Démographie du Cameroun

Au début de l'année 2026, la population du Cameroun est estimée à environ 30,3 millions d'habitants[13]. Le gouvernement a mobilisé un budget de 13,2 milliards de FCFA pour la réalisation du 4ème recensement général de la population prévu pour l'année 2026, sous l'égide du BUCREP[14]. Elle est estimée en 2022 à 27 800 000 habitants[15]. Lors de l'indépendance du pays, en 1960, le Cameroun comptait 5,1 millions d'habitants[16].

Démographie du Cameroun
Évolution démographique du Cameroun
Évolution démographique du Cameroun
Dynamique
Population 29 100 000 hab.
(2022)[1]
Évolution de la population 2,54 % (2018)[2],[3]
Indice de fécondité 4,58 enfants par ♀[4]
(2018)[5]
Taux de natalité 35 ‰ (2018)[6],[7]
Taux de mortalité 9,4 ‰ (2018)[8],[9]
Taux de mortalité infantile 49,8 ‰ (2018)[10]
Âges
Espérance de vie à la naissance 59,4 ans (2018)[11]
Hommes : 58 ans
Femmes : 60,9 ans
Âge médian 18,6 ans (2018)[12]
Hommes : 18,5 ans
Femmes : 18,7 ans
Structure par âge 0-14 ans : 42,15 %
15-64 ans : 54,62 %
65 ans et plus : 3,23 %
Sex-ratio (2018 = 54.62)
Population totale 101 ♂/100 ♀
À la naissance 103 ♂/100 ♀
Par tranche d'âge 0-14 ans : 102 ♂/100 ♀
15-24 ans : 101 ♂/100 ♀
25-54 ans : 101 ♂/100 ♀
55-64 ans : 95 ♂/100 ♀
65 ans et + : 87 ♂/100 ♀
Flux migratoires (2018)
Taux de migration −0,1 ‰

La démographie du Cameroun est connue notamment par les recensements de 1976, 1987 et 2005[17]. Un 4e recensement est projeté depuis 2015, en attente de crédits. Faute de recensement récent, les estimations démographiques varient selon les sources.

4e Recensement général (2026)

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Le quatrième Recensement général de la population et de l'habitat (RGPH-4) entre dans sa phase opérationnelle majeure au début de l'année 2026. Ce projet, piloté par le Bureau central des recensements et des études de population (Bucrep), vise à actualiser les données biométriques et socio-économiques du pays, les derniers chiffres globaux datant de 2005.

Pour l'exercice budgétaire 2026, l'État du Cameroun a alloué une enveloppe de 4 milliards de FCFA spécifiquement dédiée à la poursuite de cette opération de dénombrement[18]. Ce recensement est jugé stratégique pour la révision des cartes électorales et la planification des infrastructures de développement à l'horizon 2030.

En 2001, 6 villes dépassaient le seuil des 200 000 habitants : Douala (la capitale économique, 1,5 million d'habitants en 2001), Yaoundé (la capitale politique et siège des institutions, environ 1,25 million d'habitants en 2001), Garoua (environ 357 000 habitants en 2001), Bamenda (environ 316 000 habitants en 2001), Maroua (environ 272 000 habitants en 2001) et Bafoussam (environ 242 000 habitants en 2001).

En 2008 ou 2009, selon les dossiers spéciaux hebdomadaires du quotidien gouvernemental Cameroon Tribune sur les villes du pays, les dix agglomérations les plus peuplées étaient : Douala (2,2 millions d'habitants), Yaoundé (1,7 million), Garoua (600 000), Bafoussam (400 000), Nkongsamba (300 000), Bamenda (280 000), Edea (250 000), Kribi (220 000), Maroua (220 000) et N'Gaoundéré (200 000). Le Cameroun compterait au total une vingtaine de villes ayant au moins 50 000 habitants.

Malgré une démographie urbaine en constante croissance, une majorité (de 55 % à 65 % selon les estimations) de la population demeure en zone rurale.

