Affaire Mis et Thiennot

affaire criminelle française

L’affaire Mis et Thiennot, du nom des principaux protagonistes, Raymond Mis et Gabriel Thiennot, est une affaire criminelle qui s'est déroulée dans l'Indre au XXe siècle et qui a fait l'objet de trois procès en cour d'assises entre 1947 et 1950, s'étant conclus par trois condamnations successives des deux accusés.

Affaire Mis et Thiennot
Fait reproché Homicide volontaire
Non-assistance à personne en danger
Chefs d'accusation Assassinat
Abstention volontaire de porter secours
Pays Drapeau de la France France
Ville Saint-Michel-en-Brenne (Indre)
Nature de l'arme Armes à feu
Type d'arme Fusils de chasse
Date
Nombre de victimes 1 : Louis Boistard
Jugement
Statut Affaire jugée :
Mis et Thiennot condamnés à 15 ans de travaux forcés et à 10 ans d'interdiction de séjour (1947) ;
Stanislas Mis, Émile Thibault et Bernard Chauvet condamnés à 2 ans d'emprisonnement (1947 et 1948) ;
Jean Blanchet, André Chichery et Gervais Thibault condamnés à 18 mois d'emprisonnement (1947 et 1948) ;
Mis et Thiennot condamnés à 20 ans de travaux forcés (1948), condamnés à 15 ans de travaux forcés (1950), graciés et libérés le
Tribunal Cour d'assises de l'Indre (1947)
Tribunal correctionnel du Blanc (1947)
Cour d'assises de la Vienne (1948)
Cour d'assises de la Gironde (1950)
Formation Chambre criminelle de la Cour de cassation (1986-1988)
Cour de révision et de réexamen (2023-2024, 2026)
Date du jugement



Recours Appel interjeté par Émile Thibault le
Condamnations de Mis et Thiennot cassées le puis le
Grâce présidentielle accordée à Mis et Thiennot le
Requête en révision transmise à la chambre criminelle de la Cour de cassation le [1], puis rejetée le [2]
Requête en révision rejetée le

Dès 1947, certains journalistes et une partie de la population de la région ont mis en avant l'hypothèse d'une erreur judiciaire. Cette éventualité implique que d’autres personnes que les protagonistes condamnés soient les véritables coupables du meurtre du garde-chasse Louis Boistard, et que l’enquête judiciaire originelle ait induit la justice en erreur.

Sept requêtes en révision, déposées entre 1980 et 2022, ont été rejetées par la justice. La septième requête a été jugée admissible et transmise à la Cour de révision le . Le 2 juillet 2026, la Cour de révision refuse d'annuler la condamnation.

Faits et enquête

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Les faits se déroulent le dimanche , jour de la fermeture de la chasse : Louis Boistard, un des deux gardes-chasse du château du Blizon de l'industriel Jean Lebaudy, n’est pas rentré le soir à son domicile. Son épouse, inquiète, informe dans la nuit le régisseur de la propriété, Henri Béthune, qui prévient la gendarmerie de Mézières-en-Brenne dans le département de l'Indre.

Durant la journée du , les gendarmes interrogent en qualité de témoins neuf chasseurs de la veille, dont en premier Gabriel Thiennot, qui est interpellé par les gendarmes et entendu ainsi que les Mis, le père Jacob et ses deux fils, Raymond et Stanislas, immigrés polonais installés dans la région depuis à peine six mois[3]. Contrairement à ce que l'on peut lire fréquemment, Gabriel Thiennot n'est pas placé en garde à vue à ce moment. Il regagne son domicile après cette première audition au cours de laquelle il a énoncé plusieurs mensonges, notamment l'un portant sur l'heure de fin de la partie de chasse.

