Bataille de Semuliki
La bataille de Semuliki a lieu le , lors de la guerre du Kivu.
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Semuliki, chefferie de Beni-Mbau |
| Issue | Victoire des ADF |
15 morts[1] 53 blessés[1] 3 disparus[1] 5 morts[1] |
72 morts[1] (selon l'armée congolaise) |
Batailles
Insurrection des ADF (depuis 1996)
- Massacre de Béni
- Bataille de Semuliki
- Massacres d'Oicha
- Attaque de la prison de Béni
- Massacres de mai 2020
- Attentats de 2021 en Ouganda
- Attentat de l'église de Kasindi
- Massacre de Makugwe
- Massacre de Mukondi
- Massacre de Kirindera
- Massacre de l'école de Mpondwe
- Massacre de Kasanga
- Massacre de Komanda
- Massacre de Ntoyo
- Massacre du centre de santé de Biambwe
Présence et activités des FDLR (depuis 2000)
Rébellion de Laurent Nkunda et du CNDP (2004-2009)
Rébellion du M23 (2012-2013)
- Bataille de Goma (2012)
Conflit du M23 (depuis 2021)
Conflit entre la RDC et le Rwanda (2022-2025)
| Coordonnées | 0° 44′ 20,4″ nord, 29° 47′ 34,1″ est | |
|---|---|---|
Déroulement
modifierLe , une base de la Monusco est attaquée à Semuliki, près de la ville de Mbau, dans une zone forestière près de la frontière avec l'Ouganda[2]. Les affrontements débutent vers 17 h 40, après le franchissement de la rivière par des rebelles[2]. Les combats durent trois heures et se déroulent dans une zone forestière très enclavée[3],[2]. Des soldats des Forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC), basés de l'autre côté du pont, à une dizaine de kilomètres, arrivent ensuite en renfort[2],[1].
L'ONU attribue l'attaque aux Forces démocratiques alliées (ADF). Cependant, le groupe ne la revendique pas, contrairement à d’autres. Les ADF n'ont pas l'habitude de faire de la communication[2].
Pertes
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Les combats font 15 morts, 53 blessés et 3 disparus parmi les casques bleus tanzaniens[1],[4], environ la moitié des casques bleus présents dans la base ont été tués ou blessés[1]. Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière contre une force de l'ONU depuis 1993[4]. L'armée congolaise affirme pour sa part que 72 rebelles ont été tués et que ses pertes ne sont que d'un officier blessé et d'un soldat porté disparu[1],[2]. Cependant la MONUSCO déclare que cinq soldats congolais sont également morts lors de l'attaque[1],[3].
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 RDC: au moins 15 casques bleus tués et 3 portés disparus dans le nord-est, RFI, 8 décembre 2017.
- 1 2 3 4 5 6 Pierre Benetti, RDC : que s’est-il passé à Semuliki, où 15 casques bleus de la Monusco ont été tués ?, Le Monde, 9 décembre 2017.
- 1 2 RD Congo : la Monusco subit l'une des pires attaques contre l'ONU, France 24 avec Reuters et AFP, 8 décembre 2017.
- 1 2 Le président tanzanien « attristé » par la mort des 15 Casques bleus en RDC, AFP, 9 décembre 2017.
- Zobel Behalal, Nelson Alusala, Ledio Cakaj, Virginie Monchy, Bart Vanthomme et David Zounmenou, Lettre datée du 20 mai 2018, adressée au Président du Conseil de sécurité par le Groupe d’experts sur la République démocratique du Congo, (lire en ligne)