Catherine Lalumière
Catherine Lalumière, née le à Rennes, est une femme politique française.
| Catherine Lalumière | |
Catherine Lalumière en 1994. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Vice-présidente du Parlement européen | |
| – (3 ans, 3 mois et 15 jours) |
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| Élection | 4 avril 2001 |
| Réélection | 15 janvier 2002 |
| Président | Nicole Fontaine Pat Cox |
| Législature | 5e |
| Prédécesseur | Marie-Noëlle Lienemann |
| Députée européenne | |
| – (10 ans) |
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| Élection | 15 juin 1994 |
| Réélection | 12 juin 2004 |
| Circonscription | France |
| Législature | 4e et 5e |
| Groupe politique | ARE (1994-1999) PSE (1999-2004) |
| Vice-présidente de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen | |
| – (2 ans, 5 mois et 24 jours) |
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| Élection | 21 juillet 1999 |
| Président | Elmar Brok |
| Législature | 5e |
| Conseillère régionale d'Île-de-France | |
| – (6 ans et 13 jours) |
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| Élection | 15 mars 1998 |
| Président | Jean-Paul Huchon |
| Présidente du groupe ARE au Parlement européen | |
| – (5 ans) |
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| Élection | 19 juillet 1994 |
| Législature | 4e |
| Prédécesseur | Groupe créé |
| Successeur | Groupe supprimé |
| Secrétaire générale du Conseil de l’Europe | |
| – (4 ans, 11 mois et 30 jours) |
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| Élection | 10 mai 1989 |
| Prédécesseur | Marcelino Oreja |
| Successeur | Daniel Tarschys (de) |
| Députée française | |
| – (1 an et 1 jour) |
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| Élection | 12 juin 1988 |
| Circonscription | 3e de la Gironde |
| Législature | IXe (Cinquième République) |
| Groupe politique | SOC |
| Prédécesseur | Proportionnelle par département |
| Successeur | Claude Barande |
| – (1 an, 11 mois et 2 jours) |
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| Élection | 16 mars 1986 |
| Circonscription | Gironde |
| Législature | VIIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | SOC |
| – (21 jours) |
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| Élection | 21 juin 1981 |
| Circonscription | 3e de la Gironde |
| Législature | VIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | SOC |
| Prédécesseur | Henri Deschamps |
| Successeur | Marcel Join |
| Secrétaire d'État chargée des Affaires européennes | |
| – (1 an, 3 mois et 13 jours) |
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| Président | François Mitterrand |
| Premier ministre | Laurent Fabius |
| Ministre | Claude Cheysson |
| Gouvernement | Fabius |
| Prédécesseur | Roland Dumas (ministre) |
| Successeur | Bernard Bosson (indirectement, ministre délégué) |
| Secrétaire d'État chargée de la Consommation | |
| – (1 an, 8 mois et 13 jours) |
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| Président | François Mitterrand |
| Premier ministre | Pierre Mauroy Laurent Fabius |
| Ministre | Pierre Bérégovoy |
| Gouvernement | Mauroy III Fabius |
| Prédécesseur | Elle-même |
| Successeur | Henri Emmanuelli (Consommation et Budget) |
| Ministre de la Consommation | |
| – (1 an, 8 mois et 27 jours) |
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| Président | François Mitterrand |
| Premier ministre | Pierre Mauroy |
| Gouvernement | Mauroy II |
| Prédécesseur | Christiane Scrivener (indirectement, secrétaire d'État) |
| Successeur | Elle-même |
| Secrétaire d'État chargée de la Fonction publique et des Réformes administratives | |
| – (1 mois et 1 jour) |
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| Président | François Mitterrand |
| Premier ministre | Pierre Mauroy |
| Gouvernement | Mauroy I |
| Prédécesseur | Jacques Dominati (auprès du Premier ministre) |
| Successeur | Anicet Le Pors (ministre délégué) |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Catherine Madeleine Michelle Bodin |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Rennes (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | Parti socialste, Parti radical de gauche |
| Conjoint | Pierre Lalumière |
| Diplômée de | Université de Rennes |
| Profession | Enseignante |
| Religion | Protestantisme |
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| Secrétaires généraux du Conseil de l'Europe | |
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Plusieurs fois députée et ministre, elle a exercé les fonctions de secrétaire générale du Conseil de l'Europe et de vice-présidente du Parlement européen. Elle a également présidé la Fédération française des maisons de l'Europe de 2008 au .
