Augières
Georges Auger, dit Augières[Note 1], né le à Montfermeil et mort le à Marly-le-Roi, est un joaillier et pilote automobile français, détenteur durant huit mois du record du monde de vitesse terrestre dans les années 1900.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 63 ans) Marly-le-Roi |
| Nom de naissance |
Louis Georges Auger |
| Nationalité | |
| Activité |
| Sport |
|---|

Biographie
modifierJeunesse et entourage
modifierLouis Georges Auger naît à Montfermeil en 1864, fils de Louis Alphonse Auger, joaillier sertisseur, et Sophie Susanne Germann[1]. Formé chez Boucheron, son père a fondé en 1858 sa propre maison, devenue une fabrique renommée à Paris[2]. Devenu à son tour joaillier, Georges y travaille jusqu'en 1900, puis reprend avec son frère Émile la maison Froment-Meurice.
Il occupe au cours de sa vie diverses fonctions professionnelles et sociales : il est notamment membre du bureau de la Chambre syndicale de la joaillerie, président de la colonie sanitaire d'Isches dans les Vosges, président du Cercle des sports de Paris et de la Fédération des sociétés athlétiques professionnelles de France.
Parcours sportif
modifierGrand sportif, Georges Auger pratique de nombreuses disciplines, comme l'athlétisme, l'escrime, le football, le cyclisme ou encore l’équitation[3]. Amateur de vitesse automobile, il renverse un cycliste en , déclenchant la colère de la foule présente sur place[4]. Peu après, il entame une carrière de pilote sous le mononyme Augières.
Le 17 novembre 1902 à Dourdan, il porte le record du monde de vitesse à 124,13 km/h, sur une Mors Z Paris-Vienne à pétrole. Douze jours plus tôt et en ce même lieu, Henri Fournier avait réalisé, toujours sur Mors 60HP (4 cylindres de 9 232 cm3), la vitesse de 123,28 km/h, et en , son compatriote Arthur Duray y obtint 136,36 km/h, cette fois sur une Gobron-Brillié Paris-Madrid. Il remporta aussi le record mondial du mile à Dourdan en 1902, en 46 secondes soit 125,924 km/h[5].
Augières participe également au Paris-Vienne en (26e) et au circuit des Ardennes le mois suivant (14e)[6], puis au Paris-Madrid en (16e sur Mors Z[7]). Il participe enfin à la Coupe Gordon Bennett en 1904 (en) (abandon), cette fois sur Pipe de la Compagnie belge de construction automobile (ou RVCCB) des frères Alfred et Victor Goldschmidt, Pipe étant alors également représenté par Pierre de Crawhez et Lucien Hautvast -6e-).
Georges Auger meurt en 1927 à Marly-le-Roi[8].
Distinctions
modifierNotes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- ↑ Acte de naissance no 49, , Montfermeil (avec mention marginale de mariage), Archives départementales de la Seine-Saint-Denis [lire en ligne] (vue 158/365)
- ↑ « La Maison de Joaillerie AUGER, Alphonse, Georges, Emile. à Paris » (consulté le )
- ↑ C. Faroux, « Au volant : Augières », La vie au grand air, , p. 229 (lire en ligne)Dans l'article, il est appelé à tort Gabriel Augé.
- ↑ « Saint-Germain-en-Laye », sur Gallica, Le Petit Parisien, (consulté le ), p. 4
- ↑ La Vie au grand air du 22 novembre 1902, p. 800.
- ↑ 1902 Grand Prix and Paris Races sur TeamDAN;
- ↑ 1903 Grand Prix and Paris Races sur TeamDAN.
- ↑ Tables des successions et absences, Marly-le-Roi, no 23, , Archives départementales des Yvelines
- ↑ Dossier de la Légion d'honneur, no 86209, base Léonore, Archives nationales [lire en ligne]