Anse (Rhône)

commune française du département du Rhône

Anse est une commune française située dans le département du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Anse
Anse (Rhône)
Blason de Anse
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Intercommunalité Communauté de communes Beaujolais Pierres Dorées
(siège)
Maire
Mandat
Daniel Pomeret
2026–2032
Code postal 69480
Code commune 69009
Démographie
Gentilé Ansois
Population
municipale
8 206 hab. (2023 en évolution de +14,32 % par rapport à 2017)
Densité 539 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 56′ 06″ nord, 4° 43′ 05″ est
Altitude Min. 167 m
Max. 358 m
Superficie 15,23 km2
Type Centre urbain intermédiaire
Unité urbaine Lyon
(banlieue)
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Anse
Localisation
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Anse
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Anse
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Anse
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Anse
Liens
Site web mairie-anse.fr

Géographie

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Localisation et communes limitrophes

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Vue aérienne.
Confluence Saône-Azergues.
Confluence Saône-Azergues.

Située aux portes du Beaujolais, à 27 km au nord de Lyon et km au sud de Villefranche-sur-Saône, la commune d'Anse s'étend sur 1 523 hectares. Le confluent entre l'Azergues et la Saône se trouve sur le territoire de la commune.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Description détaillée

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Maison typique en pierre dorée à Anse.
Maison typique en pierre dorée à Anse.

Le territoire de la commune d'Anse s'étend sur la rive droite de la Saône sur environ 15 km2. Il mesure km d’est en ouest, dans sa plus grande dimension. Géologiquement, il est situé à l'articulation de deux éléments structuraux fondamentaux. Sa partie orientale, à 170 mètres d'altitude, est une plaine constituée par les alluvions de la Saône à son confluent avec l'Azergues. Elle appartient au compartiment affaissé du Sillon formé par la Saône et par le Rhône. Par sa majeure partie au centre et à l'ouest, Anse se rattache en profondeur au socle du Massif central. Par-delà une étroite terrasse d'alluvions anciennes entre 175 et 190 mètres d'altitude, apparaissent les sédiments du Jurassique inférieur (début de l'ère secondaire), déformés par le contre-coup du plissement alpin sous forme d'un pli anticlinal d'alignement nord-sud qui culmine vers l'altitude de 350 mètres. L'armature calcaire de ses deux versants est et ouest a assuré sa protection contre l'érosion.

La nature de ces deux éléments opposés détermine leurs potentialités respectives. Le couloir de plaine alluviale est un axe majeur de la circulation à l’échelle de l’Europe et a vocation à accueillir le trafic national et international. Ses sols profonds sont favorables aux labours pour la grande culture. La seule contrainte résulte des dangers d’inondation, les plus imprévisibles provenant non pas de la Saône déjà assagie par un long parcours de plaine, mais de l’Azergues au flot plus impétueux au débouché des monts du Lyonnais et du Beaujolais et au régime très irrégulier, sensible aux aléas de la météorologie. La majeure partie de la commune est soustraite par son relief à de tels risques. La terrasse d’alluvions anciennes a fourni les assises du centre historique. Sur les flancs de l’anticlinal, la construction a été facilitée par la qualité de la roche calcaire, qui allie à la solidité la beauté de sa teinte, car ici commence le pays des pierres dorées. Les sols superficiels bien drainés, la pente modérée et la bonne exposition aux rayons solaires ont favorisé la viticulture et ont mérité au territoire d’Anse de faire partie de la zone d’appellation Beaujolais.

Géologie et relief

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La superficie de la commune est de 1 523 hectares ; son altitude varie de 167 à 358 mètres[1].

Hydrographie

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Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[5]. Par ailleurs, Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[6] et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année[7]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 18,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 749 mm, avec 9,1 jours de précipitations en janvier et 6,2 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, située la commune de Villefranche-sur-Saône à 6 km à vol d'oiseau[10], est de 13,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 790,9 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 43,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21,9 °C, atteinte le [Note 1].

Statistiques 1991-2020 et records station VILLEFRANCHE (69) - alt : 174 m, Situation : lat : 45°59'13"N, lon : 4°44'15"E (à 5,9 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
19,1
10.1.2015
23,1
25.2.2021
27,7
31.3.2021
32
15.4.1949
40
29.5.1947
41
12.6.1947
43,5
30.7.1947
43
2.8.1947
36
14.9.1947
31,6
2.10.2023
23,3
6.11.2015
19,9
31.12.2022
43,5
1947
Maximale moyenne 7,6 9,6 14,4 18,4 22,6 26,7 28,8 28,5 23,8 18,1 11,6 8 18,2
Moyenne 4,2 5,3 9 12,5 16,7 20,5 22,5 22 17,9 13,4 8 4,8 13,1
Minimale moyenne 0,9 1 3,6 6,6 10,8 14,3 16,2 15,5 12 8,6 4,4 1,6 8
Record de froid
date du record
−21,9
25.1.1963
−19
6.2.1963
−11,5
1.3.2005
−5
8.4.2003
−0,8
4.5.1967
3,7
2.6.1975
4,9
3.7.1948
5
31.8.1986
0,5
25.9.1972
−4,9
29.10.1950
−8,5
23.11.1998
−16,2
22.12.1963
−21,9
1963
Précipitations
Hauteur (mm) 48,3 37,9 46,9 62,6 73,5 73,6 77,1 71 68,2 89,9 88,4 53,5 790,9
≥ 1 mm (jours) 9,2 8,2 8,5 9,1 10,3 8,4 8,1 8 7 9,8 10,2 9,9 106,8
≥ 5 mm (jours) 3 2,3 3,1 3,7 4,7 4,3 4,3 4,1 3,7 5,1 4,7 3,5 46,5
≥ 10 mm (jours) 1,2 0,8 1,3 1,7 2,5 2,5 2,5 2,5 2,3 2,7 2,8 1,2 24
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
58,8
23.1.1948
43
6.2.2009
45
13.3.2004
67,6
25.4.1989
77
10.5.2021
63
1.6.1992
100
5.7.1993
79
30.8.1945
109,3
30.9.1958
72
3.10.2021
85
12.11.1996
75,5
12.12.1990
109,3
1958
Source : « Fiche 69264001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, edité le : 06/05/2026 dans l'état de la base (consulté le )
7,6
0,9
48,3
30 mm
60 mm
jan.
9,6
1
37,9
fév.
14,4
3,6
46,9
mars
18,4
6,6
62,6
avril
22,6
10,8
73,5
mai
26,7
14,3
73,6
juin
28,8
16,2
77,1
jui.
28,5
15,5
71
août
23,8
12
68,2
sep.
18,1
8,6
89,9
oct.
11,6
4,4
88,4
nov.
8
1,6
53,5
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Urbanisme

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Typologie

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Au , Anse est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13].