Elle préside la Maison de l'Europe de Paris, le Relais Culture Europe, ainsi que l'association européenne des Écoles d’études politiques du Conseil de l'Europe. Elle quitte ses fonctions en 2020.
Depuis , elle est présidente fondatrice de la Fondation Pierre et Catherine Lalumière, abritée par la Fondation de France.
Biographie
modifierFormation et carrière universitaire
modifierCatherine Lalumière est docteur en droit public de l'université de Rennes en 1968[1] puis maître de conférences. De 1960 à 1981, elle a successivement enseigné au sein des universités de Rennes, Bordeaux et Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Issue d'une famille protestante rennaise[2], elle ne dissimule pas son adhésion au protestantisme[3].
Carrière politique
modifierCatherine Lalumière milite très tôt à la SFIO[4], puis adhère au Parti socialiste en 1973[4].
Membre du « groupe des experts », elle est nommée en 1975 déléguée du PS à la fonction publique[4]. Aux élections législatives de 1978, elle est parachutée dans la cinquième circonscription du Val-de-Marne, mais est battue au second tour avec 46,90 % des voix[4].
Elle arrive sur la scène politique nationale en 1981, dans le sillage de l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République.
En , elle est nommée au sein du premier gouvernement de Pierre Mauroy secrétaire d'État chargée de la Fonction publique et de la Réforme administrative auprès du Premier ministre[5].
Élue pour la première fois députée en Gironde en juin 1981, elle est nommée dans la foulée ministre de la Consommation dans le deuxième gouvernement Mauroy.
En 1983, après son échec face au maire sortant Jacques Chaban-Delmas dans la bataille municipale pour la mairie de Bordeaux, elle conserve son portefeuille de la Consommation mais son ministère est rétrogradé au rang de secrétariat d'État rattaché au ministre de l'Économie, des Finances et du Budget, Jacques Delors. Elle s'appuie alors notamment sur Christiane Doré[6], « numéro 2 » du ministère[7].

Le , elle est nommée secrétaire d'État chargée des Affaires européennes du gouvernement de Laurent Fabius. À ce titre, elle est signataire pour la France de l'accord de Schengen en 1985.
Réélue députée en 1986 et 1988, elle est nommée secrétaire générale du Conseil de l'Europe en . Dès le mois suivant, elle reçoit le secrétaire général du Parti communiste de l'Union soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, qui vient exposer sa vision d'une Europe rassemblée au sein de la « Maison européenne commune ». Durant son mandat, elle favorise la mise en place d'un réseau d’Écoles d’Études Politiques du Conseil de l'Europe dont l'objectif est de former les jeunes cadres politiques des démocraties naissantes de l'ancien Bloc de l'Est. Elle inaugure enfin les nouveaux bâtiments de la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg.
À la fin de son mandat au Conseil de l'Europe, en , Catherine Lalumière est évincée de la liste socialiste de Michel Rocard et se place désormais en marge du Parti socialiste[8]. Elle rejoint la liste Énergie radicale de Bernard Tapie, élue députée européenne en 1994 et réélue en 1999 sur une liste PS/PRG/MDC. Elle se voit confier une des vice-présidences du Parlement européen entre 2001 et 2004 à la suite de la démission de Marie-Noëlle Lienemann[9].
En 2003, elle est nommée à la tête de la Maison de l'Europe de Paris, association dont l'objectif est de promouvoir la citoyenneté européenne. En 2008, elle devient présidente de la Fédération française des maisons de l'Europe, association qui rassemble une trentaine de Maisons de l'Europe en France. Elle quitte ses fonctions en 2020.
En , elle crée la Fondation Pierre (du nom de son défunt mari) et Catherine Lalumière, abritée par la Fondation de France.
