Album municipal de Timgad
L'Album municipal de Timgad (Album ordinis Thamugadensis) est une inscription monumentale latine gravée au IVe siècle dans la colonie romaine de Timgad, en Numidie. Comme la plupart des albums municipaux, elle rend publique la composition de la curie municipale, en recensant les magistrats, les prêtres, les décurions et les autres catégories de notables selon un ordre hiérarchique reflétant l'organisation civique de la cité. Conservée sous forme de plusieurs panneaux en calcaire, elle constitue l'un des rares exemples connus de ce type de document administratif dans l'ensemble de l'Empire romain.
Album ordinis Thamugadensis
| Date |
Début de l'année 363 |
|---|---|
| Type |
Album municipal (album ordinis) |
| Technique |
Gravure sur calcaire |
| Dimensions (H × L) |
153 × 275 cm |
| Mouvement |
Épigraphie romaine tardive |
| Lieu de découverte |
Timgad |
| Localisation | |
| Commentaire |
Inscription officielle recensant les membres de la curie municipale de la colonie de Timgad. |
Découverte lors de plusieurs moments entre 1875 et 1940 au cours des fouilles de Timgad, l'inscription a fait l'objet de restitutions successives par les épigraphistes, parmi lesquels Theodor Mommsen, Louis Leschi et surtout André Chastagnol, dont l'étude publiée en 1978 demeure la référence sur le sujet. Les travaux de ces chercheurs ont permis de reconstituer l'organisation matérielle du monument, d'établir une édition critique du texte et d'en renouveler l'interprétation historique et prosopographique.
Par son contenu, l'album offre un témoignage sur le fonctionnement des institutions municipales de l'Antiquité tardive. Il éclaire la hiérarchie des magistratures et des sacerdoces, la composition de l'ordo decurionum, les carrières civiques, ainsi que l'organisation des élites locales. Son étude permet également d'analyser l'onomastique des notables de Timgad, de reconstituer plusieurs familles influentes et de suivre l'évolution de l'administration municipale africaine après les réformes de Dioclétien et de Constantin le Grand.
Grâce à l'identification de plusieurs personnages connus par d'autres inscriptions, notamment Ulpius Mariscianus, Flavius Aquilius et Aelius Iulianus, André Chastagnol a proposé de dater le monument du début de l'année 363, sous le règne de Julien. Cette datation précise, associée à l'état de conservation de l'inscription et à la richesse de son contenu, fait de l'Album l'une des sources principales sur les institutions municipales du Bas-Empire. Avec l'album municipal de Canusium, il fournit des informations sur la composition et la hiérarchie du corps civique municipal dans l'Occident romain tardif.
Contexte
modifierLa province romaine de Numidie
modifierLes Romains sont présents en Afrique depuis 146 avant notre ère (fin de la troisième guerre punique) avec la province d'Afrique, dont le chef-lieu est d'abord à Utique, puis Carthage.
Le royaume de Numidie, situé à ouest de la province, passe sous le protectorat de Rome en -104, puis est annexé et intégré à la province d'Afrique à partir de -25. Cette province a alors la particularité d'être une province sénatoriale, gouvernée par un proconsul, mais d'être dotée d'une force militaire importante, la Légion III Auguste (Legio III Augusta).
En 39 de notre ère, l'empereur Caligula décide de retirer le commandement de cette légion au proconsul et de le confier à un légat impérial. La légion, qui est en garnison à Ammaedara (actuelle Tunisie), est transférée à Theveste (actuelle Algérie) en 75 puis à Lambèse en 128, c'est-à-dire qu'elle s'éloigne progressivement de Carthage. Finalement, en 193, une province de Numidie est formellement séparée de la province d'Afrique, qui devient un territoire dans l'ensemble démilitarisé, contrairement à la Numidie. Le chef-lieu de la province est Cirta (actuelle Constantine).
Situation de Timgad dans l'Afrique romaine
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Timgad se trouve sur les premières pentes de la bordure Nord du massif de l'Aurès, à la limite entre la montagne et les hautes plaines[1].
Située à une centaine de kilomètres au sud de Cirta sur la route reliant Lambèse (21 km à l'ouest) à Theveste (160 km à l'est), la cité de Timgad occupe une position permettant de contrôler les voies d'accès entre les plaines de Numidie et les régions montagneuses[2].
Histoire de la colonie romaine de Timgad (colonia Marciana Traiana Thamugadi)
modifierCette colonie est fondée en l'an 100 par l'empereur Trajan sous le nom de colonia Marciana Traiana Thamugadi[3],[4], alors que la Légion III est stationnée à Theveste, avant de venir à Lambèse en 128. Établie au départ comme une colonie de citoyens romains dans une région à forte présence militaire, elle se développe ensuite comme une cité civile de Numidie, distincte du rôle plus directement militaire de Lambèse[5]. Son statut de colonie et ses institutions municipales inscrivent Timgad dans le modèle des cités (civitates)[6] de droit romain établies en Afrique[7].
À l'époque du Haut-Empire, la croissance de la ville s'accompagne de l'aménagement des principaux édifices civiques et religieux romains, notamment le forum, la curie, le théâtre, les marchés, le Capitole et les thermes[8]. Sous Antonin le Pieux, puis aux IIe et IIIe siècles, plusieurs campagnes de travaux transforment le centre monumental, notamment en réorganisant le forum et en restaurant la curie[9].
Au début du IIIe siècle, la population de la cité est estimée à environ 15 000 habitants[B 1].
