Béké

blanc créole descendant des premiers colons antilles françaises

Aux Antilles françaises, un béké (créole martiniquais) est un blanc créole descendant des premiers colons en majorité esclavagistes. Ce terme, issu du créole martiniquais, concerne principalement les descendants originaires de Martinique mais aussi ceux de Guadeloupe[5],[6].

Békés
Populations importantes par région
Martinique (France) 3 000 (2009)[1]
Guadeloupe (France) 2 000 (2009)[2]
Autres incertaine
Population totale 5 000
Autres
Régions d’origine France (majorité)
Pays-Bas
Royaume-Uni
Langues Français
Religions Catholicisme (majorité)
Judaïsme[3],[4] (minorité)
Ethnies liées Français

En Martinique, les békés constituent un peu moins d'un pour cent de la population, soit environ 3 000 personnes[1].

En Guadeloupe, en langue créole, on parle aussi de « Blan-péyi » (Blancs-pays)[7], bien que ce terme soit plus large puisqu'il peut aussi désigner des individus blancs nés et élevés sur l’île mais dont la famille n'est pas présente depuis l'époque coloniale.

Un grand nombre des colons grands propriétaires terriens de Guadeloupe a fui ou a été condamné à mort lors de la Révolution française et à la suite de la première abolition de l'esclavage en 1794. Par conséquent, les békés actuels de Guadeloupe sont tous originaires de Martinique, où ils ont généralement toujours des liens familiaux ou des intérêts économiques.

Le terme « béké » est parfois également employé comme adjectif.

Étymologie

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Il semble que le mot soit d'origine igbo (Nigeria), langue dans laquelle il désigne un Blanc[8].

Selon une autre hypothèse, le mot béké viendrait de la langue ashanti, m’béké signifiant « homme détenant le pouvoir »[9].

Origines de la communauté békée

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Les békés descendent des colons européens qui ont émigré dans les Antilles françaises au XVIIᵉ siècle[10].

Les immigrants sont principalement des négociants et des membres de familles de la noblesse, pour ces derniers en général des cadets de famille. En Martinique, 28 familles béké sur 209 environ ont une origine noble (soit environ 13 %)[11] ; ce taux est toutefois sans doute sous-estimé à cause du manque d'archives[12]. De plus, il faut préciser que Louis XIV acceptait d’anoblir les planteurs détenant plus de cent esclaves[13].

Le terme inclut également les engagés ou « 36 mois » (nom qui correspond à la durée de leur contrat avec leur maître)[14]. À la fin de ce contrat le maître leur donnait en nature 300 livres de pétun. Ce pécule leur permettait soit de payer leur voyage de retour soit d'acquérir les outils nécessaires pour défricher une concession à leur propre compte[15]. Cependant, une grande partie de cette main-d'œuvre mourait avant l'échéance des 3 ans[16]. Ces pauvres ou modestes gens, soldats, artisans ou travailleurs européens sont venus très tôt aux Antilles françaises, avant même, pour certains, l'arrivée massive des esclaves africains.

Métissés ou non avec la population d'origine africaine, les békés pauvres furent parfois, dans un premier temps, rejetés par les riches propriétaires békés[réf. nécessaire]. Toutefois, certaines de ces plus anciennes familles de la Martinique ayant réussi dans les affaires ont été anoblies sous Louis XV, comme ce fut le cas pour Jean Assier (1688-1771)[17].

Il existe encore des békés de classe modeste ou pauvre, qui furent appelés en Martinique « békés griyav », soit « békés goyave », car certains d'entre eux étaient affectés à la récolte de la goyave et résidaient sur ces plantations.[réf. nécessaire]

Les Blancs créoles sont majoritairement d'origine française même si on y trouve aussi des descendants de ressortissants néerlandais (certains ont été chassés du Brésil et amenèrent la culture de la canne à sucre[18]) ou britannique notamment. Dans une grande majorité catholiques, ils pouvaient également être de confession protestante ou juive[3].

Histoire

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En Martinique

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Les premiers Blancs arrivent à la Martinique dès la fin du XVIIe siècle et obtiennent du roi de France la concession de terres et se lancent dans la culture de la canne à sucre. Sociologiquement, il s'agit de cadets de familles nobles ou de la bourgeoisie désargentés ainsi que d'aventuriers. Ils sont appelés békés, les Européens installés aux Antilles. Les esclaves transportés depuis l'Afrique arrivent en même temps, ainsi que les engagés. Ceux-ci sont des métropolitains qui s'engagent au service d'un Blanc pour une durée donnée en échange du paiement des frais du voyage.

