Almonte (Espagne)

commune espagnole

Almonte est une commune et ville d'Espagne, dans la province de Huelva, communauté autonome d’Andalousie. Elle compte près de 25 000 habitants[3], ce qui fait d'elle la troisième commune la plus peuplée de la province. Elle a une superficie de 859 km2 (la 19e au niveau national et la 7e au niveau régional)[4],[5] et une densité de population de 27 hab/km2. Elle est située à une altitude de 75 m au-dessus du niveau de la mer. Elle se situe à 50 km de la capitale de province (Huelva). La commune d’Almonte comprend trois agglomérations urbaines : la ville d’Almonte, le hameau d’El Rocío (avec le pèlerinage international le plus fréquenté du monde)[6] et la ville maritime de Matalascañas, entourée du parc national de Doñana (patrimoine mondial de l’UNESCO, dont la plupart est en Almonte)[7], ainsi que deux des six monuments naturels régionaux[8]. Almonte est connue aussi pour sa côte, la plus longue d’Espagne, avec ses 53 km continus de plage[9], et pour son industrie agroalimentaire biologique, l'une des plus importantes d'Europe[10]. Almonte est membre fondateur de l'association Amuparna, dont elle abrite le siège[11]. Elle a été la première ville à signer une charte nationale de développement durable[12]. Ensuite, elle est la seule commune d'Espagne à disposer d'une plateforme de lancement de véhicules spatiaux[13],[14],[15]. Enfin, elle est la seule commune d’Espagne du Sud à disposer d'une résidence d'État[16].

Almonte
Blason de Almonte
Héraldique
Drapeau de Almonte
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Drapeau de l'Andalousie Andalousie
Province Huelva
Comarque Condado de Huelva
Budget 62 833 527 €[1] (2019)
Maire Francisco Bella Galán[2]
Code postal 21730
Démographie
Gentilé Almonteño, -ña
Population 24 864 hab. ()
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 37° 16′ 00″ nord, 6° 31′ 00″ ouest
Altitude 75 m
Superficie 86 100 ha = 861 km2
Bordée par océan Atlantique
Divers
Saint patron Nuestra Señora del Rocío
Localisation
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Almonte
Liens
Site web www.almonte.es

Histoire

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Almonte, à l'instar d'autres villes d’Espagne établies juste avant la Reconquista du VIIIe siècle, possède une histoire riche. Elle a été impliquée dans plusieurs événements historiques majeurs, de la découverte de l'Amérique[17],[18],[19],[20] à la guerre hispano-américaine[21], en passant par les guerres napoléoniennes[22]. La fin des conflits territoriaux avec Niebla en 1335[23] a dessiné les contours actuels de la commune[24]. Bien qu'Almonte ait été officiellement fondée au VIIIe siècle, diverses civilisations ont occupé son territoire dès la Préhistoire. Cependant, le classement d'une partie de la commune en parc national a complexifié les fouilles archéologiques, freinant ainsi l'étude approfondie de ses origines préhistoriques et antiques[25].

La région de Tartessia, occupée depuis l’Âge du bronze, autour de l’embouchure le fleuve Tartessos (renommé Baetis puis Guadalquivir)

Un habitat permanent est attesté dans les limites actuelles d’Almonte à partir de l’Âge du bronze (2700 avant notre ère). On a découvert des traces de métaux dits « Tartesses » près du ruisseau de Saint Bartolomé, au nord de la ville, appartenant au village Tartesse de Saint Bartolomé d’Almonte, d'une superficie de 40 hectares, à une altitude de 95 m. Ce village s’est consacré à la production d’argent par coupellation[26],[27],[28] et à son commerce, via le fleuve Guadalquivir, avec les Phéniciens et les Grecs, comme une route alternative à celle de la capitale, située de l'autre côté du fleuve Tinto. L’architecture dominante de l’époque consistait en des huttes de terre ovales[29]. En amont du Guadalquivir se trouvait alors le lac Ligustinus, qui s’étendait du village d’El Rocío actuel à Cadix et qui s’est asséché en 700 av. J.-C..

Almonte témoigne aussi de la présence romaine, avec la ville d’Alostigi au Ve siècle, selon l’archéologue Rodrigo Caro[30]. Des vestiges ont été découverts dans plusieurs endroits comme La Solana, au sud-est de la ville, où a été trouvée la pierre tombale de Domigratia, une petite fille morte au VIe siècle. On a également découvert des vestiges dans le Cerro del Trigo, sur le territoire actuel du parc national de Doñana. Là-bas, les archéologues Adolf Schulten et George Bonsor, en quête de l’Atlantide, ont trouvé les restes d’une fabrique de garum[31]. Une quinzaine d’autres fabriques étaient installées le long de la côte d’Almonte, ainsi qu'une nécropole romaine où ont été retrouvés plusieurs corps, des pièces de monnaie et des ustensiles des Ve et IIe siècles av. J.-C. Le lac Ligustinus, axe majeur du commerce maritime, s’est progressivement réduit au fil des siècles pour se transformer en l’actuel fleuve Guadalquivir dès le Ier siècle[32].

L’actuelle agglomération urbaine d’Almonte est née au VIIIe siècle sous le nom d'Al-Yabal. Au Xe siècle, l’historien Ibn Hayyan mentionne dans son ouvrage Al-Muqtabis la forteresse d’Al-Munt (origine étymologique d''Almonte'), dans la Cora de Niebla (division territoriale d’Al-Andalus), ainsi que d'autres villes importantes de l’époque musulmane comme Huelva, Lepe ou Cortegana.

Alors qu'une race équine locale existait dans la zone depuis des siècles[33], l’élevage du cheval se développe en Almonte à partir du VIIIe siècle, pendant la domination musulmane[27].

Almonte est reconquise par les chrétiens au début du XIIIe siècle, quand la Taïfa de Niebla devient un protectorat de la couronne de Castille. Après la rébellion des Mudéjars de 1264, cette taïfa est intégrée au royaume de Séville. Le roi chrétien Alphonse X Le Sage, enveloppé de la légende du bois de Las Rocinas sur un chasseur qui a trouvé l’image de la vierge, ordonne en 1270 l'érection du premier sanctuaire consacré à sainte Marie de Las Rocinas, sur son emplacement actuel, à El Rocío[34]. La sculpture de la vierge qui s'y trouve est une œuvre gothique anonyme taillée en bois peu après la construction du sanctuaire[35].

Au XIVe siècle, un conflit territorial oppose Almonte au comte de Niebla pour des questions territoriales. Ce conflit prend fin en 1335 avec la prise de contrôle de la ville par le duc de Medina Sidonia, Alvar Pérez de Guzmán, comte de Niebla[27]. Almonte atteint ses dimensions territoriales actuelles en 1338[36],[24].

L’activité économique est relancée après la découverte de l'Amérique, avec l'augmentation des échanges entre le port du Palos de la Frontera et Séville et la stimulation de l'exportation d'huile d’olive. Avec l'effervescence du commerce se développe un engouement populaire pour Sainte Marie de Las Rocinas et pour son sanctuaire au milieu des bois[37]. Une recherche scientifique effectuée par l’université de Huelva en 2024 avec un géoradar a permis de découvrir que le hameau d’El Rocío a été un des plus importants ports fluviaux du Moyen Âge tardif[18]. Almonte exerce une influence décisive sur l'Ouest américain[20], tant dans l'architecture que sur la faune. Ainsi, les races de chevaux et vaches marismeña sont toutes deux originaires d’Almonte et ont été introduites en Amérique au XVIe siècle. Le terme local mostrenco, qui signifie littéralement « sauvage », a donné lieu au mot américain mustang, lequel se réfère aux chevaux sauvages américains[19].

Ruines de la Tour de l’Or (Almonte)

En 1499, les ducs de Medina Sidonia acquièrent la seigneurie d'Almonte, avec l'intention d'unifier leurs terres de Huelva et de Cadix. En 1583, Almonte acquiert la zone au sud du ruisseau de la Rocina pour 250 ducats, y compris le Coto de Doñana. Ce dernier, qui porte le nom de la duchesse Doña Ana Gómez de Silva, devient une forêt royale. Peu de temps après, le roi Philippe II ordonne la construction de tours de surveillance tout au long de la côte de l’Andalousie, dont six en Almonte. On peut encore observer cinq d’elles aujourd'hui, dont les plus emblématiques sont la Torre de la Higuera (tour de la figuier) et la Torre del Oro (tour de l’or).

Les rois d’Espagne visitent Almonte régulièrement en raison de la proximité de la forêt royale de Doñana. En 1583, Almonte achète les bois de Las Rocinas au duché. La population locale y développe alors des activités agricoles, de pêche et d’élevage. Les propriétaires terriens ont été les représentants politiques jusqu’au XIXe siècle. Au cours du XVIe siècle, de nombreux procès opposent Almonte et Niebla[38] aux ducs de Medina Sidonia au sujet de la propriété, l'utilisation et la juridiction du domaine de chasse de Doñana, affectant particulièrement les activités de chasse.

En 1598, Sainte Marie de las Rocinas, déjà connue comme la Vierge d'El Rocío, est transportée pour la première fois à la ville d’Almonte. Cela se répétera plusieurs fois, en raison de catastrophes naturelles ou de conflits armés. Cette même année, la confrérie d’Almonte (Hermandad Matriz) est créée[39].

La Vierge d'El Rocío est nommée patronne d’Almonte en 1653. Plusieurs autres villes créent des confréries filiales qui se joignent au pèlerinage annuel, comme les confréries de Villamanrique de la Condesa, Pilas, La Palma del Condado, Moguer et Sanlúcar de Barrameda[39]. Au XVIIIe siècle, sur l’insistance la mairie, le duché permet l’inauguration de la Feria del Rocío, qui deviendra « royale » après l’assentiment du roi. En 1755, le séisme de Lisbonne détruit une partie importante du sud-ouest espagnol, y compris les tours de surveillance sur la côte et le sanctuaire d’El Rocío, dont il faudra reconstruire le temple.

Pendant le XIXe siècle, les peuples d’Almonte gagnent leur vie avec les activités agricoles (huile, pain et vin), la pèche et l’élevage équin et bovin. L’exécution de l’officier supérieur Pierre d’Osseaux en 1810[40] déclenche l'envoi de plus de 1 000 soldats napoléoniens de Séville vers Almonte. La ville, exténuée par la guerre d'indépendance, organise une procession de la Vierge d'El Rocío à Almonte pour la supplier d’arrêter l’avancée des troupes françaises. Curieusement, les soldats n'entrent dans la ville et rebroussent chemin à la ville voisine de Pilas[39]. Depuis, les dévots organisent annuellement un vœu, nommé 'El Rocío Chico' (le petit Rocío), pour commémorer cet événement.

Dans cet même siècle, plusieurs terrains sont privatisés durant la vague de désamortissement. Olivieraies et vignes s'étendent à cette époque, à mesure que d'anciens journaliers accèdent à la propriété foncière. La loi de seigneurie du [25] permet aux ducs de Medina Sidonia de devenir propriétaires à part entière d'une grande partie de la réserve de Doñana, empêchant ainsi son appropriation par des agriculteurs privés. Cette mesure, pour injuste qu'elle soit perçue, explique la meilleure conservation de ce territoire. En 1900, le duc vend la propriété au vigneron de Jerez Guillermo Garvey. Une société de chasse se forme alors, avec des membres naturalistes britanniques comme Abel Chapman (en) qui promeuvent la projection internationale du territoire[25]. Finalement, le marquis du Mérito et l'homme d'affaires Salvador Nogueras achètent le terrain. Ceux-ci seront contraints de promouvoir un ambitieux plan de reforestation face à la menace d'expropriation par l'État en 1952 à des fins commerciales.

Depuis 1949, les venues de la Vierge du hameau d’El Rocío sont organisées tous les sept ans, durant lesquelles la Vierge reste en Almonte pendant neuf mois. Au cour des années 1940, dans le contexte du plan général pour la reforestation de l’Espagne, plus de 30 000 hectares de la commune d’Almonte sont reboisés avec différentes espèces : pin parasol, gommier bleu et rouge, guayule, acacia et cyprès[41]. À 13 kilomètres au sud d’Almonte, à mi-distance de l’Océan atlantique, près du ruisseau de l'Osa, se trouve le hameau forestier de Cabezudos, construit dans les années 1940. La route qui traverse le hameau se termine actuellement au parador de Moguer, bien qu'il s'agissait autrefois d'un chemin appelé Camino del Río de Oro (chemin du fleuve de l’or), car il rejoignait le ruisseau à proximité de la tour de surveillance[42]. Ce hameau héberge alors une école, une église, un médecin et plusieurs magasins, à l’avant-garde de la technologie agricole et de l’assainissement. La plupart de ses 300 habitants sont employés par l'État (ingénieurs, gardes forestiers et agriculteurs) et se consacrent à l’extraction de bois, de l'essence et de la cellulose des eucalyptus[43]. Le hameau atteint une telle popularité qu'il reçoit des personnalités comme la reine d’Espagne en 1982[44]. Cabezudos se vide peu à peu à partir des années 1960 jusqu'à se dépeupler complètement a la fin des années 1980 : la plupart des familles se sont déplacées vers la ville d’Almonte. Avec la législation européenne actuelle concernant l’espace naturel du Doñana, le hameau reste dépeuplé et tombe en ruines. Un débat se focalise sur la possibilité de lui donner nouvel usage.

En 1953, la première campagne moderne de baguage d'oiseaux à l'échelle nationale est réalisée à Almonte, sous l'impulsion du biologiste José Antonio Valverde. Elle constitue un tournant dans la projection du potentiel scientifique de la zone et met en évidence la nécessité de créer une réserve ornithologique. En 1957, l'Expedición Doñana est menée à bien avec des ornithologues anglais, et Doñana apparaît dans la presse internationale comme « la réserve naturelle d'oiseaux la plus impressionnante d'Europe ». En 1959, l'organisation scientifique Wetlands International travaille à la création d'une réserve écologique sur le site. Valverde contacte le Conseil supérieur de la recherche scientifique (CSIC) pour l'acquisition de la propriété Las Nuevas, sur les rives du Guadalquivir, afin d'y installer le « meilleur centre de recherche d'Europe sur la migration des oiseaux ». En 1962, grâce au soutien du Fonds mondial pour la nature, 34 millions de pesètes sont mobilisées pour l'achat de terres. En , le domaine de Las Nuevas est acquis pour plus de 12 millions de pesètes et l'année suivante, la station biologique de Doñana est établie, avec Valverde comme directeur. En 10 ans, 76 millions de pesètes sont investis dans les infrastructures et en 1969, le Parc national de Doñana est créé, sous la direction du Ministère de l'agriculture. En 1973, le CSIC souligne quatre menaces majeures pour le parc national : la future autoroute Huelva-Cadix, l'ambitieux plan agricole de l'Institut national de réforme agraire et de développement à Almonte (avec l'installation de cultures irriguées), la ville côtière de Matalascañas et les mines d'Aznalcóllar. De ces projets, seule l'autoroute interprovinciale a été effectivement paralysée[25].

La diversité des activités touristiques — historique et vinicole dans la ville principale ; religieux et paysager dans le hameau d’El Rocío, avec son pèlerinage ; estival sur les immenses plages —, en combinaison avec l’industrie agricole biologique locale, fait aujourd'hui d'Almonte une référence touristique à l’échelle mondiale[10],[9],[6].

Démographie

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La population d’Almonte a été en croissance constante depuis les années 1960[45]. Le développement des cultures irriguées dans les années 1990 s'est accompagné d'une arrivée massive de journaliers immigrés. Actuellement, il y a 59 nationalités différentes dans la ville. Roumains, Marocains et Polonais constituent à eux seuls une population de 5 000 personnes, soit 20 % de la population totale. De novembre à juin, au pic de la récolte des baies rouges, la population d'Almonte double, atteignant jusqu'à 50 000 habitants, ce qui représente pour la commune un grand défi en matière de santé, de commerce et de sécurité[46]. La population a augmenté de 1,19 % par an de 2011 à 2014[47]. Le graphique suivant montre l’évolution du dernier siècle[48] :

Évolution démographique d’Almonte
Évolution démographique d’Almonte

Pendant la pandémie de Covid-19, Almonte s'est classée au 4e rang en termes de croissance démographique au sein de la province, juste après Huelva, Palos de la Frontera et Lepe. Cela est peut-être dû au fait que les gens quittent les grandes villes pour s'installer sur la côte, à la recherche de nature et d'endroits moins fréquentés[49]. La cohabitation avec la population migrante de passage, qui dépasse souvent les 15 000 personnes, s'est développée avec une relative normalité. En 2022, le taux de criminalité a diminué de près de 14 %, avec une moyenne de 62 vols, 40 cambriolages et 3 vols de voitures, la plupart sans violence[45].

Politique et administration

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La mairie d'Almonte gère les trois principaux centres urbains de la commune (la ville d’Almonte, le hameau d’El Rocío et la ville côtière de Matalascañas). Ci-dessous un tableau présentant les différents maires depuis le XXe siècle[50].

Maires(ses)Date
01. Villa Periáñez, Juan1899-1903
02. Espinosa Llorente, Francisco1904-1909
03. Peláez Valladolid, Antonio1909-1913
04. Villa Báñez, Adulfo1913-1914
05. Acevedo Medina, Juan1914-1919
06. Villa Báñez, Adulfo1919-1923
07. Sancho Espinosa, Ignacio1923-1926
08. Reales Carrasco, José María1926-1930
09. Villarán Morales, Francisco1931-1934
10. Acevedo Valladolid, Manuel1934-1935
11. López Mojarro, Manuel1936-1939
12. Cernuda Yllán, Nicolás1939-1940
13. Redondo Jaldón, Antonio1940-1941
14. Castellano Pichardo, Juan1941-1944
15. Carrión Mondaca, Heliodoro1945-1969
16. Martínez Orihuela, Pedro1969-1972
17. Villalobos Bernardo, José María1972-1975
18. Reales Cala, José María1975-1979
19. Castellanos Ramos, Juan Antonio1979-1987
20. Diaz López, Rafael Domingo1987-1991
21. Bella Galán, Francisco1991-2011
22. Domínguez Iglesias, José Antonio2011-2015
23. Espinosa De La Torre, Rocío2015-2019
24. Castellano, Rocío del Mar2019-2023
25. Bella Galán, Francisco2023-

Après que la ville a été administrée par le Duché de Medina Sidonia tout au long du XVIIIe siècle, le gouvernement local a pris le devant de la scène à partir de 1812. La politique d'Almonte s'est concentrée pendant le XIXe siècle sur 7 domaines majeurs[51] : l’ordre public et la santé, la consommation des biens, la propriété, les tensions entre l'agriculture et l'élevage, les salaires journaliers et la chasse.

Les mesures d'ordre public visent à prévenir et à punir la critique de la constitution ou du gouvernement, l'accueil de criminels ou d'étrangers, la coupe d'oliviers, le port d'armes, l'escroque sur le pain ou l'huile, le recel de fausse monnaie, fermeture tardive des tavernes (après dix heures du soir), l'endommagement de lampadaires ou la détention de bétail ou d'animaux domestiques (y compris les chiens) non enregistrés ou non muselés[51]. Les ordonnances de santé publique interdisent d’amener du bétail dans le centre urbain, de jeter des déchets de moulins à huile, de chaudières ou d'alambics ou de l'eau pour nettoyer les voies publiques[incompréhensible] (année 1836). En 1838, la municipalité ordonne la démolition les bâtiments en ruine, le comblement de puits et le retrait des obstacles des rues. En 1866, elle ordonne la réparation de plusieurs puits.

En matière de consommation, un répartiteur de sel est nommé en 1754. En 1822, des postes publics sont établis pour la perception des impôts sur les cinq denrées principales : huile, vin, vinaigre, liqueur et viande. La qualité du pain est réglementée, avec une interdiction d'adultérer la farine avec tout autre produit[51].