Au IVe siècle, Timgad reste un centre urbain et administratif important de la province de Numidie[B 1]. La cité conserve ses institutions municipales, organisées autour de l'ordo decurionum, tandis que les transformations administratives et sociales du Bas-Empire modifient progressivement la composition et la hiérarchie de ses élites[B 1]. C'est dans ce contexte que l'Album, daté de 363, dresse la liste hiérarchisée des membres de l'ordre municipal et fournit un témoignage sur l'organisation civique de Timgad au milieu du IVe siècle[B 2].
Un album municipal
modifierLes albums municipaux sont des inscriptions officielles destinées à publier la composition des institutions municipales d'une cité[B 3]. Affichés dans un édifice public, ils rendent visibles les membres de la curie municipale et leur rang au sein de la hiérarchie civique, en distinguant les magistrats, les prêtres et les différentes catégories de curiales[B 4],[L 1].
Ces documents remplissent à la fois une fonction administrative et une fonction publique[B 3]. Ils servent de registre officiel des personnes appelées à participer au gouvernement municipal tout en affirmant, par leur affichage, l'organisation institutionnelle de la cité[B 4].
L'album de Timgad s'inscrit dans cette tradition tout en reflétant les transformations des institutions municipales intervenues au cours du Bas-Empire romain[B 5],[C 1]. Contrairement à l'album municipal de Canusium, rédigé sous les Sévères, il témoigne de l'organisation d'une colonie après les réformes administratives de Dioclétien et de Constantin le Grand, dans un contexte marqué par l'évolution du recrutement des curiales et de la hiérarchie des dignités municipales[B 5],[C 2].
Histoire des recherches
modifierDécouverte des fragments
modifierLa découverte de l'Album s'échelonne sur près de soixante-dix ans, au rythme des fouilles entreprises dans la ville antique. La première partie de l'inscription est mise au jour en 1875 par Émile Masqueray lors des premières explorations de la curie municipale, où elle se trouvait encore à son emplacement d'origine[B 6],[L 2].
Au cours des décennies suivantes, plusieurs fragments supplémentaires sont découverts dans différents secteurs de la cité, notamment aux abords du forum. La deuxième partie de l'inscription est progressivement reconstituée grâce aux fouilles menées entre 1884 et le début du XXe siècle, tandis que la troisième partie est retrouvée à la fin de l'année 1940 par Charles Godet dans la forteresse byzantine, où elle avait été remployée comme matériau de construction[B 7],[L 2].
La dispersion des blocs montre que le monument a été démonté au cours de l'Antiquité tardive avant d'être réutilisé dans plusieurs constructions[B 8]. L'étude des moulures, des dimensions des supports et de la gravure conduit toutefois André Chastagnol à conclure que l'ensemble appartenait initialement à un même monument exposé dans la curie municipale de Timgad[B 8].
Premières études et restitutions
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La découverte des premiers fragments suscite immédiatement l'intérêt des épigraphistes. Émile Masqueray publie une première édition de l'inscription dès 1875, suivie l'année suivante par l'étude de Theodor Mommsen dans les Ephemeris Epigraphica, qui constitue la première analyse d'ensemble du document[B 9],[L 2].
Au fur et à mesure des nouvelles découvertes, plusieurs chercheurs, parmi lesquels Auguste Poulle, Johannes Schmidt, Wilhelm Barthel, René Cagnat et Albert Ballu, proposent des restitutions successives des différentes parties de l'album[B 10],[L 3]. Louis Leschi souligne que chaque découverte a conduit à réviser les restitutions proposées par les éditeurs précédents[L 4]. Les nouvelles pièces mises au jour en 1940 lui permettent notamment de corriger plusieurs lectures de Wilhelm Barthel et de proposer une reconstitution plus complète de la disposition des panneaux[L 4].
Ces travaux établissent progressivement la structure générale de l'inscription et fournissent les bases des recherches ultérieures, même si plusieurs questions relatives à la disposition des fragments, à la datation du monument et à l'organisation de la hiérarchie municipale demeurent encore discutées[B 5].
Synthèse de Louis Leschi
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Les travaux publiés par Louis Leschi en 1948 constituent la première synthèse d'ensemble consacrée à l'Album municipal de Timgad depuis la découverte des premiers fragments[B 9],[L 2]. En réunissant les résultats des recherches antérieures avec les découvertes les plus récentes, il propose une nouvelle restitution de l'inscription et renouvelle son interprétation[B 9],[L 5].
Leschi intègre notamment plusieurs fragments découverts après les travaux de Wilhelm Barthel, dont un huitième fragment appartenant à la deuxième partie de l'inscription. L'analyse des cassures, des moulures et de la disposition des blocs lui permet de proposer une reconstitution cohérente du panneau central, qui est ensuite remonté sur le mur nord de l'ancien musée de Timgad[B 11],[L 6].
Cette synthèse marque l'aboutissement de plus de soixante-dix années de recherches. Si plusieurs de ses restitutions sont ensuite corrigées, elle constitue le principal point de départ des études modernes consacrées à l'album[B 9],[B 11].
Révision d'André Chastagnol
modifierPubliée en 1978, l'étude d'André Chastagnol renouvelle profondément l'interprétation de l'Album municipal de Timgad[B 5],[C 3]. Reprenant l'ensemble du dossier, l'auteur réexamine les fragments conservés, confronte les différentes restitutions proposées depuis la fin du XIXe siècle et établit une nouvelle édition critique de l'inscription. Son travail associe l'étude matérielle du monument à une analyse épigraphique, prosopographique et historique. En confrontant les données de l'album aux autres inscriptions de l'Afrique romaine ainsi qu'aux sources juridiques du Bas-Empire romain, Chastagnol précise la composition de la curie, reconstitue l'organisation du monument et propose une nouvelle datation fondée sur la carrière des personnages mentionnés dans l'inscription[B 12],[B 13].
