Combats de Vaison-la-Romaine

Les combats de Vaison-la-Romaine sont l’ensemble des affrontements, exactions et exécutions du 10 juin 1944 commises dans cette ville française du Vaucluse, peu de temps après le débarquement allié en Normandie[1],[2]. À la suite de l'occupation temporaire de la ville par les résistants du « maquis Vasio » le 9 juin, une contre-attaque est menée par l'occupant allemand entraînant des combats qui touchent particulièrement les communes de Séguret, Crestet et Vaison-la-Romaine[3],[4].

Combats de
Vaison-la-Romaine
Image illustrative de l’article Combats de Vaison-la-Romaine
Le Monument aux Morts de Vaison (à droite) où se trouvent les plaques commémoratives des exactions du 10 juin 1944.

Date
Lieu Vaison-la-Romaine,
Crestet, Drapeau de la France France
Victimes Civils et résistants français
Type tués au combat, exécutés, fusillés, victimes de bombardements
Morts 11 résistants, 2 otages et 5 civils
Auteurs Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Participants 9. Panzer-Division, Sicherungs-Regiment 194.
Guerre Seconde Guerre mondiale
Coordonnées 44° 14′ 32″ nord, 5° 04′ 21″ est
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Combats de Vaison-la-Romaine
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Combats de Vaison-la-Romaine

Au cours des affrontements et des représailles qui suivent, près de 11 résistants, 2 otages et 5 civils sont tués lors des combats et bombardements ou exécutés sommairement par les forces allemandes composées d'unités de la 9e Panzer Division et de troupes de sécurité[1],[5]. Les combats du 10 juin 1944 constituent l’un des épisodes les plus meurtriers de l’histoire de la Résistance dans le Vaucluse avec le massacre de Valréas limitrophe deux jours plus tard[6],[7].

Contexte

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La ville de Vaison et le quartier Sainte-Croix à Saint-Romain-en-Viennois ont déjà eu a souffrir les exactions allemandes lors des combats du 25 mars 1944, au cours desquels sept résistants FTP furent tués par l'occupant[1],[8].

À la suite du débarquement de Normandie du 6 juin 1944, les messages radiodiffusés depuis Londres[9] appellent les groupes de la Résistance intérieure française au soulèvement général afin de désorganiser les renforts allemands partant vers le front de Normandie[10],[7]. Dans le secteur de Vaison-la-Romaine, le groupe du « maquis Vasio » commandé par Lucien Grangeon dit « Antoine », multiplie les barrages routiers et les opérations de harcèlement afin de ralentir les mouvements allemands dans la vallée du Rhône[4],[7]. Ce groupe, rattaché à l’Armée secrète (AS), est organisé comme le 1er Bataillon de la 1re Compagnie des FFI du Vaucluse[11].

Un groupe de maquisards FTPF à Chateauneuf-de-Bordette, près de Nyons, au printemps ou à l'été 1944.

Dès le 8 juin 1944, les résistants vauclusiens et drômois[12] prennent le contrôle de plusieurs communes du Haut-Vaucluse et des Baronnies, notamment Buis-les-Baronnies, Séderon, Montbrun-les-Bains, Nyons, Bourdeaux et Die[4],[13]. À Malaucène et Beaumes-de-Venise, 70 maquisards rejoints par les gendarmes mettent en place des barrages et affrontent les troupes motorisées allemandes guidées par des miliciens qui laissent sur le terrain neuf morts et huit blessés graves[11]. Au même moment, une opération comparable est menée dans l’Enclave des papes où les résistants de l'enclave, de Nyons et du « maquis de la Lance » prennent le contrôle de Valréas et de plusieurs villages voisins dans le cadre d’un soulèvement coordonné. Puis le 9 juin 1944, c'est au tour d'environ 250 résistants de la 1re Compagnie « maquis Vasio » d'investir la ville de Vaison-la-Romaine et les communes limitrophes comme le Crestet[1],[4],[11].