Dans le cadre du droit de propriété, les procès-verbaux mentionnent constamment des plaintes pour vol de pin[Information douteuse] ou d'oliviers, les vignes sont donc clôturées en 1793 et 10 gardes sont nommés en 1857, dont deux avec des chevaux et quelques veilleurs. Depuis l'arrivée de la maison de Bourbon, la priorité est donnée à l'agriculture au détriment de l'élevage, avec les interdictions déjà citées, qui suscitent des plaintes de la part des propriétaires de chevaux, de bovins, etc.. Quant aux salaires journaliers, le conseil municipal s'attache à réglementer leur montant pour chaque guilde et à punir les faucheurs, cavaliers, etc. qui vont travailler hors de la commune[51].

Enfin, les ordonnances concernant la chasse règlementent la période de chasse (interdite de mars à mai en 1754) et interdisent le braconnage. En 1761, une prime de 60 réaux est instaurée pour chaque loup chassé, le loup étant alors considéré comme une espèce nuisible. La chasse visant à l'éradication de loup devient même obligatoire pour tous les résidents près de 70 ans plus tard, en 1831[51]. Au milieu du XIXe siècle, des préoccupations écologiques et scientifiques pour la faune sauvage émergent : en 1858, Antonio Martín Villa, natif d'Almonte, alors recteur de l'université de Séville, demande à la mairie un registre de toute la faune sauvage de la municipalité. Néanmoins, l'extermination des loups, ainsi que des renards et même des aigles, continue jusque dans les années 1930.

L'extension de la commune (la 7e plus vaste de l’Andalousie[5]) et l'augmentation de la population au cours de la seconde moitié du XXe siècle, confrontent la mairie d'Almonte à de multiples défis environnementaux, climatiques, économiques, sociaux et démographiques. C'est le cas par exemple de l'accumulation de déchets dans les espaces naturels en raison de l'afflux important de touristes lors des festivals locaux, du manque de sensibilisation environnementale de la population, de l'utilisation agricole des sentiers naturels qui les rendent difficiles d'accès aux marcheurs et aux cyclistes, de l'utilisation prédominante de véhicules particuliers, du faible recours à la biomasse et à l'énergie solaire ou encore de l'habitat dispersé, notamment pour les travailleurs saisonniers[52]. À titre d'exemple du défi démographique, il convient de souligner qu'entre les mois de novembre et juin, lorsque la saison de la récolte des baies est haute, la population d'Almonte double, atteignant 50 000 habitants, ce qui représente un défi majeur pour les domaines de la santé, du commerce et de la sécurité de la commune[46].

Gouvernement de la commune

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La séance plénière du gouvernement d'Almonte est composée de 21 conseillers[53]. Après deux décennies de stabilité politique avec le maire socialistes Francisco Bella, qui a obtenu cinq mandats successifs de 1991 à 2011, des coalitions de partis politiques des différentes idéologies ont gouverné pendant deux législatures. Le Parti populaire a gouverné conjointement avec Izquierda Unida (IU) (gauche unie) de 2011 à 2015, fait pour lequel l'IU, au niveau national, a sanctionné les deux conseillers qui ont soutenu la coalition[54]. Entre 2019 et 2023, une coalition de 3 partis a gouverné : les socialistes (avec 6 conseillers), les populaires (3 conseillers) et Mesa de Convergencia (nouveau parti de gauche, avec 2 conseillers). Alors que le parti Ilusiona, avec l'ancien maire Francisco Bella à sa tête, était arrivé en tête des élections avec 9 conseillers, c'est la candidate de Mesa qui a obtenu le poste de maire[55] à travers cette coalition. Aux élections de 2023, Francisco Bella et Ilusiona ont obtenu la majorité absolue avec 12 conseillers[56], devenant le 6e parti avec le plus de conseillers au niveau de la province[57] et le 15e au niveau régional[58], alors que le parti socialiste perdait deux sièges, Mesa en perdait un et le parti indépendant IxA disparaissait. Cela fait de Francisco Bella l'homme politique qui a gouverné la commune le plus longtemps.

Urbanisme

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Les trois noyaux de population de la commune présentent des caractéristiques urbaines très différentes, résultat de leur situation géographique et des différentes périodes et fonctions de chacun. Alors qu'Almonte a évolué stylistiquement depuis sa fondation au VIIIe siècle jusqu'à nos jours, avec d'anciennes rues pavées étroites dans la vieille ville et de vieux bâtiments restaurés, le hameau d'El Rocío a conservé ses rues larges et droites en terre battue, adaptées au trafic équin du XIXe siècle. Matalascañas, une ville côtière établie au XXe siècle peu avant le parc national qui l'entoure, a été délimitée par celui-ci et possède des immeubles de grande hauteur en raison de l'espace limité disponible pour la haute population estivale.

Les rues centrales d'Almonte ont été construites autour de l'église, un édifice du XVe siècle construit comme une extension d'une chapelle mudéjare du VIIIe siècle, lors de la fondation de la ville. À la fin du XIXe siècle, des lampes à huile furent installées, la place fut recouverte de ciment et les rues adjacentes furent pavées. En 1912 l'éclairage était déjà électrique, en 1930 la téléphonie par câble fut établie et en 1956 des lampes fluorescentes furent installées. En 1971, la première association de l'eau a été créée avec les villes voisines de Bollullos et Rociana.

En 1998, le conseil municipal a reçu 938 permis de construire. En 2006, la commune comptait plus de 27 000 unités urbaines et 20 000 habitants[59].

Architecture

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Jusqu'au milieu du XXe siècle, les trois styles architecturaux de la ville étaient les maisons, les moulins et les caves[60][incompréhensible].

La maison almontéenne traditionnelle se caractérise depuis le XVIe siècle par deux étages (le second étant plus bas, appelé grenier ou comble, autrefois utilisé pour stocker le grain ou les outils), un toit en tuiles à deux versants et des fenêtres à barreaux, des plus austères aux plus ostentatoires, révélant le rang social de la famille. Sur les façades, on trouve souvent de légères lignes d'ombre pour souligner les portes, les fenêtres ou les avant-toits (jambages, plinthes, corniches, etc.). Une fois passée la porte principale, normalement au centre de la façade et dotée d'un seuil, on trouve généralement un hall ou vestibule, qui donne accès au salon principal et aux chambres. Autrefois, la porte prinicipale était assez large pour permettre le passage des écuries, mais au fil du temps, une porte arrière a été préférée pour l'entrée des animaux et le hall a vu sa taille été réduite, et son rôle réservé à l'accueil des invités ou à de brèves réunions de voisinage. L'arrière intérieur de la maison était généralement utilisé comme cuisine, salle à manger et salon et avait accès au patio arrière, où le puits, l'évier et les toilettes se trouvaient. En option, ce patio disposait d'une porte arrière appelée puerta falsa (fausse porte) donnant sur la rue. Les fondations étaient généralement bourrées de chaux, de moellons et de pierres[60]. Jusqu'au XXe siècle, les maisons les plus simples avaient généralement une seule petite fenêtre au centre de la partie supérieure de la façade, dans le grenier, pour faire entrer le grain et d'autres produits et pour la ventilation. Les murs des façades étaient porteurs, constitués de briques pleines jusqu'à 77 cm d'épaisseur, avec un revêtement généralement enduit de mortier de chaux et peint en blanc. Les gargouilles étaient rarement utilisées sur les égouts. La porte était autrefois en pin et peinte dans un ton sombre, avec deux vantaux pliants et l'un d'eux divisé pour la maintenir entrouverte comme un volet. En option, ils disposaient de douelles, d'ataires, de heurtoirs, de clous forgés et de tôle sur la partie inférieure en guise de tableau de bord. Quant aux fenêtres, leur ouverture se terminait généralement par un arc surbaissé ou un linteau de poutres en bois, éventuellement agrémenté de surplombs. Protégées par un portail en fer forgé, elles pouvaient avoir des formes fantaisistes au gré de l'augmentation du niveau économique, ainsi que des portes pliantes en verre avec volets ou treillis. Enfin, l'ancienne cour abritait le puits, le lavoir, le four, les toilettes et les hangars pour les bêtes et les instruments aratoires. Si elle était entourée d'autres propriétés, l'accès se faisait par la cuisine. Dans le cas contraire, elle était connectée à la rue par une autre porte.

Autre trait distinctif architectural d’Almonte, les célèbres tours à contrepoids étaient caractéristiques des moulins à huile. Lorsque les moulins fermèrent, les portes du diable des tours furent scellées et les récipients à marc, jarres de décantation, fuseaux, etc. disparurent peu à peu. L'un des moulins les plus remarquables, conservés et restaurés est l'Hacienda de Santa María (XVIIIe siècle).

Finalement, la ville a compté plus de cinquante caves vinicoles. Celles-ci étaient constituées de plusieurs nefs accolées, séparées par des arcs, avec des murs en briques et des piliers. Le toit était autrefois fait de tuiles courbes avec une structure en fermes de bois de style espagnol. Une grande porte donnait accès à l'intérieur par le pignon avant. Les murs latéraux étaient souvent dotés de rangées de fenêtres grillagées pour permettre la ventilation. Parmi les caves restaurées, on peut citer la Bodega del Conde de Cañete (aujourd'hui la Bibliothèque Ana María Matute), la Bodega de los Hermanos Escolar (aujourd'hui le Musée du vin), le Molino de Cepeda (aujourd'hui le Musée d'Almonte) et le Bodegón de Serafín (acquise par la mairie en 1748 et transformée dans les années 1990 pour accueillir l'office de tourisme actuel).

Distribution

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Le centre urbain d'Almonte, avec une surface de 3,21 km2 et un périmètre de 10,7 km, est divisé en différentes zones, parmi lesquelles la vieille ville, les zones nord, ouest, est et sud, El Rocio et Matalascañas.

Vieille ville

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La vieille ville, centre historique, politique et économique d'Almonte, avec des rues à sens unique et des trottoirs étroits, se situe géographiquement dans la partie nord de la ville. Dans cette zone se trouvent la mairie[61], la place centrale, l’église (XVe siècle), le musée[62], le théâtre[63], la bibliothèque[64], l'école de musique[65], la pinacothèque[66], le marché central, le tribunal[67], le cercle, la poste, le siège de L'Association Nationale des Éleveurs de Marismeño et l’office de tourisme[68]. Le casino de la Paz (cercle de la paix) est un bâtiment emblématique qui offre à la fois un restaurant et une réception pour des conférences, des championnats d'échecs, des réunions et des représentations diverses. Il dispose d'un espace extérieur, avec un grand jardin délimité par une clôture très caractéristique et un intérieur, avec plusieurs pièces et deux étages. Il est en partie géré par les associés et[pas clair] a accueilli des personnalités telles que Carlos Herrera[69].

La zone Nord

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La zone Nord s'est développée principalement dans les années 1960 et 1970, à la sortie à la ville en direction de la sierra de Huelva. Elle dispose de grands boulevards avec de larges trottoirs et des espaces pour les sports de plein air. Elle abrite le centre sportif municipal (43 561 m2), les deux écoles secondaires, le parc Alcalde Mojarro (46 500 m2), le Musée du vin[70], le Centre international d'études et de conventions écologiques et environnementales et une usine de caoutchouc[71].

La zone Ouest

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L'extrémité ouest de la ville s'est également agrandie dans les années 1960, lorsque la construction a commencé de l'autre côté de la route A-484, qui devait relier la ville à Cadix. Une section de cette route est ainsi devenue la Carretera del Rocío, une avenue de plus d’un kilomètre de long et de près de 30 mètres de large, desservant plusieurs commerces. Depuis le début des années 2010, un rond-point fait l'intersection avec l'Avenida de Los Cabezudos, autour d'une statue d'Alphonse X le Sage (le roi qui a ordonné de construire le premier sanctuaire de la Vierge d’El Rocío). Dans cette zone se trouvent également le centre de santé, les monuments à Lorenzo Cruz, la tour Alambique, la découverte de l'Amérique, les taureaux, la Porte du Mer, le parc Fuente de las Damas (avec le centre culturel de la Ville et le monument au moulin à huile), deux stations-service et la gare routière.

La zone Est

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En venant du centre-ville, cette zone commence au rond-point de Las Yeguas. On y trouve le parc El Chaparral (où la foire est célébrée), la Place d'Espagne, un centre sportif de paddle-tennis et, à la périphérie, une maison de retraite, une maison funéraire et le cimetière sur la route d'Hinojos. C'est une zone très commerciale, avec de larges rues et trottoirs et des multiples ronds-points, places, arbres et monuments. L'École officielle de langues et l'École de flamenco se trouvent également dans cette zone.

La zone Sud

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La zone Sud est celle qui a connu le plus d'expansion ces derniers temps. Elle comprend le parc industriel El Tomillar, le centre sportif Los Llanos, le Camino de los Llanos et la cité ouvrière, avec les parcs Blas Infante et Clara Campoamor (où se trouve la seule piste de rollers en ligne de l’Andalousie). En 2022, le Centre d'accès public à Internet (CAPI) de la cité ouvrière a été réaménagé et est devenu un centre socioculturel[72]. Cette zone est particulièrement fréquentée au début du pèlerinage d'El Rocío et de la Venue de la Vierge, puisque c'est par la rue Los Llanos que part la procession vers le village.

El Rocío et Matalascañas

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Le sanctuaire d’El Rocío

Le hameau d’El Rocío, 15 km au sud de la ville d'Almonte, a une forme rectangulaire et se trouve au nord du marais, où le ruisseau de La Rocina coule. Ses rues, à l'exception de celles qui entourent le temple, sont droites et non pavées, avec un style architectural et culturel unique qui a été exporté en Amérique au XVIIe siècle[6],[19],[20]. Elle compte une population permanente d'un peu plus de 1 000 habitants et dispose d'une école, un centre de santé, un dispensaire, un commissariat, un musée, et plusieurs hôtels, restaurants et sites touristiques, dont la plupart sont situés dans la zone du temple et sur la promenade du marais. En septembre 2024, les travaux du Centre intégré de coordination opérationnelle (CECOPI)[73] ont commencé dans la zone nord, à côté de l'héliport. Il s'agit d'un hôpital de haute technologie qui remplacera l'hôpital temporaire installé chaque année lors du pèlerinage. Ce sera également le siège de la police locale et nationale, du consortium des pompiers, du 112, du groupe des émergences de l’Andalousie (GREA), de l'espace naturel de Doñana, du centre de santé et de divers bureaux à partir desquels coordonner les services de sécurité de la zone. Le bâtiment occupera une superficie de 8 600 m2 et représente un investissement de plus de 4 millions d'euros.

En 2024, le Washington Post a publié un article décrivant El Rocío comme « le village séduisant où le passé semble être le présent »[74]. L'article décrit brièvement les vêtements et l'idiosyncrasie d'Almonte et met en évidence le côté romantique, littéraire et folklorique du pèlerinage, mentionnant l'hospitalité des pèlerins et des nouvelles générations qui se joignent à cet événement. Un large éventail de photographies accompagne l'article, montrant les caractéristiques les plus emblématiques du paysage naturel, des vêtements et d’autres coutumes locales.

La zone centrale de Matalascañas

15 kilomètres au sud, sur la côte atlantique, s'étend la ville côtière de Matalascañas sur 4 kilomètres de long et 1 kilomètre de large, parallèle à la côte. Sa population fixe est de 3 000 habitants. De l’ouest à l’est, la ville commence avec un phare et se termine avec l’hôtel Gran Hotel el Coto et le parc national de Doñana. La ville se compose principalement de villas et d'immeubles à plusieurs étages avec jardins et piscines et plusieurs impasses, places et monuments. La Carretera Norte (route du Nord), parallèle à la ville et qui la sépare du parc national, dispose de plusieurs ronds-points décorés de différents monuments représentatifs et donne accès aux différents secteurs qui la composent. Matalascañas dispose également d'une piste cyclable sur toute sa longueur, ainsi que d'hôtels de haute qualité, de plusieurs restaurants et bars de plage, de quatre clubs nautiques et de pêche, d'un cinéma d'été, d'un lieu pour de grands événements et d'un terrain de golf qui reste actuellement fermé. Le phare de Matalascañas, visible à l'œil nu depuis Chipiona, est un élément emblématique au niveau national en raison de sa forme triangulaire équilatérale particulière. Il a été installé en 1994 et mesure 23 mètres de haut, avec une envergure de 20 milles nautiques[75]. Le journal El País l'a inclus dans sa liste des 10 plus beaux phares d'Espagne.

Géographie

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La commune d'Almonte, l'une des plus grandes du pays[5], est située au sud-est de la province de Huelva, sur la Costa de la Luz, qui continue le long du golfe de Cadix jusqu'à Tarifa. La majeure partie de la côte d’Almonte est constituée de dunes semi-fossiles avec une végétation basse, sans terrain rocheux ou accidenté. Cependant, sur un tronçon de plusieurs kilomètres qui comprend les plages de Cuesta Maneli jusqu'à Matalascañas, se trouve la falaise de dunes la plus haute d'Europe. Celle-ci s'élève à environ 100 mètres au-dessus du niveau de la mer[76]. C'est un monument naturel régional d’Andalousie[8].

Chevaux sur une plage d'Almonte

Les plages d'Almonte sont les plus étendues du pays[9]. Elles s'étendent sur plus de 50 kilomètres ininterrompus depuis les ruines de la Torre del Río de Oro (tour du Fleuve de l’Or) jusqu'au fleuve Guadalquivir (près de la moitié de la côte de la province de Huelva), dont 28 sont protégés au sein du parc national de Doñana. 4 kilomètres de la côte sont urbanisés, avec la ville côtière de Matalascañas. Les plages d'Almonte sont composées de sable relativement fin et clair, avec certaines modifications en différents points dues aux tempêtes hivernales[77]. Bien que la majeure partie de la commune soit constituée d'un substrat argileux, on trouve une certaine concentration de silice et d'autres composés sédimentaires du Néogène et du Quaternaire dans la zone nord[78]. Vers l'est, on trouve des limons jaunes de l'époque du Pliocène souvent recouverts de sables basaux. Vers le sud, les manteaux éoliens abondent, avec des alluvions et des graviers[79]. La ville d’Almonte est située dans la partie nord de la commune, à environ 26 km de l'océan Atlantique. À 15 km au sud se trouve le hameau d’El Rocío et enfin la ville côtière de Matalascañas sur la côte atlantique.

Aquifère et fleuves

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Zones inondables d'Almonte.

L'aquifère Almonte-Marismas est le plus grand au niveau provincial, avec plus de 2 800 km[80] et[pas clair] jusqu'à 150 mètres de profondeur. C'est la principale masse d'eau qui alimente le parc national de Doñana. Il s'agit d'un système détritique et poreux formé il y a 11 millions d'années[81], à la période du Tortonien (Miocène), qui se comporte plus librement dans les zones de sables superficiels, mais qui possède également une partie confinée sous les marais. Les argiles sont intercalées avec les strates détritiques et cela forme un aquifère multicouche sur un fond imperméable de marnes bleues[82]. Il fait partie de la Confédération hydrographique du Guadalquivir et des Bassins atlantiques andalouses et ne présente aucune intrusion marine[83]. De même, il alimente en eau quelque 22 000 hectares d’irrigation. Il y a actuellement trois ruisseaux principaux et une lagune permanente dans la commune d’Almonte[84] : le ruisseau de Santa María, le ruisseau de La Rocina, le fleuve Madre de las Marismas et lac de Santa Olalla. Le ruisseau Santa María prend sa source dans la partie nord-est de la commune, à la hauteur de la route provinciale HU-4200, à partir des ruisseaux El Saltillo et Rioseco. Santa María contourne la partie sud-ouest du principal centre urbain et continue vers le sud jusqu'à rejoindre le ruisseau La Palmosa, qui se jette dans le marais d'El Rocío du côté nord-est. Le ruisseau de La Rocina s'élève à l'extrémité ouest de la commune, près de la ville de Los Cabezudos et se jette dans le marais d'El Rocío. Ce marais est complètement inondé entre les mois d'octobre et juillet, et généralement humide, avec un niveau d'eau dans le sous-sol, en août et septembre. Ce marais est relié au sud-est au fleuve Madre de las Marismas, qui finit par se confondre avec le Caño del Guadiamar et se jette dans le Guadalquivir. Enfin, la lagune de Santa Olalla est située à un peu plus de 2 km de la plage, tout près du système dunaire du Doñana.

