Créhen
Créhen [kʁeɛ̃] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.
| Créhen | |||||
L’église Saint-Pierre de Créhen. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Dinan | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Dinan Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Marie-Christine Cotin 2026-2032 |
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| Code postal | 22130 | ||||
| Code commune | 22049 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Créhennais | ||||
| Population municipale |
1 671 hab. (2023 |
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| Densité | 92 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 32′ 47″ nord, 2° 12′ 43″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 0 m Max. 87 m |
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| Superficie | 18,21 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Plancoët | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | crehen.fr | ||||
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Géographie
modifierLocalisation
modifierSituée dans le nord-est des Côtes-d'Armor à quatre kilomètres au nord-est de Plancoët, la commune de Créhen s'étend rive droite de l'Arguenon jusqu'à la baie de l'Arguenon.
Communes limitrophes
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Créhen est presque une commune littorale car elle est proche de la Manche et est bordée par la rive droite de l'estuaire (ria) de l'Arguenon.
Relief et hydrographie
modifierLa commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le ruisseau de Montafilan et le Drouet[1],[2],[Carte 1].
L'Arguenon depuis son embouchure et le ruisseau de Montafilan marquent les limites ouest et sud de la commune.
Le ruisseau de Montafilan, d'une longueur de 16 km, prend sa source dans la commune de Plélan-le-Petit et se jette dans l'Arguenon en limite de Plancoët et de Créhen, après avoir traversé six communes[3].

Lieux-dits et écarts
modifier- Le Guildo et les ruines de son château, la Mérandais, la Prévostais, la Janais, la Ville Beuve, la Croix Janet, les Landes Pelées.
Voies de communication et transports
modifierClimat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[7]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 708 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 6,1 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pleurtuit à 12 km à vol d'oiseau[10], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 752,0 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Créhen est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15] et hors attraction des villes[16],[17].
La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[18]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[19].
Occupation des sols
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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (45 %), zones agricoles hétérogènes (30,4 %), prairies (13,9 %), forêts (5,4 %), zones urbanisées (4,4 %), zones humides côtières (1 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous les formes Cherehen en 1163[21], Querhien en 1187[21], Quirihen en 1230[21], Querhen en 1231[22], en 1269[22]en 1273[23], Crehen en 1297[22], Kerhan en 1330[22], Crehen en 1423 et en 1440[23], Saint Trehan au XVIe siècle[22] et Crehan en 1654[22].
Il semble représenter un singulatif du terme courant en toponymie bretonne Knec'h ou Krec'h signifiant « hauteur, promontoire »[24]. Cependant, les formes anciennes du toponyme ne permettent pas de confirmer cette hypothèse puisque la métathèse de [r] n’est que tardivement attestée[25]. Bernard Tanguy estime quant à lui qu’il s'agit d'une formation toponymique avec le breton ker qui désigne une ferme ou un village, suivi de Hen ou Ehen qui est un anthroponyme brittonique[26].
En gallo, langue d'oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale[27], l'association Chubri restitue les prononciations locales [kɾeɛ̃(j)], [kɾeɛ̃] et [keɾɛ̃], collectées à Bréhand, Plédéliac, Tramain et Pleurtuit. Elle les transcrit respectivement Cré·ein, Cré·in et Qérin[28].Bernard Tanguy transcrit la forme parlée sous la graphie Kerhin[29].
En langue bretonne, le nom de la localité est attesté par écrit sous la forme Crehen en 1877 dans la revue Feiz ha Breiz[30], puis sous la forme Krehen à partir de 1905 et tout au long du XXe siècle[23],[31],[32],[33],[34]. Francis Favereau donne la forme Krec'hen(n) en 1999[35] et Krehen en 2022[36],[réf. incomplète]. La forme bretonne normalisée proposée par la Commission de Toponymie de l'Institut culturel de Bretagne en 1998, puis par l'Office public de la langue bretonne est Krehen[37],[23].
Dans une étude consacrée aux toponymes bretons de Haute-Bretagne et publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing estime que 8,0 % des toponymes de la commune sont d'origine bretonne[38].