Au matin du mardi , le corps du garde-chasse Louis Boistard est retrouvé criblé de plombs provenant de quatre tirs distincts, à l’étang des Saules, sur la commune de Saint-Michel-en-Brenne, par un garde-chasse, René Beigneux[4]. Aussitôt, la gendarmerie commandée par le chef Lardeau prend les dispositions nécessaires pour protéger les lieux et informe les autorités compétentes qui arrivent l’après-midi sur place : le juge d’instruction de Châteauroux, René Haulon, délivre une commission rogatoire aux policiers de la Brigade criminelle de Limoges. Ces derniers, sous la direction du commissaire Georges Daraud, auquel certains attribueront plus tard des méthodes brutales, font un état des lieux et le médecin légiste procède à l’autopsie de la victime. La présence durant cette opération de M. Béthune et du garde chef René Beigneux, avancée par certains, n'ést pas avérée si l'on se réfère au témoignage de l'Inspecteur Émile Lecocq, auteur d'un ouvrage sur l'affaire[5].

Les conclusions de l’autopsie connues, l’inspecteur officier de Police judiciaire Maurice Vidal procède, assisté de deux gendarmes, à une perquisition au domicile de Gabriel Thiennot qui vient d'être interpellé "dans les rues de Mézières". Il y découvre une bourre de cartouche de type « Gabel », identique à celle découverte dans une blessure du garde assassiné. Le rapport d'autopsie relève quatre coups au total, deux coups tirés à une certaine distance et deux coups à bout portant.

À partir des témoignages recueillis, les enquêteurs établissent la liste des chasseurs, invités des Mis, qui ont participé à la chasse. Il est à noter qu'ils sont 14, appartiennent à deux équipes différentes et ne se connaissent pas tous les uns et les autres. Chacun est interrogé et fait le même récit de la journée, précisant n’avoir jamais rencontré le garde Boistard. Deux chasseurs, Christian Grosjean et Albert Niceron, voisins des Mis au hameau de La Blinerie, ajoutent avoir quitté prématurément la chasse pour se rendre à Marnoux afin d'y rencontrer le jeune Gérard Gaspard. Il s'agissait de louer ses services pour les travaux de la ferme.

Lorsque l’inspecteur Maurice Vidal se rend à Marnoux pour vérifier leurs dires, Gérard Gaspard lui rapporte des propos de Christian Grosjean décrivant une altercation entre les chasseurs et un garde-chasse le dimanche , propos confirmés par son père, Henri Gaspard. Contrairement à ce que l'on peut lire par ailleurs, le jeune Gérard Gaspard ne parle pas de la "matinée" comme étant le moment de cette dispute. En revanche, il précise que Grosjean lui a parlé d'une chasse "avec un groupe d'une quinzaine de chasseurs et qu'ils étaient allés au bois Jacques-des-Bœufs lui appartenant. Dans la région de ce bois, ils ont ajouté qu'ils s'étaient disputés avec un garde-chasse, sans rien dire d'autre". Il est unanimement reconnu par les protagonistes de l'affaire que la chasse au bois Jacques-des-Bœufs s'est déroulée dans l'après-midi, à l'issue d'un copieux repas consommé à la ferme des Mis. Désiré Brunet, de la ferme « Prends-garde à toi » située à cinq cents mètres de l’étang des Saules où le corps a été retrouvé, a déclaré aux gendarmes avoir entendu dans l'après-midi les éclats d'une dispute entre les chasseurs et le garde Boistard, à proximité de ce même bois Jacques-des-Bœufs. Malgré les dénégations des jeunes chasseurs sur ce point précis, le témoignage de Gérard Gaspard, étranger à la partie de chasse, établit qu'une altercation a bien eu lieu entre le garde Boistard et le groupe des chasseurs.

Le matin du jeudi , l’inspecteur Vidal entend de nouveau Albert Niceron et lui fait part des éléments qu’il a recueillis auprès de Gérard Gaspard. Niceron, ébranlé, fait à l’inspecteur un autre récit du déroulement de la chasse : deux coups de fusil auraient été tirés par Raymond Mis sur le garde Boistard, avec deux coups à bout portant tirés par Gabriel Thiennot. Il rapporte également que le corps du garde aurait ensuite été transporté dans les ajoncs de l’étang des Hautes Rondières. Il déclare finalement avoir reçu des menaces le lundi matin de Raymond Mis, s’il parlait de ce qu’il avait vu.  