Dans l'Antiquité, il y avait des dizaines de ruisseaux dans la commune d'Almonte, parmi lesquels l'ancien ruisseau de San Bartolomé, qui a donné son nom à l'établissement tartésien[85]. La Junte d'Andalousie déclare les ruisseaux susmentionnés comme zones inondables de la commune, ainsi que le ruisseau de la Cañada Martín[84], qui se confond avec le ruisseau La Palmosa et se jette également dans le marais d'El Rocío au sud-est. Cette embouchure forme depuis des décennies un banc de sable qui obstrue le marais et qui a été dénoncé à plusieurs reprises par la mairie[86],[87],[88]L'enlèvement de ces bancs de sable est indispensable pour éviter que les sédiments finissent par colmater tout le marais.

Almonte borde Bollullos Par del Condado au nord, Hinojos à l'est, le Guadalquivir et Sanlúcar de Barrameda au sud-est, Rociana del Condado et Moguer à l'ouest et l'océan Atlantique au sud.

Nord-ouest : Rociana del Condado Nord : Bollullos Par del Condado Nord-est : Hinojos
Ouest : Bonares et Lucena del Puerto Est : Hinojos
Sud-ouest : océan Atlantique Sud : océan Atlantique Sud-est Palos de la Frontera
Lagune de La Tahona

Le climat de cette zone est méditerranéen, mais océanisé, en raison du contact avec l'Atlantique. Bien que le territoire d'Almonte soit très étendu et qu'il existe dans certaines zones des microclimats, en général, la température moyenne de la commune est de 17 °C, avec des étés et des hivers doux. En général, les précipitations à Almonte ne sont pas très abondantes, ne dépassant pas 700 mm par an. Il y a une certaine humidité en hiver et des étés semi-secs et doux, car c'est une zone où se combinent fronts polaires et hautes pressions subtropicales. Au printemps et en été, il y a généralement des pluies torrentielles et des gouttes polaires froides, tandis que des anticyclones peuvent apparaître en hiver. Bien que la température moyenne de la commune soit adoucie par l'influence océanique, dans la zone côtière se produisent, surtout en automne et en hiver, des tempêtes de vent et de vagues qui, certaines années, ont causé des dommages importants à la promenade et aux établissements d'accueil. Chaque année, Almonte investit des sommes importantes dans la réparation ou l'amélioration de la ville côtière de Matalascañas, dépassant parfois le million d'euros[89].

Relevé météorologique d’Almonte (1991 - 2021)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Maximale moyenne 15,2 16,6 19,2 21,5 25,7 30,8 33,8 34,1 29,7 24,6 18,6 15,9 23,8
Moyenne 10,3 11,5 13,9 16,2 20,1 24,6 27,2 27,4 23,8 19,5 14 11,3 18,3
Minimale moyenne 6,2 6,9 9,1 11,1 14,3 18,5 20,6 21,2 18,5 15 10 7,6 13,3
Précipitations
Hauteur (mm) 54 50 58 56 35 8 1 3 27 75 60 78 505
Source : AEMET[90]

Politique environnementale

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Depuis la seconde moitié du XXe siècle, notamment des la création du parc national de Doñana en 1969 et l'établissement de cultures irriguées dans les années 1990, Almonte est confrontée à une grande controverse de projection européenne concernant la coexistence de l'environnement naturel privilégié dans lequel elle se trouve et la nécessité du développement économique et industriel de la commune, qui n'a cessé de croître. Almonte a été la première commune d'Espagne à signer la Charte nationale développement durable en 2000, ratifiée sept ans plus tard par le premier ministre espagnol[12] et utilisée dans une multitude de domaines, y compris le Plan local d'urbanisme. L'année précédente, le conseil municipal avait déjà adhéré aux directives de la Charte d'Aalborg des villes européennes[59]. La ville est également membre fondateur de l'Association des communes ayant du territoire dans les parcs nationaux (Amuparna), dont elle abrite le siège. Cette association, créée en 1997, regroupe près de 100 communes dans tout le pays[11]. Depuis la fin des années 1990, Almonte est à l'avant-garde technologique et sociale dans le domaine environnemental, avec la préservation et la sensibilisation environnementale de Doñana, la création premier musée certifié ISO 14001 d'Espagne — le Musée du monde marin — et du premier terrain de golf écologique d'Europe, le soutien à l'agriculture biologique et de multiples aides à la culture traditionnelle.

En 2023, l'UNESCO a indiqué qu'elle reconsidérerait le statut de Doñana au patrimoine mondial si le gouvernement andalou légalisait l'extension des cultures irriguées sur le territoire du parc, cela allant à l'encontre de l'avis de ses experts[91]. En 2022, le gouvernement espagnol a annoncé un investissement de plus de 365 millions d'euros[92] dans la restauration d'une partie du parc de Doñana. Ce plan devait mettre l'accent sur une gestion adéquate de la consommation d'eau, de la biodiversité, du domaine public maritime et terrestre et de la sensibilisation sociale à l'importance de cette enclave naturelle. Le premier ministre et la ministre du travail ont manifesté leur intérêt concernant l'état des cultures irriguées et la biodiversité de la zone[93],[94].

Almonte a bénéficié d'un investissement de plus de 170 millions d'euros en 2022[95] pour la construction de panneaux photovoltaïques par l'entreprise américaine Matrix Renewables et l'entreprise cordouane Rolwind[96],[97], avec 115 000 modules photovoltaïques de pointe qui placeront la commune dans l'une des premières positions en Europe en matière d'énergie renouvelable. La Junte d'Andalousie, pour sa part, a annoncé un investissement de 900 millions d'euros[98] exclusivement axé sur les systèmes d'épuration.

Concernant les déchets électroniques, Almonte a accueilli la première édition de la campagne #Greenprix organisée par la fondation Ecolec pour promouvoir le recyclage correct des appareils électroniques. Il s'agit d'une initiative menée dans des communes de 20 000 à 50 000 habitants pour cofinancer des projets de conservation, d'éducation et de soutien aux associations environnementales locales des communes qui traitent la plus grande quantité de ce type de déchets. Des conteneurs pour ce type de déchets ont été installés à différents points stratégiques. Des points d'information ont également été mis en place pour conseiller et informer sur le recyclage électronique et les conséquences négatives d'une mauvaise réalisation. La mascotte officielle choisie pour transmettre le message au secteur éducatif des jeunes a été le moineau[99].

Le recyclage du verre joue également un rôle fondamental dans la commune, qui occupait en 2024 la 19e place sur les 47[Où ?] qui ont participé au drapeau vert d’Ecovidrio[Quoi ?]. Ce mouvement se concentre sur le secteur hôtelier, qui revêt une grande importance dans ces localités. Plus de 300 hôtels locaux participent chaque année à cette campagne et en 2024, Almonte a remporté le prix Green Igloo avec deux autres communes de la province.

Flore et faune

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Marée basse dans les plages d’Almonte

Dans l’espace naturel de Doñana, dont le territoire se trouve principalement dans la commune d’Almonte, il existe plusieurs espèces de flore protégées, principalement du maquis méditerranéen (genévrier, scirpe maritime, eucalyptus, pin parasol, roseau, acacias, chênes-liège, fougères, camarines, doums, romarin, retama, thym) et la faune (lynx ibérique, cerf élaphe, daim, sanglier, renard, Bihoreau gris, mangouste, lapin, plusieurs espèces d’héron, canard, aigles impériaux et circaète Jean-le-Blanc, faucon, vautour fauve, anguilles, grand brochet, serpent, lézard et caméléon). On y trouve également de vastes étendues de pins reboisés dans les années 1950 et des sous-bois (avec des hélianthèmes, des cistes et de multiples espèces de plantes aromatiques). Sur ses 122 000 hectares, on trouve des microclimats et des zones très divers, depuis les jungles de style tropical jusqu'aux dunes désertiques, en passant par des zones humides, des plages, des pâturages, des sous-bois, etc.. Almonte a été déclarée « Kilomètre Zéro de Biodiversité en Europe » en juillet 2022 par le Corredor Biológico Mundial (Couloir Écologique Mondial), un projet international formé par des scientifiques, des universités et des fondations de plusieurs pays. La commune dispose de différents centres équestres[100] et d'associations environnementales qui veillent à la conservation de ces espèces. Chaque année, de nombreuses aides européennes, nationales, régionales et locales sont allouées à la conservation, au développement et à la promotion de la flore et de la faune de la zone, comme le Pacte andalou pour le Lynx Ibérique, promu par le gouvernement andalou en 2002. Ce pacte a été signé par plus de 60 000 personnes, parmi lesquelles l'acteur Antonio Banderas, lors de sa visite à Almonte en 2008[101].

Culture

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Habitée depuis la préhistoire et élargissant son territoire jusqu'à la côte tout au long du Moyen Âge, Almonte possède une culture et une idiosyncrasie très définies et reconnaissables internationalement, comme déjà expliqué dans la section historique. Diverses civilisations, des Tartessos aux chrétiens, en passant par les Grecs, les Phéniciens, les Romains, les Wisigoths et les Musulmans, ont façonné au fil des siècles des coutumes profondément enracinées, influencées principalement par à l'environnement naturel privilégié de la région. Actuellement, les traditions culturelles et l'environnement naturel de la commune continuent d'attirer des visiteurs de toutes nationalités[102] et horizons, des touristes qui profitent de ses plages et de sa gastronomie en été jusqu'aux hauts fonctionnaires du gouvernement et de la monarchie espagnole, qui visitent régulièrement la commune[103],[104] et ont même une résidence d’État.

Patrimoine historique

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Almonte possède divers éléments appartenant à des périodes allant de l'Âge des métaux à l'Âge moderne. Il convient de souligner les suivants.

Restes d'empreintes fossiles de l’Holocène

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Sur les rives de la plage d'Almonte[105], à la hauteur de la falaise de l'Asperillo, des restes fossiles d'empreintes d’hominidés et différents animaux ongulés datant d'entre 150 000 et 300 000 ans ont été trouvés, parmi lesquels loups, aurochs, éléphants à défenses droites, cerfs élaphes, sangliers et des oiseaux échassiers et anatidés. Il s'agit de la plus grande découverte archéologique d'ichnites à ce jour, tant par sa taille (plus de 250 empreintes découvertes) que par son âge (il n'existe que deux sites similaires dans le monde, celui de Biache-Saint-Vaast (France) et celui de Thessalie (Grèce)[106]. C'est aussi la première découverte d'empreintes fossilisées de flamant rose en Europe[107], démontrant pour la première fois la présence de cet écosystème sur la côte. Dans une étude récente réalisée par l'Université de Huelva et publiée par la revue scientifique néerlandaise Quaternary Science Reviews, il a été découvert que les empreintes appartenant aux hominidés proviennent spécifiquement de néandertaliens[108]. Ces marques se trouvent à hauteur du rivage sur le substrat argileux, ce qui signifie qu'elles sont souvent recouvertes de sable. L’association locale Parque Dunar propose des visites guidées gratuites comprenant des commentaires historiques et biologiques sur l'ensemble de l'écosystème et, enfin, une collecte volontaire des déchets.

Site néolithique à côté du pont des Olivarejos

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En 2003, lors de l'enfouissement d'un gazoduc qui relie Cordoue, Séville et Huelva, un site d'un hectare a été découvert sur une plage fluviale âgée d'environ 5 000 ans[109]. Il s'agit de structures en pisé qui semblent avoir abrité des zones de combustion et des restes de mamelons, haches, percuteurs, polissoirs et cuillères, principalement des céramique d'Ogre et de la pierre polie issue de roche métamorphique, du quartz, du silex et du quartzite. Jusqu'à 15 couches stratigraphiques ont été différenciées.

Sifflet turdétien de l'Âge du Bronze

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Fin janvier 2024, des chercheurs de la station biologique de Doñana (CSIC) ont trouvé sur les rives de la lagune de Santa Olalla un sifflet en terre cuite sculpté en forme de femme qui remonte à l’époque turdétienne, vieille de plus de 2 000 ans. Il mesure 56,2 mm de haut pour 20 mm de large et pèse 22 grammes. La figure féminine représentée porte un manteau et une coiffe avec des tresses dans les cheveux, le tout de couleur ocre grisâtre et présente une cassure dans la partie inférieure du corps, où l'on pense qu'il aurait pu y avoir un appendice qui permettait de pendre la pièce. On pense que la fonction principale de l'artefact était d'émettre des sons aigus qui servaient de leurre pour la chasse ou musicalement lors de rites ou de cérémonies. Il est actuellement revendiqué par le musée d'Almonte[110].

Vestiges de métaux de l'époque Tartesienne

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Comme mentionné dans la section historique, des vestiges d'un habitat de 40 hectares, ainsi que des restes de céramiques, de scories, d'outils métalliques et de métaux (or, argent, plomb et cuivre) ont été découverts à côté de la zone du ruisseau San Bartolomé qui datent de l'époque tartessienne, ainsi qu'un four de 3 m de large[29],[111]. Ils ont été découverts en 1974 par Antonio R. Arazo, K. Clauss et Francisco G. Toscano. Les fouilles ont été dirigées par le professeur madrilène Diego Ruiz Mata et ont duré 9 ans[112].

Ruines de la fabrique de garum dans le Cerro del Trigo

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Plaque romaine avec latin (en haut) et décoration paléochrétienne (en bas)

Les ruines d'une fabrique de garum se trouvent dans le Cerro del Trigo, une zone du parc national de Doñana. Adolf Schulten et George Bonsor étaient à la recherche de l'Atlantide lorsqu'ils les découvrirent. Ils les dédaignèrent, frustrés de ne pas trouver ce qu'ils cherchaient. Des étudiants de l'université de Huelva ont confirmé en 1999 qu'il s'agissait d'une fabrique de garum du IIe siècle, enfouie à 6 m sous la dune. Des amphores et des récipients utilisés pour assaisonner le poisson ont été retrouvés, faisant de cette découverte la plus importante des seize découvertes sur la côte de Huelva[Information douteuse]. Les archéologues continuent aujourd'hui à explorer la zone sans s'arrêter pour trouver des vestiges, comme des fours ou une nécropole avec plusieurs cadavres[113]. Entre le centre urbain d'Almonte et la ville forestière de Los Cabezudos, une dalle de marbre mesurant plus d'un mètre de long avec une inscription latine incomplète et une décoration paléochrétienne sur l'envers a également été trouvée. Elle date approximativement du Ier siècle. Une étude a révélé qu'il s'agit d'une dédicace à l'impératrice romaine Agrippine par l'homme politique et historien Tacite.

Stèle funéraire romaine de Domigratia

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Dans la zone de La Solana, dans la partie sud-ouest de la périphérie de la ville, on a découvert dans les années 1960 une multitude de vestiges datant de la fin de la période romano-wisigothique, parmi lesquels des amphores, des pièces de monnaie et divers ustensiles. La découverte la plus remarquable était une pierre tombale de près d'un mètre de haut avec une inscription latine qui disait : Domigratia Famula Deis Hic Requiescit In Pace Die No Nonarum Novembriun Annorum Trium Et Plus Minus Mensses Sex; Era DXXXIII (Domigratie, servante de Dieu, repose ici en paix le jour des nones de novembre, environ trois ans et six mois, an 533)[114],[115]. Une fois étudiée, les investigations ont conclu qu'il s'agit de la pierre tombale d'une jeune fille nommée Domigratia appartenant à une famille riche, puisque d'autres restes de ce qui semblait être une nécropole familiale ont été découverts. C'est l'une des pierres tombales les plus anciennes conservées dans la province. Puisque la jeune fille s'est avérée être l'un des premiers habitants d'Almonte à être baptisés dans le christianisme (l'empereur de l'époque, Théodose Ier, n'a christianisé la population hispanique qu'à la fin du IVe siècle), le curé de l'époque, romanophile, a fait en sorte que l'artefact soit conservé à l'intérieur de la chapelle baptismale de l'église d’Almonte.

Oliviers centenaires d’El Rocío

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Olivier centenaire (Almonte)

Dans la zone sud du hameau d'El Rocío, une fois passé le sanctuaire, sur le côté droit et en bordure du marais (sur la Plaza del Acebuchal), se trouvent des oliviers sauvages parmi les plus anciens mentionnés dans les archives. Ils doivent leur conservation depuis l’Antiquité à leurs propriétés médicinales et thérapeutiques et à leur usage culinaire. El Abuelo (le grand-père), l'un de ces 15 spécimens, est le plus ancien être vivant de la région de Doñana, âgé de plus de 800 ans, avec plus d'un mètre et demi de diamètre dans le tronc et 8 mètres de périmètre[116]. Le , ils ont été catalogués comme monument naturel d'Andalousie, comme les falaises d'Asperillo, également à Almonte[117]. Tous les oliviers sauvages sont protégés par une balustrade en bois. Ils peuvent être observés à tout moment de l'année. Leurs feuilles sont persistantes.

Palais de Doñana

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Dans l'angle sud-est de la commune, au sein du parc national de Doñana, se trouve le palais de Doñana, un complexe historique médiéval protégé vieux de 700 ans, actuellement utilisé comme une installation scientifique et technologique par le CSIC[118]. À l'origine, il s'agissait d'une tour militaire construite au XIVe siècle pour contrôler le transport des marchandises de l'intérieur de la province vers la mer. La tour a subi une rénovation au XVIe siècle basée sur l'architecture de la ferme andalouse traditionnelle et a été utilisée comme parc de chasse royal par la monarchie et l'aristocratie. Les propriétaires du terrain de l'époque[Quand ?] permettaient aux scientifiques de divers pays d'utiliser le palais comme point de départ d'expéditions scientifiques dans le parc, principalement axées sur l'archéologie, l'hydrologie, la géologie, la botanique et l'ornithologie[119]. En 1964, le palais devient le siège de la station biologique de Doñana. Le premier ministre Felipe González ayant utilisé le palais comme résidence de vacances dans les années 1980-1990, des lignes électriques et téléphoniques de pointe y ont été installées et le centre, le parc et la commune ont gagné en notoriété auprès de dirigeants du monde entier. Désormais, la résidence d’État officielle est le palais de las Marismillas. En 2015, le ministère de l'Économie et le FEDER ont investi plus de 7 millions d'euros dans la modernisation du palais[120], permettant son inclusion dans le réseau européen LifeWatch, aux côtés de 9 autres enclaves à travers l'Europe. Il s’agit actuellement de l’un des complexes dotés de la plus grande capacité technologique du continent. On y accède par un chemin d'environ 11,5 km qui commence au km 40 de la route qui relie Almonte et Matalascañas (A-483), à seulement 1 km au nord de la ville côtière.

Tours de surveillance le long de la côte

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Torre de la Higuera, en ruines

Le long de la côte se trouvent six tours de défense dont la construction fut ordonnée par Philippe II au XVIe siècle le long de toute la côte d’Almonte pour prévenir d'éventuelles invasions maritimes.

  • La Torre del Río de Oro, financée conjointement par le Duché de Medina Sidonia et la mairie d'Almonte pour 187 000 maravédis et achevée en 1598, mesurait à l'origine environ 19 m de hauteur[121]. Aujourd'hui en ruine, elle se trouve sur la Playa del Río de Oro, à environ 17 km de Matalascañas, à l'embouchure d'un ruisseau, à la limite de la commune d'Almonte. La zone de dunes au-dessus de la plage abrite la base de lancement de fusée spatiale Campo de Tiro del Médano del Loro gérée par l'Institut national de technique aérospatiale et la NASA[122],[123]. Depuis le XVe siècle, il existait dans la région un village de pêcheurs disposant d'une licence délivrée par la mairie et d'un bailli municipal qui contrôlait l'installation de cabanes et les permis de pêche et de commerce. Almonte a installé jusqu'à deux moulins à farine dans cette enclave en 1613. La tour est progressivement tombée en désuétude jusqu'à son effondrement complet entre 1830 et 1860[42],[121].
  • La Torre del Asperillo, en ruine, se situe à cinq kilomètres et demi à l'est, au pied de la plus haute falaise de dunes d'Europe[8]. Ses ruines sont difficile à apprécier, car partiellement ensevelies et visibles uniquement à marée basse. La tour fut achevée en 1622 et sa construction fut interrompue à plusieurs reprises par des attaques de pirates et l'enlèvement des constructeurs par des Berbères.
  • La Torre de la Higuera, en ruine, est la tour de surveillance la plus emblématique d'Almonte. ELle apparaît sur de nombreuses cartes postales comme symbole de la plage adjacente. Sa localisation, à l'extrémité du système dunaire fossile, en a fait le point de départ de la ville côtière de Matalascañas, car à partir de cet endroit, les dunes sont mobiles et beaucoup moins hautes. Cette tour, qui se dressait au sommet de la falaise, s'est renversée sur le rivage lors du séisme de 1755. Des tempêtes l’ont ensuite ensevelie jusqu’à ce que ne soit plus visible que sa base, communément appelée la piedra (le rocher) ou el tapón (le bouchon) en raison de sa forme.
  • La Torre Carbonero se trouve plus à l'est, dans le territoire du parc national de Doñana, à 7 km de la ville côtière. C'est la mieux conservée à ce jour.
  • La Torre Zalabar, en ruine, se situe à environ 7 km plus à l'est.
  • À un peu plus de deux kilomètres de l'embouchure du fleuve Guadalquivir se trouve la Torre San Jacinto, en très bon état.

