Prionailurus bengalensis

espèce de mammifères
(Redirigé depuis Chat sauvage du Bengale)

Chat du Bengale, Chat-léopard du Bengale, Chat-léopard continental, Chat-léopard (Stricto sensu)

Prionailurus bengalensis
Description de cette image, également commentée ci-après
Un chat-léopard du Bengal en Thaïlande.
0.129–0 Ma
2 collections
Classification
Règne Animalia
Sous-embr. Vertebrata
Super-classe Tetrapoda
Classe Mammalia
Cohorte Placentalia
Ordre Carnivora
Sous-ordre Feliformia
Famille Felidae
Sous-famille Felinae
Genre Prionailurus

Espèce

Prionailurus bengalensis
(Kerr, 1792)

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Statut CITES

Sur l'annexe  I  de la CITES Annexe I , Rév. du 16/02/1995

Répartition géographique

Description de l'image LeopardCat distribution.jpg.

Synonymes

Le Chat-léopard du Bengale (Prionailurus bengalensis), également désigné sous le nom de Chat-léopard continental, est une espèce de mammifère carnivore de la famille des félins. Il est originaire d'Asie continentale et présent en Asie du Sud, du Sud-Est et de l'Est. Depuis 2002, il est classé en Préoccupation mineure sur la Liste rouge de l'UICN, car il est largement distribué bien que menacé par la perte d'habitat et la chasse dans certaines parties de son aire de répartition[2]

Historiquement, le chat-léopard d'Asie continentale était considéré comme la même espèce que le Chat-léopard de la Sonde. Depuis 2017, ce dernier est reconnu comme une espèce distincte, sous le nom taxonomique de Prionailurus javanensis[3].

Les sous-espèces du chat-léopard diffèrent largement par la couleur de leur pelage, la longueur de leur queue, la forme de leur crâne et la taille de leurs carnassières[4]. Les preuves archéologiques indiquent que le chat-léopard fut la première espèce de chat domestiquée en Chine au Néolithique, il y a environ 5 000 ans, dans les provinces du Shaanxi et du Henan[5].

Dénominations

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L'épithète spécifique bengalensis fait référence à la région d'où provient l'animal ayant servi à la description originale, le Bengale[46].

Taxonomie

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Illustration du li (貍, ri?) ou « chat sauvage » (野猫, yamaneko?), dans le Honzô Komoku, une édition japonaise du célèbre recueil de pharmacopée chinoise, le Bencao gangmu.

Histoire

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Initialement décrite et placée dans le genre Felis par le naturaliste britannique Robert Kerr en 1792, sous le nom de Felis bengalensis pour un spécimen provenant du Bengale, en Inde[7], cette entité spécifique a été transférée dans le genre Prionailurus par Reginald Innes Pocock en 1917[47].

Mais entre-temps, au cours des décennies suivant la découverte de l'espèce nominale, d'autres spécimens ont été décrits et nommés, notamment : Le Chat du Népaul (Felis nipalensis) a été décrit par Horsfield & Vigors en 1829 du Népal. Le naturaliste et conservateur de Musée John Edward Gray, connu pour avoir décrit un très grand nombre d’espèces, a nommé un certain nombre de spécimens : le Chat de Chine (Felis chinensis) en 1837, issu de la province du Canton dans l’empire du milieu ; en 1842 il décrit le Leopardus ellioti de la région de Bombay ainsi que le Felis horsfieldi du Bhoutan ; En 1867, il décrit le chat de Tenasserim (Felis tenasserimensis) de la localité du même nom, ainsi que le Felis wagati.

En 1871, une nouvelle variété du Chat-léopard est décrite, il s’agit du Chat à queue touffue (Felis euptilura) par Daniel Giraud Elliot d’après deux peaux provenant de Sibérie, dont une illustrée par Gustav Radde et l’autre conservée au Regent's Park Zoo[24]. La forme euptilura a été conservée comme correcte selon le Code international de nomenclature zoologique[48]. Ces découvertes se font dans un contexte de découverte de la faune de la Chine et des parties Septentrionales limitrophes : Ainsi , le Chat à petites oreilles (Felis microtis) fut décrit par Milne-Edwards, 1872) de la région de Pékin et l’île de Tsushima[49] ; en 1922 le Felis manchurica est décrit par Tamezo Mori, à partir d’un spécimen capturé dans le voisinage de Mukden, en Mandchourie, dotée d’un pelage gris clair tachetée[29].