Entendu plus tard par le commissaire Daraud, Christian Grosjean reconnaît aussi les faits mais se rétractera dès le .

Le soir du jeudi , gendarmes et policiers font part de leurs découvertes sur le terrain et dans la maison des Mis, et reconstituent les circonstances qui auraient conduit au meurtre du garde-chasse Boistard. Vendredi 3 et samedi , les enquêteurs interpellent les chasseurs suspects pour procéder à leur interrogatoire. Dimanche , Gabriel Thiennot signe le procès verbal de ses aveux, après 5 jours d’interrogatoire. Raymond Mis signe le procès-verbal de ses aveux le , tout comme Bernard Chauvet. Le dernier à signer des aveux sera Émile Thibault, le ..

Le juge d’instruction venu de Châteauroux reçoit les aveux de tous les suspects, les place sous mandat de dépôt. Ils sont alors transférés à la maison d’arrêt de Châteauroux. Le commissaire principal Tardieu, supérieur du commissaire Daraud, est venu sur place se rendre compte du déroulement des opérations.

Les journalistes de trois quotidiens régionaux, présents sur les lieux, rendent compte des événements, sans signaler de violences policières lors des interrogatoires[réf. souhaitée]. Sauf que tous, dès qu'ils sont incarcérés à la prison de Châteauroux reviennent sur leurs aveux. Après avoir tous déclaré qu'ils ont avoué à cause de l'état de fatigue qui était le leur à l'issue d'une longue garde à vue, ils en viennent, quelques jours après, à mettre en cause le commissaire Daraud et son équipe d’enquêteurs qui leur auraient fait subir de graves sévices  pour obtenir des aveux de leur part.

Les principaux mis en cause

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- Raymond Mis, né le à Opaleniska (République de Pologne) et mort le 22 septembre 2009 à Toulon.

- Gabriel Thiennot, né le 6 janvier 1927 à Saint-Michel-en-Brenne (Indre) et mort le 2 juin 2003 à Châteauroux.

Procès et jugement

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Le premier procès de cour d’assises qui a lieu à Châteauroux en est qualifié par les journalistes présents de procès de la torture[réf. nécessaire]. À l’issue des débats, Mis et Thiennot sont condamnés à 15 ans de travaux forcés.

Deux autres procès en cour d'assises vont suivre à Poitiers et Bordeaux à l'issue desquels Raymond Mis et Gabriel Thiennot sont condamnés à 15 ans de travaux forcés et à 10 ans d'interdiction de séjour.

Entre-temps, en , un procès au tribunal correctionnel du Blanc condamne leurs compagnons de chasse à des peines de prison « pour abstention volontaire d’empêcher un fait qualifié crime »[6].

Après une forte mobilisation de la population et une campagne orchestrée par le journal communiste régional "La Marseillaise-l'écho du Centre" en faveur de Mis et Thiennot, une enquête est diligentée par le garde des Sceaux à la demande du président de la République René Coty.

L'accent est mis sur de graves erreurs qui auraient été commises par les enquêteurs, lesquels auraient utilisé au cours des huit jours d’interrogatoire, des méthodes brutales pour obtenir des aveux [réf. nécessaire].

Tenant compte des résultats de cette enquête, le Président Coty accorde à Mis et Thiennot un droit de grâce à mi-peine en 1954. Il est permis de penser que l'avocat Le Troquer, défenseur de Mis et Thiennot et président de l'Assemblée nationale en cette même année, a pu intervenir en leur faveur.

Publications et requêtes en révision

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L’affaire est relancée en 1980 par le livre Ils sont innocents écrit par Léandre Boizeau, créateur du Comité de soutien à Mis et Thiennot. Contrairement à certaines informations, il n'est pas le seul à ce jour à avoir pu consulter le dossier judiciaire. Jean-Louis Vincent, auteur du livre "Affaire Mis et Thiennot - La contre-enquête", affirme avoir eu accès au dossier conservé aux archives départementales de la Gironde.