La réaction de l’état-major allemand de la « XIX. Armeekorps » (19e Armée allemande)[14] stationné à Avignon ne se fait pas attendre et un « Kampfgruppe » (groupe de combat) est assemblé pour intervenir et mettre fin au soulèvement. Le 10 juin 1944, une importante colonne motorisée allemande de plusieurs centaines d'hommes venue de Malaucène progresse vers Vaison-la-Romaine. Elle est composée d’éléments de la « Panzerdivision 9. » (9e division blindée)[15] et du 3e bataillon du « Sicherungs-Regiment 194. » (194e régiment de sécurité)[16] basé à Mondragon[1],[4]. Vétérans du front de l'Est, les unités de panzergrenadiers et de reconnaissances de la division blindée sont aguerries au combat et disposent de véhicules blindés[17], ce qui n'est pas le cas des hommes du régiment de sécurité qui restent des troupes de second ordre mal équipées.

Déroulement

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Combats du Crestet

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Le 10 juin 1944 vers 15 heures, la colonne allemande se heurte à un barrage tenu par la 1re compagnie du « maquis Vasio » au lieu-dit du Taraïn, sur la commune du Crestet, près du carrefour des actuelles D938 et D977. Les résistants sont renforcés par des gendarmes de Beaumes-de-Venise acquis à leur cause et qui ont déjà affronté les Allemands le 8 juin[1],[4],[7].

Après trois heures de combat, les maquisards et gendarmes, moins nombreux et ne disposant pas d'armes lourdes, décrochent en direction de Propiac. Une partie du groupe ne parvient cependant pas à se replier : six résistants sont tués au combat et un blessé capturé est achevé sommairement dans un abri sous roche situé à proximité du barrage et de l'actuel monument commémoratif[1],[4],[5],[7].

Deux prisonniers français — un résistant et un inconnu extraits le jour même de la prison Sainte-Anne d’Avignon par les Allemands pour accompagner la colonne comme otages — sont également abattus au Crestet en représailles après l’affrontement qui a provoqué de lourdes pertes dans les rangs allemands[18]. Certains témoignages issus des associations de la Résistance estiment à environ soixante le nombre d'allemands tués, un chiffre qui n'est pas vérifiable et qui semble erroné et très exagéré[19]. Quant à Aimé Autrand[20], ancien fonctionnaire de Vichy, résistant déporté en 1943 et historien vauclusien, il parle plutôt de 25 tués ou blessés pour la journée du 10 juin dans son ouvrage dédié au Vaucluse pendant la guerre[11].

Victimes au Crestet

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On compte sept Résistants tués ou exécutés lors des combats du Crestet:

  • Marius Bardey, âgé de 29 ans: originaire de Larians-Munans, maquisard Armée secrète (AS), blessé puis achevé d’une balle sous le menton après sa capture[21],[22];
  • Louis Baudin, âgé de 16 ans : originaire de Buis-les-Baronnies, maquisard AS, tué au combat[23];
  • Robert Bendinelli, âgé de 20 ans : originaire de Vaison, maquisard AS, tué au combat[24];
  • Olivier Gariup, âgé de 21 ans: italien originaire d'Udine, maquisard AS, tué au combat[25];
  • Laurent Gualla, âgé de 18 ans : originaire de Cairanne, maquisard AS, tué au combat[26];
  • André Roulph, âgé de 23 ans : originaire de Nîmes, maquisard AS, tué au combat[27];
  • René Sfolcini, âgé de 18 ans : italien originaire de Modane, maquisard AS, tué au combat[28];

Et deux otages extraits de la prison Sainte-Anne exécutés en représailles:

  • Pierre Benoît, âgé de 22 ans : originaire de Pont-Saint-Esprit, réfractaire du STO et maquisard AS, arrêté et incarcéré à la prison Sainte-Anne d'Avignon, il en est extrait comme otage puis abattu au Crestet en représailles aux combats[18];
  • Civil non identifié: incarcéré à la prison Sainte-Anne, il en est extrait comme otage puis abattu en représailles[29];

Combats de Séguret

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Au même moment, d’autres éléments de la 1re compagnie du « maquis Vasio » affrontent dans l'après-midi des troupes allemandes venues par l'Ouest sur le territoire de la commune de Séguret, notamment autour de la ferme Saint-Just[1],[4],[7]. Là encore, les résistants en infériorité sont rapidement débordés et doivent décrocher, non sans pertes. La ferme est pillée au cours des opérations, un résistant est tué au combat et trois autres maquisards ainsi que le propriétaire de la ferme, qui aurait pris à partie les Allemands, sont capturés et exécutés[5]. Les soldats allemands continuent alors leur progression vers Vaison, prenant la ville en tenaille.