Description
modifierSupport et caractéristiques épigraphiques
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L'Album municipal est gravé sur un ensemble de panneaux en calcaire destinés à être exposés publiquement dans la curie municipale de Timgad, probablement sous la responsabilité du curateur de la cité[B 14]. Contrairement à l'album municipal de Canusium, conservé sur une unique table de bronze datée par une formule consulaire, celui de Timgad est constitué de plusieurs supports lithiques, dont une partie provient du remploi d'anciens monuments honorifiques[B 14],[L 6].
Le monument se compose de trois panneaux totalisant six colonnes gravées[B 14],[B 15]. Le premier et le troisième sont réalisés sur des bases honorifiques remployées, tandis que le deuxième est gravé sur une plaque préparée pour recevoir l'inscription[B 16],[L 6]. Selon la restitution proposée par André Chastagnol, les trois panneaux étaient disposés côte à côte et formaient un ensemble d'environ 2,75 m de largeur[B 17]. Leurs dimensions différentes entraînent des variations dans le nombre de lignes disponibles pour chaque colonne, sans interrompre la continuité de la lecture d'un panneau à l'autre[B 18].
La mise en page organise les noms sur des lignes horizontales et selon un ordre hiérarchique correspondant aux différentes catégories de l'administration municipale[B 19]. Les changements de catégories ne sont pas matérialisés par des séparations entre les différentes parties du texte, mais résultent de la succession des titres et des fonctions[B 20]. La répartition du texte entre les colonnes et son adaptation aux dimensions des trois supports indiquent que la composition de l'ensemble a été préparée avant la gravure[B 21].
Malgré la diversité des supports employés, l'exécution présente une homogénéité sur l'ensemble du monument[B 17],[L 6]. Chastagnol attribue cette unité à un même atelier ou à une équipe de lapicides travaillant selon des méthodes communes[B 17]. Les caractères sont gravés en creux et mesurent généralement entre 1 et 1,5 cm[B 22]. L'altération du calcaire, particulièrement sensible sur certains fragments du panneau central, est à l'origine de difficultés de lecture[B 23].
L'inscription recourt à de nombreuses abréviations, notamment pour les prænomina, les magistratures, les sacerdoces et les fonctions administratives[B 24]. La ponctuation est peu développée et les séparateurs servent principalement à distinguer les noms, les titres et les fonctions[B 25]. Plusieurs corrections effectuées au cours de la gravure, notamment l'ajout de lettres omises ou la rectification de caractères, correspondent à des erreurs matérielles d'exécution sans modifier l'organisation générale de l'inscription[B 26].
Composition des trois panneaux
modifierLe premier panneau de l'inscription est découvert en 1875 par Émile Masqueray à l'intérieur de la curie municipale, où il se trouvait encore à son emplacement d'origine[B 14],[L 2]. Il est publié immédiatement après sa découverte, avant d'être étudié par Theodor Mommsen puis intégré au Corpus Inscriptionum Latinarum[B 14],[L 2]. Après avoir été transféré au musée du Louvre, le bloc rejoint en 1937 le musée Stéphane-Gsell d'Alger, actuellement musée national des Antiquités et des Arts islamiques[B 14],[L 2]. La photographie par estampage publiée par René Cagnat en 1905 demeure l'un des principaux documents utilisés pour son étude[B 14]. Ce premier panneau est gravé sur une ancienne base honorifique retaillée afin de recevoir la nouvelle inscription[B 27],[L 7]. La disparition de la partie supérieure du bloc entraîne la perte des premières lignes de l'album ainsi que de son éventuel titre[B 27],[L 7]. Malgré ces lacunes, les deux premières colonnes conservent suffisamment d'éléments pour servir de point de départ à la restitution de l'ensemble du monument[B 28],[L 7]. La première colonne compte 39 lignes pour 34 noms conservés, tandis que la deuxième comprend 42 lignes pour 37 noms[B 28].
Le deuxième panneau est découvert à partir de 1884 lors des fouilles du forum, puis complété progressivement par plusieurs fragments retrouvés entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle[B 29],[L 8]. Les restitutions successives proposées par Auguste Poulle, Wilhelm Barthel, Louis Leschi puis André Chastagnol permettent d'en reconstituer presque entièrement les deux colonnes[B 30],[L 6]. Contrairement aux deux autres panneaux, celui-ci est gravé sur une plaque spécialement préparée pour recevoir l'inscription[B 29],[L 7]. Bien que plusieurs cassures affectent le support, il demeure la partie la mieux conservée de l'album et constitue, selon Chastagnol, un élément essentiel pour rétablir la continuité du classement des différentes catégories de membres de la curie[B 23],[B 31]. Les colonnes III et IV comptent chacune 64 lignes et conservent respectivement 51 et 53 noms[B 32].