Âge et sexe

Selon les résultats du recensement de 2005, le Cameroun compte toujours un peu plus de femmes (50,6 %) que d’hommes (49,4 %). La moitié de la population a moins de 17,7 ans et le poids démographique des moins de 15 ans se situe à 43,6 %. Les personnes âgées de plus de 60 ans ne représentent que 5,5 % de la population totale[19].

Régions

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Les provinces les plus densément peuplées (plus de 100 habitants par km²) sont les provinces de l'Ouest, du Littoral, de l'Extrême-Nord et du Nord-Ouest. Par contre, les provinces de l'Adamoua, de l'Est et du Sud sont très faiblement peuplées (moins de 15 habitants par km²).

Tableau des données sur la répartition géographique de la population du Cameroun[19].
no  Région chef-lieu Population Superficie Densité de population
1 AdamaouaNgaoundéré884 28963 70113,9
2 CentreYaoundé3 098 04468 95344,9
3 EstBertoua771 755109 0027,1
4 Extrême-NordMaroua3 111 79234 26390,8
5 LittoralDouala2 510 28320 248124,0
6 NordGaroua1 687 85966 00025,5
7 Nord-OuestBamenda1 728 95317 30099,9
8 OuestBafoussam1 720 04713 892123,8
9 SudEbolowa634 85547 19113,4
10 Sud-OuestBuéa1 318 07926 41051,8

Peuples

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Les 250 groupes ethniques estimés du Cameroun forment neuf aires culturelles, selon le sociolinguiste Laurain Assipolo :

  1. Islamo-peule
  2. Soudano-Sahélienne
  3. Béti-Fang-Bulu
  4. Maka-Kozimé
  5. Baka-Bagyeli ou Bakota-Bedzang
  6. Mbam-Sanaga-Tikar
  7. Bamiléké ou Grassfield
  8. Bassa'a-Mpoo-Bati
  9. Sawa ou Côtier.

Il est difficile de comprendre le pays sans comprendre la répartition territoriale des différents peuples et leurs relations.

Principaux peuples :

Peuple The World Factbook, CIA[20]
Bamilékés-Bamoun24.3 %
Beti,Bassa, Manguissa/Mbam21.6%
Biu-Mandara (Kotoko, Mousgoun, Guidar, Mafa, Mandara)14.6 %
Peuls, Haoussas/Arabes choas11 %
Adamawa-Ubangi (Dourou, Fali,Gbaya)9.8%
Grassfields du Nord-ouest (Menchum, Momo, Nguemba, Wimbum-Yamba, Ring)7.7 %
Kako, Baka/pygmées3.3 %
Côtiers/Ngoe/Oroko2.7 %
Bantous du sud ouest0.7%
Etrangers/Autres groupes etchniques4.5%
Peuple Université
Laval [21] "Cette source peu documentée a des erreurs ou est incomplètes(14.7% de personnes ne sont pas incluent dans les chiffres)"
Bamilékés et Bamouns18,5%
Fangs ou Beti (Eton, Ewondo et Bene, Bulu, Fong, Manguissa)19,6 %
Sawa : Douala, Lundu et Bassa14,7 %
Peuls9,6 %
Tikar7,4 %
Mandara5,7 %
Maka4,9 %
Chamba2,4 %
Mboum1,3 %
Haoussas1,2 %

Religions

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  • Catholiques : 38,4 %[22]
  • Protestants : 26,3 %[22]
  • Orthodoxes : 0,5 %[22]
  • Autres chrétiens : 4 %[22]
  • Musulmans : 20,9 %[22]
  • Animistes : 5,6 %[22]
  • Autres religions : 1 %[22]
  • Libre-penseurs : 3,2 %[22]

Le Cameroun peut être cité comme exemple de cohabitation religieuse, puisqu'il n'existe quasiment aucune friction entre les différentes communautés religieuses qui vivent totalement en paix.

