Conepatus

genre de mammifères

Conépates (Lato sensu), Moufettes à nez de cochon (Lato sensu), Moufettes à nez de porc (Lato sensu)

Conepatus
Description de cette image, également commentée ci-après
Mephitis suffocans, a été désignée sous le nom de « Conépate » par Buffon.
9.4 –0 Ma
29 collections
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Caniformia
Famille Mephitidae
Sous-famille Mephitinae

Genre

Conepatus
Gray, 1837

Répartition géographique

Description de l'image Conepatus map.png.

Synonymes

  • Marputius Gray, 1837[1]
  • Thiosmus H. Lichtenstein, 1838[2]
  • Rhinozolis [note 1] Gloger, 1841[3]
  • Triodon [note 2] Ameghino, 1875[4]
  • Mamconepatus Herrera, 1899[5]
  • Oryctogale Merriam, 1902[6]
  • Gonepatus [note 3] von Ihering, 1911[7]

Les Conépates (Conepatus), également connus sous le nom de Moufette à nez de cochon ou de porc, forment un genre de mammifères carnivores de la famille des méphitidés. Ces grosses moufettes (sous-famille des Méphitinés) sont réparties entre le Sud de l’Amérique du Nord, l'Amérique centrale et l'Amérique du Sud[8].

Dénominations

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Taxonomie et étymologie

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Historique et description

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En 1837, le zoologiste britannique John Edward Gray introduit officiellement le genre Conepatus dans un article publié dans le périodique scientifique The Magazine of Natural History[1]. Il s'appuie sur des caractéristiques morphologiques précises pour le distinguer du genre proche Mephitis : des pattes postérieures larges dotées d'une plante de pied nue sur la moitié de sa longueur, des griffes antérieures très développées et une queue proportionnellement plus courte et moins duveteuse. L'espèce type désignée par monotypie est la moufette de Humboldt (Conepatus humboldtii), décrite à partir d'un spécimen originaire du détroit de Magellan. Le nom valide du genre est répertorié par le Système d'information taxonomique intégré selon une mise à jour du ITIS ()[9].

Les origines et significations scientifiques des dénominations associées se déclinent ainsi :

  • Conepatus dérive du terme espagnol mexicain *conepatl* (issu du nahuatl), désignant historiquement un animal fouisseur ou une moufette[12].
  • Thiosmus combine les racines grecques theion (soufre) et osmē (odeur), faisant explicitement référence aux émanations nauséabondes typiques de la famille[12].
  • Oryctogale provient du grec oruktēr (bêcheur / excavateur) et galeē (belette / putois), soulignant l'anatomie adaptée au creusage.
  • Marputius a été introduit en même temps que le genre nominal par Gray, sans précision étymologique explicite de la part de l'auteur[12].

Phylogénie

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Au sein de la sous-famille des Méphitinés, le genre Conepatus occupe une position basale et diverge des genres nord-américains Mephitis et Spilogale. La séparation entre ces branches remonte à plus de 12 millions d'années. Les révisions génétiques menées par Schiaffini et al. (2013) ont permis de préciser les affinités des espèces sud-américaines, plaçant les taxons à dos blanc et de Patagonie dans des clades distincts.

Arbre phylogénétique des Méphitinés basé sur le superarbre de Nyakatura & Bininda-Emonds (2012)⁠[13], modifié selon Schiaffini et al. (2013)[14] :

Mephitidae

Genre des Télagons (Mydaus)



Mephitinae

Genre des Moufettes proprement dites (Mephitis)



Genre des Spilogales (Spilogale)



Genre des Conépates (Conepatus)


Chinga (Conepatus chinga)



Moufette de Humboldt (Conepatus humboldtii)




Conépate à dos blanc (Conepatus leuconotus)





Conépate rayé (Conepatus semistriatus)



Moufette d’Amazonie (Conepatus amazonicus)







Liste des espèces actuelles

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Le genre regroupe quatre espèces principales reconnues par la base de données mondiale des mammifères Mammal Diversity Database de l'American Society of Mammalogists :