Les tours de surveillance sont cataloguées comme biens d'intérêt culturel de la province de Huelva depuis 1895.

Église de l'Assomption

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L'église d'Almonte est unique dans la province car elle recèle, dans sa chapelle gothique mudéjare originale du XVe siècle, la pierre tombale la plus ancienne conservée au niveau provincial. Il s'agit de la stèle de Domigratia, une jeune fille décédée en 533. Avec le sanctuaire d'El Rocío, c'est le seul édifice religieux qui accueille régulièrement la Vierge d'El Rocío en son sein — pendant 9 mois tous les 7 ans depuis 1589. Par ailleurs, l'église a accueilli des personnalités remarquables, parmi lesquelles l'auteur Juan Ramón Jiménez et les rois d'Espagne, qui l'ont visitée à plusieurs reprises[124]. Elle est située à l'arrière de la place Virgen del Rocío — historiquement au centre de la ville moyenâgeuse, aujourd'hui dans le nord de la ville.

La chapelle mudéjare date du bâtiment original du XVe siècle — l'église d'Almonte est mentionnée pour la première fois en 1411 dans le Livre blanc de la cathédrale de Séville —. Elle contient des fonts baptismaux du XVIe siècle et la pierre tombale romaine du VIe siècle mentionnée précédemment.

Le bâtiment actuel est une construction baroque de plan basilical avec une nef centrale et deux nefs latérales. Elle possède trois portes d'accès et deux clochers. La majeure partie de l'édifice actuel date du XVIe siècle. Une grande partie de la façade a été restaurée en 1780 par Antonio de Figueroa y Ruiz (es) après le séisme de 1755. En 1949, l’église a subi une importante restauration à la suite des dommages causés par la guerre d'Espagne. En 2012, plus de 250 000 € ont été investis pour restaurer une partie du plafond et des fresques. Cette série de modifications et de réformes font de l’église d'Almonte un creuset des différentes tendances architecturales.

La chapelle du Sagrario se distingue également au sein du diocèse de Huelva par sa riche architecture, qui comprend des carreaux remarquables sur le socle, les saints patronymiques de la famille Cepeda, qui a cofinancé une partie de la construction, représentés dans les quatre pendentifs de la coupole, une grande grille en fer forgé et la façade abondamment décorée. Rafael Blas Rodríguez a réalisé de nombreuses peintures murales baroques de l'après-guerre, décorant le transept, la coupole et le chœur principal. Dans la chapelle de Las Ánimas (des âmes du purgatoire), une sculpture de la Vierge de Soledad datant du XVIIe siècle est conservée. Au-dessus de la porte principale, sur le mur intérieur, se trouve une réplique de l'Inmaculée de Soult de Murillo. Il a été démontré qu'il existe un tunnel souterrain, actuellement en ruine, qui reliait ce bâtiment à la mairie, mais les fouilles n'ont jamais commencé à le mettre au jour.

Ermitage du Saint Christ

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Situé dans le nord du centre urbain et rattaché à la place du même nom, l'ermitage est l'un des deux édifices du XVe siècle qui subsistent, avec l'église. Autrefois dédiée à saint Sébastien, il est aujourd'hui dédié au Christ de la Vraie Croix. Il se compose de deux nefs parallèles séparées par un triple arc brisé sur des piliers rectangulaires avec des pilastres attachés[125]. L'ermitage abrite un grand nombre d'images qui participent aux processions locales[126].

L'actuelle mairie est un bâtiment acquis en 1568[38]. Sa construction a en 1600[Quoi ?]. La structure originale, sur un seul niveau, a été inaugurée en 1612. Le second niveau a été ajouté six ans plus tard, ainsi que deux entrées et une grande terrasse donnant sur la place[127]. Au XVIIe siècle, le premier niveau était utilisé comme tribunal administratif et de justice, tandis que le second était réservé au gouvernement et à l'administration[59].

Le second niveau est recouvert d'un plafond voûté avec l'architrave du madrier adaptée à ses arcs, une frise de triglyphes et un parapet en fer forgé. En 1795, sur proposition du maire Agustín De Rivas, 20 000 réaux furent investis pour réaliser le patio intérieur, avec des arcs en plein cintre sur des colonnes de marbre et une fontaine centrale[127]. Le troisième niveau, connu sous le nom de Mirador de las Monjas (belvédère des religieuses), est coiffé d'un toit en croupe en fer forgé et de cinq fenêtres allongées couvertes de treillis. Le patio intérieur est doté de portiques et de carreaux représentant différents usages et coutumes locales. L'escalier qui mène à l'étage supérieur est décoré des armes des premiers chrétiens de la ville (Abreu, Acevedo, Almonte, Barrera, Bejarano, Cabrera, Domonte, Gauna, Hidalgo, Tello de Eslava, Pichardo, Pinto et Prieto).

En 1849, l'enceinte extérieure actuelle a été recouverte de ferronneries conçues par José Ojeda. Gonzalo De Rivas et Miguel de Ojeda étaient les maîtres charpentiers en charge et Basilio García et Juan Benegas étaient les constructeurs. En 1918, les piliers du rez-de-chaussée sont remplacés par des colonnes en fonte, encore visibles aujourd'hui dans la salle d’apparat, ainsi que le bois de noyer et son style Renaissance. Cette salle contient une collection d'œuvres de bustes et de portraits de différents personnages illustres d'Almonte.

La salle des commissions, réalisée en bois de pin rouge suédois et contenant l'ancien bâton du maire, a été utilisée par le roi d'Espagne lors de sa visite en 1992.

En 1927, l'intérieur de la troisième salle a été rénové et une mezzanine a été incorporée. En 1967, l'architecte José María Morales dirigea une nouvelle rénovation intérieure. L'aspect actuel date d'une rénovation réalisée en 1995, au cours de laquelle le bureau du maire actuel a été construit. Cette salle contient deux pots de fleurs à colonnes et à coupelles conçus par le célèbre sculpteur Pedro Navia y Campos et contenait l'autel sur lequel, en 1755, trônait la Vierge d'El Rocío, en raison de l'impossibilité de la déménager à l'église après les ravages du séisme de 1755. À partir des années 1960, pour faire face à l'essor du tourisme, la création du parc national de Doñana et l'augmentation de la population du hameau d’El Rocío et de la ville côtière de Matalascañas, divers services municipaux se sont installés dans d'autres locaux de la commune, hors de la mairie devenue trop petite pour tous les accueillir[23].

Caves et moulins à huile

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Jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait 58 caves et 10 moulins dans la commune d'Almonte. Beaucoup d'entre eux sont restaurés et ont des fonctions administratives ; d'autres sont abandonnés ou même en ruine, caractérisés par une tour de contrebalance[Quoi ?] typique. Les caves prolifèrent après le mouvement de désamortissement, s'installant dans des bâtiments ecclésiastiques. La commune a produit jusqu'à 5 millions de litres de vin et 2 000 tonnes d'olives par an[51]. Dans les années 1960, Almonte se distinguait au niveau régional par ses vins de solera[128]. Au cours des années 1990, la municipalité a acquis et restauré plusieurs caves et les moulins : l'Hacienda de Santa María (XVIIIe siècle), la Bodega del Conde de Cañete (actuellement la bibliothèque Ana María Matute), la Bodega de los Hermanos Escolar (aujourd'hui, le musée du vin), le Molino de Cepeda (actuellement le musée d’Almonte) et le Bodegón de Serafín (actuel office de tourisme).

Galoubet et tambourin

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La pratique du galoubet et du tambourin constitue un bien immatériel d'une valeur culturelle inestimable. Leur son caractérise l'environnement d'Almonte et se confond avec les sons naturels de Doñana lors des festivités locales[129]. Les galoubets sont fabriqués avec du bois de qualité pour obtenir le son approprié. Le tambourin est un instrument membranophone doté d'une double tête légèrement plus grande que les autres tambours traditionnels. S'il est généralement peint aux couleurs de l'Andalousie, il peut également être de la couleur naturelle du bois. La figure du tambourinaire est un emblème de la ville depuis des siècles.

Dans la partie sud-est de la commune, à seulement un kilomètre et demi du fleuve, on trouve le palais de las Marismillas, la seule résidence d'État d'Andalousie[16]. Il est situé sur un domaine de 10 000 hectares et présente une architecture de style colonial anglais, avec un total de 28 chambres, toutes avec salle de bains attenante.

Le palais de las Marismillas a été inauguré en 1912 comme pavillon de chasse du 2e Duc de Tarifa. Il a été référencé au patrimoine national en 1988[16]. Il est utilisé comme résidence présidentielle depuis 1996 : des dirigeants internationaux tels qu'Angela Merkel, Mikhaïl Gorbatchev ou François Mitterrand y ont été reçus. (Auparavant, les personnalités internationales étaient reçues au palais de Doñana.)

Casemates à Punta del Malandar

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Il y a plusieurs casemates de la Seconde Guerre mondiale sur la plage de Punta del Malandar, à l'embouchure du Guadalquivir. Leur construction a été ordonnée par le dictateur Francisco Franco en 1943, par crainte d'une invasion par les troupes alliées depuis l'Afrique du Nord pendant la campagne d'Afrique du Nord[130].

Palais d’El Acebrón

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Palais néo-classique d’El Acebrón (Almonte)

À proximité de l'étang d'El Acebrón, sur le ruisseau de La Rocina, à 5 km à l'ouest du hameau d'El Rocío, se trouve un palais de style néo-classique entouré de pinèdes, dans l’espace naturel de Doñana[131]. Le bâtiment, achevé en 1961, a servi de résidence privée et de pavillon de chasse de l'aristocrate Luis Espinosa Fontdevila, dont les initiales ressortent en relief sur la façade avant du palais. Fils de Julián Espinosa Escolar, qui possédait une cave et une distillerie dans le nord de la ville (aujourd'hui le musée du vin), Luis se consacrait à la chasse. Ses frères ayant hérité de domaines en l'intérieur de Doñana[132], il décida de construire son propre palais et de luxueux jardins. Une faillite l'a contraint à vendre une grande partie du terrain au gouvernement et à achever la construction du palais avec des matériaux de qualité moindre qu'escompté. Le palais conserve néanmoins une grande partie du luxe d'origine. Les escaliers extérieurs sont faits de pierres provenant d'une voie romaine. L'escalier menant au deuxième étage est en marbre rouge et on y trouve une cheminée en pierre surmontée d'un aigle bicéphale. Une grande partie du plafond est recouverte d'impressionnantes fresques encore visibles.

Le palais sert aujourd'hui de centre d'accueil touristique et comprend un musée consacré aux coutumes ancestrales de la commune comme la chasse, la pêche, l'agriculture et les utilisations traditionnelles des ressources naturelles. La terrasse sur le toit, également accessible, offre une vue sur la forêt. Le palais est entouré de sentiers en bois qui permettent de faire un tour circulaire à travers la forêt, notamment la lagune d'El Acebrón[133].

Fêtes locales typiques

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Almonte compte de multiples festivités locales, en grande majorité liées à l'espace naturel de Doñana et aux traditions qui se déroulent sur tout le territoire, depuis la plage au sud jusqu'à la ville au nord. Certaines d’entre elles s’appuient sur des us et coutumes qui remontent à l’époque tartessienne. On trouve ci-dessous les fêtes les plus typiques de la commune, classées par ordre d'ancienneté.

Le pèlerinage d'El Rocio est considéré comme fête d'intérêt touristique international par le Ministère du Tourisme depuis 1980[134]. Il rassemble généralement d’un million de personnes[6]. Les pèlerins proviennent de plus de cent vingt confréries nationales et internationales. Selon leur origine, les pèlerins empruntent divers chemins, souvent à pied ou à cheval, pour atteindre le hameau d'El Rocío, où se trouve le temple qui abrite la Vierge d'El Rocío (une œuvre gothique anonyme du XIIe siècle cataloguée, ainsi que le pèlerinage, comme bien d'intérêt culturel national[35]).

Le nombre de visiteurs étrangers s'est développé à partir des années 1960 pour culminer avec la visite du pape Jean-Paul II en 1993[135]. Depuis 1983, face à un événement d'une telle ampleur, le Plan Romero a été mis en œuvre. Celui-ci implique la mairie d'Almonte, la junte d'Andalousie et la Hermandad Matriz (cofrérie majeure), en coordination avec les provinces de Huelva, Cadix et Séville. Il mobilise plus de 6 000 professionnels de la sécurité et de la santé et nécessite des technologies telles que la localisation mobile avancée (AML) et le GPS, faisant de ce dispositif l'un des plus coûteux d'Europe[136].

Parmi les confréries participant au pèlerinage, on peut citer celles de Madrid (1961), Barcelone (1969), Tolède (1986), Valence (1991), Gijón (1998), Santa Fe (Argentine) (1993), Clare (Australie) (1996) et Bruxelles (2000)[39].

Au-delà de la ferveur religieuse, le pèlerinage suscite un grand intérêt culturel et récréatif que suscite ce pèlerinage, dont le dernier tronçon, qui se déroule à travers le parc national de Doñana, est tout à fait unique. Le pèlerinage dure une semaine pour les habitants d'Almonte, avec deux jours de plus grande splendeur : le mercredi, jour où la Hermandad Matriz et une partie de la population locale et nationale font le voyage d'Almonte à El Rocío. Le lundi nuit a lieu le populaire Salto de la Reja (saut de la clôture) et où le saint patron d'Almonte, la Vierge d'El Rocío parcourt les rues sablonneuses du hameau homonyme. À midi, toutes les confréries subsidiaires l'accueillent avec leurs étendards. La vierge repose sur les épaules de quelques citoyens d'Almonte.

Saca de las Yeguas

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Capture d'équidés semi-sauvages à Almonte.

Avec le pèlerinage d'El Rocío, c'est l'une des traditions les plus éminentes de la commune, ainsi que l'un des événements les plus anciens et populaires organisés à l'échelle nationale. Elle est célébrée depuis plus de 500 ans, des siècles avant la création de Doñana[137]. Conçu à l'origine comme un événement consacré à l'élevage, il a lieu chaque année à la fin du mois de juin dans la commune, généralement le 26 et précède la Feria d'Almonte, également liée autrefois à l’élevage. Cette célébration est divisée en cinq phases principales :

  1. Capture et organisation des équidés dans le parc national : les cavaliers partent à la recherche des équidés semi-sauvages dans différentes zones de l'intérieur de Doñana aux premières heures du 26 juin. Dans des conditions normales, ils arrivent à rassembler plus d'un millier d’équidés, parmi lesquels des chevaux, des juments et des poulains.
  2. Défilé de troupes à travers le hameau d'El Rocío : en fin de matinée, ils défileront en troupes à travers le hameau, où ils seront exposés au public et présentés symboliquement à la Vierge par le prêtre du temple.
  3. Sesteo : une fois exposés au hameau, les chevaux partent à pied pour leur voyage de 15 km jusqu'à Almonte. Une fois arrivés dans la forêt de pins au sud de la ville, ils s'arrêtent pour se reposer et s'organisent en groupes à côté du ruisseau Santa María.
  4. Défilé à travers Almonte : quelques heures plus tard, le bétail passera par les rues d'Almonte (vers 19 heures), où il défilera également dans les rues et sera conduit vers l'enclos d'élevage Huerta de la Cañada, au nord de la ville.
  5. Séjour à l'enclos du bétail : une fois à l'enclos, a lieu ce qu'on appelle la tusa (tonte), où l'on nettoie, coupe les crinières et soigne les chevaux pour les vendre au public. Après cinq jours, ils commencent le voyage de retour vers le parc national au sud-est de la commune[137].

La Venue de la Vierge

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Depuis 1589, la Vierge d'El Rocío est transportée à Almonte lors d'un voyage aller-retour tous les sept ans, restant à Almonte pendant neuf mois jusqu'à ce que, une fois de plus, les habitants d'Almonte l'emmènent à El Rocío, son lieu d'origine[138]. Durant son séjour à Almonte, la Vierge participera à une tournée dans les rues de la ville, qui seront décorées pour l'occasion d'arcs, de lumières et de fleurs blanches. Ces décorations (qui entourent les rues centrales par lesquelles la Vierge passera) sont réalisées et placées par certains habitants du quartier environ un an avant la venue. Cette préparation de la ville pour accueillir le saint patron est une tradition qui, grâce au fait qu'elle a été transmise de génération en génération, continue à être réalisée de manière altruiste et par simple dévotion ou par loisir. Il y a presque 50 transferts documentés à ce jour[139].

El Rocío Chico

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Littéralement « le petit Rocío », c'est une fête célébrée le 19 août, commémorant l'intercession supposée de la Vierge dans le contexte de la guerre d'indépendance espagnole[39]. En 1810, le transfert de la Vierge d’El Rocío à Almonte a lieu en prévision de l'arrivée imminente dans la commune de près de 1 000 troupes napoléoniennes[incompréhensible], en représailles à l'exécution d'un capitaine et de cinq soldats français à Almonte[39]. Cette invasion n'eut jamais lieu et les français se retirèrent à quelques kilomètres d'Almonte. En 1813, un vœu est créé avec une messe célébrée à El Rocío chaque 19 août, en commémorant l’événement. Pour plus d'informations, consultez la section historique.

Foire d'Almonte

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En 1872, la Foire de Saint Pierre fut officiellement enregistrée, célébrée entre août et septembre jusqu'en 1896, date à laquelle elle fut avancée à juillet pour coïncider avec le jour dudit apôtre, saint patron de la ville. La foire d'Almonte se déroule depuis 1901 dans le parc municipal d’El Chaparral[140], avec une superficie de 31 120 m2 et une triple arche à l'entrée construite dans les années 1970, avec des zones d’albero, herbe et pavées (c'était le premier terrain de la province à utiliser exclusivement pour une foire). La foire commence traditionnellement la semaine suivant la Saca de las Yeguas, mettant en évidence ses origines d'élevage, ayant son jour de plus grande splendeur le jour de l'ouverture, normalement avec une personne célèbre, comme Rocío Jurado[141]ou José Manuel Soto. Le dernier jour de la foire, qui tombe toujours un lundi, est un jour férié local et une corrida est organisée près de l'enclos à bestiaux. Cet événement attire généralement des gens des villes voisines telles que Huelva, Séville, Niebla, Bollullos del Condado, La Palma del Condado, Rociana del Condado et Hinojos, surtout le week-end. Les corridas existent depuis le XIXe siècle[140].

Transition Festival

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Zone de pinède à Almonte

Depuis 2011, une célébration unique est organisée à l'intérieur de la forêt près de Doñana, dans une zone de pinède à 4 km vers le sud-ouest de la ville d'Almonte. C'est un festival international de musique alternative qui rassemble des milliers de personnes de différents pays, dans une atmosphère unique pleine de nature, lumières, couleurs, danse et détente[142]. Le festival comprend une piste principale, une autre alternative, un marché, une zone d'ateliers et une zone de camping. Elle a généralement lieu en mai et, à cette époque, on peut souvent voir des groupes de familles hippies, des gothiques et d'autres minorités et étrangers visiter Almonte et garer leurs caravanes et fourgonnettes les plus diverses[142].