Les deux condamnés ont introduit par l'intermédiaire de leurs avocats cinq demandes en révision. La première est déposée à la Chancellerie par Maître Jean-Paul Thibault, le , et a été rejetée fin 1983.

En 1984, une deuxième requête en révision est déposée. Le , juste avant son départ du ministère de la Justice, Robert Badinter transmet, via le procureur général de la Cour de cassation Pierre Arpaillange, la requête à la chambre criminelle. Celle-ci rend une décision de rejet le [2].

En 1989, une nouvelle loi relative à la révision est votée. Elle transfère la compétence du traitement des demandes du ministère de la Justice à la Cour de cassation. Une Commission de révision des condamnations pénales est chargée d'examiner les demandes « qui lui paraissent pouvoir être admises » et les transmet, si c'est le cas, à la chambre criminelle qui statue en tant que Cour de révision. À la suite de la promulgation de cette loi, une troisième requête est déposée le . Elle est rejetée deux ans plus tard par la Commission de révision des condamnations pénales, le [7].

Le 2 juillet 2005, Jean Petitprêtre, le maire du Poinçonnet (Indre), inaugure un bâtiment communal « Espace Mis et Thiennot » dans sa commune. Il prononce un discours dans lequel il qualifie les deux hommes de "martyrs de la justice". Ces propos figurent dans l'article de presse de la Nouvelle République du 4 juillet 2005.

Une sixième demande, déposée le à titre posthume (Thiennot meurt en 2003 et Mis en 2009) par Maître Jean-Pierre Mignard qui demande à la Commission de révision l'annulation d'une partie du dossier, à savoir les témoignages recueillis sous la contrainte (au regard de la Convention contre la torture de 1984, signée par la France en 1986), est examinée[8], les prévenus auraient avoué sous la torture du supplice de « la prière des juifs ». Le supplice consistait à mettre « des bâtonnets en bois passés entre les doigts que les enquêteurs serraient ». Selon une voisine de la gendarmerie qui s'exprime pour la première fois dans un reportage télévisé en 1984, soit près de quarante ans après les faits, « les hurlements qu’on entendait, étaient si atroces que personne n’ouvrait plus les contrevents des maisons »[9]. À leur arrivée à la prison de Châteauroux, deux gardiens ont constaté « les traces des sévices subis : dents et côtes cassées, oreilles à demi-arrachées, doigts brisés, poumon perforé »[10]. En revanche le docteur Gadeau, médecin de la prison, s'était montré beaucoup plus mesuré, se contentant d'affirmer lors du premier procès que les accusés portaient « quelques marques » lors de leur incarcération. Les photographies des mis en cause, prises le 14 janvier 1947 à la prison de Châteauroux, ne laissent apparaÏtre aucune trace de violences. La révision est rejetée le par la commission d'instruction de la Cour de révision et de réexamen instituée par la loi no 2014-640 du sur la réforme des procédures de révision et de réexamen[11],[7],[12].

La loi du 22 décembre 2021 pour la confiance dans l'institution judiciaire permet, pour cette affaire, un nouveau cas de révision pour les : « condamnations prononcées par une cour d'assises […] après des aveux recueillis à la suite de violences exercées par les enquêteurs »[13]. Ainsi, une septième requête en révision est déposée le [14],[15],[16],[17].

Le , alors que la commission d'instruction de la Cour de révision entend les avocats des familles Mis et Thiennot et l'avocat général, celui-ci se prononce pour une dissociation des condamnations et pour l'annulation de celle de Raymond Mis, qui aurait été victime de violences[18]. Le , la commission d'instruction ordonne la révision du procès, avec le retrait d'une trentaine de procès-verbaux dont la commission estime qu'ils ont été obtenus par la violence[19],[20].