Le troisième panneau est découvert à la fin de l'année 1940 par Charles Godet dans la forteresse byzantine, où il avait été remployé plusieurs siècles après le démontage du monument[B 31],[L 9]. Signalé dès 1942 par Jérôme Carcopino, il est publié par Louis Leschi avant d'être intégré à la révision générale réalisée par André Chastagnol[B 33],[L 4]. Ce troisième panneau est lui aussi gravé sur une ancienne base honorifique, identifiée comme ayant appartenu à un monument élevé en l'honneur de l'empereur Carus[B 34],[L 10]. Malgré plusieurs lacunes, il conserve les cinquième et sixième colonnes de l'inscription, dont l'étude confirme la continuité de l'organisation générale du monument et permet d'en compléter la restitution[B 17],[B 35]. La colonne V compte 52 lignes pour 49 noms conservés, tandis que la colonne VI conserve 39 noms[B 36].
- Premier panneau de l'Album municipal, photographie publiée par René Cagnat.
- Partie gauche du deuxième panneau.
- Partie droite du deuxième panneau.
- Troisième panneau de l'Album municipal.
Contenu
modifierOrganisation de l'album
modifierL'Album municipal se présente comme un album ordinis, c'est-à-dire la liste officielle des membres de la curie municipale, établie sous la responsabilité du curateur de la cité[B 3],[C 2]. Son contenu dépasse toutefois le cadre du seul ordo decurionum, puisqu'il recense également plusieurs catégories de personnes liées aux institutions municipales sans appartenir nécessairement au corps des décurions[B 3],[C 4]. Dans son état actuel, l'inscription conserve 263 noms[B 37]. André Chastagnol estime que le monument complet en comportait au plus 283[B 37].

Le classement suit un ordre protocolaire fondé sur le rang, les dignités et les responsabilités exercées au sein de la cité[B 4],[C 4]. Les honorati ouvrent l'inscription, suivis des magistrats et des prêtres en exercice, puis des décurions et des autres catégories de curiales[B 4],[C 4]. Cette disposition reflète la hiérarchie civique en vigueur au milieu du IVe siècle et permet d'identifier les titulaires des principales charges municipales[B 38],[C 4].
En tête de cette hiérarchie figurent les honorati, qui regroupent les personnages les plus éminents de la cité[B 39],[C 5]. Chastagnol les identifie notamment comme d'anciens curiales ayant accédé aux dignités de clarissimus ou de perfectissimus, qui les placent au-dessus de l'ordo decurionum tout en maintenant leurs liens avec leur cité d'origine[B 39],[C 5]. Les quatorze honorati comprennent dix clarissimi, deux perfectissimi et deux anciens prêtres provinciaux[11]. Parmi les dix clarissimi, quatre sont des aristocrates romains étrangers à Timgad choisis comme patrons de la cité, tandis que six sont d'anciens décurions de Timgad élevés à la dignité sénatoriale ; les deux perfectissimi sont également issus de la cité[11].
Viennent ensuite les magistrats en fonction au moment de la rédaction de l'album[B 40],[C 4]. Leur classement reprend la hiérarchie des charges municipales, avec notamment les duoviri, les quinquennales, les aediles et les quaestores[B 40],[C 4]. L'album privilégie les fonctions effectivement exercées au moment de sa rédaction plutôt que l'ancienneté de leurs titulaires[B 25]. Claude Lepelley souligne plus largement que, dans les cités africaines du IVe siècle, la fonction de curateur tend à devenir l'aboutissement de la carrière municipale ; à Timgad, le curateur Octavius Sosinianus est également flamen perpetuus[C 6].
Les sacerdoces municipaux occupent une place propre dans cette hiérarchie, bien que les carrières civiles et religieuses puissent se succéder ou se cumuler[B 41],[C 4]. Les flamines perpetui figurent au premier rang des dignités sacerdotales[B 42]. Lepelley relève à ce propos le caractère traditionnel de l'organisation institutionnelle conservée par l'album : la présence des flamines, pontifes et augures avant les édiles pourrait correspondre à une particularité ancienne de Timgad plutôt qu'à une innovation propre au Bas-Empire[C 7].
Les décurions constituent enfin le groupe numériquement le plus important de l'inscription et forment le cœur de la curie municipale[B 43],[12]. Leur classement prend en compte les magistratures antérieurement exercées, les distinctions honorifiques et l'ancienneté au sein de l'ordo decurionum[B 44]. L'analyse de Lepelley replace ces différentes fonctions dans un véritable cursus municipal, au sein duquel magistratures, sacerdoces et curatelle peuvent former les étapes successives de la carrière des notables[C 8],[12].
Autres catégories
modifierÀ la suite des principaux membres de la curie, l'album recense plusieurs catégories de personnes qui entretiennent des liens avec le corps curial sans appartenir au groupe principal des décurions[B 45],[C 4]. Parmi elles figurent les non honores functi, distingués entre excusati et non excusati, selon qu'ils bénéficient ou non d'une exemption des obligations municipales[B 46]. L'inscription mentionne également les praetextati, fils de décurions encore trop jeunes pour appartenir pleinement à l'ordo decurionum, mais déjà inscrits en raison de leur appartenance aux familles curiales[B 47].
L'album comporte également, après les listes de curiales, onze clerici et soixante-dix officiales[13]. Parmi ces derniers, cinq appartiennent à l'office du vicaire d'Afrique, trente-sept à celui du consulaire de Numidie, vingt-trois à celui du préfet de l'annone d'Afrique et cinq à celui du rationalis du fisc de Numidie[14].
Selon Paul Veyne, la présence de ces clercs et fonctionnaires à la suite des curiales s'explique par la législation de l'empereur Julien[13]. Une constitution du cherchait notamment à ramener aux obligations curiales les personnes entrées dans le clergé ou dans les offices de l'administration provinciale afin d'échapper aux munera municipaux[13]. L'appartenance à une militia administrative pouvait en effet procurer une exemption des charges municipales, ce qui favorisait l'entrée de certains curiales ou fils de curiales dans l'administration impériale[14].