Victimes à Séguret

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On compte quatre Résistants et un civil, le propriétaire de la ferme, tués ou exécutés lors des combats de Séguret:

  • Isaïe Brun, âgé de 37 ans: originaire de Séguret, cultivateur, maquisard Armée secrète (AS), exécuté après sa capture[30] ;
  • Arsène Courbet, âgé de 32 ans: originaire de Sarrians, agriculteur, maquisard AS, tué au combat[31],[32] ;
  • Joseph Domenech, âgé de 22 ans: originaire de Bessan, agriculteur, maquisard AS, blessé puis achevé après sa capture[33] ;
  • Marcel Soret, âgé de 31 ans: pupille de l'Assistance publique des Bouches-du-Rhône, ouvrier agricole, maquisard AS, exécuté après sa capture[34] ;
  • Charles Montjean, âgé de 59 ans: originaire de Buis-les-Baronnies, propriétaire de la ferme Saint-Just, exécuté pour avoir pris à partie les Allemands[35].

Combats de Vaison-la-Romaine

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Un Sd.Kfz. 250, semblable à ceux utilisés par les unités de reconnaissances de la 9e Panzerdivision.

En milieu d'après-midi le 10 juin, les forces allemandes mécanisées et équipées de véhicules de reconnaissance blindés encerclent progressivement Vaison-la-Romaine depuis l'ouest (Séguret) et le sud (Crestet)[1],[4],[7]. À partir d’environ 17h30, la ville est soumise à des tirs d’artillerie depuis l'aérodrome de Plan-de-Dieu — où sont disposés des canons de 105mm d'une portée de 30 km — ainsi qu’à de mitraillages aériens de la Luftwaffe venue en soutient depuis l'aérodrome de Caritat[6],[36].

Les résistants du « maquis Vasio », en infériorité numérique et dépourvus d’armes lourdes, ne peuvent faire face et évacuent la ville vers l'est en direction de Nyons et de Propiac[1],[4],[7]. Plusieurs bâtiments sont détruits ou incendiés, notamment une minoterie et quatre civils perdent la vie au cours des combats et bombardements[1],[4],[5],[7]. C'est le cas de Roger Planchat qui est blessé par un éclat d'obus alors qu’il se trouvait dans des jardins situés entre l’Ouvèze et l’ancienne voie ferrée. Rapatrié sur Vaison, il décède de ses blessures le lendemain[37]. Les troupes allemandes reprennent la ville en soirée mais ne poussent pas plus loin. Une centaine d'habitants sont pris en otage et les maisons et fermes isolées du secteur sont méticuleusement fouillées.

Victimes à Vaison

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On compte quatre victimes civiles tuées lors des combats et des bombardements de Vaison:

  • Léon Alazard, âgé de 60 ans : originaire de Coubisou, victime civile tuée lors des combats[38],[39];
  • Benjamin Peyre, âgé de 36 ans : originaire de Vaison, victime civile tuée lors des combats[40],[41];
  • Thérèse Peyre (née Gonthier), âgée de 66 ans : originaire de Vaison, victime civile tuée lors des combats[40],[42].
  • Roger Planchat, âgé de 29 ans: originaire de Vaison, victime civile blessée par un éclat d'obus lors des combats. Il décède de ses blessures le lendemain 11 juin. Il est inscrit à titre posthume comme Résistant maquisard de l'AS pour que ses deux fils obtiennent le statut de pupilles de la Nation[37],[43].

Libération

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Malgré les affrontements du 10 juin 1944 entre résistants du « maquis Vasio » et forces allemandes, et la centaine de civils pris en otage, la ville semble échapper à des représailles massives[11]. Cette relative retenue s’explique probablement par le caractère encore mobile des opérations allemandes dans le secteur à cette date[7]. Le groupe de combat engagé autour de Vaison-la-Romaine poursuit en effet ses opérations vers l'Enclave des Papes où, deux jours plus tard, il participe à l’attaque de Valréas[6].

Une ambulance américaine progresse au milieu de carcasses de véhicules allemands détruits pendant leur retraite sur Montélimar, août 1944.