En , la fille de Louis Boistard – qui ne s'était pas manifestée lors des précédentes procédures – demande à son avocat d'intervenir. François Saint-Pierre, engage une procédure de question prioritaire de constitutionnalité en vue de revenir sur la décision de la Commission d'instruction, arguant que la loi du ne s'appliquerait qu'à une affaire spécifique et sans portée globale, et également que sa cliente n'a pas été tenue informée de la procédure de révision et de la date des audiences, et fait donc opposition à la décision de saisine. Le , la Cour de révision décide de ne pas transmettre la QPC au Conseil constitutionnel[21]. Le , constatant que Mme Boistard n'a pas été avisée ni entendue, elle renvoie le dossier devant la Commission d'instruction[22], qui examinera à nouveau l'affaire en présence des avocats Jean-Pierre Mignard et Pierre-Emmanuel Blard pour les familles Mis et Thiennot, et François Saint-Pierre pour Françoise Boistard, fille de la victime[23].

Alors que l'avocat général demande à nouveau de dissocier les deux condamnations, la requête est jugée recevable le [24] et de nouveau transmise à la formation de jugement de la Cour de révision, pour un débat contradictoire. Le , en une seule journée, de nouveaux témoins, l'avocat général et les avocats des deux parties sont entendus, puis la requête est mise en délibéré pour le [25]. Le 2 juillet, la Cour de révision refuse la réhabilitation[26].

Le Comité de défense Mis et Thiennot pour leur réhabilitation

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Le Comité de défense Mis et Thiennot a été créé en 1980 et existe toujours avec plus de 250 adhérents et ce plus de 45 ans après sa création, il existe aussi un « comité d'honneur national »[réf. nécessaire].

En 2018, désirant donner une ampleur nationale à leur combat, les membres du comité, présidé par Helga Potier, organisent un nouveau comité d'honneur auquel adhèrent les Bodin's, les écrivains Gilles Perrault et Nancy Huston, ainsi que l’ancien président de la Ligue des droits de l’homme, Henri Leclerc[27].

Hommages et réactions

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Selon le journal Le Monde, trente-et-un lieux ou espaces publics ont reçu, dans le Berry, le nom de Mis-et-Thiennot, depuis leur condamnation : rues, places, ponts ou bâtiments[26][source insuffisante]. Après la confirmation de leur culpabilité par la Cour de révision, l'avocat de Françoise Boistard, maître Saint Pierre, a fait connaître sa volonté de voir retirer ces plaques qui célèbrent deux hommes définitivement reconnus coupables par la justice française. Cet aspect de l'affaire est en cours à la fin de l'été 2026.