Ce qui distingue la célébration de la journée des Rois mages à Almonte du reste du monde est la participation des chameaux grâce à l'association écologiste Aires Africanos, qui est située dans le Parque Dunar, à la zone ouest de la ville côtière de Matalascañas. Pascual Madoz avait déjà répertorié ces animaux qui avaient été introduits à Almonte dans les années 1830, bien qu'ils aient été retirés au XXe siècle[25]. Les Rois mages apparaissent sur les plages de Doñana à dos de chameaux et défilent le long de la plage, tandis que trois autres camélidés le font habituellement dans les rues d'Almonte, précédant le cortège successif de cavalcades thématiques[143]. La partie la plus traditionnelle est représentée par les soi-disant zambombás, des réunions dans divers lieux où l'on joue des instruments traditionnels accompagnés de chants de flamenco ou de Noël. Ils ont tendance à se produire plus fréquemment à El Rocío. Un autre grand événement qui caractérise la commune et qui attire les usagers des villes adjacentes pendant la période de Noël est le parc d'attractions qui s'installe dans le parc El Chaparral, dans la zone est de la ville. L'attraction principale de cet événement est une patinoire de plus de 420 m2, couverte par un chapiteau, accompagnée d'une décoration attrayante de lumières de Noël, de diverses attractions et de stands de restauration[144].

Établissements culturels

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Dans les trois centres urbains de la commune, on trouve une série de complexes de création récente parmi lesquels il y a des bâtiments anciens qui ont été restaurés complètement au cours des années 1990 et 2000 et qui jouent actuellement un rôle de premier plan. Le principal centre éducatif de la commune, l'I.E.S. Doñana, en collaboration avec l'administration municipale, a lancé un projet intitulé Almonte Uncovered qui consiste en la promotion touristique de diverses établissements culturels de la part des élèves qui expliquent en trois langues différentes (espagnol, anglais et français) les différents bâtiments et monuments[145]. Ces explications apparaissent dans une vidéo sur un code QR installé à chaque établissement. Un total de 5 points touristiques ont été inclus jusqu'à présent : la cité de la Culture, le musée du Vin, la mairie, le rondpoint de Las Yeguas (au centre de la ville) et l’église.

La Cité de la Culture

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Il s'agit d'un espace de 6 445 m2 situé dans la zone nord de la ville[146]. Il a été inauguré en 2011 et occupe le site d'une ancienne cave appartenant au Comte de Cañete. D'un périmètre de 396 mètres, il comprend 5 bâtiments couverts, le reste de l'enceinte étant un espace extérieur pavé décoré d'illustrations, bancs, lampadaires et plantes. Ces cinq établissements comprennent :

Vue de face du théâtre d’Almonte, avec la terrasse extérieure au deuxième étage
  • Théâtre Salvador Távora, un bâtiment conçu par l'architecte grenadin Juan Pedro Donaire Barbero[147] et inauguré par l’acteur sévillan Salvador Távora, qui a une capacité de 512 places, occupant la 2e place au niveau provincial en termes de capacité[148],[149]. Cette salle accueille des événements ou des représentations de projection nationale, ayant été visitée par des ministres du gouvernement espagnol[92] et des acteurs de renom, tels que Pablo Carbonell[150],[151], Lola Herrera[152], María Castro ou Gorka Otxoa[153]. À l’écart de l’auditorium, il y a un espace clos pour les expositions et un café avec terrasse à l'étage supérieur.
  • Centre culturel polyvalent église de Baler, c'est une réplique grandeur nature de 162,27 m2 de la célèbre église de Baler (Philippines), où les soldats espagnols se sont retranchés pendant la guerre hispano-américaine de 1898, pendant le soi-disant siège de Baler. L'un des survivants était José Jiménez Berro, un habitant d'Almonte. Il existe également une rue qui part de la place d’Andalousie vers le nord et qui est dédiée à ces soldats. La réplique a été inaugurée par la présidente philippine de l'époque, Gloria Macapagal-Arroyo, et sert de bureau administratif principal du complexe culturel. Dans ce centre a également été installée l'exposition permanente Las Caras del Mito (Les visages du mythe), qui met en lumière des faits intéressants sur la guerre coloniale et la participation des habitants d'Almonte.
  • Bibliothèque publique Ana María Matute, d'une superficie d'environ 1 000 m2, qui occupe le site d'une ancienne cave et compte plus de 15.000 volumes. Il dispose de deux étages et d'espaces de lecture et d'étude ainsi que d'un accès Internet. À l'étage supérieur on trouve une salle à usage audiovisuel. La bibliothèque a été inaugurée par l'écrivaine elle-même.
  • L'école des Arts Manolo Sanlúcar, inaugurée par le guitariste et compositeur gaditane du même nom, abrite l'école élémentaire de musique d'Almonte, ainsi qu'un espace pour plusieurs cours de guitare, chant, danse ou de peinture organisés par la mairie.
  • Templete, un espace couvert à côté du théâtre qui occupe l'emplacement de l'ancien pressoir à vin de la cave, où les raisins étaient pressés. C'est le seul vestige du lieu d'origine, pour témoigner de l'utilisation de la cave.

Musée de la villa

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Inauguré en 1999[59], le Musée de la villa occupe l'emplacement d'un ancien moulin à huile, le Molino de Cepeda, dans le centre-ville en face du Casino de La Paz et est destiné à montrer les usages et coutumes de la commune, y compris la culture de la vigne et de l'olivier, la farine et la tradition d'élevage et de foresterie étroitement liées à l'environnement du parc national de Doñana[154]. Le bâtiment occupe une superficie totale de 1 000 m2 et est divisé en trois zones principales : le hall d'entrée, la cour et la nef centrale. Le hall d'entrée est un large couloir le long duquel on expose l'histoire d'Almonte, de la préhistoire à nos jours, avec des images, des textes et des maquettes. Ensuite se trouve la cour, avec des maquettes liées à l'élevage et quelques personnages illustres de la commune. Enfin, la nef centrale, de 500 m2, abrite différentes salles consacrées aux usages agricoles traditionnels et à l'histoire de la commune, avec des maquettes de la mairie, des caves et des moulins à huile, du centre urbain et des cathédrales éphémères au fil des ans. Au fond de la salle se trouve une exposition qui montre l'évolution de la sculpture de la Vierge d’El Rocío au fil du temps, depuis son état d’origine au XIIIe siècle. La vaste collection ethnographique se concentre particulièrement sur la symbiose entre l'environnement urbain et naturel et est divisée en trois blocs : la côte et le marais (élevage, chasse et pêche), l'agriculture d'Almonte (céréales, vignes et oliviers et habitations agricoles traditionnelles) et la sylviculture (apiculture, charbon de bois, production et transformation d'essences, principalement de pin et d'eucalyptus, collecte de pignons et de bois). De même, il expose une vaste collection liée à El Rocío, notamment des répliques à l'échelle du monument des grands-mères d'Almonte (dont la version originale se trouve dans la zone est de la ville) ou de la cathédrale éphémère qui est construite tous les 7 ans sur la place central à l'occasion de la Venue de la Vierge.

Musée du Monde Marin

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En 2002, le premier complexe touristique durable d'Espagne a été inauguré à la ville côtière de Matalascañas, avec la collaboration de la mairie d'Almonte et de la Junte d'Andalousie, avec la plus grande collection de squelettes de cétacés d'Europe et dont l'attraction principale était l’tÉco-sphère, dont il y avait très peu d'exemples en Europe. Il s'agit d'une sphère de verre scellée conçue par la NASA pour des expérimentations spatiales avec un écosystème autonome à l'intérieur, composé principalement de diverses espèces d'algues, crevettes et bactéries. Le musée a eu un investissement total de plus de 20 millions d'euros et était composé de 6 salles principales contenant : le seul squelette complet d'orque en Europe ainsi que 12 autres squelettes de mammifères, une réplique grandeur nature d'un voilier et la plus grande collection de coquillages et de mollusques du pays. Il a été le premier musée d'Andalousie et le deuxième d'Espagne à obtenir les certificats d'approbation de qualité ISO 9001 et ISO 14001, le drapeau de l'Association Espagnole de Normalisation et de Certification et a également été membre fondateur du Réseau d'Espaces Scientifiques et Techniques d'Andalousie et de la Fondation Descubre[155]. Il proposait des visites guidées par des biologistes et disposait d'une salle consacrée à la navigation, ainsi que d'une boutique réalisant un chiffre d'affaires moyen de 130 000 € par an[156]. Il a reçu en moyenne 50 000 visiteurs par an et a fermé ses portes après les élections locales de 2011, sans que le nouveau conseil n'attende une subvention de la Junte pour atténuer la crise à laquelle il était confronté. À la suite d'un accord avec le CSIC, tout le contenu, à l'exception d'un modèle de baleine, a été transféré à Séville. En 2023, après la réélection de Francisco Bella, qui était au pouvoir lors de l'ouverture du centre, le gouvernement local a annoncé la future réouverture des installations, dont la phase initiale serait de le restaurer comme un centre de développement numérique[157].

Musée du vin

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Le musée du vin d'Almonte (MUVA) est un espace de plus de 1 000 m2 inauguré en 2014, dont la construction a commencé une décennie plus tôt, profitant de l'ancienne cave du XIXe siècle appartenant aux frères Escolar, pionniers de l'innovation technique en vinification. Cette rénovation, après l'acquisition de la cave par la mairie, a été l'une des plus ambitieuses et coûteuses de la commune, réussissant à unir tradition et modernité. Le musée propose des visites guidées, un restaurant, une boutique et des dégustations. Au cours de 5 séjours différents, les vins d'Almonte sont promus et diffusés, ainsi que leur histoire et leur processus de production.

  • Cour centrale

Il s'agit de la partie extérieure du complexe, d'une superficie de 280 m2, qui donne accès au musée et au restaurant. Il comprend généralement des tables extérieures pour la dégustation et l'échantillonnage, ainsi qu'une structure décorative centrale constituée de bouteilles de vin. Cet espace abritait autrefois le pressoir à vin de la cave, les salles de fermentation et de stockage, la zone de vieillissement et le laboratoire, ainsi que la zone d'embouteillage et d'expédition. De grandes charrettes et remorques étaient utilisées pour le traitement et le déchargement des raisins. Une fois passé le patio, on accède à un espace d'accueil couvert qui donne accès à la cave à vin.

Intérieur de l'entrepôt du MUVA
  • Cave

Il s'agit de la zone intérieure principale, divisée entre une zone fermée qui stocke les fûts de chêne américain et une autre zone accessible dont les murs sont décorés d'images détaillant le processus de récolte et de transport du raisin. Il contient des reliques telles qu'une balance en fer massif d'une capacité de 2 tonnes, un alambic ancien, des poulies, etc.

  • Magasin

Grand entrepôt avec boutique et exposition de produits d’Almonte, dont le vin d'orange et Raigal (premier vin mousseux d’Andalousie, créé en 1992)[158], avec des vitrines sensorielles aromatiques et trois des 18 fûts d'origine, chacun d'une capacité de 1 000 litres et une finition en ciment chromé.

Musée d'El Rocío

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Dans le sud-est du hameau d’El Rocío, de l'autre côté de l'ancienne route A-483, un espace met en avant à la fois le paysage naturel et l'histoire du pèlerinage[159],[6]. Il s'agit d'un terrain de 12 500 m2, dont 2 126 m2 sont occupés par le bâtiment du Musée d'El Rocio. Ce dernier a été cofinancé par le conseil municipal, la Junte d'Andalousie et le Fonds européen de développement régional (FEDER), à l’initiative notamment de la Commission internationale d'experts de Doñana[160]. Le musée se compose de 9 salles principales et de deux patios intérieurs, dont une salle d'expositions temporaires. Il comprend des peintures murales explicatives, des maquettes et des éléments originaux sur le cheval Marismeño (une espèce locale protégée[27], ancêtre de la race américaine Mustang[19]), ainsi que sur l'artisanat, l'architecture locale (qui a influencé l'architecture de l'Ouest américain[20]), le pèlerinage et d'autres us et coutumes ancestraux.

Centre international d'études et de conventions écologiques et environnementales

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Dans le cadre du son plan de durabilité, la commune a acquis en 1997 l'ancienne cave José María Reales, d'une surface de 4 887 m2, qu'elle a rénové pour y installer le Centre international d'études et de conventions écologiques et environnementales (CIECEMA)[59]. Devenu l'un des une référence au niveau provincial, le bâtiment se compose de deux étages. D'une superficie totale de 7 000 m2, il héberge l'observatoire astronomique Juan Pérez Mercader et l'association thérapeutique locale La Canaliega. Le bâtiment comprend une salle de conférence et une salle d'exposition, une cour intérieure, des salles de classe, des bureaux, ainsi qu'une grande cour centrale à portiques[59].

Pinacothèque

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Une galerie d'art a été inaugurée en 2005[161] à l'initiative conjointe de la mairie, du peintre surréaliste et avant-gardiste cubain Jorge Camacho, de Juan Bautista Cáceres (propriétaire de l'entreprise de gestion culturelle Ladrús qui en deviendra le directeur) et des frères Galindo Faraco. Elle est située rue El Cerro, dans la vieille ville, au nord-est de l'église. Elle se compose de trois salles, dont deux accueillent des expositions temporaires. La salle principale, au rez-de-chaussée, abrite l'exposition permanente de Jorge Camacho, avec une grande partie de son testament de 1968 à 2009[pas clair], influencée par le paysage d'Almonte, plus précisément les environs du Doñana. Cette œuvre a une approche mystique ; l'artiste utilise la couleur pour représenter les paysages naturels de la commune. La pinacothèque a été rouverte le , tout comme le musée et d'autres installations culturelles restées fermées pendant les législatures après 2011[162]. À l'occasion de cette réouverture, l'œuvre Rêve récurrent du peintre et sculpteur abstrait Víctor Pulido a fait l'objet d'une exposition temporairer. La salle permettra une utilisation pédagogique pour l'école des peintres et les différents centres pédagogiques.[pas clair]

Musée du littoral de Doñana

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Situé dans le Centre d'Interprétation de la ville côtière de Matalascañas et populairement connu sous le nom de Museo de la Torre Almenara, le Musée du littoral de Doñana est installé dans une ancienne tour de surveillace restaurée 2001. Il se trouve à quelques mètres de la plage à côté du rond-point du Soleil et de la Rue Bleue, dans le secteur Nutria[163]. Le musée se compose de plusieurs étages et de 3 modules muséaux principaux. Le premier module est consacré à la Falaise d'Asperillo (la plus haute dune fossile d'Europe, classée monument naturel d'Andalousie, avec une reproduction à l'échelle de celle-ci et des terrariums. À l'extérieur, le second module consiste en une exposition botanique présente les plantes les plus représentatives d'Almonte, parmi lesquelles le genévrier commun, presque éteint dans la région, et des spécimens de la tortue mauresque, également menacée. Le troisième abrite une boutique d'artisanat et un point d'information sur les itinéraires traversant le Doñana. Par ailleurs, le musée offre un point de vue sur la côte et le parc national de Doñana[réf. nécessaire].

Musée forestier

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Le Musée forestier d'Almonte une zone boisée protégée d'environ 60 hectares, située au kilomètre 8 de la route qui relie Almonte à El Rocío. Cette forêt abrite un centre d'interprétation consacré au lynx ibérique, avec six salles thématiques, et un autre sur le pin parasol, installé dans un tronc gigantesque. Il existe également un parc aventure, avec 162 agrès suspendus à des arbres, à plus de 8 mètres de haut pour certains[164].

Centre culturel

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Le Centro cultural de la Villa se trouve à l'emplacement de l'ancien ermitage de Saint Jacques (XVe siècle, aujourd'hui démoli), dans le parc Fuente de las Damas, dans l'ouest de la vile, autrefois point de contrôle d'accès à la ville en période d'épidémie. Avec une capacité de 120 personnes, le Centre culturel accueille des événements divers comme des présentations de livres, des conférences, des expositions de peintures, ou encore des répétitions d'orchestres — le Centre est en effet le siège de la fanfare municipale d'Almonte. Par ailleurs, il abrite une collection bibliographique de plus de 2 000 volumes sur Doñana, El Rocío et la province de Huelva, dont certains livres épuisés et exemplaires uniques. Cette collection a été assemblée avec la collaboration de l'Association de bibliophilie et d'art d’Almonte[165].

Almonte s'est démarquée dans le domaine littéraire à partir du XIXe siècle grâce à Antonio Martín Villa, un écrivain qui a été recteur de l'Université de Séville. Celui-ci a contribué à la poésie, avec des apports à des ouvrages de différents auteurs, dont Félix José Reinoso. À la même époque, Lorenzo Cruz, écrivain, professeur et historien d'Almonte, a consacré une partie de son travail à l'analyse de l'œuvre de Cervantes et a énormément contribué à consigner les événements importants de l'histoire de la commune. Une statue de son buste se trouve sur la rue Avenida de los Cabezudos, dans l'ouest de la ville.

Dans le domaine de la poésie, María Castilla mérite d'être mentionnée. Dès 13 ans, elle a constitué un recueil inspiré des alentours du Doñana, où elle a grandi. Elle a remporté divers prix de poésie locaux, dont le 2e prix en 1995 pour son ouvrage Muda Nota[166]. Une autre figure notable de la poésie est Rocío Blanco, qui a été influencée par les frères Machado. María Endrina, enseignante, écrivaine et directrice de l'école de Los Cabezudos, a marqué la poésie lyrique pour enfants. Elle combinait son travail avec sa passion principale : écrire de courts poèmes sur sa ville et dédiés aux enfants, dont beaucoup font référence à la période d'après-guerre[167].

En 1995, la municipalité a publié le premier tome de la collection Cuadernos de Almontequi, dix ans plus tard, en comptait plus de 100[59]. L'objectif initial était de présenter une perspective historique de la commune mais au fil du temps, la collection s'est étendue à d'autres thèmes, y compris la littérature. Ces publications ont également permis de diffuser les projets de recherche des étudiants universitaires financés par la municipalité[168]. Chacun de ces cahiers a une couleur de couverture différente selon le thème : vert pour l'histoire, magenta pour la littérature, jaune pour la gastronomie, bleu pour la gestion administrative de la municipalité et orange pour la peinture[169].

Depuis la seconde moitié du XXe siècle, d'autres figures locale ont marqué la littérature. Domingo Muñoz Bort, historien, vulgarisateur, écrivain, archiviste, directeur du Centro Cultural de la Villa, a publié des dizaines d'ouvrages historiques et a participé à l'édition et à la coordination de la collection Cuadernos de Almonte. Alfonsa de Almonte, écrivaine et responsable de presse de la mairie, a publié plusieurs ouvrages de littérature jeunesse et a également coordonné une grande partie de ladite collection[170].

Juan Villa, écrivain et critique littéraire, a publié divers romans, nouvelles et essais. Son roman Crónica de las Arenas, qui se déroule à Almonte pendant l'après-guerre, mérite d'être souligné[171]. Rocío Castrillo compte parmi les auteurs les plus connus, avec des ouvrages primées au niveau national, telles que Una Mansión en Praga (Discoverbooks, 2013), Ellas y el Sexo (Ed. Pigmalión, 2014), En el Fin de la Tierra (CreateSpace, 2016). Son ouvrage le plus récent[Quand ?] et controversé est 151 Cuchilladas, une analyse exhaustive du « Double Crime à Almonte ».

Almonte continue d'organiser différents concours littéraires, comme le concours de nouvelles organisé par le Centre d'information jeunesse de la mairie. Ouvert aux jeunes de 14 à 30 ans, il récompense généralement deux histoires chaque année, dans les catégories A et B[172]. Le Centro de Estudios Rocieros, un organisme de référence pour la recherche et la diffusion culturelle dans la commune, joue également un rôle clé dans le domaine littéraire. Il est dirigé par les frères Gallardo, qui ont compilé plus de quarante poèmes sur El Rocío dans l'anthologie Por Los Senderos del Alma[173].