À partir du débarquement de Provence du 15 août 1944, les forces allemandes amorcent un repli général depuis le sud-est de la France vers la vallée du Rhône[44]. Dans le secteur de Vaison-la-Romaine et du Ventoux, les groupes FFI des maquis locaux multiplient alors les actions de harcèlement contre les colonnes allemandes en retraite, notamment sur les axes secondaires reliant Nyons, Vaison, le Barroux et Orange. Les résistants contrôlent progressivement plusieurs points de passage, tandis que les unités allemandes cherchent à rejoindre Montélimar afin d’échapper à l’encerclement allié[7],[44].

Le 25 août 1944, des éléments de la 3e division d’infanterie américaine progressent dans le nord du Vaucluse après avoir traversé la région de Sault[45]. Selon l’historique officiel de la division, des détachements du 3e bataillon du 30e régiment d’infanterie sont envoyés en direction de Vaison-la-Romaine et y prennent position avant la tombée de la nuit[45]. Le lendemain matin, 26 août 1944, le gros des forces américaines du 30e régiment entre dans Vaison sans rencontrer de résistance, les unités allemandes ayant déjà évacué le secteur[45],[46]. Les Américains franchissent notamment le pont romain pour pénétrer dans la ville, accueillis dans la joie et la liesse populaire par la population[47]. Une partie des troupes américaines stationne brièvement dans la commune, tandis que le reste poursuit sa progression vers Valréas puis la vallée du Rhône, en direction de Montélimar[45].

Mémoire

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Stèle aux maquisards du groupe « Vasio » tombés au lieu-dit du Taraïn au Crestet le 10 juin 1944.

Après guerre, la mémoire des combats et exactions du 10 juin 1944 puis de la libération de Vaison-la-Romaine le 26 août 1944 demeure particulièrement vivace dans la commune. A la fin de l'année 1945, un livre sur l'histoire du « maquis Vasio » et les combats de Vaison est édité par le nouveau maire Lucien Grangeon, ancien résistant et sympathisant communiste[48]. Plusieurs monuments et plaques commémoratives sont également élevés dans l'immédiat de l'après-guerre[49]:

  • une stèle est installée au lieu-dit du Taraïn, sur la commune du Crestet, à proximité du lieu des combats;
  • une autre stèle est élevée au cimetière de Séguret en mémoire des victimes de la ferme Saint-Just;
  • une plaque commémorative est apposée au monument aux morts de Vaison et le nom des victimes est également inscrit sur celui plus récent du site de la Villase;
  • le cimetière de Vaison accueille également un monument commémoratif dédié aux résistants et civils tués lors des combats.

Chaque année, une cérémonie commémorative est organisée le 10 juin et le 26 août aux monuments aux morts et aux stèles commémoratives dans les trois communes concernées[2],[46],[50],[51],[52]. Elle associe les autorités municipales, les associations patriotiques, les anciens combattants ainsi que les représentants du monde combattant et scolaire et des associations de reconstitutions historique et des collectionneurs de véhicules militaires de la Seconde Guerre mondiale.

Plusieurs associations locales et départementales participent activement à la préservation de cette mémoire :

  • créée en 1946, l’association des Amis du maquis Vasio perpétue notamment le souvenir des résistants vaisonnais par des cérémonies, des conférences et des travaux historiques[53],[54];
  • créée en 1982, l’Association des combattants volontaires de la Résistance de Vaucluse et départements limitrophes (CVR) contribue également à la transmission de la mémoire résistante dans le département à travers publications, hommages et actions pédagogiques[55],[56].