Elle appartient à l'unité urbaine de Lyon[Note 2], une agglomération inter-départementale regroupant 123 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[14],[15]. Par ailleurs, la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[15]. Cette aire, qui regroupe 397 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[16],[17].

Occupation des sols

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Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

1523 hectares répartis en :

  • 200 ha de vignes ;
  • 480 ha de zone urbaine ;
  • 300 ha de bords de Saône et d'Azergues ;
  • 400 ha de bois ;
  • 50 km de voiries.

Zones agricoles hétérogènes (24,5 %), cultures permanentes (21 %), zones urbanisées (15,3 %), forêts (10,8 %), eaux continentales[Note 5] (9,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (8,3 %), terres arables (7,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,3 %), prairies (1 %)[18]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820–1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à 2023)[Carte 1].

Morphologie urbaine

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Voies de communication et transports

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La gare d'Anse est située sur la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles. C'est une halte voyageurs SNCF du réseau TER Auvergne-Rhône-Alpes à accès libre, disposant d'automates pour l'achat de titres de transport TER.

Elle est desservie par des trains express régionaux de la relation : Mâcon-Ville (ou Villefranche-sur-Saône) - Valence (ou Lyon-Perrache, Lyon-Part-Dieu, ou Vienne).

Un parking vélo et un parking voiture y sont aménagés[19]. Le parking relais d'Ansolia est aussi accessible de la gare à pied.

Gare routière Transcalade[20].

Anse est desservie par les lignes régulières TCL suivantes :

  • Ligne 204 : Villefranche-sur-Saône - Lyon ;
  • Ligne 215 : Villefranche-sur-Saône - Lissieu - Lyon ;
  • Ligne 218 : L'Arbresle - Villefranche-sur-Saône.

De plus, de nombreuses lignes scolaires dites Junior Direct desservent la commune.

Saônibus

  • Des bornes électriques de rechargement de véhicules (Mairie et Salle des Colonnes) ;

Toponymie

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Panneau d'entrée dans la commune.

L'étymologie d'Anse est controversée. La première mention de la localité apparaît au troisième siècle après J.-C. : Asa Paulini est le nom d'une étape de la voie romaine dite de l'Océan sur l'itinéraire d'Antonin. Un cartulaire de 885 la désigne sous le nom d'Ansa. On a autorisé cette appellation pour la rapporter à la forme incurvée du cours de la Saône au droit de la commune. Le même type d'interprétation fait dériver le nom de la ville voisine de Trévoux des trois voltes (courbes) du tracé de cette rivière. Une autre tradition attribue à Jules César, conquérant de la Gaule, la fondation d’un camp fortifié dénommé Antium, déesse de la Fortune, à l'imitation de la cité homonyme du Latium, près de Rome. Dans le cadre de l'archéologie préventive, sous la direction de Jean-Claude Béal, une traduction du mot asa serait « courant d'eau » : la forteresse établie par les Romains pour mettre voyageurs et marchandises en sûreté et à l'abri des inondations aurait été reliée à la Saône par un chenal de 900 mètres dont le tracé correspondrait au cours actuel dévié de l'Azergues à partir de 1769. Le personnage de Paulinus à l'initiative de ce creusement ne peut encore être identifié[21].

Lieux-dits et écarts

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  • Graves-sur-Anse

Histoire

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Protohistoire

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L'occupation ou le passage de groupes humains est confirmé à la protohistoire par la découverte de divers objets datés de l'âge du bronze : pointes de lance, hache, épées, une épingle à tête conique. Maison a trouvé aussi des pointes de lance gauloises en fer datées de l'âge du fer II ou la Tène ainsi que divers autres objets, dont une petite coupe en terre noire et une assiette gauloise en terre cuite grise[22].

Epoque gallo-romaine

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Pyramides Da Costa : la première porte le nom d'Asa Paulini et les proues de navire de la mosaïque.
Pyramides Da Costa : la première porte le nom d'Asa Paulini et les proues de navire de la mosaïque.

Anse se trouvait sur le tracé de la voie romaine dite « de l'Océan » qui conduit de LYON-Lugdunum à Boulogne-sur-Mer-Gesoriacum. Une borne milliaire dédiée à l'empereur Claude a été découverte dans le quartier de Brianne, aux abords du sentier des Archers. Son inscription permet de la dater entre les années 43 et 46 après J.-C : « AVDIVS DRVS F. / VSTVS GE / AXIMS / DESIG. Retranscription : Claudius Drusii Filius / Caesar Augustus Germanicus / pontifex maximus. Tribunicae potestate / I... designatus ». Elle a été classée monument historique le [22]. Références : CIL 17-02, 00525 et ILTG 00480.

D'après des travaux récents, l'idée de la fondation d'une ville sur le territoire d'Anse dès les débuts de la conquête de la Gaule par Jules César, est à abandonner, ainsi que la présence d'un palais de l'empereur romain Auguste.