En 1793 ils signent le traité de Whitehall avec les Britanniques, qui place l’île sous domination britannique et y maintient l'esclavage après la signature du décret d'abolition de l'esclavage du 4 février 1794 par la République française[19].

En Guadeloupe

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En Guadeloupe, les Blancs Péyi (Blancs-Pays) ont une histoire différente de ceux de la Martinique. Contrairement à cette dernière, qui était sous occupation britannique, la Guadeloupe connut la Révolution française et surtout la première abolition de l'esclavage en 1794. C'est dans ce contexte de guerre contre les troupes britanniques et pour éviter que des colons ne livrent l'île aux Britanniques pour rétablir les privilèges et l'esclavage que la quasi-totalité des grands propriétaires terriens (les grands planteurs) de l'île a été guillotinée par les troupes révolutionnaires amenées par Victor Hugues (commissaire de la Convention)[20].

Les rares survivants s'enfuirent dans les îles alentour. Les descendants des colons guadeloupéens n'ayant pas été exécutés (petits planteurs, marins, commerçants, militaires…) sont appelés « Blancs Pays ». Par la suite, progressivement, quelques békés de la Martinique s’installèrent en Guadeloupe tout en conservant étroitement leurs liens avec leurs familles d'origine. En Guadeloupe, ils constituent 1% de la population, aux Antilles ils détiennent 40% de l'économie[21].

Situation sociale

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En Martinique en 2009, les békés représenteraient environ 3 000 personnes pour environ 400 000 habitants[1]. Dans le passé, le groupe était lui-même très hiérarchisé en fonction du nom, de la fortune et du niveau d'éducation[22].

Les grandes familles sont les Hayot (famille d'origine normande arrivée à la Martinique à la fin du XVIIe siècle, dont un des descendants, Bernard Hayot, propriétaire du Groupe Bernard Hayot, est la plus grande fortune des Antilles françaises[1], et 275e fortune de France[23]), les Huyghues Despointes (famille protestante originaire des Pays-Bas, initialement implantée au Brésil, arrivée à la Martinique au XVIIe siècle[24], dont une partie des descendants est aujourd'hui propriétaire des principales usines de produits alimentaires[1]), les Fabre, les Duchamp, les Assier de Pompignan (l'une des plus anciennes familles de békés de la Martinique – trois siècles après l'arrivée de son ancêtre Jean, on dénombre 300 de ses descendants directs sur l'île), les Plissoneau, les Dorn, les Reynal de Saint-Michel, les Lucy de Fossarieu, Vivies, Loret, Barbotteau ou encore les Aubéry[25].

Dans les années 1990, les békés contrôlent 29,2 % des entreprises de plus de vingt salariés de Martinique et 16,5 % des entreprises de plus de dix salariés en Guadeloupe[26]. En 2009, selon les estimations citées par Libération, « les statistiques ethniques étant interdites » en France, les Békés sont estimés à moins de 1 % de la population, mais sont très présents dans la filière agroalimentaire qu’ils détiendraient à 90 %, et détiendraient aussi 50 % des terres[27].

Toutefois, beaucoup de descendants de familles békés aux Antilles, en Martinique comme en Guadeloupe, n'ont pas un niveau social élevé. Directeur d'un club de fitness à Pointe-à-Pitre, Robert Lignières assure : « Aujourd'hui, nous comptons parmi les békés de Guadeloupe beaucoup plus d'employés, de RMIstes et de dirigeants de petites entreprises que de grands patrons »[28][source insuffisante]

Personnalités békées

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Des listes de patronymes dits békés sont reprises dans certains ouvrages. À la fin des années 1960, l'ethnologue Édith Kováts-Beaudoux recense 150 familles[29]. En 2002, le généalogiste béké Eugène Bruneau-Latouche « présente dans l'ordre alphabétique deux cent neuf familles subsistantes, vivant de par le monde et issues d'une origine créole martiniquaise antérieure à 1901 » en intégrant des familles qui ne sont donc plus toutes représentées à la Martinique : Cacqueray de Valménier, Cornette de Saint-Cyr, Dampierre, Jorna, Lafaye de Guerre, Tascher de La Pagerie, etc.[30].

Guadeloupe

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Martinique

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Les « 210 familles »

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Ce tableau répertorie exclusivement les familles d'origine européenne établies à la Martinique depuis les débuts de la colonisation, plus d'une centaine d'entre elles vivent toujours sur place[34]. Pour chaque famille sont précisés le pays ou la province française d'origine (parfois différent du lieu de naissance ou de résidence du premier colon), la date d'arrivée à la Martinique, l'activité professionnelle du premier colon avant son établissement à la Martinique ainsi que celles de son père et de son grand-père paternel.

