Dimitri Arnauts

compositeur belge de musique classique

Dimitri Arnauts (né en 1973 à Bruxelles, connu aussi sous le nom de Dimitri Arnauts-Kolokolov) est un compositeur belge de musique classique contemporaine, principalement actif dans les domaines de la musique symphonique, vocale et sacrée. Son catalogue, qui compterait près de trois cents œuvres dont environ 90 % d'inspiration religieuse[1], comprend notamment des oratorios, cantates, psaumes, concertos, symphonies, opéras et œuvres chorales. Son langage musical s'inscrit dans la continuité de la tradition tonale occidentale et du contrepoint polyphonique, avec une influence revendiquée de Jean-Sébastien Bach[2]. Il est membre du Componistenarchipel Vlaanderen (COMAV)[3].

Dimitri Arnauts
Description de cette image, également commentée ci-après
Dimitri Arnauts en 2026.
Informations générales
Naissance
Bruxelles
Nationalité belge
Site officiel dimitriarnautskolokolov.com

Biographie

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Dimitri Arnauts naît à Bruxelles en 1973. Après des études secondaires orientées vers le grec ancien et les mathématiques à Woluwe-Saint-Pierre, il suit parallèlement des cours de violon auprès du professeur Juri Braginski, de lecture musicale et de théorie musicale[2].

En 1989, il entame des études d'ingénieur-architecte à la KU Leuven, avant de se tourner progressivement vers la composition musicale. Durant cette période, il découvre la musique vocale de Jean-Sébastien Bach, notamment la Messe en si mineur, qu'il interprète comme choriste ténor au sein du Chœur universitaire UCL-Clerlande de l'université catholique de Louvain, dirigé par Philippe Mercier.

À partir du milieu des années 1990, il poursuit un parcours essentiellement autodidacte en composition musicale. Il participe ensuite aux activités de plusieurs ensembles choraux bruxellois, notamment le Chœur de la Chapelle des Minimes, où il chante pendant plusieurs années un vaste répertoire bachien, incluant cantates, passions et oratorios.

Il vit à Kampenhout, en Brabant flamand[1].

Selon le portrait que lui consacre le magazine flamand Klassiek Centraal en février 2023, son immersion dans l'œuvre de Bach influence durablement son écriture musicale, centrée sur la polyphonie, le contrepoint et la tradition tonale[1],[4].

Activité de compositeur

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À partir des années 2000, Dimitri Arnauts développe un catalogue comprenant des œuvres vocales, symphoniques et de musique de chambre. Ses compositions incluent notamment des psaumes, oratorios, cantates, symphonies, poèmes symphoniques et concertos[5].

En juin 2012, un extrait de son Psaume 100 est interprété par le Chœur et Orchestre de la Chapelle des Minimes à Bruxelles sous la direction de J. Stenzel[5].

En 2018, il dirige la création de son Requiem Sancti Michaelis à l'église Sainte-Catherine de Duisbourg (Belgique)[5].

Le 7 mai 2018, sa suite pour piano à quatre mains Humble Memories est créée au Bozar sur un piano à accordage droit conçu par Chris Maene en collaboration avec Daniel Barenboim. L'œuvre est interprétée par les pianistes Emmy Wils et Tim Mulleman, accompagnés du récitant Aurélien Dony[6],[7]. La suite fait l'objet d'un entretien publié par le média musical Bachtrack[4].

En 2019, il prend part à la première édition de la masterclass internationale Sacred Music Today à Stockholm[8].

La même année, sa pièce Weird Bird est créée par la flûtiste polonaise Natalia Jarząbek dans le cadre du projet international Flute Infinity, explorant les techniques de respiration circulaire à la flûte. La création a lieu au Théâtre Słowacki de Cracovie et l'œuvre figure sur l'enregistrement collectif publié par le label DUX[9],[10].

Le 16 décembre 2023, son Prelude à Pro Memoria est créé à Bruxelles, au Talk CEC, par l'Orchestre Etesiane dirigé par Gabriel Hollander, dans un programme associant Beethoven (ouvertures de Fidelio et d'Egmont) et l'ouverture d'Hamlet du compositeur belge Alexander Stadtfeld[11],[12]. Le compositeur indique que ce prélude « annonce une œuvre symphonique plus vaste […] composée pour célébrer le triomphe de la Paix et de ses artisans bienveillants »[11].

Style musical et influences

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Le langage musical de Dimitri Arnauts s'inscrit dans une esthétique tonale contemporaine mettant l'accent sur la mélodie, la polyphonie et le contrepoint. Ses œuvres font fréquemment référence aux formes de la musique sacrée occidentale, notamment les psaumes, passions, oratorios et cantates.

Le portrait que lui consacre le magazine flamand Klassiek Centraal en février 2023 souligne l'influence majeure de Jean-Sébastien Bach sur son travail de composition et présente le compositeur comme « mordu par Bach »[1]. L'entretien publié par Bachtrack en 2018 développe le même rapport bachien[4].

Collaborations internationales et productions numériques

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Depuis les années 2010, Dimitri Arnauts publie de nombreux enregistrements en ligne comprenant albums, EP et singles consacrés à des œuvres symphoniques, chorales et instrumentales.

Durant la période de confinement liée à la pandémie de Covid-19, il produit plusieurs collaborations vidéo et musicales internationales avec des artistes issus de différents pays.

Œuvres

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Le catalogue de Dimitri Arnauts se compose majoritairement d'œuvres vocales et sacrées — oratorios, passions, cantates, psaumes et messes — auxquelles s'ajoutent des symphonies, des concertos pour piano, violon, violoncelle et flûte, ainsi que des pièces de musique de chambre. L'ensemble s'inscrit dans une esthétique tonale et polyphonique[13].