Notes et références

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Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Jean-Marie Guillon, « Vaison-la-Romaine (Vaucluse), 25 mars 1944 – 10 juin 1944 », sur Maitron - Fusillés 1940-1944, (consulté le )
  2. 1 2 Bruno ALBERRO, « Vaison-la-Romaine. Le maquis Vasio se souvient des 17 victimes du combat du 10 juin 1944 » (article de presse), sur ledauphine.com, (consulté le )
  3. Claude Seyve et Michel Seyve, « Libération de Buis-les-Baronnies », sur Musée de la résistance en ligne (consulté le )
  4. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Lucien Grangeon et Jean Marcellin, Histoire du Maquis Vasio, Vaison-la-Romaine, Amicale des anciens résistants du secteur de Vaison-la-Romaine, (1re éd. 1945), 160 p. (ISBN 9791069919242)
  5. 1 2 3 4 Lt-Colonel Jean-Baptiste Pétré (fonds), Livre noir pour la XVe Région (archives privées), Service des recherches de crimes de guerre ennemis (SRCGE), (lire en ligne)
  6. 1 2 3 12 juin 1944, 53 fusillés à Valréas, Récits et témoignages, Association cantonale des familles de fusillés, des déportés et internés, résistants et patriotes de l'enclave de Valréas, 2001, 5e  éd., 172 pages
  7. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Claude Arnoux, Maquis Ventoux, Résistance et répression en Provence pendant la Guerre mondiale, Avignon, Aubanel, , 322 p. (ISBN 9791036901331)
  8. Maitron - Les Fusillés 1940-1944, « Saint-Romain-en-Viennois (Vaucluse), 25 mars 1944 », sur fusilles-40-44.maitron.fr (consulté le )
  9. [vidéo] « La bataille suprême est engagée. Lumni Enseignement » (consulté le )
  10. Charles de Gaulle, « Discours radiodiffusé, Londres, 6 juin 1944 archive » (discours radiodiffusé), sur La Fondation Charles de Gaulle
  11. 1 2 3 4 5 Aimé Autrand, Le département de Vaucluse de la défaite à la Libération (mai 1940-25 août 1944), Avignon, Éd. Aubanel, 1965.
  12. Ces opérations sont menées conjointement par des éléments de l’Armée secrète (AS), de l’Organisation de résistance de l’armée (ORA) et des Francs-tireurs et partisans (FTPF), dans un climat d’unification encore fragile entre mouvements gaullistes et communistes.
  13. Aimé Buix, « La Résistance dans les Baronnies », Association culturelle du Buis (consulté le )
  14. (de) Lexikon der Wehrmacht, « 19. Armee - AOK 19 », sur lexikon-der-wehrmacht.de (consulté le )
  15. (de) Lexikon der Wehrmacht, « 9. Panzerdivision », sur lexikon-der-wehrmacht.de (consulté le )
  16. (de) Lexikon der Wehrmacht, « Sicherungs-Regimenter 194. », sur lexikon-der-wehrmacht.de (consulté le )
  17. Cette division blindée et mécanisée expérimentée, retirée temporairement du front de l’Est après de lourdes pertes, est en phase de repos et de réorganisation dans le sud de la France à Nîmes depuis le printemps 1944
  18. 1 2 « BENOIT Pierre – Maitron » (consulté le )
  19. Christophe Coffinier, « Vaucluse : Histoire d’une Libération » (article de presse), sur lamarseillaise.fr (consulté le )
  20. Christophe Coffinier, « Aimé Autrand - L'Histoire a mis le nom d'un imposteur à la rue », sur altermidi, (consulté le )
  21. « BARDEY Marius, Félix – Maitron » (consulté le )
  22. « Un long combat en mémoire d'un maquisard assassiné », sur www.laprovence.com, (consulté le )
  23. « BAUDIN Louis, Roger, Clovis – Maitron » (consulté le )
  24. « BENDINELLI Robert, Roger, Pascal – Maitron » (consulté le )
  25. « GARIUP Olivo (Olivier) – Maitron » (consulté le )
  26. « GUALLA Laurent, Noël – Maitron » (consulté le )
  27. « ROULPH André – Maitron » (consulté le )
  28. « SFOLCINI René – Maitron » (consulté le )
  29. « INCONNU 1 à Crestet le 10 juin 1944 – Maitron » (consulté le )
  30. « BRUN Isaïe, Casimir, Jean – Maitron » (consulté le )
  31. Son frère, employé de chemin de fer, fut arrêté comme militant communiste par la Milice du Vaucluse le 11 juin à Avignon (Vaucluse), en venant se renseigner sur circonstances de sa mort. Remis au chef de la police allemande (Ge Heim Feldpolizei), il fut libéré le 19 juin.