Peu de familles békées sont d'origine noble, « la plupart des colons anoblis l’ont été sur place, au XVIIIe siècle, pour services rendus au royaume »[35] ou, sous Louis XIV, parce qu'ils possédaient plus de cent esclaves[13].

Contrairement aux légendes véhiculées, plus rares encore sont les familles actuellement subsistantes qui descendaient en ligne indirecte des rois de France avant leur arrivée sur l'île. Il n'y en a que neuf : Bernard de Feyssal (de), Chancel de La Grange, Dampierre (de), Fabrique Saint-Tours (de), Froidefond des Farges (de), Louveau de La Guigneraye, Percin (de), Prévost de Sansac de Traversay et Tascher de La Pagerie (de).

Au sein d'une même famille, les situations socio-culturelles actuelles sont cependant très diverses entre les différentes branches. Un grand nombre de familles reprises dans cette liste ont des branches békées et métisses. Parmi ces dernières, il s'agit le plus souvent de descendances illégitimes, reconnues ou non, généralement en ligne féminine, plus rarement en ligne masculine.

TABLEAU DES PATRONYMES[30]
PATRONYME ORIGINE DATE D’ARRIVÉE ACTIVITÉ
# actuellement porté avant l'arrivée premier arrivant à la Martinique pionnier avant son arrivée père grand-père
1 ALBERT Bordeaux (Guyenne) 1861
2 ARIÈS Saman (Gascogne) 1798
3 ARTUR du PLESSIS Avranche (Normandie) 1797
4 ASSELIN Lyon (Lyonnais) 1719
5 ASSIER de POMPIGNAN ASSIER Lédergues (Rouergue) 1710 ? marchand-tapissier notaire royal
6 AUBÉRY AUBERY Rognac (Provence) 1809 ? négociant à Marseille marchand tanneur à Marseille
7 AUBIN de BLANPRÉ 1650
8 AUDEBERT Sens (Bourgogne) 1790
9 BALLY Baillargues (Languedoc) 1822 Licencié en droit négociant marchand droguiste
10 BAUDIN Saint-Martin-de-Ré (Aunis) entre 1785 et 1786
11 BAYARDELLE Pérignac? (Gascogne) 1715
12 BEAUFRAND Bordeaux (Guyenne) 1783
13 BELLAY La Roche-Guyon?(Normandie) 1650
14 BERGASSE Tarascon-sur-Ariège (comté de Foix) 1796 marchand de soie?
15 BERNARD de FEISSAL (de), BERNARD de FEYSSAL (de) Authon (Provence) 1796
16 BERNUS Mazan (comtat Venaissin) 1785
17 BERTÉ Landrecies (Flandre) 1805
18 BEUZELIN Le Havre (Normandie) 1796
19 BILLIOTI de GAGE Dûché de Florence 1789
20 BIROT Tourville-sur-Sienne (Normandie) vers 1663
21 BLONDEL LA ROUGERY BLONDEL Fécamp (Normandie) 1661
22 BON SAINT CÔME Dunkerque (Dauphiné) vers 1779
23 BORDAZ La Côte Saint-André (Dauphiné) 1884
24 BORDE Lagraulière ? (Bas-Limousin) avant 1894
25 BOREL Chauvac (Bas-Limousin) vers 1856
26 BOULLANGER vers 1685
27 BOURDILLON Loiret ? 1803
28 BRUNEAU-LATOUCHE , LATOUCHE Chacé (Anjou) 1739
29 BUVAT de VIRGINY BUVAT Paris (Ile-de-France) 1727 notaire royal ? écrivain Bibliothèque du Roi ?
30 CACQUERAY de VALMÉNIER (de) Bézu-la-Forêt (Normandie) 1651
31 CAMINADE Tonneins (Guyenne) 1854
32 CAMOUILLY Bastia (Corse) 1795
33 CARREAU GASCHEREAU CARREAU Bernay (Maine) 1697
34 CASSIUS de LINVAL CASSIUS Gascogne? vers 1756
35 CATALOGNE (de) CATHALOUGNE (de) Arthez (Béarn) 1782
36 CHANCEL de LA GRANGE Périgueux (Périgord) 1797
37 CHASTANET Mussidan (Périgord) 1903
38 CHATENAY Jonchères (Poitou) 1652
39 CHAXEL (du) Saint-Dié (Lorraine) 1784
40 CHÉNEAUX , CHÉNEAUX de LEYRITZ CHÉNEAUX Saint-Lo (Normandie) 1799
41 CHOMEREAU LAMOTTE CHOMEREAU Auxerre (Bourgogne) 1846
42 CLARAC Nay-Bourdettes (Béarn) 1838
43 CLAUZEL Montpellier (Languedoc) vers 1725
44 CLERC Albi (Languedoc) 1766