Almonte dans l'imaginaire populaire

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L'influence culturelle de la commune et son cadre naturel ont inspiré de nombreux écrivains au cours des siècles passés et, plus récemment, des musiciens, photographes, cinéastes, etc.[174]

Des écrivains tels que Luis de Góngora, Juan Ramón Jiménez, Rafael Alberti, José Manuel Caballero Bonald, Fernando Villalón ou Alfonso Grosso[174] décrivent les paysages de la commune. Le chapitre 47 du célèbre récit en prose Platero et moi s'intitule El Rocío et met en scène un personnage d'Almonte, le vétérinaire Darbón. Le poème Fable de Polyphème et Galatée comporte des références à divers paysages d’Almonte. En 2015, Juan y Águeda Villa et Juan Francisco Ojeda ont publié, avec d'autres auteurs de la ville, Doñana, el paisaje relatado, un livre illustré qui analyse la relation entre le paysage naturel privilégié de la commune et les émotions et l'inspiration qu'ils génèrent dans tous les domaines artistiques[175].

Almonte continue à inspirer la littérature espagnole. Par exemple, le roman historique Alhaja, de l'auteur madrilène Ángel De Frutos Acevedo, raconte l'histoire d'une femme qui quitte Almonte dans les années 1920 pour changer de vie dans une autre ville[176]. Le roman noir et satirique Un Hombre Lobo en El Rocío de Julio Muñoz Gijón, lui, propose une analyse sociale pointue du contraste entre tradition et modernité[177]. Un autre auteur madrilène, Max Arel, a publié Cuentos de la Marisma de Doñana, un ouvrage de réflexion qui se déroule sur la côte d'Almonte[178].

Cinéma

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L'étendue et la diversité du territoire d'Almonte a attiré de nombreux cinéastes. Des lieux comme la plage de Matalascañas, les dunes du Doñana et El Rocío, notammante, ont accueilli le tournage d'une multitude de longs-métrages, courts-métrages, documentaires ou vidéoclips, ainsi que des concours[179].

Films tournés à Almonte

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Plusieurs longs métrages tournés à Almonte sont devenus célèbres. On peut citer notamment L'Histoire Sans Fin et Lawrence d'Arabie, tournés dans les dunes de Doñana[180],[181], Le Lion et le Vent, avec Sean Connery[182],[183] ou encore Le Bon, la Brute et le Truand et Pour une poignée de dollars, deux western spaghetti avec Clint Eastwood[184],[185] dont certaines scènes ont ét tournées à El Rocío[réf. nécessaire].

Dans la série télévisée The Walking Dead, qui a été tournée en Andalousie, apparaissent à l'écran les minibus tout-terrain typiques qui sillonent le parc national de Doñana depuis le centre d'accueil des visiteurs de l'Acebuche[186],[187][réf. nécessaire].

Le film français Pour elle (2008) a été tourné dans la vieille ville d'Almonte et à El Rocío[188], de même que le film néerlandais Abeltje[189]. À Cœur Perdu (2009), de Carolina Hellsgård, a été tourné à Matalascañas[190].

En ce qui concerne le cinéma espagnol, on peut citer Tenemos 18 años (1959), Canción de cuna (1961), Armas para el Caribe (1965), La Cólera del Viento (1972), Mi Bello Legionario (1977), Made in Japón (1985), La Cruz de Iberia (1990), et, plus récemment, Te Protegerán Mis Alas, d'Antonio Cuadri, sur l'immigration africaine à travers le Détroit de Gibraltar[191],[192].

Almonte a également servi de cadre au tournage de clips vidéo, par exenple pour Una Rosa es una Rosa de Mecano et Agua Dulce, Agua Salá de Julio Iglesias[181].

Initiatives cinématographiques

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Depuis plus de 20 ans, l'école d'animation d'Almonte forme des cinéastes, parmi lesquels les créateurs des personnages animés d'Aventuras en Doñana[193], qui ont ensuite inspiré le film Félix et Cie (2009). Cet dernier a remporté le prix Goya du meilleur film d'animation. Il a été produit par Antonio Banderas, qui a signé l'année précédente un accord à Almonte pour sauver le Lynx ibérique[101].

Créées en 2001, les Producciones Doñana S.L[194] ont produit de nombreuses œuvres audiovisuelles, dont le court-métrage Hunger (2011), par le réalisateur d'Almonte Mario De la Torre[195].

Almonte fait partie du Réseau des villes de cinéma d'Andalousie, qui porte l'ambition pour la région de devenir une destination de premier plan pour le tournage d'œuvres audiovisuelles[196].

Le Festival international du film scientifique et environnemental de Doñana, créé en 2010, vise à promouvoir l'environnementalisme à travers le cinéma[197]. Il promeut de nouveaux cinéastes et forme des diffuseurs scientifiques. Les séances de cinéma scientifique ont généralement lieu au CIECEMA[198].

Musique

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La musique traditionnelle est une force motrice de la culture d'Almonte depuis plusieurs siècles. Elle revêt une importance particulière lors du pèlerinage d'El Rocío. Elle s'appuie sur deux aspects principaux : l'instrumental, avec le galoubet et le tambourin, et le vocal, avec la Sevillana Rociera et le fandango). Plus récemment, ces styles ont fusionné et de nouvelles tendances ont émergé comme la musique rock, la rumba, la trance et la musique psychédélique, mises en avant par le festival Transition[129].

Instruments de musique

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Le tambourin est utilisé depuis des siècles. Avec le temps, la conception de l'instrument a été modifiée pour améliorer le son mais il est toujours fabriqué avec certains des matériaux d'origine. Le tambourin d’Almonte a généralement un diamètre plus grand que les tambourins léonais ou basque (environ 50 cm sur 80 cm de hauteur). Il est généralement fait de contreplaqué avec une tête en peau de chèvre attachée avec un cerceau ou une sangle à chaque extrémité. La figure du tambourinaire est essentielle dans les fêtes traditionnelles de la commune. Lors du pèlerinage d'El Rocío, il dirige la procession de la Hermandad Matriz en interprétant le Toque del Rocío (son d’El Rocío), une mélodie très caractéristique de la commune, très éloignée des accords typiques des chansons du genre. Au Toque del Rocío s'ajoutent le Toque del Alba (son de l’aube), qui est chantée à l'aurore, avant de continuer le chemin, et le Toque del Romerito (son du petit pèlerin). Ensemble, ces sons constituent la trilogie des sons de galoubet et tambourin traditionnelles d'Almonte. Pour la messe de la Vierge d’El Rocío — l'événement le plus important du pèlerinage —, des centaines de tambourinaires jouent à l'unisson selon des séquences traditionnelles et anciennes, bien distinctes des autres battements de tambourins typiques d'Andalousie. Le musicien et compositeur espagnol Manuel Pareja Obregón a été cofondateur de l'École de Tambourinaires d'Almonte, l'une des six principales d'Espagne, ainsi que le compositeur de la Salve Universal[129].

Le galoubet d’Almonte, comme d'autres instruments à trois trous, vient de la flûte grecque à chambre unique, bien qu'il existe également des peintures rupestres qui les représentent à l'intérieur des tombes étrusques[pas clair]. Il s'agit d'un tube d'environ 35 cm de long et 2 cm d'épaisseur qui fait office d'aéroducte, doté d'une bouche par laquelle l'air entre et d'une languette cylindrique fixée à sa base par laquelle l'air passe pour être ensuite nuancé par la lunette. Cette languette est généralement en bois, amovible. La lunette comporte généralement une tôle. Il est généralement fait de frêne, de laurier-rose, d'oranger, de citronnier ou d'autres essences indigènes de la commune. Des matériaux provenant d'animaux ont également été utilisées, comme la corne de taureau. Certains, plus onéreux, sont faits de bois noble (ébène, palissandre ou grenadille). La note la plus grave atteinte par le galoubet est un la. Il se tient par l'extrémité avec les lèvres et repose sur l'auriculaire et l'annulaire et, pour certaines notes, sur le pouce.

C'est au Moyen Âge que les musiciens ont commencé à combiner flûte et tambourin. Cela est attesté dans le manuscrit des Cantigas de Santa María utilisées depuis le XIIIe siècle siècle à la cour d'Alphonse X Le Sage, qui mentionnent déjà la chasse dans les bois de las Rocinas. Le Pèlerinage d'El Rocío a favorisé la modernisation et l'innovation en ce qui concerne ces deux instruments. D'autres instruments accompagnement parfois le galoubet et le tambourin, comme la caña (roseau), les castagnettes, le cajón flamenco, la guitare ou encore les palmas. Aujourd'hui, le galoubet et le tambourin sont des biens immatériels du patrimoine historique andalou et continuent d'être un élément central de la vie quotidienne à Almonte. La fanfare municipale les utilise habituellement dans diverses représentations publiques. Des neuvaines sont également souvent célébrées dans lesquelles ces instruments occupent généralement une place centrale[199].

En matière de chant, Almonte a développé au fil des siècles son propre style de sévillanes, qui est devenu l'un des sept palos officiels du genre : les Sevillanas Rocieras[200]. C'est un style plus mélodique que celui de Séville, avec des paroles généralement plus profondes, moins festives, et toujours en lien avec un élément thématique d'Almonte comme le Pèlerinage d'El Rocío, la Vierge, le Doñana. Parmi les titres les plus souvent interprétés, on peut citer Historia de una Amapola de Los Marismeños, Mírala Cara a Cara de Requiebros, Flores a Ella des frères Toronjo, Tiempo, Detente de Los Romeros de la Puebla ou encore Sueña la Margarita d'Amigos de Gines.

La plupart des groupes et solistes les plus importants d'Almonte sont apparus dans la seconde moitié du XXe siècle et comprennent actuellement plus de trente artistes locaux de popularité et de genres musicaux différents[201]. Les groupes les plus prometteurs sont Requiebros, composé de trois frères qui ont commencé leur activité au début des années 1980 et qui ont connu de multiples succès internationaux parmi lesquels Mi Huelva tiene una Ría, qui est devenu l'hymne officiel de la province de Huelva. Plus tard, certains de ses membres fondèrent le groupe appelé « Los de Almonte »[202]. Un autre groupe remarquable est Senderos, apparu au milieu des années 1990 et composé des frères Gallardo et de Manuel Ramos, avec plus de 30 albums publiés et des chansons telles que Eso se Siente ou Nostalgia[203]. À la fin de cette décennie, le groupe Varales émerge également, qui connaît également plusieurs succès avec son album Por Derecho. Dans le monde du rock, se distingue le groupe The Pink Pylon, fondé par Fran Báñez au milieu des années 2000 et qui a publié un EP en 2005 et un album en 2009, tous deux avec un titre homonyme et des chansons comme Old Blues, Dark Night ou Ice[204][pas clair].

Parmi les chanteurs solistes contemporains renommés d'Almonte figurent Chico Gallardo[205] et Macarena De la Torre[206].

Écoles et événements musicaux

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Almonte dispose d'une école élémentaire de musique, d'une école de flamenco, d'une école de danse et une fanfare.

La ville a accueilli des concerts d'artistes tels que Julio Iglesias[207],Olé Olé, Rocío Jurado[réf. nécessaire], José Manuel Soto, Pastora Soler ou Chenoa. D'autres artistes moins connus, tant locaux que régionaux, se produisent généralement le week-end sur de petites scènes dans divers bars et pubs du vieille ville, ainsi qu'à El Rocío‚ et à Matalascañas en été.

Gastronomie

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La gastronomie d'Almonte est typique du régime méditerranéen, avec des influences liées à la proximité du Doñana — avec, en particulier, la crevette rose et la coquille, ainsi que le ragoût de lapin ou de perdrix. Les produits et plats les plus caractéristiques sont[208]:

  • Les artichauts farcis (alcauciles rellenos)

Il s'agit d'une recette d'artichauts farcis au jambon, à l'ail, à l'oignon, à l'œuf dur et au persil. Les artichauts sont scellés avec de la chapelure et, après friture, ils sont cuits.

Au printemps, escargots et otalas au menu de la plupart des établissements de la commune, notamment dans les tavernes et les restaurants dotés d'une terrasse extérieure. Les cabrillas sont généralement cuites à la tomate ou dans d'autres sauces.

  • Le ragoût d'agneau

Il s'agit d'un ragoût d'agneau haché cuit avec des légumes, du pain et du vin. Il est généralement accompagné des abats eux-mêmes. Il est considéré comme le plat le plus connu de la gastronomie locale[209].

  • Le ragoût d'Almonte

Le cocido almonteño est un ragoût de pois chiches avec des haricots verts plats et de la citrouille, auquel sont ajoutés du poulet et d'autres accessoires du ragoût et du paprika doux, ce qui lui donne une couleur orange avec la citrouille et la tomate.

  • Les coquilles marinières (coquinas a la marinera)

Les coquilles marinières sont un plat semblable au typique coquinas al ajillo, mais avec de l'oignon et de la tomate sautés, du colorant et du paprika.

  • Le maigre aux amandes

Dans cette recette, le maigre, en filets ou en tranches, est assaisonné, mijoté dans son propre bouillon et accompagné d'une sauce d'amandes frites, d'oignon, d'ail, de laurier et de vin. Il est généralement accompagné de pommes de terre ou de riz.

  • La salade d'El Rocío

L'Ensalada Rociera est un plat de tomates mûres en tranches, assaisonnées d'ail haché, de sel, d'huile, de persil et de tranches de jambon.

  • Les fèves en gousse (habas enzapatás)

Les fèves sont cuites principalement avec de l'ail, de la menthe pouliot et du sel. Ce plat est particulièrement apprécié au printemps et en été.

  • Hallullas

Ce sont des pains très fins, en forme de demi-lune soufflée, légèrement cuits et avec de multiples garnitures, généralement du pringá, morue, saumon, viande râpée ou du chorizo.

Pain d’Almonte
  • Pan bazo

Pain traditionnel à base de pâte dense et de farine de froment[210]. On trouve aussi les soi-disant Roscos Almonteños, qui sont des petits pains allongés et secs exportés à l'extérieur de la province.

  • Ragoût de perdrix

C'est l'un des plats de gibier les plus typiques. Les perdrix sont nettoyées, assaisonnées et ficelées. Ensuite, ils sont sautés en ajoutant du vin blanc et du paprika. Enfin, ils sont nappés de leur sauce dans une marmite couverte et sont généralement servis avec des frites ou du riz.

  • Les sabots (pezuñas)

Les pezuñas sont des gâteaux à la pâte très légère en forme de sabots, baignés de sirop et fourrés de crème pâtissière, le tout recouvert de crème de jaune grillé.

  • La bouille (Poleá)

À Almonte, il est très typique de servir en dessert une bouillie agrémentée de miel et de clous de girofle.

  • Le Revuelto de Matalascañas

La morue fraîche est dessalée et râpée, sautée avec de l'ail, de l'oignon et du laurier. On ajoute ensuite l'œuf battu et laissez cuire jusqu'à ce qu'il soit cuit en ajoutant le persil.

  • Les Repápalos

Il s'agit de petites portions de pâte rhomboïdales composées de farine, levure, sel et d'eau, frites dans de l'huile d'olive. Ils sont ensuite généralement trempés dans du sucre, du miel ou du chocolat. Ils se mangent également seuls.

  • La soupe d'oie à la guimauve

Soupe de viande d'oie cendrée hachée et sautée, cuite avec des épices et servie sur du pain de mie imbibé du bouillon lui-même, en ajoutant par exemple de l'œuf, de la menthe ou de l'ail.

  • Le bœuf marismeña

C'est un plat de bœuf marismeña haché et frit auquel sont ajoutés des tomates et des carottes, du vin et des assaisonnements et laissés cuire. Il est généralement servi avec du riz, jusqu'au bouillon.

  • Le veau à la Rociera

Il s'agit d'un plat de veau de marismeña mijoté dans du vin auquel sont ajoutées des boulettes d'épinards panées et frites et des pommes de terre.

  • Gâteau Doñana

Le gâteau Doñana est le dessert par excellence de la cuisine d'Almonte. Il est composé de crème fouettée, gélatine, figues séchées, pignons de pin, raisins secs, amandes, dattes, noix et miel.

  • Gâteau aux fraises d'Almonte

Également typique d'Almonte, le gâteau aux fraises est lui aussi fait d'une base de gélatine et de crème chantilly. Il contient du jus de citron et d'orange et de la confiture naturelle de fraises qui recouvre une base de génoise imbibée de sirop.

  • Vin Raigal

Le vin Raigal a été le premier vin mousseux d'Andalousie (créé en 1992). Le vin blanc sec, issu du cépage zalema, est toutefois plus populaire. Il a un degré d'alcool de 10,5 %. Il est verdâtre et doux en bouche.

Le climat relativement stable d'Almonte a fait de la commune un site incontournable pour les sports de plein air. Le conseil municipal et les différentes associations sportives locales consacrent une grande quantité de financement, de temps et d'efforts à la promotion du sport, permettant aux habitants de différents âges de participer activement et d'obtenir d'importants prix et reconnaissances, y compris des médailles d'or et argent aux niveaux national et international dans des sports tels que le duathlon[211], judo[212], cyclisme[213], boxe[214], motocross[215]ou la gymnastique rythmique[216]. D'autres disciplines remarquables sont liées au monde du cheval, l'un des grands moteurs de la commune, avec différents clubs d'équitation, d'attelage ou de location d'équidés pour explorer les paysages naturels[217],[218]. De même, Almonte est la seule commune à l'est de la capitale avec une piscine olympique, située dans le complexe sportif de la zone nord, l'un des principaux de Huelva[219]. En 2006, on comptait déjà 3 385 membres inscrits dans les différents centres sportifs de la commune[23]. Les exploits sportifs d’Almonte sont généralement célébrés de temps à autre avec un gala sportif au cours duquel les contributions les plus significatives dans ce domaine important sont récompensées, comme celui qui s'est tenu le , qui a récompensé 56 athlètes locaux dans plus de 13 disciplines[220].

Équipements sportifs

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La commune compte quatre site centres sportifs publics d'importance : deux à Almonte, un à El Rocío et le dernier à Matalascañas. Le centre sportif municipal d'Almonte, de 43 561 m2, est situé sur l'Avenida de la Juventud, à l'extrémité nord de la ville. Il dispose de deux terrains de football, trois courts de tennis, une piscine olympique extérieure, une piscine couverte, une piscine extérieure pour enfants, une piste d'athlétisme et un stade couvert. Le deuxième complexe, Los Llanos, se trouve dans la zone sud. Il comporte quatre courts de paddle-tennis, un terrain de basket-ball et un stade couvert[221]. Dans le même quartier se trouve un club de pétanque en plein air. À l'extérieur de la ville, au sud, se trouve un circuit de motocross et une piste d'aéromodélisme. Le centre sportif d'El Rocio, le Campo Municipal del Deporte, dispose d'une piscine de 25 mètres, une piscine pour enfants, quatre terrains de basket-ball, deux courts de paddle-tennis, un terrain de football et un bâtiment couvert[222]. Dans le secteur privé, Almonte dispose de 4 gymnases[223],[224],[225] : trois à Almonte même et un à Matalascañas, où se trouvent également un club de parapente et paramoteur et plusieurs clubs nautiques et de pêche[225].

Diverses écoles de sport proposent des formations et des certificats de différents niveaux, comme l'école régionale de judo d'Almonte, qui offre le judo de niveau intermédiaire et supérieur[226]. Les autres écoles de la commune qui dispensent des diplômes supérieurs sont : le football, le futsal, le basket-ball, le handball, l'athlétisme et le sauvetage aquatique. Depuis 1985, Almonte possède une équipe municipale de football (Almonte Balompié) avec une chemise et des chaussettes rouges et un short bleu[227]. Cette équipe participe à la première division Andalouse et à la région préférentielle de Huelva. En 2024, la commune a accueilli le tournoi international de football de base Gañafote Cup, qui a lieu depuis 2017[228]. Quant à la danse, elle compte l'académie de danse espagnole Pastora del Rocío, dans la zone sud-est.