Veyne invite toutefois à ne pas réduire leur entrée dans l'administration à la seule volonté d'échapper aux munera : la recherche de revenus supplémentaires et les possibilités offertes par une carrière administrative pouvaient également intervenir[14]. Il estime par ailleurs que le nombre particulièrement élevé d'officiales originaires de Timgad pourrait s'expliquer en partie par l'existence de fonctionnaires bénéficiant de longs congés et résidant dans leur province d'origine plutôt qu'auprès de leur administration[14],[15].
La présence de ces différentes catégories montre ainsi que l'album ne constitue pas seulement une liste des magistrats et des décurions : il recense plus largement les personnes dont le statut est lié aux obligations et privilèges du corps curial de Timgad[B 48],[L 11].
Datation
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La datation de l'Album repose sur la confrontation de plusieurs catégories d'indices tirés de l'inscription elle-même, de la prosopographie des personnages mentionnés et de l'évolution des institutions municipales du Bas-Empire romain[B 49]. André Chastagnol écarte une datation fondée uniquement sur les caractères paléographiques, qu'il juge insuffisants pour fixer avec précision la date de gravure du monument[B 50]. Son analyse privilégie notamment la hiérarchie des fonctions municipales, les titres portés par les personnages et les dispositions juridiques auxquelles ces dignités renvoient, confrontés aux constitutions impériales conservées dans le Code théodosien et aux autres inscriptions de l'Afrique romaine[B 51].
L'un des principaux repères prosopographiques est fourni par Ulpius Mariscianus, vir clarissimus et gouverneur consulaire (de) de Numidie sous le règne de Julien, dont le gouvernement est attesté par lʼordo salutationis de Timgad et par une inscription découverte à Macomades[B 52],[L 12]. Les premiers éditeurs interprétaient l'expression promotus primo a domino nostro invicto principe Iuliano comme indiquant qu'il avait été le premier gouverneur de Numidie à recevoir les six faisceaux consulaires[B 53]. Chastagnol reprend au contraire l'interprétation de Theodor Mommsen, selon laquelle la formule désigne Mariscianus comme le premier gouverneur nommé par Julien après la mort de Constance II, Domitius Zenophilus ayant déjà porté auparavant le titre de consularis sexfascalis[B 53].
Un autre repère est fourni par Flavius Aquilius, dont le nom apparaît à la fois dans l'Album et sur une inscription du forum de Timgad retraçant une partie de son cursus honorum[B 54]. La confrontation des deux documents permet à Chastagnol de replacer les fonctions d'Aquilius dans une étape précise de sa carrière administrative et de les mettre en relation avec les institutions municipales sous le règne de Julien[B 55].
Chastagnol prend également en considération Aelius Iulianus, mentionné parmi les honorati avec le titre de praesidalis[B 56],[C 9]. La comparaison avec d'autres inscriptions permet de reconstituer une partie de sa carrière et de situer son accession à cette dignité après l'exercice de magistratures municipales et du sacerdoce de flamen perpetuus[B 57]. Son parcours fournit ainsi un élément supplémentaire pour replacer chronologiquement les personnages mentionnés dans l'album[B 58].
La confrontation de ces indices prosopographiques avec les données institutionnelles et juridiques conduit Chastagnol à dater l'Album du début de l'année 363, sous le règne de Julien (r. 361-363)[B 59],[L 13]. Cette proposition repose notamment sur la cohérence chronologique des carrières d'Ulpius Mariscianus, de Flavius Aquilius et d'Aelius Iulianus avec l'organisation des institutions municipales reflétée par l'inscription[B 60]. Elle place la rédaction de l'album quelques mois avant la mort de Julien, survenue en [B 2].
Cette datation précise fait de l'Album un document important pour l'étude de la composition d'une curie municipale et des institutions municipales de l'Antiquité tardive[B 61],[L 12].
Onomastique
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Le système onomastique des citoyens romains
modifierLes Romains ont un système onomastique élaboré en ce qui concerne les citoyens, dont le nom est formé de trois éléments (tria nomina) : le prénom (praenomen), le nom gentilice (nomen) et le surnom (cognomen) : par exemple le nom romain de Jules César est Caius Iulius Caesar.
Sous le Haut-Empire, tout homme qui devient citoyen au cours de sa vie, notamment un sujet libre (un pérégrin) de l'Empire patronné par un Romain puissant, reçoit un nom romain. Cela concerne particulièrement les élites municipales, dont l'accès à la citoyenneté romaine (et au tria nomina) est relativement fréquent.
En 212, un changement important intervient lorsque l'empereur Caracalla promulgue un édit faisant de tous les pérégrins de l'Empire des citoyens.
L'onomastique de l'Album de Timgad : rareté des prénoms
modifierL'étude onomastique de l'Album témoigne du rôle très limité des praenomina dans l'identification des élites municipales au IVe siècle[B 62]. André Chastagnol n'en relève que deux exemples dans l'inscription : Sextus, écrit en toutes lettres, pour un aedilicius, et Caius, abrégé en C., pour un clericus[B 62]. Cette rareté s'inscrit dans le processus d'abandon progressif du praenomen dans les usages officiels de l'Antiquité tardive, l'identification reposant désormais principalement sur le gentilicium et le cognomen[B 62].