Notes et références

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  1. ↑ « La cour de cassation va être saisie d'une affaire criminelle datant de 1946 », Le Monde, 24 février 1986.
  2. 1 2 Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 15 juin 1988, 86-91.151, Publié au bulletin.
  3. ↑ Henri Seckel, « L’affaire Mis et Thiennot, contre-enquête sur une fausse erreur judiciaire », sur lemonde.fr,
  4. ↑ Jacques Pradel, « L’affaire Mis et Thiennot, 75 ans de mystère », sur lesoir.be,
  5. ↑ Émile Lecocq, Mis et Thiennot, innocents dites-vous ?, les Éd. du Panthéon, (ISBN 978-2-84094-371-6)
  6. ↑ Tribunal civil de première instance, Audience publique, Le Blanc,
  7. 1 2 Cour de Cassation, Commission de révision des condamnations pénales, Paris,
  8. ↑ « Affaire Mis et Thiennot : quand la neige s'en mêle », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne [PDF])
  9. ↑ Pierrick Baudais, « Mis et Thiennot : 76 ans après, les deux condamnés vont-ils être innocentés ? », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  10. ↑ « Mis et Thiennot : quand Gilbert Collard, était de gauche…! », sur Magcentre, (consulté le ).
  11. ↑ « Mis et Thiennot : pas de révision des condamnations », sur Le Monde,
  12. ↑ Cour de révision et de réexamen des condamnations pénales, Décision de la Commission d'instruction,
  13. ↑ « Loi du 22 décembre 2021 pour la confiance dans l’institution judiciaire », sur vie-publique.fr
  14. ↑ Bertrand Slezak, « Affaire Mis et Thiennot : une septième requête en révision du procès déposée », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne)
  15. ↑ « 75 ans après l'affaire Mis et Thiennot, "il n'est jamais trop tard pour réparer une telle injustice", clame le comité de soutien », France Info, 1er juin 2022.
  16. ↑ Mis et Thiennot : « Nous souhaitons qu'ils soient innocentés », rappelle Léandre Boizeau
  17. ↑ ...
  18. ↑ « Mis et Thiennot : Coup de théâtre dans l'affaire qui secoue l'Indre depuis 1947 » sur , 22 juin 2023.
  19. ↑ Étienne Merle & Bertrand Mallen, « Plus de 70 ans après les faits, la Justice ordonne un procès en révision dans l'affaire Mis et Thiennot » France 3, .
  20. ↑ « L'affaire Mis et Thiennot renvoyée devant la Cour de révision », La Croix, 5 octobre 2023.
  21. ↑ Selma Riche , Rosalia Mac-Arthur, « Mis et Thiennot : la justice rejette la demande de la fille de la victime, le procès en révision prévu à l'automne », sur www.francebleu.fr,
  22. ↑ AFP, « Affaire Mis et Thiennot : La justice met un coup d'arrêt à la procédure de révision en raison de l'absence d'une des parties », sur leberry.fr, Le Berry républicain,
  23. ↑ Manuela Thonnel, « Affaire Mis et Thiennot : nouvelle audience décisive le 4 décembre 2025 », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne)
  24. ↑ Pierre Le Coustumer, « Mis et Thiennot : le grand procès aura bien lieu dans cette affaire emblématique de l'Indre », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne).
  25. ↑ Géraldine Marcon & Manon Klein, « Affaire Mis et Thiennot : la décision de la cour de révision mise en délibéré au 2 juillet », Ici,‎ (lire en ligne).
  26. 1 2 « Affaire Mis et Thiennot : la cour de révision refuse la réhabilitation, quatre-vingts ans après le meurtre d’un garde-chasse dans l’Indre », Le Monde, .
  27. ↑ Bruno Mascle, « Indre : Pour Mis-et-Thiennot, le combat continue », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne)

Annexes

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Bibliographie

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  • Léandre Boizeau, Ils sont innocents ! L'affaire du crime de St Michel-en-Brenne, Le cercle d'or, (ISBN 978-2718800738)
  • Emile Lecocq, Mis et Thiennot, innocents dites-vous?, Les éditions du Panthéon, 1998 (ISBN 978-2840943716)
  • Gilbert Moreux, Mis & Thiennot : l'agitation face aux faits, A à Z Patrimoine, 2015 (ISBN 978-2365941631)
  • Jean-Louis Vincent, Affaire Mis et Thiennot. La contre-enquête, Vendémiaire, 2022 (ISBN 978-2363583802)
  • Gilles Antonowicz et Isabelle Marin, La fabrique des innocents. L'affaire Mis & Thiennot. Histoire d'une manipulation médiatique, Les Belles Lettres, 2022 (ISBN 978-2251452920)

Documentaire

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  • Présumés coupables, l’affaire Mis & Thiennot, film documentaire de 52 min réalisé par Dominique Adt, 2008.
  • Coupable hier, coupable aujourd'hui ?, « Mis et Thiennot, les aveux et la douleur », documentaire de 54 min réalisé par Marc Maouad et Roland Sicsic, Planète+ Justice, 2009

Émissions de radio

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  • Série La Nuit des Faits divers (13 épisodes). "Épisode 3 : Meurtre au domaine du Blizon", France Culture
  • "Mis et Thiennot : 72 ans d’erreur judiciaire", Affaires sensibles, vendredi , Fabrice Drouelle, France Inter

Article connexe

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Liens externes

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