Cyclisme et motocross

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Le cyclisme joue un rôle important dans la commune, où il attire professionnels et amateurs. María Isabel Felipe a remporté le Championnats du monde de VTT cross-country à Laissac en 2023. Le circuit provincial Huelva Series XCM est souvent organisé à Almonte[229]. Parmi les clubs de cyclisme de la ville, on peut citer Atrochamonte, qui participe à des marathons VTT comme Doñana Natural[230]. Par ailleurs, la ville côtière de Matalascañas dispose d'un vaste réseau de bandes cyclables qui relie l'extrémité est à l'extrémité ouest et se poursuit sans interruption jusqu'à la ville voisine de Mazagón, à environ 25 km[231],[232].

Un circuit de motocross situé à 5 km au sud d'Almonte, présente parcours de 1,5 km avec environ 13 virages. Il s'étend sur 138 000 m2. Il se distingue des autres circuits andalous par son sable particulier, meuble et à grain fin, typique des zones proches de la côte. Celui-ci est particulièrement difficile à pratiquer : le surface change constamment de forme pendant les courses et il s’y crée des ornières profondes. Cela oblige les pilotes à optimiser leur technique pour gérer la moto dans des conditions de faible traction. Ce circuit accueille de nombreux cours, ansis que des compétitions comme le championnat andalou[233]. Le centre sportif municipal accueille également des compétitions internationales de freestyle de haut niveau, auxquelles ont participé des pilotes tels qu'Edgar Torronteras, Dany Torres et Fernando de Rodrigo[234].

Volleyball

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Il convient également de mentionner le rôle du volleyball dans la commune, y compris la modalité du volleyball de plage à Matalascañas. Les équipes féminine junior et masculine cadette d'Almonte ont remporté la Coupe d'Espagne en 2023 et 2024 respectivement[235],[236]. L'équipe junior a également été championne d'Andalousie. Lors de la vingt-sixième édition du circuit provincial de volleyball de plage, qui s'est déroulée à Matalascañas, plus de 200 équipes se sont affrontées pendant plus de 12 heures dans les catégories juvénile, enfant, cadet et senior.

Un autre domaine sportif intrinsèque à la culture locale est l'équine. L'installation équestre la plus importante de la commune est le Consortium andalou de formation environnementale pour le développement durable (Formades)[237]. Il occupe un terrain de plus de 16 000 m2 situé dans la zone ouest d'El Rocío, de l'autre côté de l'ancienne A-483, peu après avoir passé le rond-point d'entrée à droite. Il se compose de 4 bâtiments principaux : un manège de près de 3 000 m2, unique dans la province, un enclos extérieur pour le bétail, une salle et un bâtiment avec des salles de formation. Formades propose dix formations différentes, dont contremaître technique d'élevages équins, technicien spécialisé en dressage, harnachement et énergies renouvelables, pour une moyenne de 10 000 heures de formation par an et plus d'une centaine d'étudiants. Le pourcentage moyen de réussite dans le placement après un séjour au centre atteint 70 % des inscrits. El Rocío dispose également des manèges dehors AICAB, à côté du CECOPI, dans la zone nord-ouest du hameau, avec plus de 20 000 m2 disponibles pour des championnats, expositions, entraînements et des activités éducatives. Le Championnat d'Espagne de Doma vaquera se déroule généralement dans l'enclos d'élevage Huerta de la Cañada, dans la zone nord-est de la ville[238]et le domaine El Ranchito, à El Rocío, accueille également des événements internationaux tels que les expositions du festival Esencia Vaquera[239]. Des coureurs almonteños tels qu'Alfonso Martín Díaz ou Carlos Fernández ont remporté divers championnats nationaux et régionaux dans différentes catégories[240],[241]. Almonte dispose d'une école d'équitation dans le centre-ville et du club équestre Amigos del Caballo, à Matalascañas. D'une superficie de plus de 2 200 m2, ce dernier accueille des championnats et des expositions et abrite des modules pédagogiques. El Pasodoble est une entreprise équestre touristique qui organise des itinéraires équestres de différents niveaux. Elle se trouve à côté d'Amigos del Caballo[242]. La commune dispose également d'un centre de vente de chevaux et d'une école de dressage et d'attelage appelée Cuatro Aguas, au nord-ouest de la commune, en dehors de la ville principale[243]. Les compétitions d'attelage, comme la Coupe andalouse de course d'obstacles ou le Concours international d'attelage traditionnel (CIAT) et les Carreras de Cintas (courses au ruban) occupent également une place importante dans la commune, qui est une référence internationale dans ces disciplines.

Le secteur de la chasse est l'un des piliers fondamental d'Almonte. La pratique de la chasse est à l'origine de la création de l'actuel parc national de Doñana, qui fut pendant des décennies terrain de chasse de la couronne espagnole. C'est Alphonse X Le Sage qui établit sa réserve de chasse en 1262 après la conquête de la taïfa de Niebla. En 1925, la Société des chasseurs a été fondée[59]. Il y a plus de 700 licences fédérées et trois associations sportives[pas clair] : Montes de Propios (1934), Los Labrados (1970) et Coto del Rocío (1982).

Les chasseurs et les amateurs réclament un champ de tir dans la commune, celui situé sur la côte étant exclusivement à usage militaire[244]. La construction du premier terrain de tir sportif de la province est actuellement en cours de développement à Almonte. Il doit accueillir des événements locaux et internationaux[245].

La commune organise chaque année un défilé de rehala (meute), avec la collaboration du Club sportif des chasseurs d'Almonte, de l'Association espagnole des rehalas, de la Fédération andalouse de chasse et de diverses entreprises locales. Le défilé suit un parcours d'environ 40 minutes, généralement depusi le parc Fuente de las Damas jusqu'au Chaparral et se fait en musique. Des prix sont décernés à la meilleure caracola (conque) et à la meilleure collera (collier)[246],[247]. Almonte accueille également habituellement des événements tels que les concours nationaux de cynologie de la Société royale canine d'Espagne, par exemple celui du Club espagnol Dogue allemand qui s'est tenu le au complexe d'élevage Huerta de la Cañada[248].[pas clair]

Ski alpin en ligne

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Almonte continue d'innover dans le domaine du sport. Le premier club de patinage alpin en ligne d'Andalousie, le Roller Club Alpine Almonte, a récemment été fondé dans la commune et la seule patinoire destinée à ce sport dans la communauté autonome a été installée dans la zone sud de la ville, au sein du parc Clara Campoamor[249],[250]. Almonte a participé à la Coupe d'Espagne à Barcelone en 2023, où elle a gagné la compétition masculine U11[251]. Quand la ville a accueilli cette compétition l'année suivante[252],[253], 4 almonteños sont montés sur des podiums dans différentes catégories[254].

Jumelages

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Almonte compte 7 accords de jumelage. Beaucoup ont été conclus au cours des dernières décennies[255] mais certains sont anciens, comme celui avec Sanlúcar, une commune voisine, confrérie subsidiaire d'Almonte depuis le XVIIe siècle[39].

El Farsia, comme d'autres pays tels que l'Algérie[incompréhensible], participait depuis 1997, à travers l'Association camps de réfugiés sahraouis, à un programme de parrainage d'été appelé Vacaciones en Paz, qui permettait à des centaines de jeunes de séjournaient à Almonte pendant l'été dans le cadre d'un échange culturel et humanitaire, en signe de solidarité avec le peuple sahraoui[256].

Clare a donné naissance à l'une des confréries internationales qui ont également été admises comme branches par la Hermandad Matriz[257].

En février 2024, Almonte s'est jumelée avec Estepona en raison des liens qui unissent les deux villes, notamment le fait qu'elles sont des communes côtières avec des vestiges de tours de surveillance sur leurs rives, leur appartenance officielle au pèlerinage d'El Rocío et des modèles de gestion dont les deux villes veulent s'inspirer mutuellement[258].

Économie

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L'économie d'Almonte est fondée sur l'abondance de ressources naturelles présentes sur territoire de la commune et sur le tourisme.

Traditionnellement, la population vivait de glands, miel, pignons de pin, sel, charbon, bois de chauffage, bétail et gibier. Dans la première moitié du XXe siècle, Almonte comptait 58 caves à vin, 10 moulins à huile, deux usines de boissons gazeuses, quatre moulins à farine, dix moulins à pain[Quoi ?], une douzaine de boucheries, huit poissonneries, une douzaine de fruiteries et vingt épiceries[128]. En 1979, le conseil municipal a traité 987 demandes de permis d'ouverture d'entreprise[59]. En 2022, la commune comptait au total 1 898 établissements ayant une activité économique déclarée, dont 63 employaient plus de 20 salariés[259]. Les activités principales de ces établissements se répartissaient essentiellement entre commerce de gros (473 établissements), agriculture, élevage et pêche (261), hôtellerie (254), construction (200) et divers autres services (120).

Les recettes du budget communal ont dépassé 45 millions d'euros au cours des 5 dernières années[Quand ?] ; elles ont même atteint près de 63 millions d'euros en 2019, faisant du budget d'Almonte le 2e plus grand budget communal de la province, après celui de la capitale[260]. En 1989, le budget s'élevait déjà à 1,491 milliard de pesetas. Il avait doublé dix ans plus tard[23].

Agriculture

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Le blé, la vigne et l'olivier sont les principales cultures de la région depuis des siècles. Elles se répartissent dans trois secteurs agricoles distincts : les plaines, les marais et la forêt côtière[261]. La plaine constitue une partie minime du territoire communal et se compose de petites parcelles irrégulières principalement consacrées aux vignes, oliveraies et céréales. On y cultivait également l'orge, l'avoine et autres fourrages pour nourrir le bétail. En 1976, il y avait 382 hectares de blé et 800 hectares d'orge. Au milieu du XXe siècle, Almonte produisait 5 millions de litres de vin, 2 000 tonnes d'olives, 10 000 m3 de pin, 2 000 m3 d'eucalyptus et 7 000 quintaux de charbon. Il y avait environ 14 millions de pins et 16 millions d'eucalyptus[51].

En 2023, les terres cultivées d'Almonte s'étendent sur 2 798 hectares pour les cultures herbacées (principalement fraise et tournesol) et 4 431 hectares pour les plantations ligneuses (notamment myrtille et olive)[259]. La commune compte une centaine d'entreprises agroalimentaires[262]. Certaines d'entre elles occupent des positions de premier plan dans leur secteur au niveau européen. C'est le cas par exemple de Surexport dans le secteur des baies[263],[264],[265].

Au sein de la province, Almonte est la commune avec la plus grande superficie exploitée en agriculture biologique. Plusieurs entreprises locales participent à la prestigieuse foire internationale « Fruit Attraction », qui se tient habituellement à l'IFEMA de Madrid[266].

Élevage

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En 2009, 410 élevages étaient enregistrées dans la commune. Ses 276 élevages en faisaient la première commune d'Andalousie en matière d'élevage équin. La commune comptait également 72 élevages bovins[267].

L'élevage a profondément marqué l'histoire d'Almonte. Les races équine et bovine indigènes ('Marismeña'), déjà présentes à l'époque de la civilisation tartessienne, ont été domestiquées en partie par les musulmans au Moyen Âge avant d'être exportées en Amérique au XVIe siècle. Elles sont toutes deux inscrites comme races indigènes dans le Catalogue officiel des races animales d'Espagne[268],[269]. L'Association nationale des éleveurs de Marismeño a été créée en 1982 pour protéger les intérêts des éleveurs locaux et de ces deux races indigènes[270],[271].

Le cheval Marismeño est eumétrique. Son profil est subconvexe et subloingilinéaire[Quoi ?]. C'est un animal robuste et équilibré, avec une grande rusticité et une démarche rapide[272]. Les manteaux gris, châtain et noir sont les plus courants. L'animal mesure en moyenne 148 cm. On le trouve aussi bien à l'état domestiqué, principalement dans les centres urbains, que sauvage et semi-sauvage. Les chevaux domestiques sont utilisés aussi bien pour la fertilisation et la traction animale que pour un usage récréatif (courses et équitation, compétitions d'attelage, etc.). Une fois par an, lors de la Saca de las Yeguas, les animaux semi-sauvages sont conduits vers Almonte, où ils sont commercialisés avant la foire. On compte un peu moins de 1 000 spécimens sur la commune[273].

La race bovine Marismeña est également appelée 'Mostrenca' ou 'Doñana'. Lointain parent de l'auroch sauvage, c'est une race orthooïde[Quoi ?] très rustique, nerveuse et insaisissable, avec une petite tête et une corne nacrée fine et recourbée et des poils courts et épais avec un pelage roux et d'éventuelles taches blanches sur la partie inférieure du tronc, une décoloration périoculaire et une bordure autour du museau[274]. Généralement, les femelles ne s'organisent pas en groupes de plus de vingt, tandis que les mâles errent seuls, rejoignant ces groupes pendant le rut. Plus de 2 000 spécimens ont été recensés[275].

Almonte compte également une dizaine d'élevages ovins[276],[267].

Dans la commune, il existe environ 8 établissements de vente de viande.

Même si Almonte possède plus de 50 km de plages ininterrompues (presque la moitié de la côte totale de la province), la commune ne dispose pas d'une grande industrie de la pêche, car 28 km de ces plages sont protégées par l'arrêté du dans le cadre du parc national de Doñana[277]. Le développment de ce secteur a également été rendu difficile par la distance qui sépare la ville d'Almonte de la côte atlantique— près de 30 km —, la route qui y relie étant n'ayant été construite que dans les années 1950. Malgré tout, la pêche se pratique à Almonte, selon deux modalités : récréative et traditionnelle, avec notamment des pêcheurs de coquilles (coquineros). Les techniques traditionnelles utilisée dans la commune incluent le filet maillant, le chalut, la palangre, la nasse, l'arte xavega, la senne, l'alcatruz (une jarre d'argile dans laquelle le poulpe s'abrite), le filet à poche (un filet en forme tunnel à plusieurs anneaux, normalement utilisé dans le marais), l'épervier et le sentier (filet fermé attaché à un sentier en fer que le pêcheur traîne le long du fond sableux)[278]. Les principales espèces capturées sur la côte d'Almonte sont la crevette blanche, la coquille (très caractéristique de la zone, car présente dans très peu de régions du monde)[279], la crevette (largement commercialisée dans la commune voisine de Sanlúcar de Barrameda, au point d'y avoir été populairement associée)[280],[281], la seiches, la sardine, le daurade, le bar, l'maigre, le pagre, la sole, le requin , le congre, le marbré, le pageot, le bar moucheté et le castagnole[278]. En 2006, il y avait 18 licences de pêche à Almonte. Concernant la pêche sportive, il y a environ 200 amateurs et plus d'une douzaine de compétitions organisées par le club de pêche. Enfin, la pêche dans le marais est ce qui distingue réellement la commune des autres communes voisines. L'anguille, le blanc, l'écrevisse et l'émyde sont les principales captures de cet écosystème et la pêche a généralement lieu au printemps et en été, car en hiver le niveau de l'eau monte et les poissons se dispersent. Des pays comme l'Italie ont importé des anguilles du marais d'Acebron dans les années 1950[278].

Aujourd'hui, la plupart des pêcheurs sont des propriétaires indépendants de restaurants et de poissonneries locales, ainsi que des fournisseurs du marché municipal. Le club nautique et de pêche situé sur la ville côtière de Matalascañas et la multitude de bars de plage et de restaurants dans toute cette urbanisation se distinguent.[pas clair]

Secteur secondaire

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Sur les 1 677 établissements commerciaux basés à Almonte en 2020, 80 étaient dans le secteur de l'industrie manufacturière[259]. Dans les années 1990, une activité industrielle intense s'est développée autour de la culture des baies, faisant d'Almonte le principal exportateur européen de fruits comme les myrtilles[10].

Almonte compte plusieurs zones industrielles, dont les principales sont El Tomillar, dans la zone sud-est de la ville, d'une superficie de 110 000 m2 sur lesquels sont regroupées des entreprises de fabrication de métaux, meubles, charcuterie, glace, caoutchouc, etc., et Matalagrana, avec 200 000 m2 sur la route A-483 vers El Rocío consacrés principalement à l'agriculture (fruits rouges et miel), avec des entreprises locales à projection internationale telles que Bionest, Surexport, Atlantic Blue ou Fresmiel.

Dans cette zone se trouve la caserne de pompiers régionale du comté de Huelva, la plus grande de la province en superficie. Elle dispose de 4 véhicules et dessert 10 communes et une population d'environ 100 000 habitants[282].

Secteur tertiaire

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Sur les 1 677 établissements commerciaux basés à Almonte en 2020, 561 sont destinés à la réparation de véhicules automobiles ; 284 à l'hôtellerie, 232 à la construction, 103 aux professions scientifiques et techniques.

Espaces de loisirs

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Atelier de bonsaï dans le parc d'Almonte

Almonte dispose de 9 parcs municipaux, parmi lesquels le plus grand, le Parc Alcalde Mojarro, avec 44 831 m2, contenant plusieurs espèces d'arbres, un lac central qui abrite plusieurs espèces d'oiseaux migrateurs, de poissons et d'amphibiens, plusieurs zones de balançoires et d'appareils d'exercice, un atelier de bosaï, une patinoire, une paire d'ânes captifs, un théâtre d'été, un jardin-atelier et une salle polyvalente. La ville côtière de Matalascañas possède un autre cinéma d'été et un grand espace pour des concerts, le Surfasaurus.

Tourisme

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Le secteur touristique est l'une des principales sources de revenus de la commune, avec des attractions importantes parmi lesquelles la gastronomie, la route historique et monumentale et les célébrations traditionnelles à Almonte, le pèlerinage du hameau d'El Rocío et les vacances d'été dans la ville côtière de Matalascañas, comme expliqué dans la section festivités typiques de la ville. Almonte est l'une des dix communes déclarées destination touristique par la Junte d'Andalousie[283].

Hôtellerie
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Almonte compte 25 établissements hôteliers, dont 13 hôtels et 12 auberges ou pensions. Le nombre total des places disponibles est proche de 9 000 (52 % en hôtels, 34 % en appartements et campings et 13 % en meublés de tourisme)[284],[259]. On City, situé à Matalascañas, est le plus grand complexe hôtelier de l'ouest de l'Andalousie[285].

Grands événements
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Les événements de masse tels que la foire, la Saca de las Yeguas, le Pèlerinage d'El Rocío ou la Venue de la Vierge constituent l'une des principales sources de revenus de la commune. Cette forme de tourisme a toutefois des conséquences négatives, comme l'accumulation de déchets dans les fossés de la route A-483, notamment dans les tronçons correspondant aux infrastructures d'irrigation des cultures, ou sur les plages, ou encore la pollution sonore et lumineuse qui perturbent les paysages naturels protégés du Doñana. Pour cette raison, la mairie d'Almonte a été obligée de durcir les sanctions pour atténuer ces inconvénients, avec des amendes allant jusqu'à 30 000 €[286].

Stationnement
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Il est possible de stationner au parking Martín Villa, situé dans la rue du même nom, d'une capacité d'environ 90 véhicules. Les supermarchés situés dans cette même rue et à côté du rond-point de la route d'El Rocío disposent respectivement de 35 et 40 places de stationnement. Deux parkings gratuits, situés rue Picasso et à proximité du vieille ville, ont une capacité combinée d'environ 120 véhicules[287]. Lors d'événements de masse, de grandes zones de stationnement additionnelles sont aménagées, notamment sur l'Avenida de los Cabezudos.

Tourisme hippique
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Il existe depuis des années[Quand ?] une communauté hippie écologique située dans les forêts de pins à 3 kilomètres au sud de la ville, au km 16 de l'A-483, appelée Global Tribe[288]. Le village, qui comprend des infrastructures entièrement naturelles et durables et de vastes zones d'agriculture biologique, a été fondé par deux participants du festival Transition, qui se tient chaque année dans la région. Les chambres sont louées temporairement et des vêtements écologiques ainsi que toutes sortes d'accessoires sont également vendus. Il reçoit des visiteurs de divers pays, principalement européens.

Aura nationale et internationale
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Almonte participe chaque année au salon international du tourisme (Fitur)[289], au Salon International du Cheval (SICAB, depuis 1996) et à l'ITB Berlin depuis 40 ans, en présentant sa large gamme d'offres touristiques. Laissant de côté l'attrait de Doñana, le tourisme d’été et le pèlerinage d'El Rocío, il convient de souligner la mode flamenca, avec des créateurs tels que Rocío Cabrera Jacinto, José Joaquín Gil Macías, Rima Prociviecene, Montse Aguilar, Tom Márquez, Lucas Alonso Cózar et Juan Francisco Gil Ortiz, et la participation d'Almonte à des concours tels que SIMOF[290],[291]. Il y a également une foire aux chevaux tout au long de l'année, ainsi que le Concours International d’Attelage Traditionnel, qui a lieu à Almonte.