Les gentilicia occupent en revanche une place importante dans l'inscription[B 63],[B 61]. Chastagnol en recense plus d'une centaine, dont plusieurs appartiennent à des familles déjà attestées par d'autres inscriptions de Timgad ou de Numidie, tandis que d'autres apparaissent plus rarement[B 63],[B 61]. La récurrence de certains noms met en évidence la permanence de plusieurs lignages au sein des institutions municipales et le poids de certaines familles dans la vie politique de la colonie[B 64],[C 10].
Les cognomina constituent l'un des principaux éléments d'identification individuelle : ils permettent notamment de différencier des personnes appartenant à une même gens[B 65]. Ils présentent des formes diverses, notamment des noms latins traditionnels, mais aussi d'autres noms caractéristiques de l'onomastique des provinces africaines[B 65].
L'inscription indique également plusieurs supernomina, qui complètent l'identification de certains individus portant des noms similaires[B 65].
Des indications sur les lignages les plus importants
modifierLa confrontation de ces éléments onomastiques permet de reconstituer une partie des liens familiaux unissant les membres de la curie municipale[B 66]. Plusieurs lignages sont représentés sur plusieurs générations dont les membres exercent successivement des magistratures, des sacerdoces ou siègent parmi les décurions[B 67],[C 10]. Cette continuité témoigne de la stabilité d'une partie de l'aristocratie municipale et de la transmission des responsabilités publiques au sein des principales familles de la cité[B 68],[C 11].
L'analyse des différentes formes onomastiques permet également de distinguer plusieurs homonymes et de proposer certaines filiations, même si les lacunes de l'inscription empêchent de reconstituer avec certitude l'ensemble des généalogies[B 69]. L'Album constitue ainsi une source importante pour l'histoire sociale des élites de l'Afrique romaine et pour l'étude des réseaux familiaux qui structurent la vie politique de Timgad[B 70],[C 12].
Portée historique
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L'Album constitue une source pour l'étude de la vie civique et de la composition des élites municipales de l'Afrique romaine au IVe siècle[B 13],[L 12]. La liste permet de restituer la composition de l'ordo de Timgad et la hiérarchie de ses membres, tout en documentant les transformations qui affectent les institutions municipales au cours de l'Antiquité tardive[B 71],[C 13]. Son intérêt tient également à la possibilité de confronter cette organisation à celle attestée par l'album de Canusium, antérieur de près d'un siècle et demi[B 5],[C 14].
Institutions municipales
modifierL'Album constitue l'une des sources les plus complètes sur l'organisation des institutions municipales d'une cité d'Afrique romaine au IVe siècle[B 13],[C 3]. Contrairement à la plupart des inscriptions honorifiques ou dédicatoires, il présente l'ensemble des personnes appelées à participer à la vie politique de la colonie selon un ordre hiérarchique rigoureusement défini[B 13],[B 3],[C 7].
Cette organisation met en évidence les relations entre magistratures, sacerdoces et corps décurional, tout en montrant que la curie demeure le principal organe de gouvernement local malgré les profondes réformes administratives du Bas-Empire romain[B 4],[C 15]. L'inscription offre ainsi une image concrète du fonctionnement des institutions municipales à une époque où les sources littéraires demeurent peu nombreuses[B 13],[C 3].
Contrairement à une interprétation historiographique longtemps dominante, l'Album municipal montre que les institutions municipales du Bas-Empire ne sont pas de simples survivances formelles[C 5]. Selon Claude Lepelley, ce document démontre que les curies continuent à exercer un rôle actif dans l'administration des cités africaines et conservent une organisation régulière au milieu du IVe siècle[C 5].
Élites de Timgad
modifierL'analyse prosopographique de l'inscription met en évidence la permanence d'un nombre limité de familles au sein des institutions municipales[B 72],[C 10]. Les mêmes gentilicia apparaissent dans plusieurs catégories de l'album, révélant la continuité des principaux lignages tout au long du IVe siècle[C 10].
L'album montre également que les carrières municipales, les sacerdoces et les fonctions impériales restent étroitement liés[B 39],[C 12]. Plusieurs personnages accèdent aux plus hautes dignités administratives tout en conservant des relations privilégiées avec leur cité d'origine, illustrant le rôle joué par les aristocraties locales dans le gouvernement des provinces[B 39],[C 12]. Christophe Hugoniot souligne à ce titre que l'élévation d'anciens décurions de Timgad aux dignités supérieures ne rompt pas nécessairement leurs liens avec la communauté civique et témoigne des possibilités de promotion offertes aux élites municipales[17]. Pour Paul Veyne, les carrières administratives procuraient non seulement un prestige social, mais aussi des privilèges juridiques et fiscaux susceptibles d'encourager les notables municipaux à rechercher une nomination dans les officia provinciaux[14].
L'étude de Claude Lepelley montre également que les charges municipales demeurent recherchées au IVe siècle[C 16]. Malgré l'alourdissement des obligations financières et administratives imposées aux décurions, les fonctions municipales continuent à constituer un élément essentiel du prestige des notables africains[C 16].
Administration municipale du Bas-Empire
modifierAu-delà du cas particulier de Timgad, l'inscription permet d'observer les transformations de l'administration municipale au cours de l'Antiquité tardive[B 71],[C 17]. L'apparition de nouvelles catégories de curiales, la place occupée par les honorati et l'évolution des hiérarchies civiques sont mises en relation avec les réformes entreprises depuis le règne de Dioclétien (r. 284-305) jusqu'à celui de Julien (r. 361-363)[B 71],[C 18].
