Coup Dambrun
| Type |
Coup aux dames (d) |
|---|
Le coup Dambrun est une combinaison du jeu de dames, plus précisément un coup de début de partie, découvert en 1910 par le Français Louis Dambrun[1],[2].
Principe du coup Dambrun
modifierCe coup peut se présenter dès le dixième temps de la partie, en faveur des Noirs, dans une position classique amenée par le début suivant :
1. 32-28 (18-23)
2. 38-32 (12-18)
3. 42-38 (7-12)
4. 47-42 (20-24)
5. 34-30 (14-20)
6. 30-25 (10-14)
7. 40-34 (1-7)
8. 44-40 (17-21)
9. 31-27 (4-10)
10. 37-31 ?
L'ordre de ces mouvements peut être différent mais ils aboutissent à la même position[3],[4].
Avec vingt pions de chaque côté, le coup peut aussi se présenter dès le douzième temps en faveur des Blancs[5].
La combinaison nécessite la présence d'au moins seize pions[6], et peut donc intervenir plus tard dans la partie.
Le mécanisme du coup Dambrun comporte neuf temps de profondeur. Les trois premiers échanges, avec choix de prise, sont caractéristiques et laissent le pion adverse 34 obligé de prendre, ce qui permet de conserver l'initiative[7].
Le pion adverse 32 est ensuite retiré à l'aide d'une prise majoritaire et deux nouveaux échanges rendent finalement possible un coup direct à dame. Voir animation.
La reprise de la dame laisse le bénéfice d'un pion à celui qui a réalisé le coup[4].
Notes et références
modifier- ↑ Stoep, p. 49-50. « COUP DAMBRUN (Zetje van Dambrun) In 1910 ontdekte de Fransman Louis Dambrun een diepe combinatie in 20x20, die hij publiceerde in “Le damier” van 1911. » N.D.L.R. Traduction : « En 1910, le Français Louis Dambrun découvre une combinaison profonde en 20x20, qu'il publie dans “Le damier” de 1911. »
- ↑ Damier Lyonnais. « Louis Dambrun 1876-1956 Né le 17 mai 1876 à Saint-Quentin (02) […] ».
- ↑ Lanfrey. « Deux marches légèrement différentes qui aboutissent à la même position. »
- 1 2 Coutelan, p. 106. « COUP DAMBRUN […] Cette combinaison peut se présenter de plusieurs manières au début de partie, et même en faveur des blancs. (Voir Technique Moderne du Jeu de Dames, par H. De Jongh, pages 85 et 86, contenant un coup analogue de M. Bonnard).) » Erreur de référence : Balise
<ref>incorrecte : le nom « Coutelan106 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents. - ↑ N.D.L.R. Par exemple après le début : 31-27 (19-23) 33-28 (13-19) 39-33 (9-13) 44-39 (4-9) 37-31 (17-21) 41-37 (21-26) 47-41 (20-24) 50-44 (14-20) 34-30 (20-25) 39-34 (11-17) 44-39 (7-11)
- ↑ Fougeret 1974, diagramme 16d. « coup Dambrun ». N.D.L.R. Position : Noirs : 2 3 6 7 8 9 11 12 13 16 17 18 19 23 24 26 Blancs : 27 28 30 31 32 33 35 36 37 38 39 41 42 43 46 48
- ↑ Winkel, p. 27. « DAMBRUN, COUP- (OP.) […] Let op het speciale ruileffect waardoor schijf 34 op slag blijft staan. » N.D.L.R. Traduction : « Notez l'effet des échanges particuliers qui maintiennent le pion 34 sur place. »
Bibliographie
modifier- (nl + fr) Arie van der Stoep, Alle typezetjes. Tous les coups pratiques, van der Stoep, , 2e éd. (1re éd. 2002), 232 p. (ISBN 9070871297).
- « Louis Dambrun 1876-1956 », sur damierlyonnais.free.fr.
- Daniel Lanfrey, « Le coup Dambrun », sur www.jeudedames-rhonealpes.fr.
- Rodolphe Cantalupo et Louis Coutelan, Tous les thèmes du Jeu de Dames, Le Triboulet Monaco, , 154 p..
- Claude Fougeret (en collaboration avec Pierre Lucot, Germain Avid, Jean Gamen, Johann Friedrich Moser), Incroyable… mais vrai - les blancs jouent… et gagnent : Répertoire des coups au jeu de dames, Claude Fougeret, , 20 p..
- (nl) Gerrit de Winkel, Dammen van A tot Z, Bennekom, , 116 p. (ISBN 90-9003888-4).