En 1939, l’éminent zoologiste britannique Reginald Innes Pocock transféra toutes ces populations dans le genre Prionailurus après étude de nombreuses peaux et crânes conservés au Natural History Museum, London[31]. Il différencia alors :

D’autres sous-espèces ont été décrites plus tard :

Initialement reconnue comme une espèce distincte par Imaizumi en 1967 en raison de ses caractéristiques morphologiques différentes[33],[50],[51]. Le chat d’Iriomote se verra retiré son statut d’espèce par des études cytogénétiques et génétiques, de l’ADN mitochondrial, et ce, malgré un isolement prolongé de la population continentale et cette population fut considérée comme une sous-espèce sous le nom de Prionailurus bengalensis iriomotensis[52],[50]. Certains considèrent également ce taxon comme incertae sedis[51].

Des analyses moléculaires plus récentes sur 39 échantillons de chat léopard ont identifié trois clades : une lignée septentrionale et deux lignées méridionales. La lignée septentrionale comprend les populations de l’île de Tsushima, Corée, Extrême-Orient russe, Taïwan et l’île d’Iriomote. Les lignées méridionales montrent des différences génétiques importantes et une diversité génétique plus élevée pour la lignée 1 du Sud-Est asiatique[53]. Il est à noter qu'une étude phylogéographique récente propose de réviser le nombre de sous-espèces à la baisse en ne conservant que deux sous-espèces continentales (Prionailurus bengalensis iriomotensis et Prionailurus bengalensis euptilurus) et deux insulaires (Prionailurus bengalensis javanensis et Prionailurus bengalensis sumatranus)[50]. En 2017, la Cat specialist group, le groupe de recherche sur les félins de l’UICN, a confirmé la suppression de nombreuses sous-espèces et notament celle du chat d’Iriomote, à cause du fait que cette population résultais en réalité d’une introduction par l’Homme [54]. Dans le même temps, le groupe d’expert à proposé de considérer les deux sous-espèces insulaires : Le Chat de Java (Prionailurus bengalensis javanensis) et Le Chat de Sumatra (Prionailurus bengalensis sumatranus) comme appartenant à une espèce distincte endémique de l’archipel d’Asie du Sud-Est : le Chat-léopard de la Sonde (Prionailurus javanensis) avec comme sous-espèce celle de Java (Prionailurus javanensis javanensis) et de Sumatra (Prionailurus javanensis sumatranus)[54].

Sous-espèces

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Taxons passés

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Parmi les 38 sous-espèces qui ont été décrites par le passé[50], le nombre s'est réduit à douze[55],[50],[56],[57],[51] puis onze lorsque la sous-espèce Prionailurus bengalensis iriomotensis fut considérée comme une espèce à part entière[35],[58], avant la réévaluation par l'UICN en 2017 :

Sous-espèces actuelles

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Sous-espèces de Chat-léopard du Bengale d'après Castelló (2022)[71]
Nom binominal, vernaculaires et auteur Description Répartition Synonymes (anciennes sous-espèces) selon ITIS ()[72]
Prionailurus bengalensis bengalensis

(Kerr, 1792)
Chat du Bengale (Stricto sensu)
Chat-léopard du Bengale (Espèce-type)

Félin de petite taille au corps svelte et aux pattes proportionnellement longues. Le pelage est court, de couleur jaune riche à brun-fauve. Les taches sont noires ou brun foncé, pleines, se transformant en deux larges bandes sur les épaules. Le ventre et le museau sont d'un blanc pur tacheté. La queue est longue, annelée avec l'extrémité noire.

Poids : 0,5 à 3,8 kg.
Taille (corps) : 36 à 66 cm.

Asie du Sud et du Sud-Est : s'étend du Pakistan jusqu'en Chine, incluant l'Inde, le Myanmar, la Thaïlande, le Vietnam et la Malaisie péninsulaire.
Prionailurus bengalensis euptilurus

(Elliot, 1871)
Chat à queue touffue
Chat-léopard de Sibérie

Sous-espèce la plus grande et la plus robuste. Le pelage d'hiver est long, très dense, de couleur gris-jaune pâle à brun-gris avec une nuance rousse. Les taches sont plus diffuses, brun rougeâtre et de forme allongée sur les flancs. La queue est épaisse et particulièrement touffue. Le pelage d'été est plus sombre et court.

Poids : 3,1 à 7,1 kg.
Taille (corps) : 49 à 85 cm.

Extrême-Orient : Mandchourie (Chine), Est de la Russie, péninsule de Corée, ainsi que les îles japonaises de Tsushima et Iriomote.