Histoire
modifierNéolithique
modifierPlusieurs monuments mégalithiques, comme l'allée couverte de la Ville Génouhan et le dolmen de la Ville Tinguy, attestent de l'occupation du territoire de la commune depuis le Néolithique.
Protohistoire
modifierLa mise au jour de deux fossés dans la prairie située devant les ruines du château du Guildo, ainsi que la découverte de fragments de céramique attestent de l'occupation de l'éperon au second âge du Fer[39].
Antiquité
modifierLa voie romaine reliant Alet à la baie de Saint-Brieuc traversait le nord du territoire de la commune, jusqu'à l'ancien gué du Guildo, qui permettait le franchissement de l'Arguenon. De nombreuses traces d'occupation gallo-romaine ont été identifiées. L'église de Créhen, datée du XIe siècle, conserve dans son bâti des éléments de tegulae et de briques gallo-romaines. Plusieurs sites ont également livré des fragments d'imbrices, de tegulae et de céramiques. Un important habitat gallo-romain a été mis au jour au hameau de la Touche. S'étalant sur cinq hectares, le site a été abandonné à la fin du IVe siècle[39].
Moyen Âge / Époque moderne
modifierIssu du démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploubalay, le village apparaît dès le XIIe siècle dans les textes sous différentes formes : Querhien, Querhen, puis Créhen[40],[29]. Au cœur de l’histoire du bourg, se trouve l'église Saint-Pierre, fondée au XIe siècle. C'est en 1163 que Créhen est nommée pour la première fois dans les bulles du pape Alexandre III. Le souverain pontif y présente l’église de Saint Pierre de Cherehen comme une possession de l'abbaye de Saint-Jacut, dont elle devient un prieuré[40]. Dès lors l'histoire de la commune semble être rattachée à celle de l’église : en 1271, elle figure dans la liste des biens de l'évêché de Saint-Malo. Au XIIIe siècle, l'abbaye Saint-Aubin des Bois possède également des biens dans le bourg. À la même époque, un hospice implanté près du gué de l'Arguenon accueille les pèlerins et voyageurs de passage. En 1620, le château du Guildo héberge le couvent des Carmes et l'abbé Homéry fonde en 1818 un orphelinat puis en 1822 la congrégation des Filles de la Divine Providence. La première municipalité de Créhen est élue en 1790[26].
XXe siècle
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La Belle Époque
modifierLa ligne de tramway Plancoët-Saint-Cast est mise en service le ; elle comprend 9 stations (Plancoët, Créhen, Ville-Genouhan, Le Guildo, La Grohendais, Les Aubénières, Matignon, Saint-Cast et l'Île Saint-Cast) et est desservie trois fois par jour, le tramway mettant 54 minutes à parcourir la totalité du parcours[41]. Longue de 18,7 km, elle était isolée du reste du réseau auquel elle ne fut raccordée qu'en 1926 par les lignes allant d'Yffiniac à Matignon et du Guildo à Saint-Briac ; elle ferma en , rouvrant toutefois temporairement pendant la Seconde Guerre mondiale[42].
La Première Guerre mondiale
modifierLe monument aux morts de Créhen porte les noms de 62 soldats morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale[43].
La Seconde Guerre mondiale
modifierLe monument aux morts de Créhen porte les noms de 11 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale[43].
Célestin Briend, négociant en matériaux, travaillait pour les entreprises allemandes chargées des fortifications côtières. Parallèlement, il était membre actif de la Résistance et transmettait des informations à destination de l'Angleterre[44]. Incarcéré pour le motif « sabotage du ciment », il fut condamné à la peine de mort et exécuté dans la clairière du Mont-Valérien à Paris. Il avait 37 ans.
L'Après Seconde Guerre mondiale
modifierUn soldat originaire de Créhen est mort pour la France durant la guerre d'Indochine et un est mort durant la guerre d'Algérie[43].
Politique et administration
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Administration municipale
modifierÉlections de 2026
modifierLe conseil municipal de Créhen est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire[45]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 3] étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 19[46] et 1 au conseil communautaire.