45 CLÉRET de LANGAVANT CLÉRET Pontorson (Normandie) vers 1801
46 COOLS (de) Flessingue (Hollande) vers 1666
47 COPPENS (de) COPPENS Dunkerque (Flandre) 1788
48 COQUELIN de LISLE COQUELIN Rennes (Bretagne) 1696
49 CORNETTE (de SAINT-CYR et de VENANCOURT) CORNETTE Fismes (Champagne) vers 1666
50 CORNIBERT du BOULAY CORNIBERT Paris (Ile-de-France) 1715
51 COTTRELL Faversham (Angleterre) 1801
52 CRASSOUS, CRASSOUS de MÉDEUIL CRASSOUS Vias (Languedoc) 1703
53 CROCQUET Paris (Ile-de-France) 1658
54 CROSNIER de BRIANT Saint-Malo (Bretagne) vers 1671
55 DAMPIERRE (de) Wiencourt (Picardie) 1690
56 DANEY de MARCILLAC DANEY Gontaud (Guyenne) vers 1749
57 DARTIGUENAVE DARTIGUENAVE LALAY Maubourguet (Gascogne) 1818
58 DELEUZE , LEUZE (de) Marseille (Provence) vers 1834
59 DELSUC Villeneuve d'Agen (Guyenne) vers 1835
60 DEPAZ Bordeaux (Guyenne) 1770
61 DESMÉ La Châtaigneraie (Poitou) 1710
62 DEVAUX ROLLAND DE VAUX Flamanville (Normandie) vers 1678
63 DIZAC Castéra (Gascogne) vers 1725
64 DOMERGUE Agen (Guyenne) vers 1785)
65 DORMOY Joigny (Bourgogne) 1849
66 DORN DORN Stuttgart (Allemagne) 1793
67 DUCHAMP de CHASTAIGNÉ Tours (Touraine) 1767
68 DUCLOS Rouen (Normandie) vers 1654
69 DUCOUDRAY Nantes (Bretagne) 1703
70 DUJON Nantes? (Bretagne) vers 1703
71 DULIEU Verdun (Lorraine) vers 1802
72 DUMORET Bannières de Bigorre (Gascogne) vers 1700
73 DUPLAN Manosque (Provence) 1877
74 DUPONT Tournay (Gascogne) 1861
75 DUPUY , DUPUY-ROUDEL Saint-Pantaléon (Limousin) 1753
76 DURAND de LA VILLEJÉGU du FRESNAY DURAND Saint-Malo (Bretagne) vers 1747 négociant ? notaire royal
77 DURIEU , DURIEU de LEYRITZ Lauzun (Guyenne) vers 1800
78 ERNOULT Paimboeuf (Bretagne) 1815
79 ESPINOSE de LACAILLERIE (d’) Nantes (Bretagne) 1677
80 FABRE FABRE Toulon (Provence) vers 1814 négociant négociant
81 FABRIQUE SAINT-TOURS (de) FABRIQUE (de) Calvisson (Bas-Languedoc) 1759 officier juge seigneurial officier
82 FORTIER Orbais (Champagne) vers 1772 négociant Chirurgien Receveur en titre d'office des traites foraines de la paroisse de Boureuilles
83 FROIDEFOND des FARGES (de) FROIDEFOND (de) Périgueux (Périgord) vers 1788
84 GAIGNARD Guadeloupe (origine inconnue) 1798
85 GAIGNERON de MAROLLES, GAIGNERON MORIN Loches (Touraine) 1655
86 GAILLARD de LAUBENQUE (de) Laignelet (Bretagne) 1786
87 GALLET de SAINT-AURIN vers 1696
88 GARAUD , GARAUD-RÉGUILLET La Rochelle (Aunis) vers 1857
89 GARCIN , AGIS GARCIN Gap (Dauphiné) 1817
90 GARDIÉ Agen (Guyenne) vers 1725
91 GARNIER LAROCHE Saint-Malo (Bretagne) 1680
92 GARNY de LA RIVIÈRE Rochefort (Aunis) vers 1785
93 GASQUET Toulon (Provence) vers 1810
94 GENTILE (de)[36] Ajaccio (Corse) 1790 Officier Seigneur de Brando Seigneur de Brando
95 GERMON (de) Epernay (Champagne) vers 1661
96 GONNIER vers 1696
97 GOSSELIN Souppes (Ile-de-France) avant 1849
98 GOUYÉ, GOUYÉ MARTIGNAC, GOUYER GOUYER Saint-Servan (Bretagne) 1664 ? ? ?
99 GRAËVE Duderstadt (Wesphalie) 1877
100 GRAMBIN Bernin (Dauphiné) 1821 Chapelier Négociant Maître-maréchal
101 GRILHAULT des FONTAINES Coutras (Guyenne) 1719
102 GROS-DUBOIS GROS, GROS du BOIS Marseille (Provence) 1729 Arpenteur royal Négociant à Marseille Négociant à Marseille
103 GUAVÉIA GOUVÉIA Madère (Portugal) 1872
104 GUÉRIN du QUESNE GUÉRIN Bordeaux (Guyenne) vers 1805
105 GUYOT Bonoîmes (Belgique) 1891
106 HARDY Noyen (Maine) 1700
107 HAYOT[37]. HAYOT


