Charles Belle

peintre français

Charles Belle est un peintre français né à Rochejean dans le Doubs.

Charles Belle
L'artiste Charles Belle devant l'une de ses peintures
Naissance
(70 ans)
Rochejean
Période d'activité
Nationalité
française
Activités
Peinture, dessin
Autres activités
Édition
Site web

Son œuvre est connue pour sa représentation des éléments de la nature dans des formats souvent monumentaux. En 40 ans de carrière, il a réalisé près de 10 000 peintures et plus de 20 000 dessins. Les titres de ses œuvres sont poétiques et mystérieux.

Biographie

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Famille

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Charles (Alfred Louis) Belle naît[1] dans la maison de ses parents, au-dessus de leur boulangerie à Rochejean.

Parcours

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Il fait des études à l’école régionale des beaux-arts de Besançon (actuel Institut supérieur des beaux-arts de Besançon Franche-Comté – ISBA)[2]. Il obtient un Diplôme national supérieur d'expression plastique (DNSEP) en 1979 ; il devient photographe pour le Musée du Temps de Besançon, professeur d’art plastique en collège, puis professeur de dessin à l’école des beaux-arts de Mulhouse (actuelle Haute École des arts du Rhin – HEAR) jusqu’en 1998[3].

Ses premiers dessins représentent des gens, des paysages, des chaussures, des objets d’un quotidien humble. Dans le contexte artistique de la fin des années 70, il est peu soutenu, ses dessins détonnent avec ce qui est enseigné. Ils sont repérés et achetés par des collectionneurs[4] ainsi que par le Fonds National d’Art Contemporain (collections du Centre National des arts plastiques - CNAP)[5].

Il réalise de grandes peintures sur des thèmes de la nature. Son travail autour des fleurs[6] rencontre le succès. Il continue de s'impliquer dans des thèmes très différents[7],[8].

Son travail se retrouve dans les foires d’art contemporain telles que Art Basel, Art Basel-Miami, la FIAC[8], Art Brussel, Art Paris[9], etc. Il est exposé à Paris, en Europe, en Suisse, à New York[10], Séoul[11],[12] et à Beyrouth[13],[14].


Formation

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Il est admis à l’École Régionale des Beaux-Arts de Besançon en 1974 (actuel Institut Supérieur des Beaux-Arts - ISBA). Il travaille beaucoup, fait le travail attendu par l’École, et réalise en plus une grande série de dessins. Il dessine sur du papier kraft récupéré, avec du fusain qu’il fabrique lui-même. Il représente des moments du quotidien, des gens d’origine modeste et rurale, le plus souvent de dos,avec tendresse. L’une de ses professeurs l’encourage à suivre sa voie. D'autres enseignants le découragent[15].

Ce travail d’étudiant de troisième année suscite l’intérêt de collectionneurs et fait l’objet d’acquisitions[4] par le CNAP[5] (Centre National des Arts Plastiques).

Ses débuts

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Après sa sortie de l’École des Beaux-Arts, il continue son travail de dessin au fusain et au pastel, sur des paysages, des arbres, des champs, des fruits, des portraits, des détails de son environnement[16]. En 1987, il entame un travail de peinture sur les fleurs de géranium. Il choisit ce thème par provocation. Il veut montrer que l’essentiel en peinture n’est pas le sujet[4]. Le mobile de la peinture se situe ailleurs, dans une forme d’abstraction. Il n’a pas alors les moyens financiers de se procurer des toile : il recouvre certaines peintures. À partir de cette contrainte, un mouvement sans fin dirige son travail : aucune toile n'est finie tant qu’elle reste dans son atelier[8].

Atelier

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Au début des années 1990, le frère aîné de Charles Belle tombe gravement malade. Une sorte de déclic se produit en lui. Il réalise son privilège d’être vivant et d'avoir des projets. À 38 ans, il se lance dans le projet de construire un atelier. Il entame un travail avec un architecte avec l'objectif de : « créer un atelier de rêve »[8].

Accident

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Une convalescence de trois mois l’empêche de travailler. Il reprend le dessin sur de grandes feuilles de papier, réalise cinq autoportraits[15]. Il peint et dessine ensuite les betteraves, restées plusieurs mois dans l’atelier, desséchées[15]. Cette série, dans des couleurs sombres et profondes, présente une tension dramatique particulière.

Collections publiques et privées

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Depuis 1978, plus de 80 expositions personnelles et 110 expositions collectives lui ont été consacrées. Son travail est présent notamment en Grèce, au Liban, en Corée du Sud, en Suisse, en France et aux États-Unis.