En revanche, le développement de la civilisation gallo-romaine à la même époque est attesté depuis la découverte de la villa de la Grange du Bief en 1843 par J.F.A. Peyré. Ce notable a exercé les fonctions de notaire puis de magistrat dans sa ville natale. Alerté par l'agriculteur propriétaire des lieux, il est intervenu en urgence pour la conservation des premiers vestiges, dont un fragment de 7 m par 3 m d'une remarquable mosaïque transférée en 1910 au Château des Tours.

À 1 km environ au sud-ouest du centre-ville, ce toponyme de Grange du Bief désigne depuis le Moyen Âge un groupe de bâtiments ruraux installé sur la terrasse des 190-175 mètres et son rebord jusqu'au Bief des Moulins, ancien bras de l'Azergues. Cette villa est remarquable par sa superficie d'environ 3,3 ha pour les seuls bâtiments et jardins intérieurs, ce qui lui a valu d'être comparée aux plus grandes villas connues, comme celle d'Orbe, en Suisse romande. Il faut, en effet, y ajouter, entre autres, la présence d'un nymphée et de thermes qui témoignent de la fortune du propriétaire assise sur les revenus terriens et le transport fluvial par la Saône toute proche. La mosaïque dite des proues de bateaux ornait la plus grande salle de l'aile orientale de la villa. Elle a été classée monument historique en 1908. Quelques fragments de décors muraux peints ont également été conservés. La date de l'année 100 est donnée comme repère pour la construction de cette villa. Au début de l'époque impériale romaine, aurait été construite, sur le territoire de la même commune, la villa de Bancillon accrochée sur le coteau jusqu'à l'altitude de 200 mètres, à 700 mètres au nord du bourg, sur une superficie d'environ deux hectares[21]. Quatre de ses mosaïques ont pu être identifiées[21].

Le nom même d'Asa Paulini comme relais sur la voie de l'Océan selon l'itinéraire d'Antonin apparaît au IIIe siècle. De cette époque (après 250 apr. J.-C.), date la création de la forteresse enfermant le quartier de Châteauvieux. Quelques vestiges du mur d'enceinte en forme de D ont été conservés. D'une épaisseur de 3 mètres, il était ponctué de 11 tours espacées d'une trentaine de mètres. Sa superficie d'environ 1,3 ha est de dimension modeste par comparaison avec celle de Matisco (Mâcon) de 25 ha. Aucune trace d'habitations n'a été trouvée, car la forteresse avait pour vocation de mettre les voyageurs et plus encore les marchandises en sûreté ; elle jouait un rôle d'étape. Le nom d'Asa, comme il a déjà été dit à propos de l'étymologie, peut être interprété comme « courant d'eau » et désignerait un chenal de 900 mètres assurant la jonction avec la Saône selon un tracé correspondant à celui de l'Azergues actuelle depuis sa déviation au milieu du XVIIIe siècle. Paulinus, auteur de ce creusement, n'a pas été identifié. Le raccordement de la forteresse avec la voie romaine principale était assuré par une courte bretelle[23].

Des fouilles entreprises en 2017 dans le quartier de Saint-Romain ont mis au jour une partie d'une importante nécropole avec 140 tombes en inhumation datant des Ve et VIe siècles. Cette pratique, succédant à l'incinération, s'est vulgarisée avec la christianisation. Le saint Romain éponyme qui aurait vécu entre 390 et 460 avait acquis une grande popularité comme en témoignent les noms de très nombreux villages ou églises de paroisses en région lyonnaise. Du Ve siècle également date la fondation dans le même quartier d'une basilique appelée à un brillant destin comme siège de plusieurs conciles du XIe au XIIIe siècle. Ainsi, en ces temps de décadence de l'Empire romain, le bourg d'Anse aurait connu son développement le plus important[24].

Du Moyen Âge à la Renaissance

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Château des Tours façade est.
Château des Tours façade est.

L'histoire d'Anse pendant cette longue période se confond avec la vie religieuse. Pendant le haut Moyen Âge, Saint-Romain joue un rôle central avec sa basilique mais aussi son hôpital et son cimetière. Cette basilique aurait bénéficié de toutes les attentions durant la renaissance carolingienne de la part de l'évêque de Lyon Leidrade : « Le prieuré-cure et son église sont disposés de manière à recevoir une grande quantité de prélats et de prêtres… Il devint le lieu de prédilection choisi par les hauts dignitaires de l'Église pour y présider leurs conciles ». Au XIIIe siècle, l'église Saint-Cyprien, mentionnée pour la première fois en 1225, devient le centre de la paroisse. Elle devait le rester jusqu'en 1613 ; à cette date, ce rôle sera tenu par l'église Saint-Pierre, d'ancienne fondation, située en-dehors du rempart médiéval[25],[26].

Au début du XIIIe siècle, toute l'attention se porte sur le rôle de Renaud de Forez, archevêque de Lyon de 1193 à 1226. À cette époque, les pouvoirs spirituel et temporel sont confondus ; le prélat exerce automatiquement les fonctions de comte de Lyon. De par sa naissance, ce fils du comte de Forez Guigues II de Forez était bien placé pour souder l'unité entre ces deux comtés souvent rivaux dans le passé. La menace ne pouvait donc plus venir que des sieurs de Beaujeu. Déjà en 1140 le sire Humbert III de Beaujeu avait fondé Villefranche pour renforcer ses positions face aux chanoines-comtes du chapitre de Saint-Jean, richement dotés dans le secteur d'Anse. Si l'action de Renaud de Forez sur le plan pastoral a pu être contestée, personne n'a remis en cause son efficacité sur le plan politique. Face aux ambitions de Guichard IV de Beaujeu puis de son fils Humbert V de Beaujeu il s'est mis en devoir de protéger sa frontière nord. Il apporte son soutien aux seigneurs de Ternand et du Bois-d'Oingt pour l'entretien de leur château et fait construire à Anse entre 1213 et 1218 l'imposant château des Tours dont la masse domine toujours la cité depuis 800 ans[27]. Pour éviter aux Ansois la tentation de changer de camp, ils ont bénéficié d'une charte garantissant leurs droits à gérer les affaires communales[28],[29].

