Edgar Longuet
Edgar Longuet, né le à Ramsgate en Angleterre et mort le à Alfortville, est un médecin généraliste, militant socialiste et premier adjoint au maire d’Alfortville Jules Cuillerier[1] de 1919 à 1925 puis membre du Parti communiste à partir de .
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Jean Longuet Harry Longuet (d) Marcel Longuet (d) Jenny Longuet (d) Charles Longuet (d) |
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Blanche Longuet (d) |
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Charles Longuet (d) Frédéric Longuet (d) Jenny Longuet (d) Paul Longuet Colette Longuet (d) |
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| Partis politiques |
Il est le frère cadet de Jean Longuet[2], le fils de Charles Longuet et de Jenny Marx et, dès lors, le petit-fils de Karl Marx. Il est à noter que, né en Angleterre d'une mère anglophone, son prénom s'écrit « à l'anglaise » avec élision du « d » final.
Biographie
modifierIl est un militant socialiste de la Fédération de la Seine qu’il représente aux congrès nationaux de Toulouse (1908), de Saint-Étienne (1909), de Paris (juillet 1910), de Saint-Quentin (1911) et d’Amiens (1914). À Paris, il est également porteur d’un mandat de la Dordogne. Il a rejoint le mouvement socialiste bien avant l’unité de celui-ci, et, au congrès de Paris (1900), il représente la chambre syndicale des ouvriers métallurgistes de Monthermé-Laval Dieu (Ardennes)[3]. Il appartient au courant guesdiste, comme son frère Jean à l'origine, mais lui y demeure et relève donc du Parti Ouvrier Français puis du Parti Socialiste De France avant l'unité.
Il fait partie du conseil d’administration de l’Humanité de 1912 à 1915 ainsi qu'en 1918. Pendant la Première Guerre mondiale, contrairement à son frère aîné Jean, il est « majoritaire », notamment sur le problème de la défense nationale. Signataire du Manifeste du Comité de Résistance socialiste (dirigé contre l'adhésion à la IIIe internationale) et de la motion Blum-Paoli, il est délégué de la fédération SFIO de la Seine au Congrès de Tours (fin ) au titre de cette motion.
Déjà élu conseiller municipal socialiste d’Alfortville en 1912, il conserve son siège le . Arrivé en tête de la liste que conduit Jules Cuillerier avec 2 244 voix (sur 6 040 inscrits et 3 947 votants), il est désigné comme premier adjoint. Il ne se représente pas au scrutin suivant.
En , en désaccord avec sa section SFIO, Edgar Longuet demande son adhésion à celle de Maisons-Alfort, commune voisine, mais celle-ci refuse « considérant que la section d’Alfortville a été remaniée depuis les événements de la campagne électorale municipale de mai dernier[4] ». En 1937, il donna sa démission du Parti socialiste SFIO pour protester contre la politique de non-intervention en Espagne menée par Léon Blum. Il s’était en effet prononcé pour l’aide à la République espagnole dès les premières heures de la guerre civile. Après la mort de son frère et la signature des accords de Munich, il entre au Parti communiste en . Dès lors, « membre de la section d’Alfortville où sa naissance, son passé et sa qualité de médecin lui valent l’audience de la population ouvrière, il y est sinon le porte-parole, du moins le porte-drapeau du parti[5] ».
Famille
modifierÀ la Libération, il reste un militant communiste. Il habite rue des Acacias à Alfortville avec sa femme, Blanche (née dans le Doubs en 1882, décédée en 1961) et sa sœur Jenny (née en 1882 à Argenteuil). Il est père de cinq enfants :
- Charles Longuet, né en 1902 à Paris, mort en 1992, représentant en automobiles, militant communiste[6] fut maire adjoint d’Alfortville après la guerre ;
- Frédéric, né en 1904 également à Paris, mort en 1987, artiste peintre, auteur de la peinture Reconnaissance à Engels de la famille Karl Marx conservée au musée de l'histoire vivante à Montreuil-sous-Bois ;
- Jenny, Paul et Colette, respectivement nés en 1906, 1909 et 1910 à Alfortville.
Paul Longuet[7] (1906-1979), ingénieur agronome, fut sénateur Gauche démocratique et RGR (membre du Conseil de la République) de 1952 à 1959, après avoir été conseiller de l’Union française (1947-1952) et ministre des Finances de Madagascar de 1957 à 1963, puis ministre d'État chargé de la Recherche scientifique et de la forêt malgache (1963-1964) et enfin conseiller à la présidence de la République jusqu'en 1972[8].
Bibliographie
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: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Le Congrès de Tours, Les éditions sociales, (ISBN 2-209-05391-9), « bibliographie des délégués notamment page 835 ».

- Flâneries historiques autour de la mairie d'Alfortville, Comité d'histoire du Confluent d'Alfortville, (ISBN 978-2-9517-8292-7 (édité erroné)), p. 108 et 109.

- Au confluent des libertés, Alfortville 1860/1939 par Louis Comby, agrégé d'histoire, Edition Val Arno, (ISBN 2-906742-00-7).

Notes et références
modifier- ↑ « LONGUET Edgar, Marcel », sur maitron.fr.
- ↑ « Karl Marx et sa descendance française », landrucimetieres.fr, (lire en ligne)
- ↑ Arch. Dép. Seine, DM3 ; versement 10451/76/1. — Comptes rendus des congrès socialistes.
- ↑ Arch. de la section socialiste de Maisons-Alfort, réunion du 9 octobre 1935.
- ↑ Le Monde, 14 décembre 1950.
- ↑ « LONGUET Edgar, Marcel », sur maitron.fr.
- ↑ http://www.senat.fr/senateur-4eme-republique/longuet_paul0456r4.html « LONGUET Paul Ancien sénateur de Madagascar », sur senat.fr, 17 mai 2016.
- ↑ Maitron, biographie d'Edgar Longuet.
Liens externes
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