Alsace (frégate)
L'Alsace (indicatif visuel D656) est une frégate multi-missions de la Marine nationale, septième unité de sa classe, elle est spécialisée dans la lutte anti sous-marine et la lutte antiaérienne. Contrairement aux six premières unités de la classe Aquitaine, elle inaugure la sous-classe FREMM-DA (pour Défense Aérienne) avec la Lorraine. Livrée à son port-base de Toulon le [1], elle entre en service le [2].
| Alsace | |
L'Alsace en . | |
| Type | Frégate, Destroyer |
|---|---|
| Classe | Aquitaine |
| Fonction | Lutte antiaérienne, anti sous-marine, antinavire |
| Histoire | |
| A servi dans | |
| Commanditaire | DGA |
| Chantier naval | Naval Group (Lorient) |
| Fabrication | Acier |
| Design | Furtif |
| Commandé | |
| Quille posée | |
| Lancement | |
| Acquisition | |
| Commission | |
| Équipage | |
| Équipage | 132 (maximum 165) |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 142,2 m |
| Maître-bau | 19,8 m |
| Tirant d'eau | 7,30 m |
| Déplacement | 6 278 tonnes |
| Propulsion | CODLOG |
| Puissance | 32 MW |
| Vitesse | 27 nœuds (50 km/h) |
| Caractéristiques militaires | |
| Armement | 1 canon de 76 mm 32 missiles Aster 15 ou 30 8 x missiles antinavire Exocet 4 x tubes lance torpilles MU90 2 x canons de 20 mm 2 x Mitrailleuses de 12.7mm Mitrailleuses de 7.62mm 2 lances leurres antimissiles 2 lances leurres antitorpilles |
| Électronique | Radar tridimensionnel Herakles Radars de navigation Conduite de tir radar et électro-optique Sonar de coque UMS4110 Sonar remorqué CAPTAS-4 Antenne linéaire Systèmes de guerre électronique Systèmes de surveillance Systèmes de communications |
| Rayon d'action | 6 000 nautiques à 15 nœuds |
| Aéronefs | 1 hélicoptère NH90 Caïman |
| Carrière | |
| Port d'attache | Arsenal de Toulon |
| Indicatif | D656 |
| modifier |
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Caractéristiques
modifierMissions
modifierLa mission principale de l'Alsace est la lutte antiaérienne renforcée pour assurer au sein d'un groupe aéronaval (comprenant le Charles de Gaulle) ou amphibie (comprenant un porte-hélicoptères amphibie de la classe Mistral) les missions de surveillance et de contrôle aérien en remplacement de la frégate Cassard qui a été retirée du service en [3].
Générales
modifierComme toutes les FREMM produites par Naval Group, la FREMM-DA Alsace fait 142,2 mètres de longueur, 19,8 m de largeur pour un tirant d'eau de 7,3 m. Avec une coque et une superstructure entièrement réalisées en acier elle déplace à pleine charge un peu plus de 6 278 tonnes. Elle est mise en œuvre par 132 marins (dont quatorze pour le détachement aérien) et peut accueillir jusqu'à 165 personnes (état-major embarqué ou commandos marine) soit vingt de plus que les premières FREMM de la série[4]. Son autonomie est de 45 jours de mer[5].
Propulsion
modifierSa vitesse maximale est de 27 noeuds lorsque la turbine à gaz LM2500 de GE Aerospace de 32 000 kilowatts (43 508 ch) entraine les 2 hélices. Avec son système CODLOG elle dispose cependant d'un second mode de propulsion pour des vitesses en dessous de 15 noeuds où quatre moteurs diesel MTU série 4000 de 2 200 kilowatts (2 991 ch) chacun alimentant deux moteurs électrique Jeumont de 2 200 kW lui permettant alors de se déplacer silencieusement pendant la lutte anti sous-marine. Son autonomie maximale est de 6 000 milles marins (11 112 km) à la vitesse de 15 noeuds. En cas d'avarie, un propulseur azimutal rétractable Brunvoll de 1 800 kilowatts (2 447 ch) permet d'atteindre la vitesse de 6 noeuds.
Armement
modifierL'Alsace est équipée comme toutes les FREMM française de quatre systèmes de lancement verticaux (Sylver) octuples lui permettant d'embarquer sur la plage avant jusqu'à 32 missiles. Mais contrairement aux FREMM, une FREMM-DA dispose de quatre Sylver A50 permettant d'embarquer jusqu'à 32 Aster 30 mais pas de missile de croisière naval qui nécessitent la version Sylver A70[5].