Avec le rattachement du Lyonnais et du Forez au royaume de France au début du XIVe siècle, sous le règne de Philippe le Bel, disparaissait la menace d'une attaque beaujolaise mais la sécurité intérieure n'était pas garantie contre le brigandage armé. Une nouvelle enceinte fortifiée fut construite. L'enceinte gallo-romaine avait été renforcée à l'initiative d'Étienne de Rochetaillée, doyen du chapitre de Saint-Jean (1175–1210). Il y avait fait ouvrir une porte moderne et surélever les tours. Mais ce castrum vetus n'était plus à la mesure d'une population en forte augmentation. La première mention du castrum novum date de 1302. Au sud, ses limites se confondaient avec celles du camp gallo-romain. Sur les autres côtés, son tracé correspond aux actuelles rues des Remparts à l'ouest, du Père Ogier et Saint-Pierre au nord et de la Gravière à l'est. La communication s'effectuait par quatre portes : du Pont à l'est, du Marché ou Récepte au nord-est, Saint-Pierre ou du Trève au nord-ouest et des Tours à côté du château.

En 1358, Anse et les villes avoisinantes sont placées en état d'alerte[30]. La muraille a été renforcée en 1359 ; la ville est prise en 1363, et le château mis à sac. Pendant la guerre de Cent Ans, profitanat des périodes de trêve, comme après le traité de Brétigny en 1360, les mercenaires sans emploi se livrent au pillage des contrées. Leur bande a été active dans la région à partir de 1360. Sous la conduite de leur chef Seguin de Badefol, ces « Tard-Venus » se sont emparés d'Anse, qui a servi de base à leurs expéditions dans la vallée de la Saône et le nord du Lyonnais. L'Église put récupérer ses biens en 1365, contre rançon. Les troubles devaient persister jusqu'en 1391[31].

De la Renaissance à la Révolution

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Pendant la Révolution, la lutte entre Montagnards et Girondins se retrouve chez les habitants d'Anse. Début 1790, lors des premières élections au poste de maire, les suffrages se portent sur Jean-François Bonamour, propriétaire terrien de 17 ha sur Anse et 7 sur Ambérieux d'Azergues. Son mandat dure jusqu'au début de juillet : ayant été nommé membre du district de Villefranche, il ne pouvait cumuler les deux fonctions. Il deviendra ensuite administrateur départemental et résidera à Lyon. Lorsque la ville se révolte contre la dictature montagnarde du maire Challier, Bonamour opte pour le camp girondin. Une fois la ville reconquise par l'armée montagnarde, il est traité en adversaire du mouvement révolutionnaire et fait partie des centaines de fusillés dans la plaine des Brotteaux. Sa demeure, face à l'église Saint-Pierre, est confisquée, au titre de bien national et vendue en 1795[Note 6].

La situation a évolué à Anse. Un noyau de montagnards convaincus s'y retrouve, en rupture avec les Girondins lyonnais. Les représentants des 17 communes du canton se réunissent dans la ville pour célébrer la « Fête de la Raison », déesse mise à la mode par Robespierre, le 14 frimaire de l'an II (). Les participants se félicitent de la disparition des prêtres, se recueillent à la mémoire du vertueux Challier, mort en martyr, et conspuent les Muscadins : cette appellation regroupe l'ensemble du peuple lyonnais, assimilé à sa seule jeunesse aristocratique. Le nom, d'origine strictement locale, devait faire florès sous le Directoire pour stigmatiser les excès de la jeunesse dorée. Cet épisode a été provisoirement conclu par la victoire des Montagnards : pendant que Lyon est reconquise et rebaptisée Ville Affranchie, des Girondins ont réussi à s'échapper, sont poursuivis par l'armée révolutionnaire et massacrés dans le bois d'Alix. Leur chef, le général Louis François Perrin de Précy parvient à s'échapper[32].

De la Révolution à 1945

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Avec 1 607 habitants au recensement de 1946, la population de la commune reste au niveau de l'année 1821 (1 622 habitants), soit une stagnation démographique. Son territoire n'a pas été déserté, elle n'a pas connu d'exode rural, depuis 1866 où avait été atteint le chiffre de 2 277 habitants. La viticulture, prospère en cette terre beaujolaise, exige toujours des bras.

Le niveau des services commerciaux et artisanaux se maintient dans ce bourg chef-lieu de canton. En 1853, la population accepte l'augmentation des impôts lorsque le conseil municipal veut démolir de l'ancienne église Saint-Pierre et en construire une nouvelle. Elle sera édifiée de 1859 à 1862, par l'architecte lyonnais Desjardins, en pierre de Lucenay et consacrée par le cardinal-archevêque de Lyon, Louis-Jacques-Maurice de Bonald. La localité est desservie depuis 1856 par l'axe ferroviaire Paris-Lyon-Méditerranée. La gare d'Anse a été construite à partir de 1853, au lieudit Condamines, et dispose d'un chef de gare. Cette desserte n'a induit aucun développement industriel[25].

En ce qui concerne la scierie Bertrand, les profits engendrés étaient tirés davantage de la commercialisation du bois que de sa valorisation. Elle ne semble pas avoir employé plus qu'une vingtaine d'ouvriers. Elle a été fondée en 1826 par Antoine Bertrand, dont le père, haut-alpin, était venu s'installer à Anse. Son implantation à proximité de la confluence de l'Azergues et de la Saône a favorisé son approvisionnement en bois par flottage depuis les forêts du département du Rhône, du Jura et des Vosges ; mais, à partir de 1856, la desserte ferroviaire a permis des apports d'autres régions françaises et des importations de Scandinavie (Norvège, Suède), d'Europe centrale (Allemagne, Autriche, Suisse), voire des États-Unis. Le sciage manuel fait place à une scie circulaire actionnée par une machine à vapeur en 1867. Les ateliers sont reconstruits après les incendies de 1902 et 1929 et maintenus en activité pendant quatre générations ; ils ferment en 1964 ; les derniers stocks seront liquidés en 1984. Le souvenir de la famille Bertrand reste présent : Antoine, le petit-fils du fondateur (1854–1950) a été adjoint municipal sous les mandatures de Claude Beau et Eugène Bussy. Un espace Bertrand, sur une partie des anciennes emprises foncières, a été inauguré en 1997[25].