Une seule liste, menée par Marie-Christine Cotin, maire sortante[47], est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 19 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Parallèlement un conseiller communautaire est élu pour siéger à l'intercommunalité. Le taux de participation est de 59,17 %[48],[49]. Marie-Christine Cotin est réélue maire pour un deuxième mandat le [50],[Note 4].
Liste des maires
modifierJumelages
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La commune est jumelée avec Kilmore Quay (en), petit port irlandais du comté de Wexford depuis 1991.
Population et société
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[53]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[54].
En 2023, la commune comptait 1 671 habitants[Note 5], en évolution de +1,89 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
modifierManifestations culturelles et festivités
modifierÉconomie
modifierLa coopérative laitière Laïta, basée dans le Finistère et filiale du groupe Even, dispose d’un important site de production à Créhen, qui figure parmi les trois plus puissants du groupe avec Ancenis (44) et Ploudaniel (29). L'usine créhennaise, dont la silhouette est visible de loin avec sa tour de séchage, a été inaugurée le vendredi , après un investissement de 80 millions d’euros, pour la fabrication de lait en poudre. Elle dispose d'une capacité de production de 30 000 tonnes de poudre de lait par an, principalement (les 2/3) pour les marchés internationaux comme l'Asie et l'Afrique, et emploie environ 80 salariés. Les gammes fabriquées, dans des conditions extrêmes de sécurité sanitaire calquées sur le modèle de l'industrie pharmaceutique, sont notamment destinées au lait infantile[57].
À Créhen, Laïta est certifiée par le Comité français d’accréditation (Cofrac) depuis 2022, pour ses analyses physico-chimiques (2000 analyses sont réalisées par jour, sur des échantillons de tout ce qui rentre et sort du site, ainsi que la métrologie) réalisées dans son laboratoire de 1 100 m2 situé en contrebas des bâtiments administratifs[58],[59]. Les 70 personnes qui travaillent dans ce laboratoire, testent la conformité nutritionnelle des produits, la bonne présence des vitamines, ainsi que l’absence de germes, avec une traçabilité des lots garantie par des codes-barres et une conservation des données pendant dix ans[59].
Le site est également connu pour sa fabrication exclusive du fromage fouetté à tartiner Madame Loïk de la marque Paysan Breton[60].
- L’usine Laïta, le site de fabrication du fameux fromage fouetté Madame Loïk, mais aussi du lait infantile et de la poudre de lait premium.
- Le fromage fouetté Madame Loïk fabriqué à l’usine Laïta de Créhen.
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifier- Allée couverte de la Ville Génouhan ;
- Le château du Guildo (vestiges). Il est inscrit au titre des monuments historiques[61]. Il ne reste que des ruines des XIVe et XVe siècles, dont l'histoire a été dominée par Gilles de Bretagne. Il a été construit sur un site de l'âge du fer (accès libre) ;
- Les ruines du château du Guildo.
- L'embouchure de l'Arguenon vue du château du Guildo.
- Le château de la Touche-à-la-Vache (vestiges), XVe siècle, inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [62]. La famille La Vache portait pour Blason : De gueules à une vache d'argent, (Guy le Borgne) ; aliàs : de gueules à trois rencontres de vache d'argent (Sceau 1413)[63].
; - L'église Saint-Pierre (XIe siècle-XIXe siècle) a été reconstruite de 1817 à 1831. Elle conserve des éléments romans[64] : son portail du XIe siècle, formé de deux colonnes à chapiteaux qui supportent le linteau, celui de droite portant une tête très abimée, et deux étroites fenêtres. Au fond du chœur, on note une ogive du XVe siècle[65].Pillée et endommagée par les Anglais lors de l'expédition de Saint-Cast en 1758, elle est inscrite parmi les églises à reconstruire après la Révolution. D'importants travaux de reconstruction et d'agrandissement sont menés entre 1817 et 1831, donnant à l'édifice sa forme actuelle en croix latine[40]. À l'intérieur, une ogive du XIVe siècle témoigne de l'ancienne église, tandis qu'un gisant d’un chevalier du XVIIe siècle, des statues anciennes de Saint Pierre et de Saint Éloi, ainsi qu'un cadran solaire daté de 1782 rappellent la richesse de son patrimoine[40] ;
- L’église Saint-Pierre, vue Ouest et Sud.