Lisieux (Normandie) vers 1684 ? ? ?
108 HERVÉ, HERVÉ MARRAUD de SIGALONY Saint-Viaud (Bretagne) 1694
109 HUC Montans? (Languedoc) 1753 sénéchal de l'île de Grenade
110 HURAULT de GONDRECOURT de LIGNY HURAULT Ligny-en-Barrois (Lorraine) vers 1652
111 HUYGHUES DESPOINTES[36] HUYGHUES Flessingue (Hollande) 1679 négociant ?
112 IGOUT Le Havre (Normandie) 1679
113 JAHAM (de)[36], JAHAM DESRIVAUX JAHAM Saint-Mars-la-Réorthe (Poitou) avant 1644 Engagé
114 JORNA (de) JORNA (de) Aix-en-Provence (Provence) 1690 Major général de la Martinique Avocat à la Cour du Parlement d'Aix-en-Provence Avocat à la Cour du Parlement d'Aix-en-Provence
115 JOUANNEAU COURVILLE Maine? 1652
116 JOUYE de GRANDMAISON Tours (Touraine) vers 1755 capitaine aide-major des milices du bataillon du Fort-Royal
117 JOYAU Saumur (Anjou) 1717
118 LACOSTE (de) Paris (Ile-de-France) 1706
119 LAFAYE de GUERRE (de) Eymet (Périgord) 1727
120 LAFOSSE-MARIN Mortrée (Normandie) 1820
121 LAGARRIGUE de MEILLAC LAGARRIGUE (de) Thèze (Béarn) 1787 marchand
122 LAGUARIGUE de SURVILLIERS (de) LAGUARIGUE (de) Latournerie (Champagne) 1690 officier ?
123 LA HOUSSAYE Normandie vers 1660
124 LALAURETTE Orthez (Béarn) 1806
125 LALUNG BONNAIRE Azay-le-Brûlé Béarn) 1671
126 LANES Toulouse (Languedoc) 1770
127 LANGELLIER BELLEVUE Feings (Orléanais) 1704
128 LAPOUJADE Montaigu-de-Quercy (Lot) 1805
129 LA ROCHE (de) Paris (Ile-de-France) 1822
130 LAVIGNE SAINTE-SUZANNE (de) LAVIGNE (de) Maine 1656 avocat juge seigneurial ?
131 LAWLESS Dublin (Irlande) 1861
132 LEBLANC MORINIÈRE (MORIN MORINIÈRE) vers 1674
133 LE CAMUS Heuillet-Cotton (Champagne) vers 1767
134 LE CURIEUX (BELFOND, DURIVAL et LAFAYETTE) LE CURIEUX Châlon (Champagne) vers 1650
135 LEFEBVRE Paris (Ile-de-France) vers 1835
136 LEJEUNE Aubenton (Picardie) 1768
137 LE MASSON de RANCÉ Lorraine
138 LE MERLE de BEAUFOND Étain (Lorraine) 1788
139 LENCOU-BARÊME Montauban (Guyenne) 1774
140 LE PELLETIER BEAUFOND PELLETIER Aigurande (Berry) vers 1725 officier de cavalerie Bourgeois d'Aigurande Seigneur de la Couture à Aigurande
141 LE PELLETIER du CLARY Mortain (Normandie) 1666
142 LITTÉE Normandie 1690
143 LOUVEAU de LA GUIGNERAYE Saint-Maixent (Poitou) 1797
144 LUCY de FOSSARIEU (de) Vernon (Normandie) 1720
145 MAC HUGH Irlande 1840? Trésorier de l'île de Ste Lucie
146 MANCEAU (de) Niort (Poitou) 1715
147 MARIE Le Havre (Normandie) vers 1739
148 MARQUÈS Madère (Portugal) 1866
149 MARRAUD des GROTTES, MARRAUD Lacèpède (Guyenne) vers 1693
150 MARRY Orléans (Orléanais) 1703
151 MARSAN République de Gênes 1745
152 MARTINEAU Sainte-Maure (Touraine) vers 1714
153 MATHIEU Auxerre (Bourgogne) vers 1821
154 MAUGÉE Manthelan (Touraine) vers 1681