La rue de Verdun rappelle les combats de la Guerre de 1914–1918 ; un monument aux morts est inauguré en , pour célébrer les 56 victimes.

Après la Deuxième Guerre mondiale, l'évocation de la Résistance reste discrète. En 1972, a été dénommée l'impasse des frères Rey, dont Maurice, fusillé par les Allemands le , à l'âge de 27 ans. En 2014, à l'initiative de Jacques Sperber, est inaugurée une stèle des « Justes parmi les nations » : plusieurs familles ansoises ont hébergé des Juifs pendant l'Occupation allemande.

Sperber est né à Paris en et recueilli par une famille ansoise ; le bébé n'a que 30 mois lorsqu'il est enseveli sous les décombres après le bombardement du (voir ci-après). Il y reste 36 heures à côté du cadavre de sa mère ; il est transféré à l'hôpital de Villefranche-sur-Saône jusqu'en octobre. Recueilli par la famille Lafontaine, il retrouvera son père rescapé des camps d'Auschwitz et de Bergen-Belsen au printemps 1945[33].

Ce bombardement anglo-américain, la , à partir de la Corse, inaugure la libération de la ville. Partie de la côte varoise où a eu lieu le débarquement allié le , une offensive amène, en quinze jours, les troupes de la Première armée du général Delattre de Tassigny aux portes de Lyon. Delattre veut couper les voies de la retraite à l'armée allemande. Les ponts sur l'Azergues sont stratégiques. Les 9 appareils B-25 basés en Corse larguent, depuis 10 500 pieds (3 000 mètres) d'altitude, 35 bombes de 1 000 livres (500 kg)[34] qui provoquent des dommages mineurs sur les deux ouvrages : « le pont routier garde l'essentiel de son arche centrale, la chaussée fissurée va permettre le passage immédiat des derniers convois allemands ». Les dommages sur l'arche centrale du pont ferroviaire sont à peine plus sérieux. Le quartier de la Gravière a été détruit et on déplore 22 victimes dont cinq enfants[35],[36],[37].

Panneau commémoratif du bombardement d'Anse le 28 août 1944.

La libération de la ville suivra 6 jours plus tard. Pour vaincre la résistance ennemie sont à l'œuvre le 68e régiment d'Artillerie d'Afrique et, à flanc de colline, le premier bataillon de Zouaves. Le clocher de l'église Saint-Pierre, supposé être un poste d'observation allemand, devient une cible, la flèche s'enflamme et s'écrase sur le parvis. La bataille, après une douzaine d'heures, prend fin à 18 h 30. Le bilan s'établit à 6 morts et 17 blessés parmi les Zouaves et 6 blessés dans d'autres unités. Les Allemands ont perdu entre 20 et 25 soldats ; leurs corps seront transférés dans le cimetière militaire de Dagneux.

Le souvenir de ces événements donnent leurs noms aux principales artères de la ville[25]. L'« avenue de la Libération » a été ouverte à la circulation en 1971 dans le quartier de la Gravière, détruit par le bombardement ; la rue Bourneuf est rebaptisée « rue du  » en 1959 et la route vers la Loire prend le nom de « la Première Armée »en 1972. Pour célébrer l'armistice, a été créée la « place du  » devant le château des Tours et le monument aux morts de la Deuxième Guerre mondiale y est érigé dès . La municipalité a souhaité élargir la reconnaissance de la ville au général Leclerc, le chef de la Deuxième division blindée, en lui consacrant une avenue en 1983[Note 7] ?

De 1945 à nos jours

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Lotissement de la Dame blanche.
Lotissement de la Dame blanche.

Après la guerre, l'essor démographique est frappant. La population avait stagné depuis la Révolution autour de 2000 habitants, elle passe de 1607 en 1946 à 7094 en 2018, soit une multiplication par 4,4. Le coteau, au-dessus du noyau urbain historique, avec une bonne exposition vers l'est et le sud-est, était un vignoble structuré sous forme de domaines, avec des demeures de prestige, (Château du Jonchay, Château de La Fontaine, Château des Bassieux ; maison forte de la Gonthière, avec leurs communs : cuvage, logement des vignerons).

L'urbanisation va transformer ce territoire. La politique de lotissements s'accélère à la fin des années 1970, sous l'impulsion du maire, vice-président du conseil général, Michel Lamy (1977–1989).

Le lotissement de la Dame Blanche a été laissé à l'initiative privée. Les Grands travaux de Marseille en ont été les promoteurs. Il est situé en continuité relative du vieux bourg, sur la route de Lucenay sur le territoire du château du Jonchay. Les fouilles conduites de à ont confirmé l'existence d'un passé gallo-romain, à proximité de la Grange du Bief. Elles ont exhumé de nombreux vestiges (thermes, poteries, lampes à huile…) qui se sont ajoutés à une statue de femme en marbre de Paros découverte dès 1845 et dénommée Dame Blanche. Afin de rattacher le lotissement à ces racines bimillénaires, la voie centrale a été dénommée Asa Paulini et les 117 pavillons regroupés autour de cours ont reçu des noms évocateurs (des Thermes, des Amphores, des Centurions, du Cirque, du Temple, des Jarres, des Chars). Dans l'attente d'une reprise dans l'espace communal, une association syndicale a été créée pour la gestion des espaces communs[25].