Migrations

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De nombreux Camerounais sont tentés par la migration.

De nombreux Camerounais vivent à l'étranger et représentent un apport considérable de devises pour le pays. L'ONG Solutions aux migrations clandestines (SMIC), en partenariat avec l'UE, estime en 2006 à environ 200 000 les Camerounais qui tentent chaque année d'émigrer en Europe par la route[23].

En 1999, 26 890 Camerounais vivaient en France de manière régulière (hors double nationaux) selon l'INED. Ces chiffres sont en hausse constante[24].
Le nombre de Français vivant au Cameroun a connu une baisse régulière. Ainsi, en 1995, 6 385 Français vivaient au Cameroun, contre 6 024 en 2004, soit l'une des plus fortes baisses du nombre de Français à l'étranger pour un pays[réf. nécessaire].

Selon certaines sources, il y aurait jusqu'à trois millions d'étrangers au Cameroun, soit 10 % de la population, principalement des Nigérians et des Tchadiens, sans-papiers pour la plupart[25], compte tenu du coût de la régularisation. C'est pourquoi des départs massifs d'étrangers sont organisés, comme le , le départ de 3 000 Nigérians[26].

De nombreux étrangers se plaignent de discriminations[27]. Ainsi, par exemple, des restrictions sont apportées à l'accès à la propriété foncière des étrangers.

Par ailleurs, le gouvernement camerounais a mis en œuvre depuis plusieurs années un plan de « camerounisation » des emplois[28]. Cette politique vise à préférer les nationaux aux travailleurs étrangers en exigeant de ces derniers qu'ils obtiennent une autorisation, préalable à toute activité professionnelle. Cette mesure sert, selon le gouvernement, à préserver les emplois pour la population locale. Ainsi certaines professions sont interdites aux étrangers[29].

Réfugiés au Cameroun

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En 2007, le Cameroun hébergeait près de 97 400 réfugiés et demandeurs d’asile, dont environ 49 300 provenant de la République centrafricaine, 41 600 du Tchad et plusieurs milliers du Nigeria, du Rwanda, de la République démocratique du Congo (Congo-Kinshasa), du Burundi, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Liberia ainsi que d’autres pays[30]. Une importante proportion d’entre eux vivait dans les provinces de l’Est et de l’Adamaoua. Tel que rapporté dans le World Refugee Survey 2008 du Comité américain pour les réfugiés et les immigrants[31], les réfugiés et les demandeurs d’asile ne pouvaient pas travailler légalement en 2007 au Cameroun mais ils étaient libres de voyager dans le pays et de s’établir là où ils le désiraient.

À la suite de la signature d'accords tripartite entre le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, le Cameroun et le Nigeria, des retours de réfugiés nigérians au Cameroun sont organisés[32]. Cependant, certains retours font suite au programme de rapatriement volontaire en faveur des Nigérians vivant au Cameroun, élaboré en 2004, car le prix des cartes de séjour peut représenter plusieurs mois de salaire, ce qui condamne beaucoup d'étrangers à la clandestinité ou au retour. C'est dans ce programme que s'est inscrit le départ de 3 000 Nigérians du Cameroun en . Chaque volontaire au retour obtenait en contrepartie une somme de 400 000FCFA versée par le gouvernement fédéral du Nigeria. Le consul général du Nigeria au Cameroun, Gordon Harry Bristol, a toutefois constaté que certains utilisent souvent cette somme pour se relancer au Cameroun[33].