Phylogénie

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Les analyses phylogénétiques basées sur les séquences d’ADN indiquent que le chat léopard fait partie de la sous-famille des Felinae, et qu’il est le plus proche parent du chat viverrin (Prionailurus viverrinus) et du chat à tête plate (Prionailurus planiceps). Ces trois espèces appartiennent au genre Prionailurus et forment ensemble un clade asiatique distinct au sein des félidés[73].

Les analyses moléculaires suggèrent que la diversification du genre Prionailurus a eu lieu au Miocène supérieur, il y a environ 5,5 à 8,5 millions d’années[74].

Un cladogramme simplifié issu de ces analyses illustre la position du chat léopard (Prionailurus bengalensis) au sein des Felidae.

Le cladogramme suivant illustre leurs relations phylogénétiques d’après l’analyse de l’ADN nucléaire[75],[76] :

 Pantherinae 

 Neofelis



 Panthera



 Felinae 

 Otocolobus



 Prionailurus 

 Prionailurus rubiginosus
(Chat rubigineux)




 Prionailurus planiceps
(Chat à tête plate)




 Prionailurus viverrinus
(Chat viverrin)



 Prionailurus bengalensis
(Chat du Bengale)







Description

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Fourrures de chat-léopard
Squelette de Chat d’Iriomote au Iriomote-yasei-hogo-center

Diagnose

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La partie supérieure du corps de ce félin est de couleur brun jaunâtre pâle avec trois rangées de courtes bandes noires le long du dos et une bande noire perpendiculaire derrière chaque épaule[46].

Description détaillée

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Ce félin très élégant[46] est à peu près de la taille d’un chat domestique, bien que ses dimensions varient considérablement selon la latitude[59],[51]. Il présente un faible dimorphisme sexuel[51] mais les mâles peuvent être plus massifs que les femelles[59],[51],[65]. Son poids varie d'environ 2[77] à 7[59] kilogrammes pour un corps pouvant mesurer jusqu'à 81 centimètres chez les spécimens les plus septentrionaux.

La tête est petite avec de grands yeux[59]. Les oreilles sont grandes[46] et arrondies[59]. Les membres postérieurs sont un peu plus longs que les membres antérieurs[59]. La queue est longue et fournie[46].

La tête, la mâchoire supérieure, les côtés du cou, le dos et les flancs sont d'une couleur brun jaune pâle[46]. Si la couleur de fond de la robe est généralement brune, elle peut varier du gris (notamment chez la sous-espèce septentrionale en hiver) au roux vif[59]. La tête et la face sont rayées de noir vers le bas[46]. Une ligne blanche est présente entre chaque œil et le nez. Une autre est placée sous chaque œil. Les moustaches sont blanches[46]. Les oreilles sont de couleur sombre avec une tache blanche[59] au milieu de chacune d'entre elles à l'extérieur[46].

Trois rangées de courtes stries noires courent le long du dos en direction de la queue[46]. Une ligne noire est placée derrière chaque épaule et pointe vers le bas. Le menton et la gorge sont blancs et entourés d'un demi-cercle noir[46] qui forme comme un collier brisé[59]. La poitrine, le ventre et l'intérieur des membres sont blancs[46] avec des taches noires[59]. Les membres, les pattes et la croupe sont marqués de taches noires rondes[46]. Le corps présente des taches noires qui peuvent être pleines ou former des rosettes diffuses selon les individus[59]. Les coussinets sont brun foncé[59]. La queue est de couleur brune et annelée de noir[46] avec l'extrémité noire[59].

Il est à noter que ces caractéristiques sont susceptibles de varier en fonction des sous-espèces[59],[51] : Il est à noter que ces caractéristiques sont susceptibles de varier de manière importante en fonction des deux sous-espèces continentales reconnues[59],[51] : le Chat-léopard du Bengale (P. b. bengalensis), qui occupe la partie sud de l'aire de répartition, est un félin de petite taille (maximum 3,8 kg) au pelage court et fin dont la robe jaune vif à brun-fauve présente des taches noires bien marquées et pleines, tandis que le Chat-léopard de Sibérie (P. b. euptilura), présent dans les régions septentrionales et sur les îles de Tsushima et Iriomote, est nettement plus grand et robuste (pouvant atteindre 7,1 kg) avec un pelage d'hiver très dense de couleur gris-jaunâtre ainsi que des taches plus diffuses, de teinte rousse et de forme allongée sur les flancs[71].

