier (1362-1377, 1377-1383, 1389-1406)
- Al-Mustain (1406-1414)
- Al-Mutawakkil II (1479-1497)
- Al-Mustamsik (1497-1508, 1516-1517)
- Al-Mutawakkil III (1508-1516)
- Al-Mustamsik (1497-1508, 1516-1517)
- Al-Mutawakkil II (1479-1497)
- Al-Mu'tadid II (1414-1441)
- Al-Mustakfi II (1441-1451)
- Al-Qâ'im (1451-1455)
- Al-Mustanjid (1455-1479)
- Al-Mustain (1406-1414)
- Al-Mutawakkil Ier (1362-1377, 1377-1383, 1389-1406)
- Muhammad
- Al-Wâthiq Ier (1340-1341)
- Al-Musta'sim (1377, 1386-1389)
- Al-Wâthiq II (1383-1386)
- Al-Wâthiq Ier (1340-1341)
- Al-Mustakfi Ier (1302-1340)
- Al-Hâkim Ier (1262-1302)
- Al-Hasan
- `Alî
- Al-Hasan
- Ar-Râchid (1135-1136)
- Al-Muqtafi (1136-1160)
- Al-Mustanjid (1160-1170)
- Al-Mustadhi (1170-1180)
- An-Nasir (1180-1225)
- Az-Zâhir (1225-1226)
- Al-Mustansir (1226-1242)
- Al-Musta'sim (1242-1258)
- Al-Mustansir (1261-1262)
- Al-Mustansir (1226-1242)
- Az-Zâhir (1225-1226)
- An-Nasir (1180-1225)
- Al-Mustadhi (1170-1180)
- Al-Mustanjid (1160-1170)
- Al-Mustarchid (1118-1135)
Références
modifier- 1 2 3 Dale H. Hoiberg, The New Encyclopaedia Britannica, vol. 1 : A-Ak – Bayes, Chicago, Encyclopædia Britannica, Inc., (ISBN 978-1-59339-837-8, lire en ligne), p. 16
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