155 MEYER Danemark 1848
156 MEYNARD (de) Tulle (Limousin) vers 1832
157 MICHAUX vers 1875
158 MICHEL Saint-Daunat (Dauphiné) vers 1865
159 MILLON SAINTE-CLAIRE Blois? (Orléanais) vers 1660
160 MOLINARD Provence? vers 1842
161 MONROUX Ile d'Oléron (Aunis) vers 1764
162 MONTAIGNE (de) vers 1693
163 MONZIOLS La Cresse (Guyenne) vers 1877
164 MORIN Lantheuil (Normandie) vers 1804
165 NICOLEAU Saint-Caradec-Trégomel (Bretagne) vers 1871
166 O’LANYER Blaye (Guyenne) vers 1809
167 PAPIN L’ÉPINE PAPIN de L'ÉPINE Hennebont (Bretagne) vers 1657 Capitaine de milice
168 PELLISSIER TANON de CREYERS et de MENSAC) Mens (Dauphiné) 1818
169 PÉRAUD La Rochelle (Aunis) vers 1811
170 PERCIN (de), PERCIN NORTHUMBERLAND (de) Fleurance (Gascogne) vers 1725
171 PÉRIÉ Cassagne (Guyenne) vers 1880
172 PEU DUVALLON La Roche? (Poitou) vers 1660
173 PICHEVIN Bordeaux (Guyenne) 1766
174 PINARD Paris (Ile-de-France) 1857
175 PINAUD Auterive (Languedoc) vers 1768
176 PLISSONNEAU DUQUÈNE PLISSONNEAU Nantes (Bretagne) vers 1658
177 PORRY Marseille (Provence) 1817
178 POTHUAU Poitou vers 1676
179 POULLET, POULLET-OSIER Brainville (Normandie) vers 1660
180 PRAT de BASTIDE CONTE Lyon (Lyonnais) vers 1775
181 PRÉVOST SANSAC de TRAVERSAY Aizecq (Poitou) vers 1752
182 PRÉVOTEAU, PRÉVOTEAU LE PELLETIER DUCLARY PRÉVOTEAU Braine (Ile-de-France) vers 1769 procureur fiscal
183 RAVENEAU Sainte-Lucie (origine inconnue) vers 1861
184 REYNAL de SAINT-MICHEL (de) Launac (Guyenne) vers 1703 clerc tonsuré capitoul marchand
185 RÉZARD de WOUVES Héry (Bourgogne) 1771
186 RIFFAUD Le Dorat (Limousin) 1827
187 RIMBAUD[38] RIMBAUD Marseille (Provence) 1788
188 ROY de BELLEPLAINE Bordeaux (Guyenne) vers 1659
189 ROZIÈRES (de) Épinal (Lorraine) vers 1787
190 RUFZ de LAVISON (de) Bordeaux (Guyenne) 1812
191 SAINTE-CLAIRE DEVILLE Bergerac (Périgord) 1723
192 SALLERON SALLERON Bayonne (Labourd) 1712 Maçon Guillaume
193 SAVON Marseille (Provence) vers 1834
194 SEGUIN de LA SALLE Brest (Bretagne) vers 1745
195 SEGUIN ROSIER avant 1749?
196 SIMONNET SIMONNET Nantes (Bretagne) vers 1682
197 SINSON (de), SINSON SAINT-ALBIN Orléanais 1700?
198 SOUQUET-BASIÈGE Toulouse (Languedoc) vers 1797
199 TASCHER de LA PAGERIE (de) Blois (Orléanais) 1726
200 THEUVENIN Paris (Ile-de-France) vers 1685
201 THOZE Colmar (Alsace) vers 1779
202 TIBERGE Paris (Ile-de-France) vers 1710
203 TOUIN Cauville (Normandie) vers 1802
204 TRILLARD Rennes (Bretagne) vers 1822
205 VATBLÉ Oisemont (Picardie) 1821
206 VERTEUIL (de) Floirac (Guyenne)
207 VILAIN avant 1755
208 VIVIÈS VIVIÈS La Ciotat (Provence) vers 1755 ? ? ?
209 WEST Angleterre vers 1829
210 WINTER DURENEL Bayonne? (Gascogne) vers 1782