Artillerie principale :
- 1 canon OTO Melara 76/62 Super Rapid avec 80 obus chargés et 500 en soute
Défense anti-aérienne et anti-missile :
- 32 missiles surface-air Aster 15 ou Aster 30
- 2 lance-leurres NGDS de Safran avec mélange de roquettes et mortiers électromagnétiques et infrarouges d'Etienne Lacroix
Artillerie secondaire :
- 2 canons Nexter Narwhal 20 mm
- 2 mitrailleuses Browning M2 de 12,7 mm
- Affuts pour mitrailleuses M134 ou FN MAG de 7,62 mm
Lutte antinavire :
- 2 x 2 tubes lance-torpilles de 324 mm avec 19 torpilles MU90 Impact en soute
- 2 lanceurs SLAT avec 12 leurres anti torpille Canto de Naval Group
Electronique
modifierLe système de gestion de combat d'une FREMM est le SETIS de Naval Group[6] qui permet d'opérer tous les systèmes d'armement de la frégate ainsi que ses appareils électroniques qui incluent le radar Thales Herakles+, qui agit aussi bien pour la surveillance naval et aérienne que pour la conduite des missiles. Si l'architecture du radar Herakles+ d'une FREMM-DA est identique aux FREMM, il est renforcé avec une plus grande puissance permettant de traquer plus de cibles et d'assurer une mission de contrôle aérien. Les deux sonars qui l'équipe sont également produits par Thales avec le sonar de coque UMS 4110 CL[7], et le sonar remorqué à immersion variable CAPTAS-4 UMS 4249[8] pouvant plonger jusqu'à 300 m. Elle dispose également d'une antenne passive linéaire remorquée ainsi que de deux imposants brouilleurs anti-missiles Sigen R-ECM, et deux radars de navigation à l'avant et à l'arrière. La conduite de tir de l'artillerie principale qui était un système électro-optique Najir de Safran est remplacée en par la Stir 1.2 EO Mk2 de Thales. Ce système combinant radar et électro-optique est plus performant et mieux adapté au tir anti-aérien et à lutte contre les drones équipait déjà la Lorraine[9]. Son grand mât d'une hauteur de 37 m depuis la surface de l'eau est l'élément principal permettant de différencier une FREMM d'une FREMM-DA. Afin de diminuer le masquage du faisceau radar causé par le mât, celui de la FREMM-DA est modifié : sa structure à sa base est énormément affinée. C'est sur ce mât que l'on retrouve les systèmes d'interceptions des communications (COMINT/C-ESM) ou encore d'analyse des signaux radars (R-ESM). Cette modification structurelle entraine également un changement de position du système de surveillance panoramique Artémis doté de trois caméras infrarouge, et des antennes de communications UHF au nombre de quatre sur une FREMM-DA contre trois sur une FREMM. Le mât porte aussi les antennes VHF et les systèmes de liaisons de données tactiques L11, L16 et L22.
L'Alsace est aussi équipée de deux antennes satellites Syracuse III situées sur la passerelle avant sous le radar Herakles et derrière la cheminée, ainsi que de deux centrales de navigation inertielles gyrolaser (Ring Laser Gyro) SIGMA 40 produites par Sagem[10]. En plus de ces systèmes qui équipent les FREMM, elle possède également une antenne de communication HF MELCHIOR (Moyens d’ELongation pour les Communications HF Interarmées et OTAN en Réseau) installée sur le toit du hangar hélicoptère[5].
Toutes les informations recueillies par les capteurs sont traités par le Central Opération qui dispose de 18 consoles multifonctions et reconfigurables, soit trois de plus qu'une FREMM[5].
Embarcations
modifierLes FREMM françaises sont conçues pour embarquer dans leur hangar de 18 m par 12,5 m un hélicoptère de classe 10 t comme le NH90 Caïman, véritable outil de lutte anti sous-marine grâce à son sonar trempé FLASH et ses torpilles MU90. Le hangar permet nativement d'accueillir un drone aérien d'un gabarit comme le VSR700, mais lAlsace comme toutes les FREMM de la Marine nationale à partir de va se voir équiper d'un système de drone à voilure tournante avec deux Camcopter S-100 de Schiebel plus petit[11]. La plateforme de 26 m de longueur pour 18,5 m de large offre une surface d'environ 500 m2. La FREMM dispose sur chaque bord d'une niche abritant deux bossoirs pour embarcations de 9 m comme l'ECUME NG des commando marine.
Améliorations
modifierAu grès du retour d'expérience des différents conflits dans lesquelles la Marine nationale a opéré entre la mer Rouge et le golfe Arabo-Persique, plusieurs équipements sont ajoutés dès avec le remplacement de la conduite de tir Najir, ou encore l'installation de deux modules de guerre électronique, un sous la passerelle à bâbord sur le massif et l'autre sur le toit du hangar hélicoptère, entre le radar de navigation et le canon de 20 mm tribord ainsi qu'un système de surveillance et de télémétrie Paseo XLR de Safran en . L'actualisation de la Loi de programmation militaire 2024-2030 en cours prévoit de plus l'installation sur chaque FREMM de deux lanceurs SIMBAD-RC, de systèmes de lutte anti-drone et de nouveaux brouilleurs électromagnétiques[12].