La commune s'est directement impliquée dans les autres opérations de lotissement, avec le concours de l'Office public d'aménagement et de construction (OPAC) du Rhône ; son directeur, Désiré Trait, a fait preuve d'un esprit coopératif soutenu. La rue principale au cœur du lotissement de Brianne porte son nom. Ce nom de Brianne est celui d'une ancienne fondation médiévale du XIIe siècle, créée par les Dames de Brienne, de l'ordre des Clarisses, autour d'une source intarissable, déjà signalée en 970. Le contrôle religieux des lieux avait été repris par les Frères des Écoles Chrétiennes au XIXe siècle après un temps d'appropriation bourgeoise par achat au titre des Biens nationaux. À partir de 1977–1979 ont été construits 63 pavillons distingués par des noms d'oiseaux (Alouettes, Fauvettes, Mésanges, Rossignols, Pinsons, Colombes, Bergeronnettes). Pour accompagner les personnes fragiles, à côté, a été aménagé un foyer d'accueil de jour et d'hébergement pour handicapés ; sa gestion est confiée à l'AGIVR (Association de gestion des instituts de Villefranche et de la région)[25].

Le lotissement de Bassieux est créé entre 1980 et 1982. Il a d'abord été appelé Ouest Jonchay, puis a pris le nom d'un ancien vignoble devenu en 1780 propriété d'un notable. La résidence a été transformée en château au XIXe siècle. Pierre Sain, son propriétaire, a été maire de 1800 à 1805. Vingt villas ont été édifiées et 42 autres lots déterminés. L'urbanisation de ces premières pentes appelait l'aménagement d'une artère courant parallèlement à la route nationale : l'ouverture de cette rue de l'Europe est due au maire, Michel Lamy.

L'activité immobilière se poursuit sous les mandatures de Jean-Pierre Pinault (1989–1995) et de son successeur, l'actuel maire Daniel Pomeret. Des opérations significatives sont faites à flanc de coteau, en direction du nord. Elles ont été effectuées sous la forme de ZAC (zone d'aménagement concerté). Le château La Fontaine dont la construction date de 1683 commémore un ancien domaine viticole, un temps légué au diocèse de Lyon (1842–1905). En 1998, l'OPAC du Rhône est devenu concessionnaire des 6 hectares alentour. La construction de 120 logements en habitat individuel, groupé et collectif a été programmée. L'année suivante, la ZAC de la Citadelle a été créée à proximité. Elle tient son nom d'une légère bosse de terrain et non du notaire de Villefranche-sur-Saône qui y avait construit sa résidence en 1771, au cœur d'un autre domaine viticole dont témoignaient une cave voûtée et des communs. La construction de 290 logements sur 14 hectares[38],[25]a été prévue.

Le développement économique ne suit pas et Anse devient une ville-dortoir. En 2019, sur une population active de 3 193 personnes, 686 seulement travaillent dans la commune soit 21,4 %. Les secteurs de l'administration, de l'enseignement, de la santé et de l'action sociale représentent 15,9 %. Si on y ajoute les 62,2 % qui se consacrent aux commerces, transports et services divers, on parvient à un total de 78,1 %. Les entreprises du bâtiment et de la construction en général (12,5 %) travaillent prioritairement pour les Ansois. Ces trois catégories regroupent donc les neuf dixièmes des emplois locaux. Le nom de zone industrielle de Saint-Romain, étirée entre la voie ferrée et l'autoroute A46, n'a pas de sens : ce secteur ne mobilise que 5,9 % des actifs en 39 entreprises dont aucune ne dépasse les 50 emplois. Les trois quarts des actifs migrent donc quotidiennement pour leur travail en voiture et 14,3 % par les transports en commun, surtout le train grâce à la halte ferroviaire[39].

Une inscription du VIII des calendes d'avril () de l'obituaire de l'église de Lyon, mentionne qu'Artaud, vicomte de Lyon, aurait donné Lucenay (Luccennacum) à l'église de Lyon. Auguste Bernard date cela de 980[Note 8],[Note 9],[Note 10],[40],[41],[42].

Politique et administration

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Mairie.

Rattachements administratifs et électoraux

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Circonscriptions de rattachement

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Anse appartient à l'arrondissement de Villefranche-sur-Saône et au canton d'Anse, dont elle est le chef-lieu depuis sa création. Le redécoupage cantonal de 2014 a modifié sa composition puisqu'il englobe désormais quatre communes de l'ancien canton de Limonest, deux de l'ancien canton de L'Arbresle et neuf de l'ancien canton d'Anse.

En ce qui concerne l'élection des députés, la commune fait partie de la neuvième circonscription du Rhône, représentée depuis par Alexandre Portier (LR).

Intercommunalité

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Depuis le , date de sa création, la commune appartient à la communauté de communes Beaujolais Pierres Dorées dont elle est la ville-centre. Cette intercommunalité est issue de la fusion de quatre communautés de communes dont celle de Beaujolais-Saône-Pierres-Dorées, qui a existé de 1995 à 2013, à laquelle Anse était rattachée et qui en accueillait le siège.

Élections Circonscription électorale Élu de la circonscription
Niveau Type Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Commune /
Intercommunalité
Municipales et communautaires Anse Maire Daniel Pomeret 2020 2026
Communauté de communes Beaujolais Pierres Dorées Président de l'intercommunalité Daniel Pomeret 2020 2026
Département DépartementalesCanton d'AnseConseillère départementaleValérie Dugelay[43]20212028[Note 11]
Conseiller départementalDaniel Pomeret
Région Régionales Région Auvergne-Rhône-Alpes Président du conseil régional Fabrice Pannekoucke[45] 2021 2028
Pays LégislativesNeuvième circonscriptionDéputéAlexandre Portier20242027

Administration municipale

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Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 29[46].