Les difficultés liées à l'évasion des obligations curiales sont attestées à Timgad avant même le règne de Julien. Une constitution impériale adressée à la cité en 338 sanctionne les curiales qui cherchent à se soustraire à leurs obligations municipales en accédant à des dignités supérieures[18]. Christophe Hugoniot rapproche cette mesure de l'Album municipal, dressé vingt-trois ans plus tard, et souligne que les promotions de certains décurions vers des ordres supérieurs n'entraînent pas nécessairement l'affaiblissement de la curie, leur départ pouvant être compensé par l'admission de nouveaux membres[17].
Paul Veyne interprète plus particulièrement l'Album comme le témoignage d'une politique impériale visant à restaurer les obligations municipales[13]. Il rapproche la présence des officiales et des clerici des mesures prises par Julien contre les exemptions qui permettaient à certains membres des curies d'échapper à leurs charges municipales, notamment par l'accès à des fonctions administratives ou ecclésiastiques[13],[15].
Cette évolution ne signifie toutefois pas la disparition des traditions municipales antérieures. Pour Claude Lepelley, l'Album témoigne de la permanence de ce qu'il qualifie de « civilisation municipale », caractérisée par l'attachement des élites locales à leur cité, au prestige des institutions civiques et aux traditions héritées du Haut-Empire[C 19].
Comparaison avec les autres albums municipaux
modifier| Image externe | |
| CIL 9.338 – Copy of an album decurionum (record of the town council) and list of civic patrons from Canusium, bronze tablet, 223 CE par Fernanda Tiné Bertocchi « Miss Bertocchi »[19]. | |
Parmi les albums municipaux conservés, André Chastagnol et Claude Lepelley accordent une place particulière à celui de Timgad[B 9],[C 3]. Chastagnol considère que l'album municipal de Canusium, daté de 223, constitue le seul document véritablement comparable par sa nature et son contenu[B 9],[L 12].
Les deux inscriptions appartiennent cependant à des contextes chronologiques et institutionnels différents : l'album de Canusium reflète l'organisation municipale sous les Sévères, tandis que celui de Timgad, daté de 363, présente l'état de l'ordre municipal après les réformes intervenues au cours du IVe siècle[B 5],[C 7]. Malgré ces évolutions, Lepelley relève la proximité de leur structure générale, qui témoigne du maintien de formes d'organisation héritées du Haut-Empire[C 7].
Références
modifier« L'album municipal de Timgad et lʼOrdo Salutationis du consulaire Ulpius Mariscianus », Presses universitaires de Bordeaux, 1948
modifier- ↑ Leschi 1948, p. 74 et 89.
- 1 2 3 4 5 6 7 Leschi 1948, p. 71.
- ↑ Leschi 1948, p. 71 et 73.
- 1 2 3 Leschi 1948, p. 74-75.
- ↑ Leschi 1948, p. 71-73.
- 1 2 3 4 5 Leschi 1948, p. 73-75.
- 1 2 3 4 Leschi 1948, p. 73.
- ↑ Leschi 1948, p. 73-74.
- ↑ Leschi 1948, p. 74.
- ↑ Leschi 1948, p. 75.
- ↑ Leschi 1948, p. 89.
- 1 2 3 4 Leschi 1948, p. 89-90.
- ↑ Leschi 1948, p. 90.
L'Album municipal de Timgad, Rudolf Habelt Verlag, 1978
modifier- 1 2 3 Chastagnol 1978, p. 89.
- 1 2 Chastagnol 1978, p. 51.
- 1 2 3 4 5 Chastagnol 1978, p. 27.
- 1 2 3 4 5 Chastagnol 1978, p. 27 et 30.
- 1 2 3 4 5 6 Chastagnol 1978, p. 1-2.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 1 et 7.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 10 et 13.
- 1 2 Chastagnol 1978, p. 7 et 18.
- 1 2 3 4 5 6 Chastagnol 1978, p. 1.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 1 et 93.
- 1 2 Chastagnol 1978, p. 18.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 2.
- 1 2 3 4 5 Chastagnol 1978, p. 3.
- 1 2 3 4 5 6 7 Chastagnol 1978, p. 7.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 14.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 7 et 14.
- 1 2 3 4 Chastagnol 1978, p. 15.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 15 et 27.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 27-28.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 28-29.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 29-30.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 12-14.
- 1 2 Chastagnol 1978, p. 12.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 30-31.
- 1 2 Chastagnol 1978, p. 32-33.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 33-35.
- 1 2 Chastagnol 1978, p. 8.
- 1 2 Chastagnol 1978, p. 9.
- 1 2 Chastagnol 1978, p. 10.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 10-11.
- 1 2 Chastagnol 1978, p. 13.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 12-13.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 13-14.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 14-15.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 16.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 15-16.
- 1 2 Chastagnol 1978, p. 69.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 30.
- 1 2 3 4 Chastagnol 1978, p. 25-26.
- 1 2 Chastagnol 1978, p. 31-32.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 36.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 35.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 37-38.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 38-39.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 34-35.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 35-36.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 36-37.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 34-37.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 40-41.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 40.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 41-42.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 77-78.
- 1 2 Chastagnol 1978, p. 78.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 79-80.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 80-81.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 44-45.
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- ↑ Chastagnol 1978, p. 49-50.
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- 1 2 3 Chastagnol 1978, p. 51-52.
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- 1 2 Chastagnol 1978, p. 50-51.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 52-53.
- 1 2 3 Chastagnol 1978.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 62-63.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 63-64.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 64.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 64-65.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 65-66.
- 1 2 3 Chastagnol 1978, p. 25 et 41.