Notes et références

modifier
  1. 1 2 3 4 5 Béatrice Gurrey et Benoît Hopquin, « Békés : une affaire d'héritage », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. ↑ https://www.leparisien.fr/politique/les-bekes-ont-garde-la-mentalite-des-esclavagistes-14-02-2009-410499.php
  3. 1 2 William F. S. Miles, « La créolité et les Juifs de la Martinique », Pouvoirs dans la Caraïbe. Revue du CRPLC, no 16,‎ , p. 129–162 (ISSN 1279-8657, DOI 10.4000/plc.823, lire en ligne, consulté le )
  4. ↑ LES BÉKÉS DE LA MARTINIQUE — une-autre-histoire.org
  5. ↑ Michel Leiris, Contacts de civilisations en Martinique et en Guadeloupe, (lire en ligne [PDF]), p. 137-138
  6. ↑ Pour les békés, en Guadeloupe, «c’est chacun de son côté» Eric Favereau, Libération, 13 mars 2009
  7. ↑ Du Neg nwe au Beke Goyave, le langage de la couleur de la peau en Martinique - Isabelle Michelot « Il est composé du complément du nom -péyi (signifiant local) en construction directe sans connotation économique, par opposition au béké (où le sème de « riche » est dominant) et au blanc goyave (où le sème « pauvre » est dominant), appellation méprisante du blanc qui n’a pas réussi économiquement »
  8. ↑ Annegret Bollée (dir.), Dictionnaire étymologique des créoles français de l’océan Indien. Tome II : Mots d’origine non-française ou inconnue, 1993, Serge Joséphau, « Africanismes dans le créole », in Quelques aspects du patrimoine culturel des Antilles., Fort-de-France, CDDP, 1977, cités par M.-C. Hazaël-Massieux
  9. ↑ "Les békés à la télé", compte-rendu du documentaire de Canal + Les Derniers Maîtres de la Martinique, le 3 février 2009
  10. ↑ Martinique : qui sont les békés et pourquoi sont-ils associés à la vie chère ?, lemonde.fr, 26 décembre 2024.
  11. ↑ Eugène Bruneau-Latouche, 209 familles subsistantes de la Martinique, p. 30.
  12. ↑ Eugène Bruneau-Latouche, 209 anciennes familles subsistantes de la Martinique, p. 28.
  13. 1 2 (en) « Le code noir » [archive du ], sur afcam.org via Internet Archive, .
  14. ↑ (fr) L'ancêtre de Roger de Jaham, co-président de l’association « Tous Créoles! » est par exemple un engagé pour 36 mois arrivé à fond de cale en 1635, Roger de Jaham, portrait d’un Martiniquais, le Télégramme outre-mer
  15. ↑ Jacques Petitjean Roget, Personnes et famille à la Martinique au XVIIe siècle, p. 12/13.
  16. ↑ Catherine Coquery-Vidrovitch, Etre esclave : Afrique-Amériques, p. 100.
  17. ↑ Ce dernier, selon l’arbre généalogique commun aux familles békées de Martinique réalisé par Alain Huyghues Despointes, descendant d'une famille arrivée au XVIIe siècle à Case-Pilote (Les 10 familles les plus entreprenantes de La Martinique, L'Express, 01/12/2008 ), serait un ancêtre commun à la plupart des Békés (« Les békés à la télé », compte-rendu du documentaire de Canal + « Les derniers maîtres de la Martinique » par Édouard Boulogne, le 3 février 2009 ).
  18. ↑ Jean Benoist, Types de plantations et groupes sociaux à la Martinique, (lire en ligne [PDF]), p. 16.
  19. ↑ Les mutations de la société martiniquaise sous la Révolution et l’Empire, OpenEdition Books, L'historien-citoyen, consulté le 26 février 2026
  20. ↑ Thomas Romon, Christian Stouvenot, Gérard Lafleur, « L’exécution de traîtres à la cause révolutionnaire en 1794 Découvertes archéologiques au Morne à Savon en Guadeloupe », sur openedition.org, (consulté le )
  21. ↑ « Guadeloupe : la fin du "système béké" ? », sur francetvinfo.fr, .
  22. ↑ Jean Benoist, Types de plantations et groupes sociaux à la Martinique, (lire en ligne [PDF]), p. 43-45
  23. ↑ Les 500 plus grandes fortunes de France 2020 Challenges, 8 juillet 2020
  24. ↑ Entre calvinistes et catholiques - Deuxième partie. Politique et religion aux XVIIe – XVIIIe siècles, presses universitaires de Rennes, 2010
  25. ↑ « Les 10 familles les plus entreprenantes de La Martinique », L'Express,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  26. ↑ Michel Desse, « La récente transformation des acteurs économiques dans les DOM : l'exemple de la Guadeloupe, Martinique et Réunion », Annales de Géographie, vol. 106, no 598,‎ , p. 597 (lire en ligne, consulté le )
  27. ↑ "Des familles riches qui trustent les terres "— Libération du 13 mars 2009 .
  28. ↑ Cyrille Louis, envoyé spécial à Pointe-à-Pitre, « Guadeloupe : derrière la crise sociale, l'antagonisme racial », sur lefigaro.fr, .
  29. ↑ Édith Kováts-Beaudoux, Les Blancs Créoles de la Martinique : Une minorité dominante, Paris, L’Harmattan, (1re éd. 1969), 218 p. (ISBN 2-7475-3206-2), p. 196-198.
  30. 1 2 Eugène Bruneau-Latouche, Chantal et Philippe Cordiez, Deux cent neuf anciennes familles subsistantes de la Martinique, Paris, 2020 (édition révisée en 2020), 1096 p. (lire en ligne).
  31. ↑ Saint-John Perse, edouardglissant.world Robillard Guillaume, 30 janvier 2018.
  32. ↑ « Saint-John Perse », sur poesie.net, .
  33. ↑ Poétiques archipéliques : Saint-John Perse et Édouard Glissant, openeditions.org, 2008.
  34. ↑ Deux cent neuf anciennes familles subsistantes de la Martinique, u-picardie.fr, 2002
  35. ↑ Roger DE JAHAM, « La vraie place des Békés à la Martique » Accès payant, sur franceantilles.fr, France-Antilles Martinique, .
  36. 1 2 3 Outre-mer amer en Martinique, telerama.fr, 23 janvier 2010
  37. ↑ Vie chère aux Antilles : les profits suspects du Groupe Bernard Hayot en outre-mer, liberation, 9 janvier 2025
  38. ↑ « Qui a vidé la banque des békés? », Le Nouvel Obs,‎ (lire en ligne).