- Le portail sud de l'église.
- Le manoir de Bréjerac, sis au lieu-dit de Bréjerac : monument pittoresque privé datant du XVIIe siècle, avec remplois du XVe siècle comme la porte d'entrée et une fenêtre à arcature trilobée. Il a été remanié au XIXe siècle. Il relevait de la baronnie du Guildo et a appartenu aux familles Labbé au XVe siècle, Le Roy, Le Bouëtoux, La Motte-Rouge et du Bosc de Peyran au XXe siècle. Ce manoir est construit en moellons de granite et de schiste. Il est composé de deux corps de bâtiment antérieurs. Celui de droite est composé de deux étages carrés et est couvert d'un toit en pavillon avec égout retroussé. Celui de gauche reçoit l'entrée à arc brisé et archivolte à retours. Il y a également deux corps de bâtiment postérieurs : celui de gauche a été rapporté, avec une tour circulaire sur l'angle coiffée d'un toit en poivrière à égout retroussé. Parmi les différents éléments de décor, il y a une porte à arc brisé, un archivolte à retours, un écu blasonné, une fenêtre à arcature trilobée, des lucarnes à fronton-pignon cintré, des pots à feu et un épis de faîtage en terre cuite vernissée. Les communs présentent un corps de bâtiment principal flanqué de deux ailes basses[66] ;
- Le Manoir de la Hingandais, un ancien hôpital dit « hôpital Giblaine », puis maison de retraite, actuellement maison « la Hingandais ». Il comprend un logis du XVIIe siècle et un corps de bâtiment à usage d'hôpital fondé par l'abbé Giblaine vers la fin du XIXe siècle. Cet hôpital a été transformé en 1982 en maison de retraite, laquelle a été depuisq transférée au bourg de Créhen.
Le manoir est construit en moellon et en pierre de taille de granite et de schiste. Il est édifié sur un plan d'ensemble en « U ». Il comprend un logis manorial primitif avec un toit à longs pans couvert d'ardoises à noue, pignon découvert et croupes à l'est, ainsi qu'un corps de bâtiment principal rapporté (l'ancien hôpital) et des dépendances perpendiculaires à l'ouest. Composé d'un sous-sol, d'un rez-de-chaussée, d'un étage carré et d'un étage de comble, le corps de bâtiment principal est couvert d'une toiture à croupes. La façade antérieure est animée par six travées de baies régulières et par une avancée à pignon axiale recevant l'entrée. Parmi les éléments de décor, il y a des épis de faîtage en zinc, du granite pour les bandeaux, les encadrement des baies, les chaînages d'angles et les rampants à crossettes, mais aussi des oculus, baies en plein-cintre et des croix[67] ;
Personnalités liées à la commune
modifier- Guy Homery (1781-1861) prêtre et fondateur des Filles de la divine providence de Créhen dont la maison-mère est toujours à Créhen.
Héraldique
modifier| Blasonnement :
Écartelé : au 1er et au 4e de gueules aux deux fusées d'hermines accompagnées de six tourteaux du même, trois rangés en chef, trois rangés en pointe, au 2e et au 3e d'azur aux onze billettes d'argent 4, 3, 4, sur le tout de sinople à la tour d'argent. |
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
- ↑ La liste officielle des maires du département des Côtes-d'Armor en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique de Créhen » sur cartes.gouv.fr (consulté le 1 mai 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ Sandre, « le Drouet ».
- ↑ « Fiche communale de Créhen », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « Le Montafilan ».
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
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- ↑ Jean-Yves Le Moing, op. cit., p. 346.
- 1 2 Catherine Bizien-Jaglin, Patrick Galliou et Hervé Kerébel, Cotes-d'Armor, Académie des inscriptions et belles-lettres, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 406 p. (ISBN 978-2-87754-080-3), p. 137-138
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Voir aussi
modifierBibliographie
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Ressource relative à la musique :
- Créhen sur le site de l'Institut géographique national