Elle est nommée officier de la Légion d'honneur en [10].
Fonctions électives
modifier- Députée de la Gironde (Troisième circonscription de la Gironde), élue le , réélue en et (démissionnaire en )
- Conseillère communautaire de Bordeaux -
- Vice-présidente de la délégation pour les Communautés européennes de l'Assemblée nationale -
- Conseillère municipale de Talence (Gironde) -
- Députée européenne, élue en (sur la liste Énergie Radicale de Bernard Tapie), réélue en (sur la liste Europe Solidaire de François Hollande)
- Présidente du groupe Alliance radicale européenne -
- Conseillère régionale d’Île-de-France - (après avoir dirigé la liste Gauche Plurielle dans les Hauts-de-Seine)
- Membre du bureau du groupe socialiste européen -
- Vice-présidente du Parlement européen -
Fonctions ministérielles
modifier- Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée de la Fonction publique et des Réformes administratives du gouvernement Mauroy I (du au )
- Ministre de la Consommation du gouvernement Mauroy II (du au )
- Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie, des Finances et du Budget, chargée de la Consommation du gouvernement Mauroy III (du au ) et du gouvernement Fabius (du au )
- Secrétaire d'État auprès du ministre des Relations extérieures, chargée des Affaires européennes du gouvernement Laurent Fabius (du au )
Fonctions internationales
modifierFonctions politiques
modifier- Membre de la direction provisoire de Radical (RAD et ex-MRG) en 1995 avec Bernard Castagnède et Michel Dary, après la démission de Jean-François Hory.
- Vice-présidente du Parti radical de gauche
Fonctions associatives
modifier- Présidente de la Fédération française des maisons de l'Europe de 2008 à 2017[11].
- Présidente de la Maison de l'Europe de Paris de 2003 à 2021[11].
Divers
modifierLe rapport qu'elle rédige à la demande du Premier ministre, Lionel Jospin, sur l'Accord multilatéral sur l'investissement déclare ce projet « non réformable », ce qui provoque son abandon définitif en [12].
Décorations
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Commandeur de la Légion d'honneur. Elle est faite chevalier le , officier le [13], puis commandeur le [14].
Notes et références
modifier- ↑ Catherine Lalumière, La Responsabilité pécuniaire des agents publics envers les collectivités publiques, Thèse. Droit. Rennes. 1968
- ↑ Jean-Yves Carluer, « Vincent Moïse Arnoux : un ministère fructueux à Rennes (1872-1897) » (consulté le )
- ↑ Frédérick Casadesus, « Catherine Lalumière : au service du culte républicain », sur le site de l'hebdomadaire Réforme, (consulté le )
- 1 2 3 4 « EN GIRONDE Mme Catherine Lalumière ou le charme discret d'un itinéraire socialiste », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Catherine Lalumière - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le )
- ↑ Recueilli par Mathieu Grégoire, « «Quand on est un secrétaire d'Etat isolé, à la première tornade, on est emporté» », 20 minutes, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « 62.210.214.184/unite/u-result_… »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?).
- ↑ Alain Anziani, Cent ans de socialisme en Gironde, 1999, p. 97
- ↑ « Compte rendu in extenso des débats du Mercredi 4 avril 2001 - Strasbourg », sur www.europarl.europa.eu (consulté le )
- ↑ « Décret du 30 décembre 2016 portant promotion et nomination », legifrance.gouv.fr, (consulté le )
- 1 2 Laure, « Portraits de philanthropes », sur Fondation de France, (consulté le )
- ↑ L'Accord multilatéral sur l'investissement a été discrètement enterré à l'OCDE, Le Monde, 22 octobre 1998.
- ↑ Décret du 31 décembre 2009 portant promotion et nomination.
- ↑ Décret du 13 juillet 2023 portant promotion dans l'ordre national de la Légion d'honneur.
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la vie publique :
- Ressource relative à la recherche :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Vidéo Catherine Lalumière: Pourquoi j'aime l'Europe ?
- Catherine Lalumière sur le site du Parlement européen
- Catherine Lalumière sur le site de l'Assemblée nationale
