Ceinture verte de Rennes
La ceinture verte de Rennes est la zone rurale entourant la ville de Rennes, dans le département d'Ille-et-Vilaine en France. Elle s'inscrit dans le système d'aménagement du territoire de la « ville archipel » propre à la cité rennaise.

Histoire
modifierDès 1953, le maire de Rennes Henri Fréville met en place le concept de la « ville archipel » où les zones agricoles autour du « cœur de métropole » (Rennes, Chantepie, Saint-Grégoire, Cesson-Sévigné et Saint-Jacques-de-la-Lande) sont sanctuarisées par l'achat des terres tout autour pour freiner l'étalement urbain tandis que la ville de Rennes achète dès l'après-guerre la moitié des terrains constructibles pour en maîtriser les prix des logements[1],[2],[3]. Le SDAU de 1983 (adopté en 1984) formalise ce concept en opposition avec le précédent schéma de 1974 qui prévoyait la création de villes nouvelles englobant les communes périphériques[4],[5],[3].
Le Pays de Rennes présente ainsi un schéma de cohérence territoriale (SCoT) unique en France[4] et rend de fait la ville de Rennes très dense[6]. Une ceinture verte émerge ainsi, composée de zones naturelles et agricoles entoure Rennes qui se développe au sein de sa rocade sans disposer de banlieues[1],[2],[3]. Les communes voisines, dont les plus proches sont à environ dix kilomètres au-delà de la ceinture verte, se densifient autour des bourgs ruraux en suivant également le principe de la ceinture verte, comme des îles au sein d'un océan de verdure[1],[2],[3].
Une des conséquences de cet urbanisme est la création du métro, la « ville archipel » annihile l'avantage du tramway face au métro, celui de desservir la périphérie à un coût raisonnable, les communes limitrophes étant trop éloignées et pas assez denses pour un mode lourd[2]. L'autre caractéristique majeure est le fait que 65 % du territoire de Rennes Métropole est couvert d'espaces agricoles (en 2007)[3].
Si le concept de la « ville archipel » et de sa ceinture verte est maintenu dans le SCoT révisé en 2025, il présente certaines limites comme l'éloignement des communes périphériques avec la ville centre, provoquant un certain engorgement routier car la population augmente en périphérie tandis que les emplois se développent dans le cœur urbain, à l'intérieur de la ceinture verte[7],[8].
Notes et références
modifier- 1 2 3 Henri-Noël Ruiz, « Ville archipel : L’Audiar prolonge le débat », sur placepublique-rennes.com, (consulté le ).
- 1 2 3 4 « Rennes : un nouveau métro pour la ville archipel », sur France Culture, (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 « Rennes. Une ceinture verte pour contenir l'étalement urbain »
, sur Le Télégramme, (consulté le ). - 1 2 « Faut-il urbaniser la ceinture verte de Rennes ? »
, sur placepublique-rennes.com, (consulté le ). - ↑ Maider Darricau, « Bruits de Ville - Trames vertes et bleues : retour à Rennes et sur la ville archipel »
, sur urbanisme.fr, (consulté le ). - ↑ Stanislas du Guerny, « La ville archipel, un modèle rennais qui résiste à l'épreuve des faits », sur Les Échos, (consulté le ).
- ↑ Lilian Pouyaud, « Nouveaux habitants, modèle de "ville archipel"... Le Pays de Rennes dessine son futur visage à l'horizon 2050 »
, sur bfmtv.com, (consulté le ). - ↑ Emeline Cazi, « Rennes, une ville-archipel à l’épreuve de la densité de sa population »
, sur lemonde.fr, (consulté le ).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Isabelle Grudet, « Le modèle territorial rennais à l’épreuve de ses images », Lieux Communs - Cahiers du LAUA, no 11, , p. 95-110 (lire en ligne
) - Jean-Yves Chapuis et Jean Viard, Rennes, la ville archipel, Editions de l’Aube, , 176 p. (ISBN 978-2815907545)