HIV/Sida

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  • Fréquence chez les adultes : 6,9 % (est. 2003)
  • Personnes vivant avec le virus : 560 000 (est. 2003)
  • Décès : 49 000 (est. 2003)

Notes et références

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  1. ↑ publié par la Perspective Monde
  2. ↑ Le taux de variation de la population 2018 correspond à la somme du solde naturel 2018 et du solde migratoire 2018 divisée par la population au 1er janvier 2018.
  3. ↑ Indicateurs du World-Factbook publié par la CIA.
  4. ↑ L'indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) pour 2018 est la somme des taux de fécondité par âge observés en 2018. Cet indicateur peut être interprété comme le nombre moyen d'enfants qu'aurait une génération fictive de femmes qui connaîtrait, tout au long de leur vie féconde, les taux de fécondité par âge observés en 2018. Il est exprimé en nombre d’enfants par femme. C’est un indicateur synthétique des taux de fécondité par âge de 2018.
  5. ↑ Indicateurs du World-Factbook publié par la CIA.
  6. ↑ Le taux de natalité 2018 est le rapport du nombre de naissances vivantes en 2018 à la population totale moyenne de 2018.
  7. ↑ Indicateurs du World-Factbook publié par la CIA.
  8. ↑ Le taux de mortalité 2018 est le rapport du nombre de décès, au cours de 2018, à la population moyenne de 2018.
  9. ↑ Indicateurs du World-Factbook publié par la CIA.
  10. ↑ Le taux de mortalité infantile est le rapport entre le nombre d'enfants décédés à moins d'un an et l'ensemble des enfants nés vivants.
  11. ↑ L'espérance de vie à la naissance en 2018 est égale à la durée de vie moyenne d'une génération fictive qui connaîtrait tout au long de son existence les conditions de mortalité par âge de 2018. C'est un indicateur synthétique des taux de mortalité par âge de 2018.
  12. ↑ L'âge médian est l'âge qui divise la population en deux groupes numériquement égaux, la moitié est plus jeune et l'autre moitié est plus âgée.
  13. ↑ « Population du Cameroun (2026) », sur Worldometer (consulté le ).
  14. ↑ « Recensement 2026 : le Cameroun mobilise 13,2 milliards FCFA », sur Investir au Cameroun, .
  15. ↑ « Cameroun Population 2022 » (consulté le )
  16. ↑ (en) « World Population Prospects 2024 », sur United Nations Department of Economic and Social Affairs (consulté le ).
  17. ↑ Prosper Mimboe, « Cameroun : trois recensements généraux depuis 1960 ont été réalisés », Africa Info, 15 avril 2010
  18. ↑ Frédéric Nonos, « Recensement général de la population : 4 milliards FCFA mobilisés pour le dénombrement en 2026 », sur News du Camer,
  19. 1 2 Population Recensement : Les résultats sont enfin connus au Cameroun !
  20. ↑ « Africa :: Cameroon — The World Factbook - Central Intelligence Agency », sur cia.gov (consulté le )
  21. ↑ « République du Cameroun », sur axl.cefan.ulaval.ca (consulté le )
  22. 1 2 3 4 5 6 7 8 Institut national de la statistique du Cameroun, « Etat et structure de la population : indicateurs démographiques »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?) (consulté le ), p. 6
  23. ↑ Cameroon Tribune 15/11/2006
  24. ↑ 1975 : 8275 ; 1982 : 14118 ; 1990 : 18037 ; 1997 : 18348 ()
  25. ↑ Régime juridique des étrangers au Cameroun - université de Cotonou
  26. ↑ Le Messager - 23/08/2006
  27. ↑ Quand l’eldorado se transforme en cauchemar
  28. ↑ Décret no 77-67 du 15 mars 1977 portant création d'une commission nationale de camerounisation des emplois.
  29. ↑ Décret n° 93/571 du 15 juillet 1993 fixant les conditions d'emploi des travailleurs de nationalité étrangère pour certaines professions ou certains niveaux de qualification professionnelle
  30. ↑ U.S. Committee for Refugees and Immigrants. 2008. "World Refugee Survey 2008."
  31. ↑ U.S. Committee for Refugees and Immigrants
  32. ↑ rapatriement des réfugiés nigérians
  33. ↑ Nigérians rapatriés du Cameroun (source: Le Messager 22/08/2006)

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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