Liste des espèces
Noms, auteur et image Aire de répartition Dimensions et écologie Statut UICN
Conepatus leuconotus
(H. Lichtenstein, 1832)
Conépate à dos blanc
Moufette à nez de porc
Sud des États-Unis (Texas, Nouveau-Mexique, Arizona) jusqu'au Nicaragua
34–51 cm de long + 12–41 cm de queue
Poids : 2–4 kg
Habitat : zones rocheuses, forêts, prairies et désert d'arbustes[15]
Régime : hautement insectivore, petits vertébrés et fruits
(LC)[15]
Conepatus semistriatus
(Boddaert, 1785)
Conépate (Stricto sensu)
Conépate rayé
Du sud-est du Mexique à l'Amérique centrale, jusqu'au nord de l'Amérique du Sud (Colombie, Venezuela, Pérou)
33–50 cm de long + 13–31 cm de queue
Poids : 1,4–3,5 kg
Habitat : prairies, broussailles et forêts ouvertes[16]
(LC)[16]
Conepatus chinga
(Molina, 1782)
Chinga
Conépate d’Amérique du Sud
Régions andines et méridionales de l'Amérique du Sud (Pérou, Bolivie, Chili, Argentine, Uruguay)
20–49 cm de long + 13–29 cm de queue
Poids : 0,5–3 kg
Habitat : steppes, prairies ouvertes, savanes et zones de pampa[17]
(LC)[17]
Conepatus amazonicus
(H. Lichtenstein, 1838)
Moufette d’Amazonie
Endémique du Brésil (régions du Cerrado, de l'Est et du Centre)
Environ 32,8 cm de long + 18,2 cm de queue[18]
Habitat : savanes, milieux ouverts et lisières forestières denses[19]
(NE)
(Considéré parfois comme sous-espèce de C. semistriatus)

Taxons révisés et synonymies

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Des analyses moléculaires et morphologiques publiées en 2003 ont conduit à d'importants regroupements taxonomiques, la moufette à nez de porc (anciennement classée comme espèce distincte sous le nom de Conepatus mesoleucus) a été fusionnée avec le Conépate à dos blanc (Conepatus leuconotus), ce dernier nom bénéficiant de la priorité historique[20]. En 2013, une étude génétique des conépates sud-américaines a conclu que la moufette de Humboldt (Conepatus humboldtii), propre aux plaines de Patagonie, est co spécifique du Chinga (Conepatus chinga)[14]. Ce changement été notifié par l'UICN et plusieurs classifications modernes, bien que certaines bases de données la maintiennent à un rang spécifique distinct comme ITIS ()[21].

Espèces fossiles éteintes

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Les archives paléontologiques du Pliocène et du Pléistocène documentent l'évolution et l'expansion passée du genre à travers les Amériques via plusieurs espèces éteintes :

Description et morphologie

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Les conépates se distinguent des autres genres de méphitidés par des caractéristiques physiques bien spécifiques. Bien que leur taille globale varie, ils comptent dans leurs rangs les représentants les plus volumineux et les plus lourds de l'ensemble de la famille des moufettes.

Leur pelage est constitué de poils particulièrement grossiers, rêches et drus, ce qui explique pourquoi leur fourrure n'a jamais atteint la même valeur commerciale sur le marché de la pelleterie que celle des moufettes rayées du Nord. Les poils de la queue sont notablement plus courts, lui conférant un aspect de brosse dense plutôt que le panache soyeux en forme de plume observé chez le genre Mephitis. La coloration dorsale est dominée par de larges bandes blanches longitudinales dont la largeur aide à discriminer certaines populations : les formes orientales présentent typiquement une bande blanche resserrée avec du noir visible sous la base de la queue, tandis que les formes occidentales arborent un manteau blanc très large couvrant la quasi-totalité du dos et une queue majoritairement blanche.

Anatomiquement, la caractéristique la plus remarquable réside dans le développement de leur museau. Celui-ci s'allonge en un groin robuste et proéminent, entièrement dénudé sur la zone supérieure et les parois latérales. Cet appendice nasal, qui rappelle fortement le groin d'un suidé, est utilisé de manière intensive pour fouiller, retourner et sonder la terre à la recherche de nourriture, ce qui justifie amplement leurs appellations communes de « moufettes à nez de cochon » ou « de porc ». Leurs membres antérieurs et la ceinture scapulaire bénéficient d'une musculature puissante et hypertrophiée, combinée à de très longues griffes antérieures incurvées[22]. Cette convergence morphologique avec le blaireau leur vaut d'ailleurs le surnom vernaculaire régional de *skunk-badger* (« moufette-blaireau ») dans certaines zones d'Amérique du Nord.

Mode de vie, écologie et comportement

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Un Chinga (Conepatus chinga) en milieu naturel ouvert.