Ses œuvres ont été acquises par plusieurs collections :

Collaborations, expositions (sélection)

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Collaboration avec le Cirque Plume

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Bernard Kudlak, le directeur du Cirque Plume, est un ami de longue date de Charles Belle. Ils partagent les mêmes valeurs[19],[20]. Pour deux tableaux du spectacle La Dernière Saison, Bernard Kudlak a choisi de mettre en scène un grand dessin au fusain (2015-2017, fusain sur toile, 3 x 8 m. inv.no 11) : Confiés à la forêt[21]. Ce dessin représente une branche symbolique ou abstraite. Il a été réalisé dans les forêts d’épicéas du Doubs où Charles Belle a passé son enfance[22].

Le taureau dans l'atelier

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En 2009, Charles Belle souhaite travailler autour du thème du taureau[23]. Il rencontre un éleveur et envisage de faire venir un taureau dans son atelier. Peu de temps avant, un collègue de l’éleveur a été tué par une bête. Charles Belle installe une structure métallique dans son atelier pour Balou, le taureau. Pendant douze jours, le taureau reste dans l’atelier et devient le modèle de l’artiste. Il réalise plusieurs dizaines de dessins, et une série de peintures[24].

Il était une forêt, regards d'artistes

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Charles Belle tend une toile de 1,80 m x 10 m au milieu de la forêt primaire du Gabon et réalise au fusain un dessin de feuilles[25]. Cette toile, Employant le futur (2012, fusain sur toile, 180 x 1000 cm. inv.no 233) est exposée en 2013 dans Regards d’artistes au Parc André Citroën[26].

Expositions personnelles (sélection)

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Expositions collectives (sélection)

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Édition

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En 2017, avec la collaboration de son agent Noémie Paya, Charles Belle crée les Éditions Sources. Cette maison est spécialisée dans la publication de livres d'artistes, livres objets et monographies. Le premier ouvrage paraît en [31] ; il s'intitule Sources[32],[33],[34].


Filmographie

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Films de François Royet

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  • Par-delà les silences, 2023, durée 80 minutes, musique Bernard Montrichard, Aster Production
  • Obsession blues, 2022, durée 19 minutes
  • Confiés à la forêt…[35] 2017, durée 20 minutes, musique de David Lynch et Marek Zebrowski
  • Ce chou si beau 2007, durée 26 minutes.
  • Le figuier, tout ! 2008, durée 14 minutes.
  • Juste un dessin... 2010, durée 13 minutes.
  • Le peintre et son modèle… Un taureau. 2009, durée 16 minutes.

Film réalisé par Pierre Guy

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  • Charles Belle, blancs soucis 1996, durée 26 minutes. Coproduction : Altamira, France 3 Bourgogne / Franche-Comté Altamira Films, 3 bis, rue Bastide F-34000 Montpellier.

Film réalisé par Wild Touch

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  • Il était une forêt - regards d’artistes, 2012, durée 3 min 28 s. Un projet de Luc Jacquet dans les forêts primaires du Gabon. Dessine-moi une forêt - voyages en forêt des pluies - tournage #28,

Film réalisé par Bertrand Vinsu

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  • Nkumby 2, 2010, durée 19 min 23 s.

