Celia Ould Mohand

chanteuse algérienne

Celia Ould Mohand, née Sylia Ould Mohand[2] (en tamazight : ⵙⵉⵍⵢⴰ ⵡⵍⴻⴷ ⵎⵓⵃⴻⵏⴷ, en arabe : سيليا ولد محند) est une chanteuse algérienne, d'expression kabyle, arabe et française, née le [3] à Oran et originaire du village de Ait-Daoud dans la wilaya de Tizi Ouzou[4].

Celia Ould-Mohand
Description de l'image Celia Ould-Mohand.jpg.
Informations générales
Surnom Celia
Naissance (26 ans)
Oran, Drapeau de l'Algérie Algérie
Nationalité Algérienne
Genre musical Musique kabyle, chaâbi, andalouse
Instruments Voix, violon
Années actives Depuis 2008[1]
Influences Takfarinas

Biographie

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Celia est issue d'une famille originaire du village de Aït Daoud (commune de Yatafen en Kabylie) et qui s'est installée à Oran.

Elle s'est intéressée à la musique dès son jeune âge (5-6 ans)[5]. Ses parents l'encouragent dès ses débuts, et l'inscrivent au conservatoire Ahmed-Wahbi d'Oran, afin d'apprendre les bases du solfège et à jouer du violon et d'autres instruments comme l'oud et la guitare.

Celia fait partie de cette jeunesse qui revisite la musique traditionnelle kabyle, en interprétant les œuvres des grands chanteurs tels que Slimane Azem, Idir, Matoub Lounes, Takfarinas. Mais elle interprète aussi d'autres styles parmi lesquels on retrouve le chaâbi, avec une reprise des titres des grands maîtres de ce genre comme Dahmane El Harrachi, ainsi que les grands classiques de la musique andalouse, qu'elle découvre à l'association de musique andalouse Ennahda, en parallèle avec ses cours au conservatoire.

Elle fait très tôt de nombreuses montées sur scènes, et elle participe à plusieurs compétitions et à des manifestations culturelles nationales ou régionales à Oran, à Alger et en Kabylie. Elle remporte notamment le troisième prix du Festival de la chanson oranaise en 2012[3]. Le public la découvre en Kabylie à l'âge de 12 ans[6], et l'acclame pour ses performances vocales, ses talents d'instrumentiste et son audace de s'attaquer à des morceaux difficiles.

Elle est portée par l'oreille bienveillante de ses fans, qui veulent à la fois encourager les voix féminines et valoriser du patrimoine musical traditionnel.

Toutefois, à l'échelle nationale, ce n'est qu'après son passage à l'émission Alhan Wa Chabab, et avoir remporté le premier prix, lors de sa 7ème édition en 2016, que le public algérien la découvre dans le reste du territoire, alors qu'elle avait 16 ans[7].

Elle décline en 2016 une invitation pour participer dans le programme de télévision libanais Star Academy (Arabia)[8]. Par ses choix, elle affirme qu'elle est réceptive quant aux critiques destinées envers « l'école » Alhan Wa Chabab et envers sa personne, surtout quand celles-ci sont constructives selon elle, mais qu'elle n'écoute pas des critiques « aléatoires[9] ».

En juillet 2025, elle partage sur Instagram une vidéo aux codes visuels évoquant un mariage, largement interprétée par ses abonnés comme l'annonce d'une union. Il s'agissait en réalité d'un extrait de son prochain clip, mis en scène pour évoquer les rituels amoureux[10].

Le festival Raconte-Arts

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Le festival Raconte-Arts occupe une place particulière dans le parcours de Celia Ould Mohand. Fondé en 2004 par Hacène Metref, Denis Martinez et Salah Silem, ce festival itinérant et participatif s'installe chaque année dans un village différent de Kabylie, où les habitants prennent en charge l'hébergement et la restauration des festivaliers[1].

C'est dans ce cadre qu'elle fait ses débuts sur scène en 2008 à Ait-Ouabane, lors de la 5e édition, organisée conjointement entre les villages d'Ighil Bwammas et d'Aït Ouabane[1]. Elle remonte ensuite sur les planches du festival à plusieurs reprises : lors de la 8e édition en 2011 à Taourirt Mokrane (Larbaâ Nath Irathen)[11], de la 9e édition en 2012 à Djemâa Saharidj (Mekla)[11], de la 13e édition en 2016 à Souâmaa (Mekla), où elle figure au programme officiel du festival parmi les chanteurs et musiciens[12], puis de la 14e édition en 2017 à Aït Ouabane, où elle interprète notamment une reprise du titre « Telt yam » d'Aït-Menguellet[13]. Son fondateur la cite lui-même comme un exemple des jeunes talents révélés par le festival, qu'il décrit comme « une pépinière de stars »[1].

Prix et distinctions

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  • 2016 : 1er prix de la compétition télévisée Alhan Wa Chabab[7] ;
  • 2015 : 1er prix du Concours national de la chanson amazighe[4] ;
  • 2014 : 2e prix du Festival national de la chanson kabyle à Béjaïa[4] ;
  • 2012 : 3e prix du Festival de la chanson oranaise[3].

Discographie

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  • 2025 : Yir Zwadj (single) ;
  • 2022 : Lewǧab-ik (single) ;
  • 2021 : Aya Zarzour (single) ;
  • 2021 : Tadukli (single) ;
  • 2020 : Ansayen n Tjeddit duo Yasmine Taleb, Noria et Taous Arhab (single) ;
  • 2020 : Afalkou Bezru (single) ;
  • 2020 : Targit (single) ;
  • 2020 : A Lḥif-ik (single) ;
  • 2020 : Tamurt n yitij (single) ;
  • 2018 : Que toi (single).
  • 2017 : Aqlalas (Reprise d'Ali Amran)

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 « « Raconte-Arts est un Festival original » », La Dépêche de Kabylie,‎ (lire en ligne) — le cofondateur du festival, Hacène Metref, y déclare qu'elle a chanté pour la première fois au festival Raconte-Arts, à Ighil Bwammas.
  2. ↑ « Sylia Ould Mohand », sur Facebook
  3. 1 2 3 Rédaction, « Celia Ould Mohand : Biographie, origine, discographie », sur KabyleMag, (consulté le )
  4. 1 2 3 liberte-algerie.com, « Célia Ould Mohand, le « Rossignol du Djurdjura » »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur liberte-algerie.com (consulté le ).
  5. ↑ « Celia Ould Mohand, la petite princesse de la musique kabyle »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur Dziriya Magazine, (consulté le ).
  6. ↑ Med Tabeche, « Célia Ould Mohand », sur Kabylie Djurdjura (consulté le ).
  7. 1 2 (ar) « سيليا ولد محند: عائلتي شجعتني على احتراف الفن », sur الشروق أونلاين,‎ (consulté le ).
  8. ↑ (ar) « تلقيت عرضا من مسؤولي ستار أكاديمي ورفضته », sur النهار أونلاين,‎ (consulté le ).
  9. ↑ (ar) « "الفنانة سيليا ولد محند تصرح لـ “الموعد اليومي », sur الموعد (consulté le ).
  10. ↑ « Célia Ould Mohand s'est mariée : une annonce pleine d'émotion et de poésie - Dzirielle », sur Dzirielle magazine (consulté le )
  11. 1 2 [réf. nécessaire]
  12. ↑ « Programme du 13e Festival Raconte-Arts, Souama 2016 », sur COBIAC (consulté le )
  13. ↑ « Telt yam (reprise d'Aït-Menguellet) - Raconte-Arts 2017, Ait-Ouabane », sur YouTube (consulté le )

Liens externes

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