Les conépates ont des mœurs strictement nocturnes et crépusculaires. En raison de cette activité exclusivement nocturne, ils s'avèrent beaucoup plus discrets et moins fréquemment observés que les moufettes rayées, y compris dans les localités où leurs effectifs sont denses.

Habitat

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Leurs exigences écologiques les amènent à occuper des milieux variés. On les rencontre principalement dans les savanes semi-ouvertes, les prairies, les steppes de la pampa et les zones de broussailles arides parsemées de mesquites. Lorsque leur aire de répartition chevauche celle des moufettes du genre Mephitis, elles exploitent les mêmes biotopes locaux : fonds de vallées riches en végétation, lits de cours d'eau saisonniers, canyons rocheux et versants de collines ou de montagnes boisées.

Pour s'abriter et mettre bas, les conépates tirent profit de leurs aptitudes de fouisseurs en creusant leurs propres terriers. Ces galeries sont généralement forées au niveau des berges, sous des surplombs rocheux ou au cœur des réseaux de racines de grands arbres. Très opportunistes, ils colonisent également les cavités naturelles des parois rocheuses ou réutilisent les structures souterraines abandonnées par d'autres mammifères.

Régime alimentaire

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Bien que tous les membres de la sous-famille des Méphitinés consomment des invertébrés, le genre Conepatus se signale par un régime alimentaire encore plus spécialisé et nettement orienté vers l'insectivorie. Ils passent une grande partie de la nuit à arpenter leur territoire le nez au sol, retournant la terre arable, la litière de feuilles et les débris végétaux à l'aide de leur groin pour déterrer des larves de coléoptères, des vers, des nymphes et diverses familles d'insectes fouisseurs. Ce régime de base est complété de manière opportuniste en fonction des ressources saisonnières par des fruits, des baies, de petits rongeurs, des lézards ou des œufs de différentes espèces d’oiseaux nichant au sol.

Répartition et statut de conservation

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La répartition géographique globale du genre est vaste, s'étendant sur des milliers de kilomètres à travers le continent américain :

  • Au nord, le Conépate à dos blanc (C. leuconotus) occupe une frange méridionale des États-Unis (Texas, Nouveau-Mexique, Arizona) et traverse le Mexique (notamment à Coahuila, Sonora, Colima et Veracruz) jusqu'aux territoires du Honduras et du Nicaragua[23].
  • Le Conépate rayé (C. semistriatus) prend le relais en Amérique centrale (Guatemala, Costa Rica) et s'étend sur le nord et l'ouest de l'Amérique du Sud.
  • La Moufette d'Amazonie (C. amazonicus) occupe exclusivement les savanes ouvertes et les formations forestières de l'Est du Brésil[19].
  • Plus au sud, les populations de Chinga (C. chinga, intégrant les formes de Humboldt) occupent le Sud du Brésil, le Pérou, l'Uruguay, la Bolivie ainsi que les immenses plaines de la pampa et les milieux steppiques de la Patagonie en Argentine et au Chili.
Évolution de la cartographie de répartition des conépates (Conepatus):
    Ancienne classification (avec C. humboldtii) :
  • C. chinga
  • C. amazonicus
  • C. humboldtii
  • C. leuconotus
  • C. semistriatus
    Révision taxonomique actuelle :
  • C. chinga
  • C. amazonicus
  • C. leuconotus
  • C. semistriatus

Sur le plan de la conservation, la majorité des espèces sont classées en « préoccupation mineure » (LC) par l'UICN en raison de leurs vastes aires de répartition. Toutefois, la rareté des observations locales pour certaines populations spécifiques, à l'image de la moufette à dos blanc dans certaines portions de son aire d'origine, suscite des préoccupations de la part des biologistes et justifie la mise en place de suivis écologiques ciblés[22].

Notes et références

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  1. Nouvelle dénomination pour Thiosmus H. Lichtenstein, 1838.
  2. Nomen nudum ; homonyme plus récent de Triodon Cuvier, 1829 (Actinopterygii).
  3. Correction injustifiée pour Conepatus Gray, 1837.