Parmi les œuvres ayant fait l'objet d'une création publique ou d'un enregistrement documenté figurent :

  • le Psaume 100, dont un extrait est interprété en juin 2012 par le Chœur et Orchestre de la Chapelle des Minimes à Bruxelles[5] ;
  • le Requiem Sancti Michaelis, créé en 2018 à l'église Sainte-Catherine de Duisbourg[5] ;
  • la suite pour piano à quatre mains Humble Memories, créée le 7 mai 2018 au Bozar sur un piano à accordage droit Chris Maene–Barenboim[6],[7],[4] ;
  • Weird Bird, pièce pour flûte composée dans le cadre du projet Flute Infinity et créée en 2019 par Natalia Jarząbek au Théâtre Słowacki de Cracovie, publiée sur disque par le label DUX[9],[10] ;
  • le Prelude à Pro Memoria, créé le 16 décembre 2023 par l'Orchestre Etesiane sous la direction de Gabriel Hollander au Talk CEC de Bruxelles[11],[12] ;
  • In Honorem Benedictum XVI, œuvre en hommage au pape Benoît XVI dont la création est relayée en 2023 par le quotidien Die Tagespost[14].

Collaborations artistiques et interdisciplinaires

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En parallèle de ses œuvres symphoniques, chorales et liturgiques, Dimitri Arnauts développe également plusieurs collaborations interdisciplinaires mêlant musique, littérature, poésie, arts visuels et création audiovisuelle numérique. Durant la pandémie de Covid-19, il initie et participe à une série de productions musicales internationales réunissant chanteurs, instrumentistes et créateurs issus de différents pays, dans le cadre du projet Quarantunes[15].

Arnauts collabore également avec des auteurs et artistes belges dans des projets associant littérature et composition musicale, notamment avec l'écrivaine Ziska Larouge autour du roman La femme ou le cochon ?, dans lequel il compose plusieurs créations musicales inspirées des textes et chansons présents dans le roman[16].

Réception critique

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Plusieurs médias spécialisés et culturels ont consacré des articles au travail de Dimitri Arnauts, notamment autour de son rapport à la musique sacrée, au contrepoint et à l'héritage bachien.

Le média musical Bachtrack publie en 2018 un entretien consacré à sa suite Humble Memories, créée à Bozar Bruxelles[4].

En novembre 2019, dans la revue Pan de la British Flute Society, le critique Malcolm Pollock chronique l'album Infinity et décrit Weird Bird comme une œuvre « sometimes as surreal as its title suggests », soulignant que le compositeur s'est manifestement inspiré du dispositif de respiration circulaire pour « étendre les exigences imposées au soliste » — la plus longue phrase de l'œuvre comportant 250 notes[10].

En février 2023, le magazine flamand Klassiek Centraal lui consacre un portrait substantiel intitulé « Dimitri Arnauts-Kolokolov gebeten door Bach »[1]. Le même média publie en décembre 2023 une recension de la création du Prelude à Pro Memoria par l'Orchestre Etesiane[12].

En décembre 2023, Pierre-Jean Tribot, rédacteur en chef de Crescendo Magazine, s'entretient avec le chef Gabriel Hollander à l'occasion de la création du Prelude à Pro Memoria au Talk CEC de Bruxelles[11].

En 2023, le quotidien catholique allemand Die Tagespost publie un article consacré à son œuvre In Honorem Benedictum XVI, écrite en hommage au pape Benoît XVI[14].

Le portail catholique flamand Otheo relaie également cette composition dans un article consacré à cet hommage musical[17].

Liens externes

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Références

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  1. 1 2 3 4 5 (nl) « Dimitri Arnauts-Kolokolov gebeten door Bach », sur klassiek-centraal.be, (consulté le )
  2. 1 2 (en) « Biography », sur dimitriarnautskolokolov.com (consulté le )
  3. ↑ (nl) « Dimitri Arnauts », sur comav.be (consulté le )
  4. 1 2 3 4 5 (de) « Dimitri Arnauts : la liberté créatrice », sur bachtrack.com (consulté le )
  5. 1 2 3 4 5 (en) « Video », sur dimitriarnautskolokolov.com (consulté le )
  6. 1 2 (en) « Dimitri Arnauts – Humble Memories / suite for straight-strung piano », sur brusselslife.be (consulté le )
  7. 1 2 « Dimitri Arnauts – Humble Memories | Bozar Bruxelles », sur bozar.be (consulté le )
  8. ↑ (en) « Participants 2019 », sur Sacred Music Today (consulté le )
  9. 1 2 (pl) « Jarząbek • Infinity – Good start for polish music », sur en.dux.pl (consulté le )
  10. 1 2 3 (en) Malcolm Pollock, « Recordings : Infinity », Pan – The Journal of the British Flute Society, vol. 38, no 3,‎ , p. 53 (lire en ligne)
  11. 1 2 3 4 Pierre-Jean Tribot, « Gabriel Hollander, chef d'orchestre entrepreneur », Crescendo Magazine,‎ (lire en ligne)
  12. 1 2 3 (nl) « Ouvertures sluiten het jaar af », sur klassiek-centraal.be, (consulté le )
  13. ↑ (en) « Works », sur dimitriarnautskolokolov.com (consulté le )
  14. 1 2 (de) Die Tagespost, « Dimitri Arnauts: In Honorem Benedictum XVI », sur die-tagespost.de, (consulté le )
  15. ↑ (en) « Quarantunes », sur dimitriarnautskolokolov.com (consulté le )
  16. ↑ « La femme ou le cochon – Musique », sur ziskalarouge.be (consulté le )
  17. ↑ (nl) Lieve Wouters, « Ontdek de muzikale hommage van Dimitri Arnauts aan de overleden paus », sur otheo.be, (consulté le )