Construction
modifierLe projet contractuel de FREMM dédiées à la défense anti-aérienne remonte à , lors de l'abandon – pour des raisons budgétaires – des troisième et quatrième frégates de la classe Horizon[4].
La construction de l'Alsace a débuté en aux chantiers Naval Group de Lorient avec la pose de la quille[13],[14]. La mise sur cale a eu lieu en pour l'assemblage des dix blocs flotteurs et des six blocs modulaires de superstructures[4]. La frégate a été mise à l'eau le dans le Scorff, à Lorient.
L'Alsace a débuté ses essais en mer le au large de Lorient[15]. Ils se sont prolongés dans le golfe de Gascogne jusqu'en , avant son appareillage pour Toulon pour finir les tests de défense anti-aérienne[16]. L'Alsace a été livrée a la Marine nationale le à Toulon[1].
Carrière opérationnelle
modifierLa principale mission de l'Alsace est la lutte antiaérienne de premier rang, au sein d'un groupe aéronaval (comprenant le Charles de Gaulle) ou amphibie (comprenant un porte-hélicoptères amphibie de la classe Mistral)[17], en remplacement de la frégate Cassard, retirée du service en [4]. Après une période d'essais de plusieurs mois entamée en 2021 qui la verra être déployée avec le groupe aéronaval, notamment en compagnie du Charles de Gaulle et du sous-marin Suffren, et tirer un missile surface-air Aster 30, elle entre en service dans la Marine nationale le [2].
Crise en Mer Rouge (2023-2024)
modifierDans la nuit du 26 au le pétrolier Marlin Luanda est touché par un missile houthiste. Très vite un important incendie se déclare à bord en raison des hydrocarbures très inflammables transportés. La frégate française de premier rang L’Alsace, le destroyer américain USS Carney et la frégate indienne Visakhapatnam ont porté assistance au navire en dépêchant leurs équipes anti-incendie permettant de maitriser le brasier après 20h de lutte[18].
Dans la nuit du 19 au , les frégates françaises FREMM Alsace et Languedoc abattent 2 drones houthistes au dessus de la mer Rouge et du golf d'Aden[19]. Tôt le , une des 2 FREMM engage et détruit 2 drones de combat aériens[20].
Le , les Houthis lancent une vaste attaque de drones aériens kamikazes contre les navires des coalitions et contre le remorquage du MV True Confidence touché le . La FREMM Alsace abat trois drones kamikazes en utilisant aussi bien des missiles Aster, des canons et une mitrailleuse Browning M2, tandis que les forces aériennes françaises à Djibouti, des Mirage 2000-5F de l'escadron de chasse 3/11 Corse, abattent un autre drone kamikaze[21],[22].
Le , l'hélicoptère embarqué de la FREMM Alsace abat un drone houthiste "Sayad" à proximité d'un navire commercial. Cette destruction fut faite par un hélicoptère AS.565SA Panther de la flottille 36F, a priori par un tir de mitrailleuse AANF1[23].
Le , la FREMM Alsace abat trois missiles balistiques houthistes visant sa position avec ses missiles Aster, une première pour la Marine nationale[24].
Après trois mois passés en Mer Rouge, la frégate rentre à quai le , et son commandant affirme que « la menace sur le bateau était bien plus importante en mer Rouge » que pendant l'opération Harmattant[22].
La Fayette 26
modifierLe groupe aéronaval le groupe aéronaval constitué du Charles de Gaulle, des frégates Chevalier Paul, Alsace et Andrea Doria, du bâtiment ravitailleur Jacques Chevallier et d'un sous-marin nucléaire d'attaque, appareille le du port militaire de Toulon et participe à l'exercice Orion mené par la France. Fin février, il poursuit la mission La Fayette 26 dans l'Atlantique nord. Il intègre la mission Baltic Sentry et l'exercice Steadfast Dart et devait participer à Cold Response du 9 au [25] avec le Mistral qui poursuit sa mission en Atlantique Nord[26].
Dans le contexte du conflit américano-israélo-iranien de 2026, le groupe aéronaval français, accompagné par les frégates Federico Martinengo, Cristóbal Colón et Evertsen, est envoyé, en mars, en Méditerranée[27]. Il y retrouve la frégate Languedoc envoyée à Chypre afin de protéger l'île des attaques iraniennes. La Grèce envoie quant à elle, deux frégates (Kimon et Psara), et des avions F16 et le Royaume-Uni le destroyer HMS Dragon[28],[27].
Distinction
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Le , la frégate multi-missions Alsace est cité à l'ordre de la division de bâtiments, avec attribution de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze[29].