Références

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  1. 1 2 (en) John Edward Gray, « Description of some new or little known Mammalia, principally in the British Museum collection », The Magazine of Natural History, new series, vol. 1, , p. 581-582 (lire en ligne, consulté le )
  2. (de) Martin Lichtenstein, « Über die gattung Mephitis », Abhandlungen der Königlichen Akademie der Wissenschaften in Berlin, vol. Aus dem Jahre 1836, , p. 270 (lire en ligne)
  3. (de) Constantin Wilhelm Lambert Gloger, Gemeinnütziges Hand- und Hilfsbuch der Naturgeschichte, Breslau, A. Schulz, , 58 p. (lire en ligne)
  4. Florentino Ameghino, « Nouveaux débris de l’homme et de son industrie mêlés a des ossements d’animaux quaternaires recueillis auprès de Mercedes (République Argentine) », Journal de Zoologie, vol. 4, , p. 528 (lire en ligne)
  5. Alfonso Luis Herrera, Sinonimia vulgar y científica de los principaux vertebrados mexicanos, Mexico, Oficina Tipográfica de la Secretaría de Fomento, , 4 p.
  6. (en) Clinton Hart Merriam, « Six new skunks of the genus Conepatus », Proceedings of the Biological Society of Washington, vol. 15, , p. 161 (lire en ligne)
  7. Hermann von Ihering, « Os Mammiferos do Brazil meriodinal. I Contribução: Carnivora », Revista do Museu Paulista, vol. 8, , p. 252 (lire en ligne)
  8. (en) C.J. Burgin, D.E. Wilson, R.A. Mittermeier, A.B. Rylands, T.E. Lacher et W. Sechrest, Illustrated Checklist of the Mammals of the World, t. 2 : Eulipotyphla to Carnivora, Barcelona, Lynx Edicions, , 448 p. (ISBN 978-84-16728-35-0)
  9. 1 2 Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le .
  10. Larousse, Pierre & Augé, Claude, Nouveau Larousse illustré. Tome 3 (Ci‑D), Paris, Librairie Larousse, (lire en ligne)
  11. Collectif, « Moufette », Encyclopédie de la Vie Sauvage, sur larousse.fr, Éditions Larousse (consulté le )
  12. 1 2 3 (en) T.S. Palmer, « Index Generum Mammalium: a List of the Genera and Families of Mammals », North American Fauna, vol. 23, , p. 198 (lire en ligne)
  13. Katrin Nyakatura et Olaf R. P. Bininda-Emonds, « Updating the evolutionary history of Carnivora (Mammalia): a new species-level supertree complete with divergence time estimates », BMC Biology, vol. 10, (DOI 10.1186/1741-7007-10-12, lire en ligne)
  14. 1 2 Mauro I. Schiaffini, Magalí Gabrielli, Francisco J. Prevosti, Yamila P. Cardoso, Diego Castillo, Roberto Bó, Emma Casanave et Marta Lizarralde, « Taxonomic status of southern South American Conepatus (Carnivora: Mephitidae) », Zoological Journal of the Linnean Society, vol. 167, no 2, , p. 327–344 (DOI 10.1111/zoj.12006)
  15. 1 2 « Conepatus leuconotus – IUCN Red List »
  16. 1 2 « Conepatus semistriatus – IUCN Red List »
  17. 1 2 « Conepatus chinga – IUCN Red List »
  18. Anderson Feijó & Alfredo Langguth (2013). Mamíferos de médio e grande porte do Nordeste do Brasil: distribuição e taxonomia, com descrição de novas espécies. Rev. Nordestina Biol. Vol.22 Nº.1.
  19. 1 2 (en) J. C. Dalponte, F. K. Ubaid, C. A. B. Medolago, L. H. A. Camilo et A. C. R. Lacerda, « First records and range extension of Striped Hog-nosed Skunk Conepatus amazonicus in Mato Grosso, Brazil », Small Carnivore Conservation, vol. 56, , p. 32–37
  20. Helgen, K., « Conepatus leuconotus », sur IUCN Red List, (consulté le )
  21. Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le .
  22. 1 2 Kays, Roland, Mammals of North America, Princeton, New Jersey, Princeton University Press, , 180–182 p. (ISBN 0-691-07012-1, lire en ligne)
  23. Hall, Raymond, The Mammals of North America, Volume II, Canada, Wiley-Interscience Publication, , 1025–1028 p. (ISBN 0-471-05444-5)

Bibliographie

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  • (en) Don E. Wilson & Russell A. Mittermeier, Handbook of the Mammals of the World. Volume 1: Carnivores, Barcelona, Lynx Edicions, , 555-558 p. (ISBN 978-84-96553-49-1)

Voir aussi

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Liens externes

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