- ↑ Chastagnol 1978, p. 62 et 66.
« La carrière municipale dans l'Afrique romaine sous l'Empire tardif », Presses universitaires de Strasbourg, 1981
modifier- ↑ Lepelley 1981, p. 334-338.
- 1 2 Lepelley 1981, p. 333-335.
- 1 2 3 4 Lepelley 1981, p. 333.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Lepelley 1981, p. 333-336.
- 1 2 3 4 Lepelley 1981, p. 334-335.
- ↑ Lepelley 1981, p. 338-339.
- 1 2 3 4 Lepelley 1981, p. 334.
- ↑ Lepelley 1981, p. 336-337.
- ↑ Lepelley 1981, p. 340.
- 1 2 3 4 Lepelley 1981, p. 342.
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- 1 2 3 Lepelley 1981, p. 343.
- ↑ Lepelley 1981, p. 344-345.
- ↑ Lepelley 1981, p. 333-334.
- ↑ Lepelley 1981, p. 335.
- 1 2 Lepelley 1981, p. 347.
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- ↑ Lepelley 1981, p. 346-347.
Autres sources
modifier- ↑ Boeswillwald, Cagnat et Ballu 1905, p. ii–iv.
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- ↑ CIL VIII, 2355 = 17842 et 17843
- ↑ Henriette Doisy, « La politique municipale de l'empire romain en Afrique proconsulaire de Trajan à Septime-Sévère », Mélanges d'archéologie et d'histoire, Rome, École française de Rome via Persée, vol. 65, , p. 96-101 (ISSN 0223-4874, DOI 10.3406/mefr.1953.7383, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Boeswillwald, Cagnat et Ballu 1905, p. 4-5.
- ↑ Les Romains distinguent la ville (urbs) et la cité (civitas), celle-ci étant une entité politique dont le territoire peut être très étendu (par exemple, la cité des Pictons en Gaule, dont le chef-lieu est Poitiers, Limonum).
- ↑ Boeswillwald, Cagnat et Ballu 1905, p. v.
- ↑ Boeswillwald, Cagnat et Ballu 1905, p. 9-10.
- ↑ Serge Lancel (préf. Mounir Bouchenaki, photogr. Omar Daoud, Pierre Salama et Cornelis van Voorthuizen), L'Algérie antique : de Massinissa à saint Augustin, Paris, Éditions Place des Victoires, , 259 p., 32 cm (ISBN 2-8445-9191-4, 978-2-8445-9191-3 et 978-2-8099-1077-3), chap. 3 (« Ombres et lumière de Rome »), p. 112-114.
- ↑ CIL VIII, 2403
- 1 2 Hugoniot 2018, p. 203.
- 1 2 Nora Bouhadoun et Salim Drici, « Evergétisme municipal : cas des inscriptions de la colonie de Madaure », La revue d'études archéologiques, Alger, Institut d'archéologie de l'Université d'Alger 2 (Abou el Kacem Saadallah), vol. 19, no 1, , p. 464 (ISSN 1111-7699, lire en ligne [PDF], consulté le ).
- 1 2 3 4 5 Veyne 1981, p. 339-340.
- 1 2 3 4 5 Veyne 1981, p. 340.
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- ↑ AE 1987, 01072 = 17842 et 17843.
- 1 2 Hugoniot 2018, p. 203-204.
- ↑ Hugoniot 2018, p. 202-203.
- ↑ CIL IX, 338.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- (de) Walther Barthel, Zur Geschichte der römischen Städte in Africa [« Sur l'histoire des villes romaines en Afrique »] (thèse de doctorat en philosophie), Greifswald, Druck von J. Abel, , 66 p. (lire en ligne).
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- André Chastagnol, L'Album municipal de Timgad, Bonn, Rudolf Habelt Verlag, , 109 p. , XV pl. (ISBN 3-7749-1391-9, lire en ligne
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- Christophe Hugoniot, « Les cités de l'Afrique romaine au Bas-Empire : les curies et l'évasion des notables municipaux », Antiquité tardive, Turnhout, Brepols Publishers, vol. 26 « Le gouvernement des cités dans l'Antiquité tardive (IVe – VIIe siècles) », no 1, , p. 197-210 (ISSN 1250-7334, e-ISSN 2295-9718, DOI 10.1484/J.AT.5.116754
, lire en ligne). 
- Claude Lepelley, « La carrière municipale dans l'Afrique romaine sous l'Empire tardif », Ktèma : civilisations de l'Orient, de la Grèce et de Rome antiques, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg via Persée, no 6, , p. 333-347 (ISSN 0221-5896, e-ISSN 2802-1401, DOI 10.3406/ktema.1981.1855, lire en ligne, consulté le ).

- Louis Leschi, « L'album municipal de Timgad et lʼOrdo Salutationis du consulaire Ulpius Mariscianus », Revue des études anciennes, Pessac, Presses universitaires de Bordeaux via Persée, vol. 50, nos 1-2, , p. 71-100 (ISSN 0035-2004, e-ISSN 2540-2544, DOI 10.3406/rea.1948.3391, lire en ligne, consulté le ).

- Paul Veyne, « Clientèle et corruption au service de l'État : la vénalité des offices dans le Bas-Empire romain », Annales. Économies, sociétés, civilisations, Paris, Éditions de l'EHESS, vol. 36, no 3, , p. 339-360 (ISSN 0395-2649, e-ISSN 1953-8146, DOI 10.3406/ahess.1981.282742, lire en ligne, consulté le ).