Notes et références
modifier- 1 2 Vincent Groizeleau, « À bord de l'Alsace, première FREMM de défense aérienne », Mer et Marine, (lire en ligne)
- 1 2 Laurent Lagneau, « La frégate multimissions à capacité de défense aérienne renforcée « Alsace » mise officiellement en service », Opex360, (lire en ligne)
- ↑ « Les Cassard et Primauguet désarmés en 2019 », sur Mer et Marine,
- 1 2 3 4 Vincent Groizeleau, « Alsace : la première FREMM DA en achèvement à flot », Mer et Marine, 25 avril 2019.
- 1 2 3 4 « A bord de l'Alsace, première FREMM de défense aérienne », sur Mer et Marine, (consulté le )
- ↑ « Système de combat des navires de surface pour des opérations navales de haute intensité », sur www.naval-group.com
- ↑ Les frégates FREMM de la Marine française - toutes les deux équipées de BlueMaster et de CAPTAS-4.
- ↑ Lutte anti-sous-marine : L’US Navy a choisi le sonar CAPTAS-4 de Thales.
- ↑ « La FREMM Alsace dotée de sa nouvelle conduite de tir STIR 1.2 EO Mk2 », sur Mer et Marine, (consulté le )
- ↑ « Sagem met à disposition des équipements pour l'OPV Gowind », Mer et Marine, (lire en ligne).
- ↑ « La DGA passe commande de drones VSR700 et Camcopter S-100 pour la Marine nationale », sur Mer et Marine, (consulté le )
- ↑ « Actualisation de la LPM 2024-2030 », sur Ministère des Armées,
- ↑ Vincent Groizeleau, « La construction de la FREMM Alsace a débuté », Mer et Marine, 21 septembre 2016
- ↑ Vincent Groizeleau, « Lorient : Avec l’Alsace, Naval Group assemble son 117ème navire depuis 95 ans », Mer et Marine, 3 octobre 2018
- ↑ Vincent Groizeleau, « La FREMM Alsace débute ses essais en mer », Mer et Marine, (lire en ligne)
- ↑ Vincent Groizeleau, « La FREMM DA Alsace en route pour Toulon », Mer et Marine, 30 mars 2021.
- ↑ Laurent Lagneau, « La frégate multi-missions de défense aérienne Alsace a été mise à flot », opex360.com, 19 avril 2019
- ↑ Compte officiel des forces françaises aux Emirats arabes unis, « Attaque du pétrolier Marlin Luanda dans le golfe d'Aden », sur Compte officiel des forces françaises aux Emirats arabes unis et déployées en océan Indien - twitter.com, (consulté le )
- ↑ Armée française - Opérations militaires (Etat-major des armées, Cellule communication), « Interceptions de drones aériens en provenance du Yémen », sur Compte officiel de l'État-major des armées (EMA) - twitter.com, (consulté le )
- ↑ Commandement Maritime de la zone Océan Indien (ALINDIEN) - Cellule communication, « Interception de drones aériens en provenance du Yémen », sur Compte officiel des forces françaises aux Emirats arabes unis - twitter.com, (consulté le )
- ↑ Armée française - Opérations militaires, « Destruction de 4 drones hostiles en provenance du Yémen par des moyens maritimes, sous commandement 🇪🇺 », sur Compte officiel de l'État-major des armées (EMA) - twitter.com, (consulté le )
- 1 2 Laurent Lagneau, « La FREMM DA Alsace a dû utiliser l'une de ses mitrailleuses de calibre 12,7 mm contre les drones houthistes », sur Zone Militaire, (consulté le )
- ↑ Laurent Lagneau, « L’hélicoptère embarqué à bord de la frégate Alsace a abattu un drone houthi », sur opex360.com, (consulté le )
- ↑ Laurent Lagneau, « Pour la première fois, une frégate française a intercepté trois missiles balistiques tirés depuis le Yémen », sur opex360.com, (consulté le )
- ↑ Le porte-avions français « Charles-de-Gaulle » déployé dans l’Atlantique Nord et en mer Baltique, sur fond de guerre en Ukraine et tensions autour du Groenland Le Monde du 20 février 2026
- ↑ Un PHA de la Marine nationale en Norvège pour participer à l’exercice Cold Response et la mission Arctic Sentry
- 1 2 « EN DIRECT - Guerre en Iran : Macron envoie la frégate Languedoc et des moyens anti-aériens à Chypre, le porte-avions Charles-de-Gaulle va faire route vers la Méditerranée », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ Guerre en Iran : La France et le Royaume-Uni déploient leurs forces après l’attaque à Chypre
- ↑ « Bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses n°3 du 4 mai 2026 texte 32 » [PDF], sur legifrance.gouv.fr (consulté le )