Répartition géographique

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Répartition par pays

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La répartition géographique de ce petit félin est située en Asie[59] du Sud-Est[50],[51] et d'Extrême-Orient[51]. Il se rencontre en Afghanistan[78], au Bangladesh[78],[56], en Birmanie[50],[78], au Bhoutan[78], au Cambodge[78], en Chine[50],[78], en Corée du Nord[78], en Corée du Sud[78],[57], en Inde[50],[78],[55], au Japon (uniquement sur les îles de Tsushima et Iriomote)[64],[50],[65], au Laos[50],[78],[79], en Mongolie[50], au Népal[50],[78], au Pakistan[78],[80], à Singapour[78],[81], à Taïwan[50],[78],[77], en Thaïlande[50],[78],[82], en Russie (Extrême-Orient)[78],[67] et au Viêt Nam[50],[78].

Son aire de répartition s'étend de l'est de l'Afghanistan, du nord du Pakistan et d'une grande partie du sous-continent indien et de l'Asie du Sud-Est continentale jusqu'à l'Extrême-Orient russe. Il vit dans les forêts tropicales sempervirentes, les forêts subtropicales de feuillus et de conifères des contreforts de l'Himalaya à des altitudes supérieures à 1 000 m [83]. Il est capable de tolérer les paysages modifiés par l'homme avec un couvert végétal et habite des zones agricoles comme les plantations de canne à sucre[83],[84]. En Afghanistan, sa présence a été signalée dans les années 1970 dans la vallée de Kunar ainsi que dans le district de Dara-I-Pech[85]. Il est rare dans les zones arides du Pakistan[86]. Au Népal, des individus ont été observés à des altitudes record pour l'espèce, notamment à 3 254 m dans le parc national de Makalu-Barun[87] et jusqu'à 4 474 m dans la zone de conservation du Kangchenjunga en 2012[88]. Dans le parc national de Phu Khiao en Thaïlande, les territoires des mâles étudiés s'étendaient de 2,2 km2 à 28,9 km2, contre 4,4 km2 à 37,1 km2 pour les femelles[89] Dans l'Extrême-Orient russe, il privilégie les vallées fluviales et les forêts de ravin, mais évite les zones où la couche de neige dépasse 10 cm[90]. Sur l'archipel du Japon, l'espèce est restreinte aux îles d'Tsushima et d'Iriomote [91].

Habitat

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Ce félin se rencontre dans plusieurs types d’habitats avec une préférence pour les milieux boisés[59]. Ces habitats s'étendent de la forêt tropicale humide[82] à la forêt tempérée de feuillus et, plus rarement, aux forêts de conifères ou aux prairies de succession[51]. Il affectionne particulièrement les zones ripariennes et les mangroves[65].

Il s'est également adapté aux milieux anthropisés[59],[77] comme les plantations de canne à sucre[68] ou les plantations d'hévéas, à condition qu'un fragment de forêt subsiste à proximité. Il peut occasionnellement s'approcher des habitations humaines[77]. Son amplitude altitudinale est remarquable, s'observant du niveau de la mer jusqu’à plus de 4 000 mètres dans l'Himalaya[55].

Écologie et comportement

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Comportement

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Un chat-léopard en Corée du Sud

Le chat-léopard du Bengale est un animal principalement nocturne[59],[92],[77] avec une activité crépusculaire[77],[82],[65] mais il peut parfois être observé de jour[59].

C'est un excellent nageur et un grimpeur agile capable de monter jusqu'à 20 mètres de haut[59]. Comme la plupart des félins, il mène une vie solitaire en dehors des périodes de reproduction[59],[65]. Son tempérament est généralement territorial, les mâles occupant des domaines vitaux plus vastes que ceux des femelles[82],[65]. La superficie de ces territoires varie de 1,5 à 12,4 km2[77]. En Thaïlande, les domaines des mâles font en moyenne 3,5 km2 et chevauchent ceux, moins étendus, d'une ou plusieurs femelles[93].

Il se repose habituellement dans des arbres creux ou des cavités naturelles sous les racines de grands arbres[59]. Pour ne laisser que peu de traces de son passage, il lui arrive de déposer ses déjections directement dans l'eau des rivières[59].

Régime alimentaire

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Le chat-léopard du Bengale est un chasseur opportuniste. Bien qu'il se nourrisse principalement de petites proies vivantes, il peut consommer des charognes en période de disette[59] et s'en prendre occasionnellement à la volaille domestique dans les zones rurales[92].