Tendances politiques et résultats

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Liste des maires

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Liste des maires successifs[47]
Période Identité Étiquette Qualité
Jean Vacher   Agriculteur
Étienne Blondel    
Marcel Reby MRP Agriculteur

(décès)
Michel Lamy UDF (CDS) Médecin
Conseiller général d'Anse (1979 → 1989)

(décès)
Jean-Pierre Pinault DVD Cadre EDF
13 novembre 1995 en cours
(au 5 septembre 2026)
Daniel Pomeret[48] UDF puis PRV
puis NC-UDI
puis MR
puis PRV[49]
Expert-comptable
Conseiller général (1998 → 2015) puis départemental d'Anse (2015 → )
Président de la CC Beaujolais Pierres Dorées (2020 → )
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages

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Carte
Villes jumelles avec AnseVoir et modifier les données sur Wikidata
Villes jumelles avec AnseVoir et modifier les données sur Wikidata
VillePays
LoßburgAllemagne

Depuis 1979, la commune est jumelée avec la ville allemande de Loßburg (Bade-Wurtemberg)[50].

Une charte d'amitié existe avec Drapeau de la Hongrie Harta (Bács-Kiskun) (Hongrie) depuis 1992.

Elle est par ailleurs ville marraine du 68e Régiment d'Artillerie d'Afrique depuis 2004.

Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[51]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[52].

En 2023, la commune comptait 8 206 habitants[Note 12], en évolution de +14,32 % par rapport à 2017 (Rhône : +3,87 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2701 2861 1341 6221 6611 7211 7502 0281 961
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0312 1412 2772 0362 0551 9681 9921 9572 051
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0702 0841 9541 7481 7631 7641 7041 6072 091
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 2902 6303 1163 7054 4584 7444 9966 2517 094
2021 2023 - - - - - - -
7 9478 206-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[53] puis Insee à partir de 2006[54].)
Histogramme de l'évolution démographique

Petite enfance

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  • Centre Multi-Accueil « Les Papillons » ;
  • Crèches « Les Petits Plongeurs » ;
  • Relais Assistants Maternels « Pâtes à Sel » ;
  • Lieu d'Accueil Enfants-Parents (LAEP) « La Parent'Aise ».

Enseignement

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Église Marcel Pagnol.

Les écoles maternelles :

  • Ninon Vallin (publique) ;
  • Paul Cézanne (publique) ;
  • Saint-François (privée).

Les écoles primaires :

  • Marcel Pagnol (publique) ;
  • René Cassin (publique) ;
  • Saint-François (privée).

Le collège :

  • Asa Paulini (public).

La MFR (Maison Familiale Rurale) :

  • La Petite Gonthière.

Les clubs :

  • Basket
  • Football
  • Tennis
  • Judo
  • Escalade
  • Tennis de table
  • Haltérophilie
  • Badminton
  • Randonnée
  • Danse
  • Tae Kwon DO
  • Yoga
  • Gymnastique
  • Viet Vo Dao
  • Paddle
  • Futsal
  • Boule
  • Tir à l'arc

Grâce aux équipements :

  • 3 salles multi-sports :
    • Salle Marie Marvingt ;
    • Salle Jeanne Trouillet ;
    • La Halle des Sports.
  • 5 salles spécifiques :
    • Arts martiaux ;
    • Haltérophilie ;
    • Escalade ;
    • Tennis ;
    • Gymnastique.
  • 2 terrains de foot ;
  • 6 courts de tennis ;
  • Piste d'athlétisme ;
  • 2 city skate ;
  • Piscine Aquazergues par la Communauté de communes Beaujolais Pierres Dorées.

Cadre de vie

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Anse se compose de :

  • un Centre commercial ;
  • la Gare SNCF d'Anse ;
  • 10 Arrêts de bus ;
  • une vingtaine de Restaurants, Pizzéria, Kebab, etc. ;
  • 10 Salons de coiffure ;
  • 5 Boulangeries, Pâtisseries ;
  • 5 Banques ;
  • 3 Bouchers ;
  • 3 Caves à vin ;
  • 3 Agences Immobilières ;
  • 2 Casernes de Pompiers : Caserne Aquazergues et Caserne des Crêtes ;
  • une médiathèque : Albert Gardoni ;
  • l'infothèque : service municipal dédié à l'associatif, au sport, à la culture, la jeunesse et au tourisme ;
  • et encore plus de 100 Commerces.

Locaux municipaux

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  • Salle du rempart
  • Salle Lucien Blanchard
  • Salle Bernard Laval
  • Le local d'animation
  • Le Castel Com et son caveau
  • La Clairière
  • Le p'tit Ansolia
  • Ansolia
  • Le foyer rural
  • Salle des Colonnes

Environnement

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Anse comporte :

  • 3 parcs publics : la roseraie, le parc Schuman, le parc de Messimieux ;
  • Les bois d'Alix ;
  • Accès aux bords de Saône et d'Azergues ;
  • De nombreuses vignes ;
  • 5 parcs à chien ;
  • 1 déchetterie ;
  • Collecte des poubelles ménagères 1 fois par semaine et poubelles jaunes (recyclage) toutes les deux semaines ;
  • Un service de déneigement.

Manifestations culturelles et festivités

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  • La Fête des conscrits a lieu chaque année, le dernier week-end de février ;
  • Salon des gourmets ;
  • Carnaval ;
  • Kermesse du Sou des écoles ;
  • Gala de gym ;
  • La Vigne des Garçons ;
  • Le bal Interclasses ;
  • Sainte-Cécile (fanfare) ;
  • Sainte-Barbe (pompiers) ;
  • 8 Décembre ;
  • Marché de Noël.

Économie

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Tourisme

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Le chemin de fer touristique.
  • Le chemin de fer touristique d'Anse : le chemin de fer d'Anse, construit en 1968, relie le pont de l'Azergues au plan d'eau du Colombier. Son parcours fait 2,5 km avec une voie de 38 cm, ce qui le rend unique en France ;
  • Le plan d'eau du Colombier : le plan d'eau est un espace naturel de 64 ha. Aménagé pour la baignade et les loisirs, on y trouve une plage, un parcours de santé et un sentier pédestre en faisant le tour. L'accès est libre toute l'année et la baignade y est surveillée durant les mois de juin, juillet et août ;
  • Le centre équestre du Bordelan ;
  • Loisirs Motorsport ;
  • Camping « Les Portes du Beaujolais ».