Annexes

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • Édith Kováts-Beaudoux, Les Blancs Créoles de la Martinique : Une minorité dominante, éd. L’Harmattan, 2002 (éd. orig. 1969) (ISBN 978-2-7475-3206-8) [présentation en ligne] (recension par Frédéric Cazou, in L’Homme, no 177-178 janvier-)
  • Jacques Petitjean-Roget, La Société d’habitation à la Martinique. Un demi-siècle de formation 1635-1685, Lille, Atelier de reproduction des thèses, 1980 (2 volumes)
  • Michel Leiris, Contacts de civilisations en Martinique et en Guadeloupe, (lire en ligne [PDF])
  • Jean Benoist, Types de plantations et groupes sociaux à la Martinique, (lire en ligne [PDF])
  • (en) Howard Johnson et Karl Watson, The white minority in the Caribbean, Ian Randle, , 180 p. (ISBN 978-1-5587-6161-2)
  • Michel Desse, « La récente transformation des acteurs économiques dans les DOM : l'exemple de la Guadeloupe, Martinique et Réunion », Annales de géographie, vol. 106, no 598,‎ , p. 592-611 (lire en ligne, consulté le )

Ouvrages anciens

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  • Renée Dormoy-Léger et Élodie Dujon-Jourdain, Mémoires de Békées, texte établi, présenté et annoté par Henriette Levillain, éd. L'Harmattan, 2002, 2 vol. [présentation en ligne]
  • Sidney Daney de Marcillac, Histoire de la Martinique depuis la colonisation jusqu'en 1815, 1846 [lire en ligne]
  • Capitaine Petitjean-Roget, Les noms de familles créoles à la Martinique, article de la Revue internationale d'onomastique, Année 1949, pp. 105-119 [lire en ligne]

Liens externes

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