  32. « COURBET Arsène, Célestin – Maitron » (consulté le )
  33. « DOMENECH Joseph – Maitron » (consulté le )
  34. « SORET Joseph, Marcel – Maitron » (consulté le )
  35. « MONTJEAN Charles – Maitron » (consulté le )
  36. J.P. Delforge et D. Mayer (rédaction), Commission de l'information, « Travaillan-Plan de Dieu. Base stratégique de la guerre 1939-1945 », La Gazette Travaillannaise, no 83, , p. 7 (lire en ligne)
  37. 1 2 « PLANCHAT Roger, Abel – Maitron » (consulté le )
  38. « ALAZARD Louis, Léon, Laurent – Maitron » (consulté le )
  39. [AC 21 P 305645] Service historique de la Défense, « ALAZARD Leon Louis : victime civile », sur memoiredeshommes.defense.gouv.fr (consulté le )
  40. 1 2 « PEYRE Thérèse – Maitron » (consulté le )
  41. [AC 21 P 386527] Service historique de la Défense, « PEYRE Benjamin Ferdinand : victime civile », sur memoiredeshommes.defense.gouv.fr (consulté le )
  42. [AC 21 P 349514] Service historique de la Défense, « GONTHIER Thérèse Louise : victime civile », sur memoiredeshommes.defense.gouv.fr (consulté le )
  43. [AC 21 P 133654] Service historique de la Défense, « PLANCHAT Roger Abel », sur memoiredeshommes.defense.gouv.fr (consulté le )
  44. 1 2 Vaucluse 44, l’année de la liberté retrouvée. Aspects de la Résistance et de la Libération, Avignon, ONAC, coll. « Mission du 60e anniversaire des Débarquements et de la Libération de la France - Département du Vaucluse »,
  45. 1 2 3 4 (en) Donald G. Taggart, History of the Third Infantry Division in World War II, Washington, Infantry Journal Press, , 431 p. (lire en ligne), p. 218
  46. 1 2 Bernard Sorbier, « Il y a soixante-dix ans, c'était le jour où les chars américains sont arrivés sur le pont romain » (article de presse), sur www.laprovence.com, (consulté le )
  47. « Libération de Vaison la Romaine (84) », sur sudwall.superforum.fr (consulté le )
  48. « Histoire du Maquis Vasio », sur vaucluse.fr, Fonds documentaire des musées du département de Vaucluse, (consulté le )
  49. Jean Pierre Borezee, La mémoire gravée: Monuments, stèles et plaques commémoratifs de la seconde guerre mondiale dans le département de Vaucluse, Conseil général de Vaucluse, 2002, 101p.
  50. Bruno ALBERRO, « Vaison-la-Romaine. Justin André, du maquis Vasio, se souvient de la libération du 26 août 1944 » (article de presse), sur ledauphine.com, (consulté le )
  51. Michel Bahr, « Vaison-la-Romaine. Entretenir le souvenir du 26 août 44 » (article de presse), sur ledauphine.com, (consulté le )
  52. Le Dauphiné, « Vaison-la-Romaine. Commémoration du soixante-quatorzième anniversaire du 10 juin 1944 », sur ledauphine.com, (consulté le )
  53. « Amicale des Anciens Résistants du secteur de Vaison », sur assoce.fr
  54. « Maquis Vasio », sur Vaison-la-Romaine, site officiel de la Ville (consulté le )
  55. « Association des combattants volontaires de la Résistance de Vaucluse et des départements limitrophes », sur assoce.fr
  56. CVR de Vaucluse, « Blog des CVR de Vaucluse et des Départements limitrophes », sur cvrduvaucluse.canalblog.com (consulté le )

Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • 12 juin 1944, 53 fusillés à Valréas : Récits et témoignages, Association des familles des fusillés, Valréas, 2001, 145 p.
  • Claude Arnoux, Maquis Ventoux, Résistance et répression en Provence pendant la Guerre mondiale, Éd. Aubanel, Avignon, 1994, 322 p. (ISBN 9791036901331).
  • Jean Pierre Borezee, La mémoire gravée: Monuments, stèles et plaques commémoratifs de la seconde guerre mondiale dans le département de Vaucluse, Conseil général de Vaucluse, 2002, 101 p.
  • Lucien Grangeon, Histoire du Maquis Vasio, Vaison-la-Romaine, Amicale des anciens résistants du secteur de Vaison-la-Romaine, 2018 (1re éd. 1945), 160 p. (ISBN 9791069919242).
  • Jean-Baptiste Pétré (fonds), Livre noir pour la XVe Région (archives privées), Service des recherches de crimes de guerre ennemis (SRCGE), 4 juillet 1945.