Son régime est dominé par les rongeurs[59],[67],[57],[94],[79], principalement de la famille des Muridae[92],[80], tels que les souris[56],[82] et les rats[56],[82]. Parmi les espèces identifiées figurent Micromys minimus[65], Mus musculus[68],[80], Rattus rattus[80],[65], ainsi que des mulots comme Apodemus speciosus ou Apodemus argenteus[65]. On estime qu'un individu peut consommer jusqu'à 2 000 souris par an[95].

Il diversifie ses prises avec d'autres petits mammifères, notamment des lagomorphes (pikas[92], Lepus peguensis[82]), des insectivores (musaraignes du genre Crocidura ou Suncus murinus[68], taupes du genre Mogera[57]) et de petites chauves-souris. Plus rarement, il s'attaque à de jeunes ongulés comme le saro ou le goral[92]. La présence de matériel génétique de grands cervidés comme le sambar dans ses excréments suggère une consommation de jeunes individus ou de charognes[80].

Les oiseaux constituent une part non négligeable de son bol alimentaire[59],[92],[67], incluant des espèces comme Amaurornis phoenicurus[65] ou le Coq bankiva (Gallus gallus). Il consomme également des poissons[67], des amphibiens (grenouilles du genre Nanorana[80]), des reptiles (lézards, serpents[95]) et des insectes (criquets, cigales)[56],[57].

Sur l'île d'Iriomote, où les petits mammifères sont rares, le chat-léopard compense ce manque par une consommation accrue de reptiles et d'amphibiens[96].

Reproduction

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Petit Chat-léopard du Bengale

Dans les régions septentrionales de son aire, les naissances surviennent généralement en mai après une gestation de 60 à 70 jours[59],[97]. Une portée compte un à quatre petits (le plus souvent deux ou trois). Les jeunes ouvrent les yeux vers l'âge de dix jours et commencent à ingérer de la nourriture solide vers 23 jours. Bien que rare chez les félins, le mâle peut parfois être observé participant à l'élevage des jeunes en captivité[59].

Maladies et pathogènes

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Le chat-léopard du Bengale peut être infecté par le virus de l'immunodéficience féline (FIV) et par le virus de la leucémie féline (FeLV), principalement au contact de chats domestiques[64]. Il est également sujet à divers parasites internes et externes (tiques) communs aux petits prédateurs asiatiques.

Relations avec l’Homme

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Chat de race Bengal.

L’espèce aurait été domestiqué en Asie, notamment en Chine il y a plus de 5000 ans, le chat d’Iriomote serait en fait une population issue d’individus introduits par l’Homme sur l’île, d’où l’invalidité actuelle de cette population en tant qu’entité spécifique[54]. Cette domestication sera sans suite puisqu'aujourd'hui les chats domestiques en Chine, comme tous les chats domestiques, sont des descendants de Felis lybica.

Le Chat-léopard du Bengale est à l'origine de la création, par hybridation volontaire avec le chat domestique en 1963[98], du Bengal[99]. Cette hybridation avait par ailleurs déjà été observée au 18e siècle à la suite du transport par bateau d'un chat du Bengale en Angleterre[46].

Notes et références

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  1. ↑ Certaines références[35],[62] et bases de données datent de 1936 la description de Leo Brongersma alors que celle-ci a été publiée en 1935[63],[50],[58].
  2. ↑ Il peut arriver que l'épithète euptilura soit utilisé pour nommer cette sous-espèce[64] en lieu et place de l'épithète euptilurus[57],[65],[66]. Cette utilisation provient du nom Felis euptilura utilisé par Elliot en 1871 pour décrire ce qu'il pensait être une espèce à part entière et qu'il a choisi de genre féminin[24]. Son transfert comme sous-espèce de Prionailurus bengalensis, de genre masculin, implique d'après les règles de la nomenclature zoologique de changer l'épithète féminin euptilura en épithète masculin. L'appellation communément admise de cette sous-espèce est Prionailurus bengalensis euptilurus.
  3. ↑ L'orthographe horsfieldi peut être rencontrée[59],[50] en lieu et place de horsfieldii initialement utilisée par John Edward Gray[13]. L'article 33.4 du code de nomenclature zoologique relatif aux substitutions entre -i et -ii dans les orthographes subséquentes stipule que l'orthographe correcte est celle de la description originale, horsfieldii.

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 ASM Mammal Diversity Database, consulté le .
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Bibliographie

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Publication originale

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Liens externes

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