Zones d'activités

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  • Viadorée : 16 hectares dont 7 ha pour les entreprises et 9 ha pour les commerces non alimentaires. Le long de l'allée de Viadorée au Nord de la ville ;
  • Saint-Romain : 20 hectares de zone artisanale, industrielle, commerciale et loisirs. Le long de l'avenue de Lossburg à l'Est de la ville.

Culture locale et patrimoine

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Patrimoine religieux, civil et spirituel

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  • L'église Saint-Pierre d'Anse possède trois plaques funéraires gallo-romaines en marbre gravé et la plaque funéraire d'un bourgeois d'Anse mort en 1309, qui a été classée au titre « objet » le [55] ;
  • Habitat gallo-romain de la Grange du Bief classé monument historique par arrêté du  ;
  • Le castellum romain : vestiges de rempart, d'enceinte et de mur, le tout est classé monument historique en 1935[56]. La borne milliaire de Claude, datée de 43 après J.-C., est elle aussi classée. Deux cippes, des stèles en pierre de taille datant du IIe siècle et situées au départ du chemin de Graves ont été classées le [22] ;
  • La mairie possède un sol gallo-romain découvert en 1864 et classé le  ;
  • Le château des Tours du XIIIe siècle était le siège de la juridiction des chanoines Comtes de Lyon désignés par l'expression les « Barons d'Anse », il est propriété de la commune a été classé monument historique le . Rénové en 2008, il est désormais doté d'un petit musée archéologique ;
  • Les vestiges de l'abbaye de Brienne, située hors les murs de la ville et fondée en 1254. On peut apercevoir aujourd'hui encore une baie à lancettes brisées de style gothique aux culots sculptés ;
  • Le château de la Fontaine est un château Renaissance classé MH . Au bord de la Route Nationale 6 dans le mur d'enceinte de ce château s'inscrit un portail en bois clouté. Dans la partie haute les clous donnent la date : 1710. Ce portail tombe en ruine et a été partiellement volé. Une tôle bouche le trou, seule la partie haute subsiste. Derrière ce portail une nymphéa alimente un vivier ;
  • Le château de Saint-Trys construit à la fin du XVIIe siècle est inscrit MH ainsi que ses décors intérieurs ;
  • Le château de Messimieux, situé place des Frères-Fournet, ancienne maison forte du XVIe siècle édifiée sur l'ancien mur sud du castrum gallo-romain et transformée en résidence au début du XXe siècle ;
  • Le château du Jonchay est attesté depuis 1326 mais le château actuel date du XVIIe siècle[57] ;
  • Le château des Bassieux ;
  • L'église Saint-Pierre d'Anse a vu son clocher détruit lors des bombardements de la ville en 1944. Il a été reconstruit d'abord en béton, puis remplacé par une flèche métallique en 2006. Sa sacristie (et la baie du mur ouest de la sacristie) ont été inscrites monument historique le .

Patrimoine environnemental et touristique

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  • Le «petit train », ligne de 2,5 km à voie de 0,38 m au départ d'Anse vers le lieu-dit Le Colombier, avec desserte du camping « Les Portes du Beaujolais » ;
  • Depuis 2010, l'écomusée « Engrangeons la Mémoire » a ouvert ses portes. Il retrace l'histoire d'une famille paysanne durant la guerre de 1914–1918.

Espaces verts et fleurissement

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En 2014, la commune obtient le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris[58].

Blasonnement

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Notes, cartes et références

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Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  3. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l'agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Lyon comprend une ville-centre et 122 communes de banlieue.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  6. Après plusieurs propriétaires, elle sera rachetée en 1964 par la commune qui y transfèrera sa mairie, depuis le château des Tours, quatre ans plus tard.
  7. Au total, tant de marques ont été faites du conflit qu'un conseiller en est venu à demander : « À quand une rue de la Paix ? »
  8. Uniquement cité par Auguste Bernard (1867).
  9. Lucenay étant situé sur la rive gauche de la Saône. L'absence de date et l'onomastique ne permettent pas de placer cet Artaud précisément dans aucune des familles utilisant ce prénom : comtes du Lyonnais, seigneurs de Beaujeu, et vicomtes de Mâcon.
  10. Lucenay jouxtant Anse au nord, et Anse possédant une forteresse dès 952, cette inscription peu laisser envisager une seconde vicomté, peut-être non héréditaire, sur la rive droite de la Saône. Ou encore cet Artaud serait tout simplement Artaud Ier, comte de Lyon avant 960.
  11. Pour éviter une trop forte concentration des scrutins, la loi du 22 février 2021 a reporté les élections régionales et départementales de juin 2027 à mars 2028[44].
  12. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes.
  2. « Fiche cours d'eau - la Saône (U---0000) ».
  3. « Fiche cours d'eau - l'Azergues (U46-0400) ».
  4. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  5. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
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Voir aussi

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Bibliographie

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  • Georges Guigue et Antoine Vachez, « Note sur l'obituaire de l'église de Lyon », .
  • Pierre Juenin et Antoine Vachez, « Nouvelle histoire de l'abbaye royale et collégiale de Saint-Filibert de Tournus », Dijon, (lire en ligne), p. 111.
  • Jean-Claude Béal, Anse gallo-romaine et sa région, éd. du Poutan, Villefranche-sur-Saône, 2017.
  • Guy Jouannade, Anse en Beaujolais, guide du patrimoine, éd IRCATEM, Anse, 2018.
  • Guy Jouannade, Histoire des noms de rues : Anse, éd. IRCATEM, Anse, 2010.
  • Bernard Descroix, Anse 1939-1945, une petite ville dans la tourmente, Villefranche-sur-Saône.

Articles connexes

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Liens externes

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