En 2022, le magazine Viajar a inclus la ville d'Almonte dans sa liste des 22 plus belles villes d'Espagne. Elle y occupait la 10e place au niveau national, la première au niveau de la province[292],[293]. La ville a également figuré dans plusieurs émissions et documentaires tels que Callejeando[294], qui mettait particulièrement en valeur la rue piétonne qui relie la vieille ville à la zone est. Tout cela est le résultat du grand investissement culturel et architectural réalisé au cours des trois dernières décennies, au cours desquelles une grande partie des rues, des bâtiments emblématiques et des monuments de la ville ont été aménagés et rénovés. Le magazine américain Condé Nast a consacré un article de sa section Traveler à Almonte, soulignant sept éléments incontournables à visiter, parmi lesquels la vieille ville, le hameau d’El Rocío et la ville côtière de Matalascañas[295]. Le magazine National Geographic a inclus 3 des plages d'Almonte (Cuesta Maneli, Matalascañas et El Asperillo) dans sa liste des 20 meilleures plages d'Espagne du sud[296].

Canal Sur a choisi le Théâtre Salvador Távora d'Almonte pour présenter sa nouvelle programmation d'automne, lors d'un gala à huis clos. Parmi les 300 invités figuraient des responsables des stations de radio et de télévision régionales et de la mairie, ainsi que des personnalités comme Manu Sánchez, Pilar Rubio, Juan y Medio et Bertín Osborne. C'était la première fois que le gala se déroulait en dehors de la capitale régionale, Séville. La chaîne a également célébré la Journée Mondiale du Tourisme au Musée d’Almonte[297].

Le gouvernement provincial de Huelva a organisé le Gala des Prix du Tourisme 2024 à El Rocío, avec la championne du monde de badminton Carolina Marín comme représentante, qui a reçu le prix dans le cadre de la campagne touristique « Destination Huelva ». La Hermandad Matriz a reçu le prix dans la catégorie « Excellence touristique des institutions, associations et fondations », pour être l’une des entités clés pour la coordination du pèlerinage d'El Rocío.[réf. nécessaire]

Initiatives locales
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Deux grands projets liés au tourisme ont été lancés en 2022.

D'une part, le projet Destino Rocío, avec la collaboration de la municipalité d'Almonte, de la Députation provinciale de Séville et de la Junte d'Andalousie. Cette initiative, promue notamment par le conseiller régional Antonio Sanz et par l'auteur José Manuel Soto, visait à établir des routes officielles dans toute l'Andalousie qui mènent à El Rocío et mettent en avant la gastronomie, les sentiers d'élevage et d'autres aspects culturels et économiques. Huit itinéraires différents ont ainsi été officiellement conçus.[réf. nécessaire]

D'autre part, la mairie d'Almonte, la Députation Provinciale de Huelva, la Hermandad Matriz et 11 autres communes ont mis en place un itinéraire de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle au départ d'El Rocio. L'itinéraires a été balisé avec des tuiles représentant la Vierge d'El Rocío et la Coquille du Pèlerin de Saint-Jaques. Le tronçon qui traverse la province de Huelva mesure 153 km de long et relie le pèlerinage du sud à la Route de l’Argent, cherchant à revitaliser le tourisme rural dans la zone nord de la province[298].


En 2024, le festival d'été Doñana Music Experience s'est tenu dans l’espace Surfasaurus à Matalascañas. Des groupes comme Siempre así ou des humoristes comme Comandante Lara ont fait partie du programme, récoltant au total plus de 4 millions d'euros et 80 emplois directs et attirant des personnes de différentes régions. En fait, le taux d’occupation des hôtels de la ville cotière était proche de 100 % au cours de l’été de cette année-là.[réf. nécessaire]

Restaurants

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La commune compte plus de 100 établissements restaurants (sans compter les cafés, pubs, etc.) dont plus de 30 sont situés à la ville d'Almonte, 10 d'entre eux étant reconnus au niveau provincial[pas clair]. Il y en a environ 23 autres à El Rocío et 37 à Matalascañas.[réf. nécessaire]

En 2024, El Rocío a accueilli l'assemblée de l'organisation de chefs européens Euro-Toques. Cet événement a réuni plus de 130 chefs d'Espagne, dont certains étoilés Michelin, pour discuter de la durabilité environnementale, sociale et du travail et mettre en valeur la province comme une référence gastronomique. Les produits de référence de la gastronomie locale (fruits rouges, crevettes blanches, jambon Jabugo et vin) ont été mis en avant[299].

Services

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Éducation

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D'après les actes du conseil municipal, des professeurs publics ont commencé à travailler dans la ville au début du XVIIe siècle, avec la nomination de Francisco Delgado comme maître d'école nommé en 1601[51]. Tout au long du XVIIIe siècle, le conseil municipal ordonne la fermeture de plusieurs écoles en raison de l'absence de diplôme officiel chez certains professeurs. En 1770, le prêtre d'Almonte, Pedro Barrera Abreu, chanoine de la cathédrale de Valence, donne 7 200 livres à la mairie pour l'éducation des habitants défavorisés. Ce don est à l'origine de l'achat de diverses propriétés sur lesquelles s'installent des écoles[51]. En 1851, Dolores Sayangos devient la première femme institutrice de la ville, avec un salaire de 2 000 réaux par an. À la fin du XIXe siècle, la ville comptait 3 écoles, qui passeront à 23 au début des années 1960.

La commune tente depuis des siècles[Quand ?] de résoudre un problème en matière de promotion de la formation supérieure, l'abondance d'emplois faiblement qualifiés limitant la motivation des étudiants à accéder aux études universitaires, même si de plus en plus d'étudiants choisissent d'accéder à une licence[51].

Almonte compte actuellement un total de 26 établissements éducatifs : 13 établissements pour petits enfants, 7 écoles primaires, 3 lycées et deux centres de formation pour adultes. L'IES Doñana est le plus grand lycée de la commune, situé dans la zone nord de la ville, avec plus de 1 300 étudiants et plus de 110 enseignants, y compris les cycles d'enseignement secondaire pour adultes et agro-industriels, équestres, hôtellerie et tourisme, automobile et électromécanique, administratif et de formation et d'orientation professionnelle. L'IES La Ribera est située tout près, même s’il n’a pas de courses d’orientation universitaire. Almonte est la seule commune du comté de Huelva à disposer d'une École Officielle de Langues[300], ainsi que d'une École Équestre Andalouse[301],[237]. Il dispose également du centre d'éducation pour adultes Giner de los Ríos, qui offre l'accès à des cours de formation de niveau intermédiaire et supérieur, l'accès à l'université, l'enseignement secondaire pour adultes, l'informatique et l'espagnol pour étrangers[302]. En ce qui concerne l'éducation des adultes, la mairie mène en parallèle et en collaboration avec l'Université de Huelva l’Aula de la Experiencia, un projet de formation universitaire destiné aux personnes de plus de 50 ans et qui est dispensé à l'étage supérieur du théâtre. Enfin, il convient de souligner l'école de musique, l'école de flamenco (ouverte depuis 1979), divers ateliers municipaux et les 3 bibliothèques publiques, dont la plus grande et la plus moderne se trouve aussi à la Cité de la Culture.

Transport

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Pour satisfaire son industrie agroalimentaire, ses festivals de renommée internationale et son tourisme estival, Almonte dispose du réseau routier le plus étendu d'Andalousie, avec plus de 100 sentiers (dont trois sont aujourd'hui des routes) et 7 anciens chemins à bétail d'une longueur totale de 106 km (600 hectares)[Information douteuse][59]. Les voies de transport à Almonte ont généralement un niveau d'activité moyen à élevé tout au long de l'année. Diverses extensions et rénovations ont été réalisées pour faciliter cela. Le service de transport public le plus utilisé est le bus urbain, qui transporte les travailleurs agricoles d’Almonte aux plantations situées au sud de la commune. Lors d'événements de masse tels que le Pèlerinage d'El Rocío, de grandes zones de stationnement sont aménagées et des lignes de bus sont établies avec des départs toutes les heures[303]. En été, des lignes spéciales de transports publics sont également établies pour faciliter l'accès à la côte atlantique, bien que de longs embouteillages puissent se produire sur l'autoroute du V Centenaire pendant les week-ends de juillet et août.

Transport routier

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Les principales infrastructures routières qui traversent la commune sont les autoroute A-483, A-484 et A-474. L'A-483, une subdivision de l'autoroute du V Centenaire au km 48, contourne Almonte du nord au sud pour continuer jusqu'à Matalascañas en passant par El Rocío. L'autoroute A-484 part de la sortie ouest d'Almonte et se termine à Bonares. Enfin, l'A-474 relie Almonte à Séville, en passant par des villes comme Hinojos, Pilas ou Castilleja de la Cuesta. La commune d'Almonte compte plus d'une douzaine de compagnies de taxi qui offrent leurs services dans la ville, principalement pour la relier au hameau d'El Rocío et à la plage de Matalascañas[304],[305]. La ville compte actuellement[Quand ?] 5 écoles de conduite[306].

De plus, Almonte dispose d'une ligne de bus urbains vers El Rocío et Matalascañas qui effectuent des trajets toutes les demi-heures en haute saison, de la gare routière. De même, des bus interurbains partent de la même gare vers des destinations régionales (Huelva, Séville et Portugal) et internationales (principalement la Roumanie).

Transport ferroviaire

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La gare la plus proche est la gare de moyenne distance exploitée par Renfe, à 10 km au nord. Le réseau de l'Adif est accessible au départ de la gare de Huelva. Enfin, la gare à grande vitesse de Séville se trouve à 50 km.

Transport aérien

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La commune d'Almonte compte deux héliports : Cabezudos (géré par le Centre de Défense Forestière) et El Rocío, ainsi que deux aérodromes, l'un à côté de la route vers Lucena, à l'ouest de la ville, et l'autre plus au sud, à l'ouest du parc industriel Matalagrana[307],[308].

Les aéroports les plus proches d'Almonte se trouvent à Séville (58 km), Faro (132 km) et Jerez (144 km)[réf. nécessaire].

Transport maritime

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Almonte dispose de quatre clubs nautiques qui combinent divers sports tels que la voile et la pêche à Matalascañas[309],[310]. Une ligne de ferry relie le Poblado de La Plancha, situé dans le parc national de Doñana à l'extrémité sud-est de la commune, à Sanlúcar, en traversant le Guadalquivir[311].

Matalascañas offre divers services publics d'éducation, transport, nettoyage, collecte des déchets, sports et loisirs qui sont particulièrement renforcés en été, lorsque la population est multipliée par 60 et excède celle de la capitale de la province. La chemin maritime est aménagé pour faciliter l'accès des personnes à mobilité réduite (rampes, grillage dans le sable, etc.). La mairie d'Almonte consacre des montants signifacitifs à l'entretien de l'équipement urbain, qui subit une usure rapide en raison du climat côtier, tout en préservant un équilibre délicat avec le parc national de Doñana. À titre d'exemple, le contrat de collecte des déchets approuvé en 2024 prévoyait un investissement annuel de 6 millions d'euros et les différentes rénovations et entretiens de la promenade et des monuments impliquent généralement des montants de plusieurs millions d’euros.

Sauvetage aquatique

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Plage canine d’Almonte

Matalascañas dispose de 7 postes de secours répartis sur ses 4 km de plage. Le poste principal se trouve sur la plage, dans le secteur N, tout près du rond-point du Soleil. Almonte organise des formations de sauveteurs aquatiques. La plupart de la main-d'œuvre embauchée pour ce service est constituée de jeunes formés par la commune. Les incidents graves sont rares pendant la haute saison. Ils sont principalement liés à des causes naturelles chez des personnes âgées ou à des morsures des grandes vives.

Plage pour chiens

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La plage d'Almonte est accessible aux chiens sur environ 1 km, de la fin de la section réservée au club nautique (à côté du bar Bananas) à l'ancien bar Pichilín[312]. Sur le reste du littoral, l'accès des animaux de compagnie n'est autorisé qu'en basse saison (de novembre à avril), et à condition d'être tenus en laisse.

Télécommunications

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Dans le secteur privé, l'une des principales entreprises de télécommunications locales est Telecable, fondée en 1990 et avec une large couverture dans tout le comté, y compris la côte[313]. D'autres entreprises locales fournissent également des services de fibre optique à haut débit. Almonte possède une société audiovisuelle publique créée en 1998 appelée Doñana Comunicación, qui compte actuellement 10 employés et un capital social supérieur à 60 000 €[314]. En 2024, l'entreprise a reçu le prix EMA-RTV pour la plus grande interactivité sur les réseaux sociaux[315],[316]. Parmi les événements les plus importants diffusés des la commune, on peut citer le gala de Canal Sur Televisión pour la présentation de sa nouvelle programmation d'automne, qui s'est tenu au Théâtre Salvador Távora[297]Cette chaîne a également célébré la Journée mondiale du tourisme au musée d’Almonte. Dans le hameau d'El Rocío a eu lieu le Gala des Prix du Tourisme du Conseil Provincial de Huelva, ainsi que la visite du Pape Jean-Paul II en 1993 et de nombreux autres événements d'importance internationale.

Science et technologie

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Almonte, par son vaste territoire et sa situation géographique sur la côte atlantique, présente des intérêt multiples en matière de science et de recherche. Dans les années 1940, l'étude de la botanique y a prospéré en raison de l'intérêt porté à l'exploitation forestière[41]. Dans les années 1960, avec la création du Parc national de Doñana, s'est également développée la recherche en zoologie. Au cours de cette même décennie, le Ministère de la Défense a installé sur à Almonte un champ de tir avec une base de lancement de fusées-sondes, la seule du genre dans le pays[13]. Plus récemment, un intérêt croissant pour l'astronomie a conduit à l'installation d'un observatoire astronomique à Almonte, actuellement géré par l'association astronomique municipale Juan Pérez Mercader.

Astrophysique

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Vue arrière du bâtiment du CIECEMA, avec la tour de l'observatoire

Almonte possède un observatoire astronomique inauguré en 2010 par l'astrophysicien et cosmologiste du Conseil supérieur de la recherche scientifique (CSIC), Juan Pérez Mercader, avec la collaboration de la Junte d'Andalousie et du maire d'Almonte, Francisco Bella. Le télescope est situé au Centre international d'études écologiques et environnementales (CIECEMA). Il est équipé d'un miroir de 500 mm de diamètre et d'une caméra CCD haute résolution, ce qui le rend unique dans la province. Situé sur une tour, il a été subventionné à 70 % par le Département du tourisme de la Junte d'Andalousie et à 30 % par la mairie d'Almonte[317].

Par ailleurs, de nombreux scientifiques et amateurs se réunissent souvent sur la falaise de la plage de Matalascañas pour observer les éclipses lunaires avec une rare clarté.

À la fin de l'été, dans le cadre du programme 'Ciencia al Fresquito' un événement est généralement organisé dans le parc Clara Campoamor. Le grand public peut y observer le ciel avec différents télescopes, depuis un lieu où la pollution lumineuse est faible[318].

Centre d'expérimentation aérospatiale

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Depuis 1966, à la demande de la NASA, un centre de lancement de fusées aéronautiques a été installé dans la zone frontalière entre Almonte et Moguer, plus précisément à El Arenosillo, principalement à des fins d'études météorologiques[319],[320]. Le centre est géré par l'Institut national de technique aérospatiale[122],[123]. Plus de 550 fusées-sondes ont été lancées depuis cette base. La NASA a équipé la base de radars de haute technologie et de rampes de lancement de fusées. Des chercheurs européens et nord-américains y travaillent. L'événement le plus récent à avoir eu lieu depuis cette base est le lancement de Miura 1, la première fusée réutilisable d'Europe, qui a été lancée dans l'espace le samedi à 2 heures[15].

Biologie

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Centre d'élevage conservatoire de l’Acebuche

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Au Centre d'élevage conservatoire de l’Acebuche sont élevés lynx ibérique en captivité. Le centre a été construit en 1992. Il s'étend sur environ 120 000 m2 et se situe au km 37 de la route A-483[321]. À ce jour[Quand ?], 128 naissances ont été enregistrées et 33 spécimens ont été relâchés. Le centre bénéficie de la présence du Comité de surveillance du Lynx ibérique, qui est composé de représentants de 15 institutions internationales[322]. À trois kilomètres au sud de ce complexe scientifique se trouvent le centre d'accueil des visiteurs El Acebuche et l'observatoire, où on peut interagir de près avec deux des spécimens captifs. L'enclave dispose d'une exposition, d'une salle audiovisuelle, de deux sentiers pédestres (Laguna del Acebuche et Lagunas del Huerto), du point de réservation pour les visites guidées du Parc national de Doñana, d'un restaurant, d'une boutique, d'une zone de loisirs et d'un parking.

Station biologique de Doñana

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La station biologique de Doñana — un institut du CSIC — gère une zone spécialement protégée au sein du parc national de Doñana, la réserve biologique. Elle abrite une collection scientifique de plus de 100 000 espèces, ce qui représente 20 % du total des espèces vertébrées de la planète[323].

Centre ornithologique Francisco Bernis

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Une partie du sentier en bois des observatoires d'oiseaux de La Rocina (Almonte)

À l'extrémité sud d'El Rocío, à côté du marais, se trouve le centre ornithologique Francisco Bernis, une référence pour le tourisme ornithologique à Almonte. Le centre est géré par la Société espagnole d'ornithologie. On peut y observer de près des espèces endémiques comme l'Aigle ibérique, avec la possibilité d'utiliser des télescopes et des jumelles haut de gamme. Il comprend également divers panneaux d'information et une boutique. L'étage supérieur accueille régulièrement des conférences et des cours sur la conservation, le baguage, le bénévolat et des expositions de photographie et de peinture[324].

Semaine de la science

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La semaine de la science est une initiative promue conjointement par les centres éducatifs d'Almonte, la mairie et le gouvernement régional et divers organismes tels que le CSIC, Ecoembes et le Ministère de l'égalité[318]. La semaine comprend des activités d'expérimentation et d'aménagement, des expositions, diffusions, ateliers, etc. principalement liés aux domaines de la biologie, la physique, la chimie et des mathématiques. Parmi les disciplines les plus promues figurent la botanique et la réalité virtuelle. De même, il existe le Laboratoire d'Initiatives Citoyennes, qui permet à tout citoyen d'enregistrer des initiatives scientifiques qui peuvent être mises en pratique dans la commune, qui sont étudiées et, en fonction de leur intérêt et de leur faisabilité, peuvent devenir des expériences pilotes.

Technologie militaire

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Almonte est le lieu en Espagne d'où des missiles surface-air sont lancés[13], plus précisément depuis le champ de tir du Medano del Loro, situé au km 37 de l'A-494. Il s'agit d'une bande côtière restreinte de 2,5 km de long et de 257 hectares[325]. Tous types de missiles ont été lancés depuis la base, du hawk au patriot. Les conditions météorologiques optimales de la région, avec un climat stable tout au long de l'année, en ont fait l'endroit idéal pour de telles installations. Le roi d'Espagne a visité le terrain d'entraînement à deux reprises, en 1996 et 2005[104].

Autres initiatives scientifiques

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Almonte a accueilli le Chicharra Sound Research Festival en 2023, avec la collaboration de la mairie, du conseil provincial et du collectif Refluxus[326]. Il s'agit d'un projet scientifique qui étudie la fusion entre le son, l'art et la sociologie, cofondé par le chercheur danois Jens Hauser[327],[328]. Dans cette édition, qui s'est tenue au théâtre d’Almonte, le festival a mis l'accent sur l'eau et profitera de l'environnement de Doñana pour l'expérimentation, la diffusion scientifique et la réflexion, avec une trentaine de scientifiques et artistes sélectionnés de 15 pays différents.

Notes et références

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Voir aussi

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Sources

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