Voir aussi

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Bibliographie

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Notes et références

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  1. ↑ (nl) « Ontdek schilder, tekenaar Charles Belle (1956) », sur rkd.nl (consulté le ).
  2. ↑ « CHARLES BELLE CE DOUX CHEMIN SILENCIEUX », sur artabsolument.com, Art Absolument, .
  3. ↑ Florence Mourey, « Montrer autre chose que des fleurs », sur laterredecheznous.com, La terre de chez nous, .
  4. 1 2 3 SYLVIE BALMER, « Les fleurs et tubercules féconds de Charles Belle », sur arcinfo.ch, 02.08.2015, 18:05 actualisé le 19.06.2008 à 12:00.
  5. 1 2 « Collection en ligne », sur cnap.fr.
  6. ↑ Edgar DAVIDIAN, « Roses sensuelles pour les soupirs silencieux de Charles Belle », sur lorientlejour, L'Orient Le Jour, .
  7. ↑ « CHARLES BELLE Galerie Bernard Jordan », sur lemonde.fr, Le Monde, .
  8. 1 2 3 4 Denis Jeambar, Portraits crachés, Flammarion (lire en ligne)
  9. ↑ Harry Bellet, « Vitalité toute printanière pour Art Paris », sur lemonde.fr, Le Monde, .
  10. ↑ (en) Grace Glueck, « ART IN REVIEW; Charles Belle », sur nytimes.com, The New York Times, .
  11. ↑ (en) « Curators gather for show at top-rated art university », Korea Herald,‎ (lire en ligne)
  12. ↑ (ko-Hani) « Artprice », Artprice kr,‎ (lire en ligne)
  13. ↑ « EXPOSITION - Charles Belle à la galerie Alice Mogabgab jusqu’au 29 mars Au nom de la rose », sur lorientlejour.com, L'Orient Le Jour, .
  14. ↑ « REGARD - Charles Belle, Samia Osseiran Jumblat, Joseph Abi Yaghi La rose est sans pourquoi », sur lorientlejour.com, L'Orient Le Jour, .
  15. 1 2 3 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées ":8"
  16. ↑ maison de la culture de Grenoble, Actualités du dessin, maison de la culture de grenoble, (lire en ligne), Le dessin est une trace et non le spectacle d'un complaisant savoir-faire. D'où la nécessité de sentir intérieurement le dessin, de l'Ecrire dans un espace avec la main et l’œil.- Ecrire un regard, un instant, le temps, mais aussi le temps aboli (instant de vie, instant de mort). -Ecrire le constat de l'éphémère, du rien, du quotidien - Transcrire I lumière, le silence, la poésie, l'émotion et imposer une présence physique, un espace matériel, «l'être là» qui s'échappe à force de vérité et laisse place à la mémoire, au souvenir. - Dépasser les notions de réalisme, d'hyperréalisme et de figuration." Charles Belle.
  17. ↑ Fondation Colas
  18. ↑ Fonds de dotation Bredin Prat
  19. ↑ « "La toile vivante" de Charles Belle, décor naturel du Cirque Plume », sur francetvinfo.fr, France TV info, (consulté le ).
  20. ↑ Eric Demey, « La dernière saison », La Terrasse,‎ (lire en ligne)
  21. ↑ « Le Cirque plume à la Villette du 26 sept au 30 déc 18 », sur franceinter.fr, France Inter, .
  22. ↑ « Une peinture de Charles Belle confiée à la nature », sur france3-regions.francetvinfo.fr, France Info, .
  23. ↑ Élodie CREZE, « Il peint son taureau et 1 473 feuilles de figuier ! », Ouest France,‎ (lire en ligne)
  24. ↑ miss.dom, « Charles Belle expose ses taureaux à la Cimaise », Ma Commune,‎ (lire en ligne)
  25. ↑ Marion Thuillier, « Le tournage d'Il était une forêt inspire les artistes », L'Internaute,‎ (lire en ligne)
  26. ↑ « Il était une forêt : la critique », Unification,‎ (lire en ligne)
  27. ↑ « Nanterre : balade enflammée pour l’ouverture de la saison culturelle », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  28. ↑ « Les natures mortes de Charles Belle s'exposent au musée de la Cohue à Vannes », CULTUREBOX-Francetvinfo,‎ (lire en ligne)
  29. ↑ « Voir la grotte de Lascaux, comme vous ne l’avez jamais vue », actu.fr La Vie Quercynoise,‎ (lire en ligne)
  30. ↑ (en) Grace Glueck, « Art in review : Charles Belle », New York Times,‎ (lire en ligne)
  31. ↑ France 3 Bourgogne Franche-Comté. Intervenants : Charles Belle (artiste), Rémi Bottigliri (conducteur offset - Imprimerie Simon Graphic), Antoine Simon (codirecteur de l'imprimerie Simon Graphic).
  32. ↑ « Charles Belle un résumé page à page », sur signatures-singulieres.fr, signatures singulières, .
  33. ↑ « ça vaut le détour », sur francebleu.fr, France Bleu, .
  34. ↑ Samuel Cordier, « Charles Belle : “Je suis un héritier” », Le Progrès,‎ (lire en ligne).
  35. ↑ (fr + en + ar) « Beirut Art Film Festival », sur bafflebanon.org, .
  36. ↑ « Nouveautés éditeurs BNF »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur nouveautes-editeurs.bnf.fr, .
  37. ↑ Samuel Cordier, « Charles Belle : « Je suis un héritier » Une importante monographie dédiée à l’œuvre du peintre Charles Belle sort aujourd’hui. », Le Progrès,‎ (lire en ligne)
  38. ↑ « Editions Joca Seria »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur jocaseria.fr.
  39. ↑ « La vie est Belle... », sur ladepeche.fr, La Dépêche du Midi, .

    Liens externes

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